Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 21:47

10 septembre 2009
Bruno Ben Moubamba


Apparemment, les chefs de l’opposition gabonaise ne peuvent plus quitter le pays à la suite des violences post-éléctorales à Port-Gentil. Comme si l’actuel pouvoir gabonais n’était pas responsable des violences présentes et à venir. Quand le gouvernement gabonais réprime sauvagement le 7 août 2009 à Libreville des manifestants pacifiques au nom de la loi et que dans le même temps il organise le 30 août une élection illégale, les autorités doivent assumer la responsabilité de la violence. Lorsque des militaires conduits par un chef des armées agressent des candidats à la présidence de la République, prennent en otage la commission de la CENAP, l’organisme chargé des élections, et tirent sur la foule à Port-Gentil, il y a lieu de se demander qui est véritablement à l’origine des violences?

Paul Mba Abessole, un candidat à la présidentielle rallié avant le scrutin à l’ancien ministre de l’Intérieur André Mba Obame, n’a pas pu prendre son avion pour Abidjan le mercredi 9 août. Lors des formalités, les policiers lui ont indiqué qu’ils avaient reçu des consignes strictes de ne pas laisser voyager les leaders de l’opposition.

Le “Président” issu des “élections” du 30 août aura du mal à s’imposer. Entre la corruption et la répression, quel sera son choix? Tout semble indiquer que M. Ali Bongo Ondimba et les faucons qui l’entourent vont opter pour la deuxième solution à moins qu’ils n’aillent vers une option graduelle: absorption, corruption, prison, répression, disparitions … etc.

Manifestation de vendredi 7 août à Libreville, Gabon
Manifestation contre l’illégalité du scrutin à Rio le 7 août

En agissant ainsi, ceux qui prétendent nous diriger démontreront une fois de plus l’arrogance et le manque de modestie qui les caractérisent.

Dans une conférence de presse en juillet dernier, j’avais demandé que le processus électoral soit interrompu au risque d’ouvrir la boîte de Pandorre d’où sortiraient tous les démons du Gabon. Je regrette de n’avoir pas été entendu.

A vrai dire, Ali Bongo Ondimba et nos gouvernants ne croient qu’en la loi du plus fort et sont aveuglés par le soutien de la Françafrique. Or cette dernière ne s’intéresse qu’à notre argent et certainement pas aux Gabonais. Aujourd’hui la Françafrique soutient Ali Bongo Ondimba mais demain ce pouvoir ténébreux ou ce dragon tricolore dévorera ceux qui lui ont fait confiance sans discernement.

Je lance un appel aux enfants de cette terre Gabonaise même si je sais que les tenants du pouvoir ne m’écouteront pas comme d’habitude: il faut annuler le scrutin du 30 août 2009 et changer la constitution. Lors de la rencontre entre les candidats et Mme Rose Rogombé, j’avais dit que nous avions enterré avec Omar Bongo la première République gabonaise. Je le pense plus que jamais.

Mme Rose Rogombé avait sursauté également lorsque j’avais évoqué la nécessité d’organiser une Assemblée Constituante pour rédiger cette nouvelle constitution et je sais que nous y viendrons tôt ou tard. Il n’y a pas d’autre solution. L’orgueil masculin empêchera les candidats arrivés en tête du scrutin du 30 août de parvenir à une solution valable. Voila pourquoi je considère toujours que la Présidentielle qui vient d’avoir lieu au Gabon est nulle et sans effet.

vant que les uns les autres aient compris que nous sommes engagés dans une impasse politique, combien faudra-t-il de morts au Gabon? Dieu seul le sait mais l’Ambassade de France au Gabon et Mme Rose Rogombé portent désormais une lourde responsabilité devant l’histoire pour avoir laissé faire un processus qui ne mène nulle part.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:45

10 septembre 2009
RFI


Les leaders politiques gabonais sont interdits de sortie du territoire. Une décision du gouvernement, justifiée, selon les autorités gabonaises, par les besoins de l'enquête sur les émeutes postélectorales à Port-Gentil. Le gouvernement gabonais veut établir les responsabilités de chacun dans les débordements qui ont officiellement fait 3 morts.


Le premier à avoir fait les frais de cette mesure est le président du Parti du rassemblement pour le Gabon. Paul Mba Abessole, candidat à la présidentielle du 30 août, rallié avant le scrutin à l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame, a été empêché, mercredi soir, d'embarquer sur un vol à destination d'Abidjan. Pour lui, cette mesure contre les opposants et une première étape.

Paul Mba Abessole, Président du Parti du rassemblement pour le Gabon: « Le monsieur, il a fait ce qu'il veut des Gabonais et des voix des Gabonais et il continuera à réduire les Gabonais en servitude »


Jean François Ndongou, le ministre gabonais de l'Intérieur, justifie cette mesure. Pour lui, tant que l’enquête n’aura pas établi clairement les responsabilités politiques des émeutes de Port-Gentil, cette mesure se justifie.

Jean-François Ndongou, Ministre de l'Intérieur gabonais: « Comme il s'agit d'un acte politique, il est normal que les responsables politiques de tout bord restent sur le territoire national pour les besoins de l'enquête »

Par ailleurs, la polémique enfle au Gabon sur le bilan des émeutes de Port-gentil. La rumeur fait état de plusieurs dizaines de morts. Pierre André Kombila, médecin et homme politique bien connu affirme qu’il y a plusieurs dizaines de morts, ce que dément le gouvernement.


La polémique sur le bilan des émeutes à Port-Gentil


Pour Pierre André Kombila, les corps de 15 victimes se trouvaient dans une seule morgue de Port-Gentil. La ministre de la Communication réfute ce chiffre et avance le bilan officiel de 3 morts.


Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:42

10 septembre 2009
AFP


La France dit son attachement à l'exercice des libertés publiques


La France a réaffirmé jeudi son attachement à l'exercice des libertés publiques au Gabon, en réponse à une question sur des entraves à la liberté de mouvement des chefs de l'opposition gabonaise, une information que le Quai d'Orsay est en train de vérifier.


"A ce stade nous vérifions cette information" d'une interdiction faite aux dirigeants de l'opposition gabonaise de quitter le territoire, a dit la porte-parole adjointe du ministère français des Affaires étrangères, Christine Fages. 

"Nous rappelons notre attachement au plein exercice des libertés publiques", a-t-elle ajouté.


Interrogé mercredi, le ministère gabonais de l'Intérieur avait indiqué à l'AFP que les chefs de l'opposition ne pouvaient quitter le pays tant que les responsabilités dans les incidents post-électoraux n'avaient pas été établies.


Paul Mba Abessole, un candidat à la présidentielle du 30 août rallié avant le scrutin à l'ancien ministre de l'Intérieur André Mba Obame (arrivé 2e), avait indiqué avoir été empêché de prendre un avion mercredi soir pour Abidjan.


Selon le bilan officiel, trois personnes sont mortes lors des violences entre le 3 et 6 septembre à Port-Gentil. L'opposition fait état "d'au moins 15 morts".


Selon les résultats validés par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du défunt Omar Bongo, a été élu avec 41,73% des suffrages, devant André Mba Obame (25,88%) et Pierre Mamboundou (25,22%). Ces deux derniers contestent le résultat de l'élection dont il s'estiment respectivement vainqueurs. 

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:13

10 septembre 2009
Françoise Mouloungui 


Au cours d’une rencontre avec le Consul de France à Port-gentil, les résidents français ont pointé du doigt la responsabilité de la France dans les violences qui ont éclaté à Port-gentil, capitale économique du Gabon et fief de l’opposition, après le coup d’état électoral qu’elle a soutenu, pour installer le fils de BONGO au pouvoir.

 

Les français de port-gentil ont exprimé leur désolation au Consul indiquant qu’une protection militaire ne suffit pas à rétablir les relations de proximité, voire familiales qui existaient déjà entre les deux communautés.

 

Michel qui vit à Port-Gentil depuis 20 ans craint que les Port-gentillais n’oublient pas cette période macabre et désormais, les Français soient obligé de vivre en autarcie. “Nous vivons, nous échangeons, nous travaillons avec eux tous les jours. il ne suffit pas qu’on leur planque le fusil sur la tête pour les obliger à s’ouvrir à nous” a-t-il déclaré.

 

A l’origine le soutien masqué de l’Elysée au candidat Ali avant même l’ouverture de la campagne. Tous les médias français le présentaient favori alors que les autrs candidats ne s’étaient pas encore présentés.

 

” Le comble” s’exclame Henri, “c’est la manière dont le gouvernement gabonais a procédé avant la proclamation des résultats. Il faut être myope pour ne pas voir que c’est un coup d’état militaire”. Les forces de l’ordre qui tirent sur les populations manifestant pacifiquement. Aucune démocratie au monde ne peut accepter une telle mascarade”.

 

Alors que le calme revient timidement à Port-gentil, ils sont nombreux, les Français, à se demander comment demain sera fait, si jamais ALI BONGO était maintenu au pouvoir.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 14:27

7 septembre 2009
AFP

J. Abandokwe : Comme au Cameroun en février 2008, au Congo en juillet 2009, au Togo en avril 2005.... le nombre de victimes est toujours largement compté au rabais...!  Le principal étant toujours que le Président soit librement et démocratiquement élu par le peuple, et qu'il devienne le Président de TOUT le peuple...!


Le nombre de morts lors des violences post-électorales à Port-Gentil est "bien plus important" que le bilan officiel de trois morts, a affirmé lundi un collectif de candidats dont André Mba Obame et Pierre Mamboundou, qui revendiquent la victoire à la présidentielle.


"Le nombre de morts occasionné par la répression de l'armée est bien plus élevé que ne veut bien le dire le pouvoir", a affirmé le porte-parole de ce collectif, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, en lisant le texte de la déclaration.


Le collectif a demandé "la mise en place d'une commission d'enquête internationale pour déterminer la gravité des faits, les violations des droits de l'homme ainsi que les responsabilités de ce véritable bain de sang". "Nous condamnons (...) la répression sauvage, inhumaine et aveugle des troupes armées, composées essentiellement de mercenaires étrangers, envoyées à Port-Gentil", ont déclaré les candidats.

Ce groupe rassemble 16 des 23 candidats initiaux à la présidentielle.

Les violences post-électorales qui ont secoué Port-Gentil (ouest) du 3 au 6 septembre ont fait 3 morts selon les autorités.

Dimanche, le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou avait affirmé à la presse: sur les trois décès, "personne n'a reçu une balle tirée d'une arme militaire".  "Il y a des consignes claires et fermes de ne pas utiliser de balles réelles. Les militaires utilisent seulement les gaz lacrymogènes", avait-il déclaré se disant "prêt à accepter une enquête internationale" sur la question.
 


Gabon: un collectif de candidats demande un "recomptage des voix"
 

Un collectif de candidats malheureux à la présidentielle du 30 août au Gabon, dont l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame et Pierre Mamboundou, qui revendiquent chacun la victoire, a demandé lundi dans une déclaration commune le "recomptage des voix" du scrutin.


Selon les résultats officiels, annoncés le 3 septembre et validés le lendemain par la Cour constitutionnelle, Ali Bongo, fils du président défunt Omar Bongo Ondimba, a été élu avec 41,73% des suffrages, devant André Mba Obame (25,88%) et l'opposant Pierre Mamboundou (25,22%).


"Nous exigeons le recomptage des voix interrompu par le président de la Cénap (Commission électorale nationale autonome et permanente) sur la base des procès-verbaux de tous les bureaux de vote", a affirmé le porte-parole de ce collectif, l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, en lisant le texte de la déclaration.


Le collectif estime que les résultats annoncés le 3 septembre ont été l'objet "de graves manipulations", qu'il y a eu "de scandaleux bourrages des urnes" et "d'incompréhensibles gonflements des listes électorales".


Ce groupe rassemble 16 des 23 candidats initiaux -André Mba Obame et 4 candidats qui s'étaient ralliés à lui, Pierre Mamboundou, Zacharie Myboto, Jules Aristide Bourdès Ogouliguende, Victoire Lasseni Duboze, Yvette Ngevilo, Luc Bengono Nsi, Marcel Robert Tchoreret, Bienvenu Erick Mauro-Nguemah, Bruno Men Moubamba- ainsi que l'ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba qui s'était retiré le jour même du scrutin.


 


Déclaration des candidats à l'élection présidentielle

Libreville le 7 septembre 2009.

«Nous, Anna Claudine AYO ASSAYI, Yvette NGWEVILO, Victoire LASSENI DUBOZE, Jean EYEGUE NDONG, Pierre MAMBOUNDOU, Casimir OYE MBA, Paul MBA ABESSOLE, Jules Aristide BOURDES OGOULIGUENDE, Jean NTOUTOUME NGOUA, Bienvenu Erick MAURO-NGUEMAH, Marcel Robert TCHORERET, Bruno Ben MOUBAMBA, Luc BENGONO NSI, André MBA OBAME, Zacharie MYBOTO, candidats réunis ce jour, réaffirmons sans ambages notre rejet des résultats de l'élection présidentielle du 30 août 2009 tel que proclamés par la Cour Constitutionnelle.


Il est constaté en effet, à mi-parcours de l'examen des procès-verbaux des bureaux de vote et de centralisation que de graves manipulations des-dits résultats, de scandaleux bourrages des urnes, ainsi que d'incompréhensibles gonflements des listes électorales ont contribué à fausser les résultats en faveur du candidat du PDG, raison pour laquelle les représentants de l'Opposition à la Commission Électorale Nationale Autonome et Permanente (CENAP) ont refusé de signer le procès-verbal de centralisation des résultats.


Ces pratiques devenues habituelles sont inacceptables alors même que les Gabonais ont largement effectué leur choix en faveur du changement, lors de ce scrutin, il ne saurait en être autrement.


Ce coup d'État électoral, encore un de plus, de la part du PDG a été à l'origine de la légitime colère des populations. Tout en déplorant les dommages causés aux biens, nous condamnons avec la plus grande rigueur, la répression sauvage, inhumaine et aveugle des troupes armées, composées essentiellement de mercenaires étrangers, envoyées à Port-Gentil.


Pour rappel les premières violences perpétrées contre les populations, des candidats dont deux parlementaires, et un conseiller municipal l'ont été par ces mêmes troupes jeudi le 3 septembre 2009 à 8 heures avant l'annonce des résultats et l'éclatement des manifestations à Libreville et Port-Gentil.


Par ailleurs, nous tenons à dénoncer les destructions des locaux et des matériels de diffusion de deux télévisions privées pour bâillonner l'information.


Le nombre de morts occasionné par la répression de l'armée est bien plus élevé que ne veut bien le dire le pouvoir. De ce fait, les candidats demandent instamment la mise en place d'une commission d'enquête internationale pour déterminer la gravité des faits, les violations des droits de l'Homme ainsi que les responsabilités de ce véritable bain de sang.


Aux Gabonais de la diaspora, nous leur affirmons notre engagement et notre solidarité à leur côté pour la lutte qu'ils mènent pour le rejet des résultats officiels de cette élection présidentielle.

En ce qui concerne le scrutin, nous exigeons le recomptage des voix interrompu par le président de la CENAP sur la base des procès-verbaux de tous les bureaux de vote.


Pour notre part, nos experts continuent à travailler à la centralisation de tous les procès-verbaux des bureaux de vote en notre possession et au recomptage des voix pour donner les résultats de cette élection présidentielle.


Le Gouvernement serait très avisé de garantir la sécurité de tous et surtout celle des responsables politiques ainsi que les représentants de l'Opposition à la CENAP qui se sentent depuis le jeudi 3 septembre 2009, menacés dans leur intégrité physique.

Enfin, nous demandons au peuple gabonais de rester mobilisé et vigilant pour des actions graduelles».

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:14

7 septembre 2009
Centrafrique Presse


17 des 18 candidats à l'élection présidentielle du 30 août se sont réunis le 4 septembre dernier au sein du Front de refus du coup de force électoral pour protester contre les résultats officiels proclamant Ali Bongo Ondimba, candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), président de la République élu avec 41,73% des suffrages. Dans le communiqué que nous publions in extenso, les candidats dénoncent un «hold-up électoral» du parti au pouvoir et les violences policières contre les populations et les candidats.


«Nous soussignés les personnalités ayant pris part à l’élection présidentielle du 30 août 2009, dénonçons ce qui suit:


- le hold-up électoral perpétré par le Parti démocratique gabonais (PDG) et son candidat Ali Bongo Odimba,


- les violences faites aux candidats et aux populations,


- l’utilisation des forces de l’ordre et de sécurité pour intimider les populations et ainsi installer un climat de terreur propice à la violence.


Le Front du Refus du Coup de Force Electoral rappelle à la communauté internationale que la préservation de leurs intérêts au Gabon ne peut se faire au détriment des intérêts des Gabonais.


Bengono Nsi Luc, Morena Originel

Bourdes Ogouliguende Jules Aristide, Convention pour la démocratie et la justice (CDJ, opposition)

Kombeny Jean- Guy, indépendant

Lasseni Duboze née Issembe Victoire, indépendante

Maganga Moussavou Pierre Claver, Parti social démocrate (PSD, majorité)

Mamboundou Mamboundou Pierre, (Union du peuple gabonais, UPG)

Mauro Nguemah Bienvenu, Morena Unionniste

Mba Obame André, indépendant (Bloc uni des forces du changement)

Moubamba Ben Bruno, indépendant

Myboto Zacharie, Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD, oppositon)

Ngoussi Georges Bruno, indépendant

Ngwevilo Rekangalt Yvette, indépendante

Ondo Ossa Albert, indépendant

Oyama Bernard, indépendant

Oye mba Casimir Marie- Ange, indépendant

Tchoreret Marcel Robert, Cercle Oméga (opposition)

Tomo Ernest. Indépendant


Fait à Libreville, le 4 Septembre 2009

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 11:20

7 septembre 2009 
Bruno Ben Moubamba


Selon nos sources, les autorités Françaises ont anticipé le fait que la continuité du système PDG causerait la mort d'un millier de Gabonais. Nous en avons une première illustration en ce moment même à Port-Gentil. Le sang des Gabonais a commencé à couler parce que nous n'acceptons pas le coup de force, parce que nous n'acceptons pas le coup de force électoral et parce que, comme tous les êtres humains, nous voulons vivre libres et mener une existence normale sur une terre enfin normalisée (cf mon discours du inaugural lors du Forum de Reims le 4 avril 2009). Aujourd'hui des Gabonais tuent des Gabonais et nous sombrons peu à peu dans une spirale infernale.

Le 5 juin 2009, à l'Assemblée Nationale Française, j'ai appelé la France à faire preuve de compréhension envers les Peuples Africains, à commencer par le Peuple Gabonais, car nous ne sommes pas des primates à peine évolués mais des personnes à part entière qui, de surcroît, ont payé le prix de la liberté du Peuple Français. En rappelant la célèbre formule d'André MALRAUX qui, en rendant hommage au résistant Jean Moulin lors du transfert de ses cendres du Panthéon s'était écrié : "Entre ici Jean MOULIN !", je pensais du fond de mon cœur que la France Libre allait comprendre l'aspiration des Africains en général, et des Gabonais en particulier, à vivre libérés.

Je suis au regret de le dire mais, ce soir, la France me déçoit et déçoit le Peuple Gabonais. Nous avons le sentiment que le sang d'un Gabonais ne pèse rien devant un baril de pétrole. La France a choisi de couvrir, en le niant, le coup de force électoral au Gabon, organisé avec l'aide de Robert BOURGI, un mafieux international qui s'est déjà tristement illustré en RDC - l'ex Zaïre - auprès du maréchal MOBUTU et qui, malgré ses échecs, est prêt à recommencer au Gabon pour 30 ou 40 ans de plus.

Aujourd'hui à Port Gentil, on tue des Gabonais comme on tue des singes dans la forêt. Et ce faisant la France Eternelle que nous aimons prend la lourde responsabilité de se voiler la face et de persister dans son autisme politique.

Si la France perd son âme et laisse tuer les Africains, je le dis solennellement, elle perdra le Gabon comme elle est déjà en train de perdre la Côte d'Ivoire. Les tueries à venir, celles du Peuple et celles des leaders que nous sommes, n'empêcheront pas la destruction progressive de la ArançAfrique et la disparition de l'influence Française sur l'Afrique francophone. Les intérêts Français ne seront pas préservés dans le renoncement à l'éthique et à la morale internationale.

Je l'ai dit également au Forum de Reims le 4 avril dernier : les enfants des anciens indigènes, ceux dont les morts reposent dans la terre de l'est de la France, réclament un retour d'ascenseur. Nos pères ont libéré par deux fois la France de la servitude, elle nous doit au minimum que nous soyons enfin libérés de l'esclavage, de la dictature, de la corruption et de la mauvaise gouvernance.

L'enrichissement à venir de millions d'Africains, et l'apaisement social qui va avec, réduira l'émigration vers l'Europe, il créera une nouvelle classe moyenne et de nouveaux consommateurs performants, la crise financière internationale sera réduite, la part qui revient au Gabon étant mieux gérée, les multinationales seront plus performantes et le sentiment anti-français baissera dans notre sous-région.

Moi, Bruno Ben MOUBAMBA, j'accuse la France d'être derrière le coup d'Etat en cours au Gabon et je dis au Président Français Nicolas SARKOZY qu'il n'est pas dans l'intérêt de la France d'agir comme elle le fait pour le moment.

Nous sommes contraints d'admettre, avec horreur et écœurement face aux morts, face au sang qui a commencé à couler au Gabon, que notre problème ne s'appelle pas seulement Ali BONGO ONDIMBA ou Pascaline Sérine BONGO. Notre problème au Gabon s'appelle aussi Total, Areva, Eramet, Bolloré, etc.


Je l'affirme parce que la France, ce grand pays, peut supporter la vérité. Je l'affirme parce que je n'ai pas l'intention de vendre mon âme pour plaire à on ne sait qui pour on ne sait quoi. Je l'affirme parce que je crois du fond de mon cœur que la seule solution est un nouveau partenariat gagnant-gagnant.

Ma francophilie n'est plus à démontrer. J'aime la France de Clovis à Victor HUGO en passant par l'Abbé Pierre, sans oublier de GAULLE ou MITTERAND, mais je n'accepterai jamais le comportement des réseaux Français de l'ombre qui salissent l'âme de la France, Patrie des Droits de l'Homme, qui organisent en sous main la confiscation de la démocratie, le massacre d'un Peuple et la fin de l'espérance pour toute une génération.

Que les Français fassent ce qu'ils veulent, qu'ils nous traitent comme ils l'entendent, mais nous refusons de céder devant le coup d'Etat électoral et nous ne craignons pas la mort.

L'Histoire jugera entre nous et les autorités Françaises qui ont laissé, dans un silence assourdissant, Robert BOURGI et ses "amis" organiser la mort de l'espoir au Gabon.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 08:47

9 août 2009
Le Monde et Gaboneco

Manifestation contre la candidature d’Ali Ben Bongo à la présidence du Gabon








L'élection du successeur d'Omar Bongo, le 30 août, s'annonce plus incertaine que les scrutins truqués qui avaient permis au président gabonais, décédé le 8 juin, de se maintenir au pouvoir pendant quarante et un ans. Les affrontements violents qui ont opposé, vendredi 7 août à Libreville, la capitale, plusieurs milliers de manifestants aux forces de l'ordre confirment à la fois la volonté de nombreux Gabonais d'une rupture avec ces anciennes habitudes, et le choix de nombreux dirigeants politiques de mener la vie dure à celui qui souhaiterait apparaître comme le successeur naturel du président défunt et le garant de la stabilité politique : son fils, Ali Ben Bongo, l'actuel ministre de la défense.

C'est précisément pour dénoncer le maintien de ce dernier à ce poste clé depuis l'annonce de sa candidature que la manifestation de vendredi avait été organisée. Jeudi soir, les autorités l'avaient interdite.
Sur les 23 candidats déclarés à la présidentielle, une dizaine réclament la démission du gouvernement de M. Ben Bongo. Ces personnalités n'étaient pas présentes au début du rassemblement, vendredi matin, dans le quartier populaire de Rio, lorsque les policiers ont tenté de disperser quelques centaines de manifestants à coups de matraque et de gaz lacrymogène.

Pendant plus de deux heures, de petits groupes ont affronté les forces de l'ordre à coups de pierres, de bouteilles et autres projectiles. "Le Gabon n'est pas une monarchie. C'est le peuple qui doit décider. Ali va t'en !", lançait un étudiant cité par l'AFP. "On a supporté le père, on ne veut pas du fils", déclarait un autre, selon l'agence, qui dénombre "au moins six blessés". Plusieurs milliers de personnes ont progressivement rejoint les opposants.

Arrivés plus tard sur les lieux, des candidats à l'élection présidentielle semblent avoir négocié avec le pouvoir la possibilité d'une manifestation pacifique qui a eu lieu ensuite sur quatre kilomètres. Quelque 10 000 personnes ont ainsi marché avant d'être à nouveau stoppées par les policiers et les gendarmes au... rond-point de la Démocratie.

Dans ce cortège, criant "On veut le changement !", "Ali démission ! " ou "Ali dictateur !", se sont retrouvés les concurrents d'Ali Ben Bongo qui sont aussi les principales figures politiques du Gabon, comme Paul Mba Abessole, ancien prêtre et opposant de choc rallié à Omar Bongo dont il était ministre, et Pierre Mamboundou, jadis exilé et menacé, qui n'a jamais participé à un gouvernement mais s'était récemment rapproché du pouvoir. Zacharie Myboto, ancien compagnon et ministre d'Omar Bongo, passé dans l'opposition en 2005, côtoyait Bruno Ben Moubamba, opposant franco-gabonais contempteur des "biens mal acquis". Ont défilé également l'ancien premier ministre et ministre Casimir Oyé Mba et l'ex-ministre de l'intérieur André Mba Obame.

La situation de MM. Mba Abessole, Oyé Mba et Mba Obame symbolise l'injustice qu'entendaient dénoncer les manifestants. Ces trois personnalités ont été exclues du gouvernement le 22 juillet après avoir annoncé leur candidature à la présidentielle, alors que M. Ben Bongo, lui aussi en course, a été reconduit dans ses fonctions.

De passage à Paris le 29 juillet, Casimir Oyé Mba, ancien chef du gouvernement et ministre du pétrole dans le gouvernement sortant, a estimé que le Gabon se trouvait "dans une situation extrêmement délicate et dangereuse". Il a estimé que "le maintien (de M. Ben Bongo) au ministère de la défense (...) entame la crédibilité du scrutin". M. Oyé Mba a aussi fait état d'un "énorme problème" avec les listes électorales, où figurent, selon lui, des électeurs décédés.

Principale cible de ces attaques, la formation de M. Ben Bongo, le Parti démocratique gabonais (PDG), fondé par son père, a estimé que la question de son maintien au gouvernement était un "faux débat". Le PDG s'est défendu en rappelant qu'"aucune disposition ne disqualifie les candidats à l'élection présidentielle pour siéger au gouvernement"
.

Il est vrai que pendant les quarante et un ans de règne de Bongo père, pareille question ne se posait pas, le président sortant étant d'office le candidat naturel du PDG et, finalement, l'éternel élu.
"Nous voulons la transparence électorale. Cette fois-ci, les Gabonais ne veulent pas qu'on leur vole leurs urnes", déclarait ainsi Yolande Bazegue, l'organisatrice d'un rassemblement qui s'est tenu, vendredi, devant l'ambassade à Paris.

Toute la question posée par le scrutin du 30 août est précisément de savoir dans quelle mesure il va rompre avec les traditions totalitaires ancrées au Gabon avec la bénédiction de la France depuis près d'un demi-siècle, autrement dit depuis l'indépendance de 1960.

Philippe Bernard
Article paru dans l'édition du 09.08.09

 

Gabon : Les premiers faux-pas de l'«après Bongo»

Deux mois après le décès du président Bongo Ondimba, les premiers signes de déstabilisation sociale sont apparus le 7 août dernier à Libreville, avec les violents affrontements entre les forces de l'ordre et les manifestants qui réclamaient la démission du gouvernement du candidat du parti au pouvoir, le ministre de la Défense nationale Ali Bongo Ondimba. L'intervention sur le terrain des leaders politiques de l'opposition aura permis d'apaiser la tension, et la marche pacifique aura finalement eu lieu.

«La paix et la cohésion nationale»
sont-elles en danger ? Au lendemain de la mort d'Omar Bongo Ondimba le 8 juin dernier, la Nation entière s'unissait autour de ce précieux héritage, chacun allant de sa profession de foi pour préserver ces valeurs. C'était il y a tout juste deux mois.

Depuis quelques semaines, à mesure que grandit l'opacité du processus électoral, la cohésion nationale semble s'effriter inexorablement avec l'apparition de nouvelles frontières régionales, certes virtuelles, qui épousent les zones d'influences des différents candidats. Des frontières tracées avec les marqueurs ethniques qui soulignent le repli identitaire, à la fois comme norme de sociabilité et puissant combustible pour la course au fauteuil présidentiel.

La paix quant à elle a eu les premiers coups de boutoir le 7 août dernier, avec les violents affrontements qui ont opposés les forces de l'ordre et des manifestants au quartier Rio, à Libreville qui ont répondu à l'appel de la coalition de 8 candidats à l'élection présidentielle qui demandent le départ du gouvernement du ministre de la Défense, Ali Bongo Ondimba, candidat du parti au pouvoir.

La foule a été dispersée, dans la matinée, par une violente répression policière qui a attiré les foudres des manifestants dont le nombre grandissait à mesure que les grenades lacrymogène explosaient. Un des émeutiers roué de coups par les forces de l'ordre se serait évanoui, le visage en sang. Les policiers l’auraient placé dans leur camion, provoquant un sursaut de colère de la foule qui l'aurait pris pour mort.

L'arrivée sur le terrain des candidats de l'opposition Pierre Mamboundou (ACR/UPG), Zacharie Myboto (UGDD), Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé (CDJ), Luc Bengone Nsi (Morena),Robert Marcel Tchorere(Cercle Omega), ainsi que les indépendants Casimir Oyé Mba (ex-PDG), André Mba Obame (ex-PDG), Claudine Ayo Assayi, Bruno Ben Moubamba, et Paul Mba Abessole (RPG, majorité), a finalement permis d'apaiser la tension et d'obtenir le feu vert pour la marche. On peut tout de même se demander pourquoi les organisateurs de cette manifestation n'ont pas fait l'effort de l'encadrer dès le début, ni prévu de service d'ordre compétent.

«La réaction de la police a été très violente, démesurée»,
s'est insurgé monsieur Bourdès Ogouliguendé, porte-parole des candidats présents, qui sont parvenus à négocier avec les forces de l'ordre le transport à l'hôpital des blessés et l'escorte de la marche jusqu'au rond-point de la Démocratie.

«Nous avons calmé la situation mais nous continuons à demander la démission d'Ali Bongo, il ne peut être ministre et candidat. Nous réclamons aussi le nettoyage des listes électorales afin que
nous ayons des élections justes et transparentes», poursuit le porte parole des candidats.

Entre 5 000 et 6 000 personnes ont finalement suivi la procession d'où fusaient de virulents slogans : «On a supporté le père, on ne veut pas du fils. Si on ne nous écoute pas, on va tout brûler !» ; «On veut le changement !» ; «Ali démissionne !» ; «Ali dictateur !», scandait le cortège.

Le ministre de la Communication, Laure Olga Gondjout, avait rappelé la veille dans une déclaration spéciale que «l’organisation de toutes les réunions publiques est assujetties à l’autorisation préalable du ministre de l’Intérieur et non à une simple information».

Jusqu'ici, aucune réaction concrète n'a été donnée par les autorités, qui brandissent dans leur mutisme l'absence de dispositions légales quant au statut d'un ministre-candidat. Mais dans une période où les équilibres sont aussi fragiles, on pourrait espérer que les autorités privilégient le dialogue social pour préserver la paix et surtout mener la transition à bon port.

A trois semaines de l'élection présidentielle du 30 août, les autorités chargées de la transition doivent lancer des signaux forts à la population pour panser la cohésion nationale et préserver la paix, comme elles l'avaient si solennellement promis il y a tout juste deux mois.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 19:38
1er août 2009
Gabon Eco


A l'occasion du Conseil des ministres du 30 juillet dernier, le chef de l'Etat a demandé aux candidats en lice pour l'élection présidentielle du 30 août prochain de respecter la période pré-électorale en s'abstenant de multiplier à outrance les meetings politiques avant l'ouverture officielle de la campagne le 15 août. Depuis la validation des candidatures par la CENAP, certains candidats ont multiplié les annonces publiques et connaissent une médiatisation outrancière qui sèment le trouble sur l'échiquier politique gabonais.

Le chef de l'Etat, Rose Rogombé, a lancé un rappel à l'ordre aux candidats à l'élection présidentielle du 30 août prochain afin qu'ils brident leurs sorties publiques dans l'attente de l'ouverture officielle de la campagne électorale le 15 août.

A l'ouverture du Conseil des ministres du 30 août dernier, la présidente de la République a rappelé que «la campagne électorale n'est pas encore ouverte».

«En conséquence, les causeries et autres activités menées par chaque candidat, doivent se faire dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur, en évitant notamment l'usage des places et des édifices publics et en prenant soin de ne pas perturber les horaires de travail ainsi que le fonctionnement normal des administrations et des entreprises publiques et privées», a déclaré le chef de l'Etat.

Ce rappel fait suite au communiqué du ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou qui avait déjà mis en garde les différents acteurs politiques au début du mois de juillet qui multipliaient déjà les conférences de presse et autres meetings dans le pays après l'annonce de leur candidature.

Les conférences de presse et meetings politiques se multiplient en effet depuis la validation des candidatures par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) le 23 juillet dernier, laissant planer des airs de campagne.

Le 30 juillet dernier, Ali Bongo Ondimba, le candidat du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), présentait en grande pompes à la Cité de la Démocratie à Libreville son «état major» de campagne. Avant le 23 juillet dernier, Ali Bongo Ondimba multipliait les meetings politiques qui connaîssaient une grande médiatisation par les chaînes publiques.

Depuis l'annonce remarquée de sa candidature depuis Barcelone, où était décédé le président Bongo Ondimba, André Mba Obame, le dissident du PDG qui fait cavalier seul pour le fauteuil présidentiel, a multiplié les discours à travers une tournée provinciale. Ces interventions sont-elles aussi très médiatisées par certaines chaînes privées.

A cet effet L'article 95 de la Constitution stipule par ailleurs que le Conseil national de la Communication doit veiller au traitement équitable de tous les partis et associations politiques.

Avec 23 candidats en lice, même à raison d'une conférence de presse par candidat, les meetings se succèdent déjà à Libreville, à J-15 de l'ouverture officielle de la campagne électorale.

Lors de son communiqué, monsieur Ndongou avait indiqué que ceux qui ne respecteront pas les «prescriptions législatives et réglementaires» en matière de «propagande électorale» s'exposeront à des interdictions temporaires de réunions publiques, des interventions des forces de sécurité et de défense ou des poursuites judiciaires.
Publié le 01-08-2009 Source : Gaboneco.com

 

© Copyright Gabon Eco

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article
1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 19:35

31 juillet 2009
Cheick Beldh’or SIGUE

Le Pays


Tirée à hue par les prétendants au trône laissé vaquant par l’illustre disparu Omar Bongo Ondimba, et à dia par son rejeton Ali, la camisole présidentielle pour laquelle se disputent à présent les héritiers-candidats à la présidence du Gabon pourrait-elle échapper à Bongo fils ? Une certitude, en tout cas : la guerre de succession est entrée dans sa phase active. Une situation qui n’étonne guère.

Il aurait été, en effet, trop beau pour être vrai, que des cadres compétents, aux dents longues, et pour le moins décomplexés, n’eussent éprouver aucune frustration à devoir céder la place à Ali Bongo qui, après tout, n’a pas plus de mérite qu’eux. Pourquoi Ali Bongo devrait-il être investi comme le candidat du Parti démocratique du Gabon (PDG) pour la présidentielle à venir, et pourquoi pas eux, tout aussi méritants ? Leur demander d’être à l’ombre d’un autre... Bongo - et pour combien de temps encore ? -, c’était visiblement un plat de couleuvres faisandées qu’il ne fallait pas leur dire d’avaler.

La suite, on la connaît. Ces "recalés" seront donc sur la même ligne de départ, au même titre que Bongo fils qui sait qu’il aura fort à faire. Autant dire que pour le candidat du PDG, la bataille s’annonce rude. Du haut des gradins, assistera-t-on, pour autant, à un beau spectacle grandeur... démocratie ? Rien n’est moins sûr, pour un pays qui avait toujours fait figure de "nain" démocratique. Déjà, il s’élève des voix pour crier à l’inégalité des chances. Pour ces mécontents, les dés sont pipés. Et comment ? Toujours aux manettes de la Défense, le ministre Bongo serait dans la position de juge et partie. Ce qui devrait lui donner une sérieuse longueur d’avance sur les concurrents qui demandent, de ce fait, purement et simplement sa démission.

Reste à savoir si une telle revendication est réaliste et si leur requête trouvera un écho favorable auprès de Bongo fils. Ce dernier prendra-t-il le risque de quitter ce "mirador" s’il n’est pas assuré d’écraser ses concurrents ? Et puis, comment devrait-il être forcé à la démission si les textes sont "sourds" à ce propos ? En tous les cas, la disparition du président Omar Bongo devrait aussi marquer celle de la pensée unique. A présent, on ose tirer à boulets rouges sur... un fils du président ! C’est déjà un bon pas vers la démocratie.

Autre nouveauté : pour une fois, une élection aura du piquant dans ce petit pays d’Afrique centrale. On devrait être loin de l’époque des scores à la soviétique auxquels nous avait habitués un certain ... Omar Bongo Ondimba. Un vent d’espérance souffle à présent sur ce pays. Un vent qui apporte aux Gabonais, les clés de leur destinée qui semble de plus en plus à portée de main. Sauront-ils se montrer à la hauteur de la nouvelle situation ?

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans Gabon
commenter cet article

Textes De Juliette