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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 12:38

Colloque à Bruxelles

Tavio Amorin, le panafricaniste visionnaire

Cinquantenaire de la naissance de Tavio Amorin

20 novembre 1958 - 20 novembre 2008

La Fondation Tavio Amorin, le Cercle International de réflexion Kwame N’Nkrumah, le Cercle de réflexion « Intérêts Citoyens », l’Institut panafricain Tavio Amorin, CASATA, le GEPAN, les Amis du Togo et des peuples africains organisent un Colloque  d’hommage pour les 50 années de naissance Tavio Ayao Amorin, martyr de la lutte de libération et de la démocratisation du Togo

Samedi 22 novembre 2008
 à la Salle des conférences du Centre Elzhenof

Avenue de la Couronne 12-à  1050  Ixelles

Indication : A partir du Métro Trône prendre le bus 95 (direction Wiener) ou 38 (direction Héros) descendre a l’arrêt Blyckaert

PROGRAMME DE LA JOURNEE

De 10h à13H 1er Panel La vie et l’engagement politique de Tavio Amorin

Modérateur M. Justin ALOFA Président du GEPAN

Discours liminaire par Maurice Mouta Wakilou GLIGLI, Président du CINK -Cercle International Kwame N’Krumah

·         1- L’engagement politique de Tavio Amorin contre la dictature d’Eyadema
Par  M. Godwin Tété  (Ancien  fonctionnaire International, ancien du HCR, Historien)

·         2-Tavio Amorin, Théoricien et Stratège du mouvement panafricain
 par M. le Professeur  Jean-Charles Covi Gomez, Historien et Egyptologue

·         3 Les Témoignages                                                                      

M. Spéro Houmey (Secrétaire Général de Bâtir le Togo et Ancien membre de la rédaction du journal Kpakpa Désenchanté)

M. Yvon Nikoué (Compagnon de lutte de Tavio Amorin)

M. Guillaume Mambugu, (Casata- Belgique) 

M. Magloire Olympio (Compagnon de lutte de Tavio Amorin)

          M. Paul Ayanou (Ex membre du Bureau Exécutif du PSP)

Pause Déjeuner

14h Reprise des travaux

2eme Panel: L’actualité de la pensée de Tavio et la situation politique togolaise actuelle

Modérateur M. le Prof. Camille Ipota Tédanga

  • Ménaibuc, l’Institut Africamaat et le panafricanisme

·         Vente des livres africains et dédicace du dernier livre de M. Godwin Tété

  • L’appel de Bruxelles à la jeunesse togolaise par M Godwin Téte
  • La synthèse des débats et l’exposé des recommandations par M. Jean -Charles Covi Gomez

Discours de clôture  par Maurice Mouta Wakilou GLIGLI

VENEZ NOMBREUX TEMOIGNER VOTRE SOLIDARITE A LA LUTTE

         POUR LA DEMOCRATISATION DU TOGO

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 12:10

7 novembre 2008
Source : ANR
Jean-Philippe Rémy

 

Au Tchad, au Darfour , au Congo, à quoi sert l'ONU ?
Au Nord-Kivu, une tuerie a eu lieu sous les yeux des casques bleus

Pour prendre l'exacte mesure de la tuerie qui a eu lieu à Kiwandja entre mercredi 5 et jeudi matin 6 novembre, il faudrait passer chaque quartier, voire chaque habitation de la bourgade du Nord-Kivu au crible, tant les morts y sont nombreux et dispersés. Mais il est évident que la petite localité de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) a subi un ratissage sanglant. L'essentiel de la responsabilité en incombe aux rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du général Laurent Nkunda, composé en grande partie d'éléments tutsis et engagé depuis la veille, face à un ennemi souvent en civil, dans la reconquête de quartiers hostiles, habités par de nombreux Hutus congolais.

Dans une minuscule maison du quartier de Mabongo II, les morts appartiennent, selon des voisins apeurés, à la même famille : deux adultes, un enfant, deux adolescents. Sur quelques centaines de mètres, d'autres cadavres sont dissimulés dans d'autres maisons. Surtout des hommes, jeunes. Mais aussi une femme. Plus loin, un vieillard avec une balle dans la tête.

En fin de journée, plusieurs journalistes ayant pénétré dans Kiwandja avaient recensé une dizaine de morts, chacun de leur côté (seize dans le cas du Monde) dans deux quartiers. L'étendue de l'agglomération interdisait de considérer ces chiffres comme définitifs. Un habitant de la ville, seul rescapé d'une famille, affirme avoir été épargné par les soldats "pour aller dire aux autres de ne pas rejoindre les maï-maï dans la forêt" où se trouvent le maquis de ces guerriers traditionnels alliés du pouvoir central.

CASQUES BLEUS CLAQUEMURÉS

Mercredi, le CNDP avait lancé une offensive pour reprendre Kiwandja aux maï-maï appuyés par des groupes de FDLR (rebelles hutus rwandais) et des éléments des forces gouvernementales qui en avaient pris le contrôle la veille, et se fondaient dans la population. Ordre avait été donc été donné aux habitants d'évacuer la ville, faisant de tout traînard un ennemi potentiel.

En ville, le major Muhire, conseiller en matière de sécurité de Laurent Nkunda, ne cherche pas à minimiser les pertes. Il reconnaît n'avoir fait aucun prisonnier mais affirme que seuls des "malintentionnés", les combattants, ont été tués. "Le nombre de morts que j'ai pu voir moi-même sur le champ de bataille dépassait la cinquantaine", affirme-t-il, tout en insistant sur l'hostilité de Kiwandja où, selon lui, "tous les magasins appartiennent à des maï-maï ou à des FDLR". Un autre officier du CNDP, interrogé par un reporter de Radio France internationale, a estimé que la rébellion avait tué "plus de deux cents" personnes.

Jeudi soir, une porte-parole de la mission de l'ONU en RDC (Monuc) se disait "extrêmement préoccupée" par les rapports qui lui arraivaient. Elle évoquait "des exactions graves contre des civils, y compris des exécutions sommaires".

Pendant ce temps, la vaste majorité de la population de la ville errait à la recherche d'un abri pour une nouvelle nuit à la belle étoile, sans eau, sans nourriture, sans toilettes, ni aide extérieure, à commencer par celle que les Nations unies auraient pu leur apporter. Dès les premiers combats, les casques bleus se sont claquemurés dans leur base, déployant leurs hommes à l'intérieur, arme en main, prêts à ouvrir le feu sur quiconque, au sein de la population, tenterait de pénétrer dans leur enceinte protégée des barbelés. Les exactions des maï-maï et le ratissage sanglant des soldats du CNDP ont eu lieu à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau de leur camp.

Dans le centre de santé protestant CBK, non loin du centre, une poignée d'infirmiers, hommes et femmes, ont décidé de rester coûte que coûte pour soigner les blessés et les évacuer vers l'hôpital de Rutshuru, à 4 km. Dans sa blouse blanche maculée, l'un d'entre eux explique : "Si des mamans viennent donner naissance, on ne peut pas les laisser accoucher toutes seules, par terre." Comme tous ceux qui pratiquent autour de lui cet héroïsme discret, l'homme se met à trembler de colère en évoquant les ONG internationales qui ont fui la ville dès les premières difficultés, abandonnant la population à elle-même. "Ils ont tous pris fuite, sauf Médecins sans frontières ! Si j'étais au gouvernement, j'interdirais à ces gens de revenir ici."

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 09:43

7 novembre 2008
Kalamba Nsapo
Docteur en sciences théologiques 
 

 

Un jour nouveau s’est levé. Portes, levez vos frontons, levez-les portes éternelles.

 

Barack Obama vient de remporter l’élection présidentielle aux Etats-Unis. Il devient le premier président noir, d’origine négro-africaine, à présider aux destinées du pays le plus puissant du monde après avoir mené avec dignité, hauteur de vue et élévation, une campagne présidentielle d’envergure historique. Il défie tous les siècles d’esclavage et impose le silence à tous les théoriciens de la thèse de la réduction épistémologique qui ont nié ou remis en cause les potentialités intellectuelles de l’homme noir. Un patriarche togolais dirait qu’il apprend à ses frères d’Afrique que dans le rêve d’aujourd’hui, c’est demain qui commence.

 

Ce rêve est celui de la construction d’un nouvel imaginaire sain, non pathologique, en Afrique et dans la diaspora. Car le destin du continent dépend de l’image de lui-même qu’il se construit et de la façon dont il imagine son avenir. Nous avons du pain sur la planche d’autant plus que l’imaginaire des sociétés africaines se compose aujourd’hui d’une attitude et d’un comportement de dépréciation et de dépossession d’elles-mêmes qui empêche de se forger une force mentale créative et de bâtir un futur rayonnant. Les Africains qui l’ont compris s’efforcent notamment d’empêcher les journalistes européens de contrôler l’information sur la situation de leurs pays d’origine et de procéder à la désinformation. Togocity ou Congoone me paraissent fournir un travail important dans cette perspective. S’il faut se limiter au cas du Congo, on peut dire que Congoone a juré de prouver par la qualité de sa production de ne pas laisser les Congolais aller se nourrir au biberon de Colette Braeckmann pour se documenter sur la réalité de leur société. Là se situe la force de toute oeuvre de déformatage mental. Il est temps de jeter ainsi les bases d’un nouvel imaginaire susceptible de développer des images dynamiques qui permettent la refondation de l’Afrique et des peuples nègres. C’est un travail de longue haleine qui sollicite un commencement. Et ce qui commence est souvent déviant et marginal. Ce qui se joue est sans précédent dans l’histoire des mélanodermes colonisés par l’Occident. Il faut s’engager avec espérance sur la voie du rêve d’un autre monde pour affronter les défis de l’Afrique et de toute la planète. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, l’indifférence ou la résignation. La grandeur de la cause nègre doit nous donner le courage, la volonté et l’espérance d’un nouveau matin du monde. Il faut souhaiter que la victoire d’Obama serve de symbole percutant aux yeux d’une jeunesse africaine en quête de modèles et de raisons d’espérance.

 

Il appartient à l’Occident de tirer aussi des leçons de la prouesse d’Obama à la face du monde. 

Pendant près de 5 siècles, les Occidentaux, toutes les nations confondues, se sont acharnés sur les nègres, se sont accaparés de leur histoire et ce fait est sans précédent dans l'histoire de l'humanité. A l’heure du capitalisme vieillissant et du déclin de leur ordre du monde qui se pointe à l’horizon, il leur faudrait relancer le débat sur la diversité afin d’en tirer les conséquences, toutes les conséquences possibles. Il leur est interdit de vivre et d’organiser les rapports historiques sur la base de vieilles stratégies de puissance et d’auto-suffisance. S’ils n’y arrivent pas, ils auront raté la chance de ne pas profiter de la force du symbole Obama et de ne pas remanier leur imaginaire collectif. Ils n’auront à s’en prendre qu’à eux-mêmes.

 

CERCLE DE REFLEXION KWAME N'KRUMAH
BRUXELLES/BELGIQUE

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 19:06

À lire absolument!

Livre d’Odile Tobner : Du racisme français, Quatre siècles de négrophobie, Editions Les Arènes, 260 pages, 19,80 euros :

« Depuis le Code noir (1685), rares sont les intellectuels français qui ont remis en question le socle raciste sur lequel repose notre regard sur "les noirs", africains ou antillais.

Les récentes saillies négrophobes d'Hélène Carrère d'Encausse, Alain Finkielkraut ou Nicolas Sarkozy ne sont pas de malheureux dérapages mais la continuité désolante de préjugés nourris depuis quatre siècles.

Qui, en France, sait que Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ou Voltaire ont commis, sur ces questions, des pages monstrueuses? Que Renan, Jules Ferry, Teilhard de Chardin, Albert Schweitzer ou encore le général De Gaulle leur ont emboîté le pas?

Le pays des Lumières et des Droits de l'homme n'aime pas se voir en ce miroir-là. Odile Tobner révèle que la négrophobie fait pourtant partie de notre héritage.

Il est temps de décoloniser les esprits. Enfin. »



Sur le blog d’Alain Mabanckou :

… « Le lecteur sera d’abord frappé par la couverture sur laquelle on note la présence de Louis XIV, Bossuet, Montesquieu, Renan, le général de Gaulle, Nicolas Sarkozy, Hélène Carrère d’Encausse, Pascal Sevran et Alain Finkielkraut.  Odile Tobner part des dernières déclarations d’Hélène Carrère d’Encausse, de Nicolas Sarkozy et d’Alain Finkielkraut pour illustrer que ces personnalités sont dans la continuité d’une idéologie que la France a toujours pratiquée depuis longtemps et que cela relève même d’un « héritage » institutionnel. A ceux qui affirment que ce n’est qu’une « mode », l’auteur rappelle qu’il ne s’agit pas de « la question noire en France » mais d’une « question française à propos des noirs ».  Elle écrit : « De toutes les puissances coloniales, la France est de façon directe ou indirecte, celle qui a maintenu le plus étroitement sous sa domination son empire outre-mer ; c’est également celle qui a accepté le moins de Noirs dans l’exercice du pouvoir. Les deux faits sont liés et tiennent à un aspect inavouable de la mentalité française qui est le racisme.»


Dans cet ouvrage riche et très argumenté – avec une bibliographie brassant aussi bien la philosophie, la sociologie, la politique et les différents domaines des sciences humaines – Odile Tobner montre comment la France s’évertue à étouffer les scrupules, à sacraliser un commerce des Noirs que le père Labat par exemple, dès le 18 ème siècle, légitimait aux Antilles avec un sadisme et un sens des affaires inattendus pour un « homme de Dieu ».  Les thèses de Montesquieu demeurent délirantes, avec notamment sa théorie des climats dans son fameux ouvrage L’Esprit des lois : « On a plus de vigueur dans les climats froids… Les peuples [des] pays chauds sont timides comme les vieillards le sont ; ceux des pays froids sont courageux, comme le sont les jeunes gens ». Les habitants des pays chauds sont avertis. S’ils veulent être courageux, ils devraient changer de climat. L’ouvrage revient abondamment sur les dérives actuelles, celles que nous avons tous lues dans la presse, et je vous laisse découvrir avec quel panache, avec quelle élégance et avec quelle intelligence Odile Tobner les combat. Ce livre est non seulement utile, il est salutaire, incontournable pour nous autres qui sommes, semble-t-il, restés au stade de l’animal et qui, par conséquent, ne sommes pas assez “entrés dans l’histoire"… »

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 20:50

27 octobre 2008
Rodrigue Kpogli
http://lajuda.blogspot.com

Le continent africain est dans le noir. Ces derniers temps, une crise énergétique sans cesse plus aigüe sévit partout en Afrique. Les villes déjà difficilement électrifiées, ploient sous les délestages chroniques. Les petites villes et les villages, quant à eux, ne rêvent même pas d’électricité. Les seules sources d’éclairage qu’ils connaissent, c’est la lampe-tempête à pétrole lampant et le feu de bois.

Les peuples en ont assez et ils ne cessent de le clamer. En effet, la question de l’énergie électrique est au centre d’énormes bras de fer entre les Africaines et leurs guignols de gouvernants. Ces derniers n’hésitent pas à envoyer le couple militaro-policier, réprimer les revendications populaires pour l’accès à l’électricité. Ainsi, au lieu d’offrir l’électricité aux peuples africains, on leur offre des balles, des matraques et des coups de fouets. Comme toujours ! Car, aux yeux des satrapes tropicaux et leurs alliés, les peuples africains n’ont aucun droit.

Guinée, Togo, Nigeria, Guinée Equatoriale, Cameroun, Gabon, Zimbabwe… Partout il est difficile aux populations d’avoir de l’énergie. Alors que la majorité des pays africains disposent d’énormes réserves de gaz, de pétrole, d’eau et de charbon, une infime minorité des villes accède à l’énergie.

Les pions africains, prétendant faire face au mécontentement grandissant des peuples, parlent de groupes électrogènes chinois et de centrales nucléaires. Le Togo, par exemple, a opté pour la première solution comme le témoigne le directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), Kodjo Pédassou, qui déclare avoir commandé 20 containers de groupes électrogènes diesels depuis septembre 2007. Un autre financement de 209 millions USD pour la construction d’une centrale électrique à Lomé a été accordé à Contour Global Togo par Overseas Private Investment Corporation (OPIC), l’agence de garantie des exportations du gouvernement américain. La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a, quant à elle, accordé un prêt de 6,25 milliards FCFA à la Compagnie d'énergie électrique du Togo (CEET) pour la réhabilitation et l'extension de son réseau de distribution.

Le Sénégal de son côté, choisit la voie nucléaire suivant ainsi les pays maghrébins. Karim Wade, en août dernier, est allé –semble t-il- négocier le nucléaire avec Sarkozy qui a saisi l’occasion pour lancer le fiston Wade sur la voie municipale de Dakar, le préparant ainsi cyniquement et doucement à la succession de son père Abdoulaye Wade. Quel gâchis, au moment où ces énergies sont combattues par des occidentaux de plus en plus acquis aux énergies propres et renouvelables.

Si les guignols africains optent pour ces énergies polluantes et coûteuses, c’est qu’en plus d’être intellectuellement myopes, la commande des électrogènes et des centrales est une vraie occasion de surfacturation et de magouilles à ne pas rater. Les prêts qu’ils ont acquis pour faire de telles commandes sont aussi des aides liées. Lesdits prêts signifient que les machines doivent être livrées par des filiales industrielles des institutions qui les ont financées ou en tout cas par leurs partenaires.

Quand on voit le coût de ces machines et les contraintes liées à leur entretien, la seule question qu’on peut se poser est de savoir ce que les guignols africains font du soleil, du vent et des immenses cours d’eau dont l’Afrique dispose. Engager l’Afrique sur la voie nucléaire alors que la médiocrité ambiante mine tous les Etats-croupions africains, c’est exposer les populations à une mort certaine. On imagine mal une surveillance irréprochable des centrales dans le contexte africain actuel avec des dirigeants pareils. Quant à la solution des groupes électrogènes, elle est ridicule et dérisoire face aux besoins des peuples. Pour le Togo, le directeur de la CEET affirme d’ailleurs que seuls 14% des besoins nationaux seront couverts par les groupes électrogènes ainsi commandés. En plus, cette solution implique des coûts supplémentaires en carburant. Dans tous les cas, les dégâts environnementaux sont assurés.

Face à cette situation, pourquoi ne pas choisir le solaire étant donné la présence quasi permanente du soleil dans le ciel africain. Quel cadeau ! Pourquoi ne  pas investir dans l’éolienne, quand on connait la quantité et la qualité du vent en Afrique.Le solaire et l’éolienne peuvent largement solutionner la crise énergétique en Afrique, puisque le soleil et le vent sont là en abondance. Il est temps de travailler ces sources dont le développement lancera le progrès industriel de l’Afrique avec une moindre pollution environnementale en plus.

Mais les guignols africains ne vont pas s’engager sur cette voie. Leurs tuteurs occidentaux et asiatiques ne vont pas non plus le leur permettre. Car, l’accès des Africains aux énergies renouvelables pouvant assurer leur indépendance, est une question éminemment géopolitique et géostratégique. Les matières premières peuvent être transformées sur place. Ceci empêcherait les guerres entretenues qui ont pour enjeux le pétrole, le gaz, l’or, l’uranium, le coltan, le cobalt, le diamant. L’agriculture peut enfin se moderniser et les Africains pourront se détourner des produits d’exportation : café, cacao, thé, banane, etc., ou ils pourront tout au moins influer sur leurs prix.

Le solaire et l’éolienne sont des énergies décentralisées par essence, utilisables partout sans grosse infrastructure, contrairement aux schémas politiques actuels, qui cherchent à centraliser et contrôler l’accès énergétique au maximum. L’accès par des peuples africains à de nouveaux modèles d’énergie, est donc une nette menace pour les systèmes en place car ces énergies rendront les peuples africains indépendants d’une source d’énergie unique contrôlée, et qui brasse surtout un maximum de profits.

Enfin, dans une perspective de prédation, la lumière n’est pas une bonne chose pour l’Afrique. Une Afrique dans le noir est économiquement plus rentable puisque c’est dans l’obscurité que les magouilleurs, les corrupteurs et les corrompus agissent. L’éclairage des rues va inévitablement éclairer les esprits. Il y aura foisonnement de médias, le développement de l’internet, bref, les initiatives citoyennes n’auront plus de grandes difficultés à se mettre en place. Ceci est donc inacceptable pour les prédateurs, à cause de la menace que cela représente pour les réseaux politico-mafieux et criminels qui opèrent en Afrique. C’est bien connu, ils n’aiment pas la lumière, les vampires !

En clair, les crises énergétiques sont fabriquées et savamment entretenues pour maintenir les peuples africains dans l’immobilisme voire l’obscurantisme. Elles ne sont en aucun cas involontaires et liées à un déficit pluviométrique, comme aiment l’expliquer les guignols africains. Au contraire, ils maintiennent l’Afrique dans le noir pour mieux écraser les peuples, mieux voler leurs richesses, mieux contrôler les mouvements des citoyens… avec la complicité des néocoloniaux occidentaux et asiatiques.

Mais les Africains doivent comprendre une chose. Si les ennemis du peuple, que sont les soi-disant présidents africains, certains de nos propres frères, les ONG, le FMI, la BM, l’OMC, les multinationales et d’autres outils néocoloniaux, opèrent dans l’obscurité contre nous, il nous faut à contrecoup, nous servir de cette même obscurité pour préparer le grand nettoyage. Elle ne doit plus servir simplement pour dormir, et ne doit plus constituer un obstacle à l’action ; les peuples africains doivent plutôt en profiter pour tisser patiemment la nasse de la révolte contre ces sinistres faiseurs de nuit. 

A
malin, malin et demi.

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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 00:57

22 octobre 2008
Imazine

 

Dans une interview accordée à BBC, l’ancien secrétaire général des Nations unies donne également ce conseil à Abdoulaye Wade du Sénégal. Pour lui, il est inutile que ces deux leaders « s’accrochent au pouvoir », pour le bien de leurs peuples respectifs.

 

L’ancien secrétaire général des Nations unies, le Ghanéen Koffi Annan vient de donner un coup de pied dans la fourmilière. Alors que la présidentielle de 2011 suscite les commentaires les plus passionnés au sein de la classe politique et intellectuelle camerounaise, Koffi Annan vient d’affirmer à nos confrères de BBC qu’il ne souhaiterait pas que le président Paul Biya se représente en 2011.

Interrogé sur la modification de la constitution au Sénégal et au Cameroun pour permettre notamment au président Paul Biya en poste depuis plus de 25 ans de se représenter, l’ancien SG de l’Onu affirme qu’il est totalement opposé à cette façon d’étendre le mandat présidentiel. « La constitution ne doit pas être modifiée à la convenance des individus. Elle doit être conçue pour les aspirations du peuple. A mon avis, deux mandats c’est suffisant. Ce qu’un leader n’a pas pu faire en deux mandats, il ne peut pas le faire après. Personne ne peut me convaincre qu’au Sénégal et au Cameroun il n’y a qu’un seul leader capable de gouverner. J’ai été clair quand cela est arrivé au Nigeria, au Sénégal et bien sûr au Cameroun. Je connais bien les deux leaders et je pense qu’il n’est pas dans leur intérêt ni dans celui du peuple de s’accrocher », a affirmé Koffi Annan.

Dans cette même interview à BBC, Koffi Annan affirme qu’il n’a pas directement abordé le sujet avec Paul Biya ou Abdoulaye Wade. Il dit cependant que, connaissant le chef de l’Etat camerounais, il est convaincu qu’il ne se représentera pas. « Nous avons travaillé ensemble avec le président Obasanjo pour résoudre le conflit de Bakassi. Les présidents Paul Biya et Abdoulaye Wade doivent savoir que la rotation doit avoir lieu. Ils sont au pouvoir parce que quelqu’un d’autre leur a laissé la place. Si les autres s’étaient dits qu’ils sont les seuls à gouverner et s’étaient accrochés au pouvoir, ils ne seraient pas là », poursuit Koffi Annan.

A la question de savoir s’il pense que le président Paul Biya va suivre son conseil, l’ancien secrétaire général de l’Onu confie que c’est un sujet dont il voudrait personnellement discuter avec le concerné.

Depuis que cette interview a été rendue publique, aucune réaction officielle des autorités de Yaoundé n’a été enregistrée. Certaines sources laissent entendre que les responsables de la cellule de communication du Rdpc, le parti du président Paul Biya, prépareraient une réaction.

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 23:16

Lu pour vous le 21 octobre 2008

Présentation du livre du Pr Théophile OBENGA,
intitulé "
Appel à la Jeunesse Africaine: Contrat Social Africain Pour le 21ème siècle" 

 

Paru le 27 juillet 2007, aux Editions Ccinia communication, au prix de : 19 €.

 

« L’étonnant, c’est que la politique des présidents-à-vie, quoique élus au suffrage universel, démocratiquement, ne s’étonne de rien. Notre vie collective, publique, est vécue normalement, passivement, sans éveil critique, sans étonnement, sans questionnement (ce serait « subversif », et les capitaux étrangers n’aiment pas le « bruit », sic !). L’Afrique paralyse sa propre Jeunesse dans la non-pensée. C’est notre héritage culturel, ce genre de leadership, rassure-t-on. », P. 20

Linguiste, philosophe et historien de l’antiquité, Théophile Obenga, a de temps en temps visité l’histoire immédiate ou contemporaine. Comme on le sait, le domaine de l’histoire immédiate est souvent, sinon toujours, l’événement politique brutal, explosif, massif qui détruit les complexités sociales et psychologiques. L’évènement-traumatisme devenant traumatisme historique, par conséquent, le temps social en prend un sérieux coup.

« Appel à la Jeunesse Africaine : Contrat Social Africain Pour le 21ème siècle » , est le nouvel ouvrage du Pr Théophile Obenga, paru le 27 juillet 2007, aux Editions Ccinia communication, au prix de : 19 €, représentées par le pasteur Shebuel Mowhou (voir photo à droite). Avec la collaboration de Henda Diogène Senny, militant panafricain.

Les thèmes suivants y sont traités : « L’enjeu de l’Immigration ; L’Occident : obstacle majeur au développement de l’Afrique ; La Gouvernance du Monde ; Francophonie/Commonwealth ; Patriotisme ou Corruption politico-financière ; VIH/SIDA en Afrique ; Symboles irréductibles de la Jeunesse Africaine - Jeunesse Africaine & Géopolitique mondiale ; Jeunesse Africaine - Renaissance Africaine - Etat Fédéral Africain - Mœurs contemporaines (sexualité, philosophie, spiritualité…) 

Livre politique, pamphlet particulièrement virulent de 124 pages, dans le style du célèbre « Discours sur le Colonialisme » du chantre de la négritude, Aimé Césaire, « Appel à la Jeunesse Africaine : Contrat Social Africain Pour le 21ème siècle » , est l’expression d’une colère ou encore la rupture d’un silence considéré comme une complicité face au chaos dans lequel est plongé la Jeunesse Africaine. Ainsi, la formule Théophile Obenga en page 7 : « Devant cette situation globale de mort collective lente il est de peu d’avantage de témoigner, même en observateur lucide. Ce qui est impérativement requis, c’est un Appel à la Jeunesse Africaine, pour qu’elle soit debout, de nouveau, qu’elle comprenne et qu’elle agisse, en une formidable chaîne d’union panafricaine ».

Si l’Occident avec ses divers satellites (Banque Mondiale - FMI) sont mis au banc des accusés, leurs mandataires africains n’en sont pas moins épargnés et contre qui le Pr Obenga invite la Jeunesse Africaine à se détourner des méthodes et pratiques responsables du chaos : « La Jeunesse Africaine doit faire bouger les choses, développer des idées novatrices, s’organiser au plan continental panafricain, ambitionner une Afrique différente de celle des « pères-fondateurs » et des « présidents-à-vie » (protégés par l’Occident, pour les seuls intérêts occidentaux) » , P. 10

C’est l’abandon national qui livre la Jeunesse, pourtant levier fondamental du développement, sur les routes dangereuses de l’Immigration pour échapper à l’enfer africain : « Ces fils et filles d’Afrique partent du Cameroun, de la RCA, du Nigeria via la Libye jusqu’en Sicile ; de cette même Afrique profonde via le Niger, l’Algérie, le Maroc jusqu’à Melilla, en face Ceuta, ville espagnole. Longues pirogues de mer, bien incertaines, parties des côtes sénégalaises, mauritaniennes et guinéennes (Guinée-Bissau), abordent péniblement les rivages de Tenerife, chaque jour ou presque, depuis des semaines, des mois. La loi de ces rivages solitaires est expresse : la mort. » , P. 12

Passant outre les conventions, comme un appel à la subversion, le Pr Obenga dénonce l’attitude des dirigeants africains qui consiste à ankyloser l’énergie juvénile : « L’étonnant, c’est que la politique des présidents-à-vie, quoique élus au suffrage universel, démocratiquement, ne s’étonne de rien. Notre vie collective, publique, est vécue normalement, passivement, sans éveil critique, sans étonnement, sans questionnement (ce serait « subversif », et les capitaux étrangers n’aiment pas le « bruit », sic !). L’Afrique paralyse sa propre Jeunesse dans la non-pensée. C’est notre héritage culturel, ce genre de leadership, rassure-t-on. » , P. 20

Il poursuit : « L’Occident ne perçoit jamais l’Afrique que comme simple réservoir des matières premières stratégiques (…) Aucun amour de l’Occident pour l’Afrique. Aucun. C’est encore le moindre mal. Mais le non-amour des Africains pour l’Afrique frôle la folie criminelle. On ne peut pas se battre pour le développement d’une Afrique que l’on n’aime que du bout des lèvres. Des multi-milliardaires politiciens Africains ont sombré dans la non-reconnaissance africaine : c’est une leçon » , P 54.

Le Pr Théophile Obenga (au milieu), Henda Diogène Senny (à gauche, militant panafricain) et le Pasteur Shebuel Mowhou (à droite, Editions Ccinia Communication). Les 3 donneront une conférence le mardi 31 juillet 2007 au CAPE (Centre d’Accueil de la Presse étrangère - détails en fin d’article).

Loin, d’un catalogue de lamentations, toute une série de propositions pour mettre fin à la souffrance de la Jeunesse émaillent cet ouvrage. Sans enfermer la Jeunesse, non plus, dans l’homme révolté d’Albert Camus dont le succès importe peu, tant s’en faut, c’est véritablement d’une conscience victorieuse sous le vigoureux slogan « Africa must unite » de Kwame Nkrumah qu’il souhaite susciter chez la Jeunesse Africaine. Ainsi des « Symboles irréductibles » de M. Garvey à Th. Sankara en passant par B. Boganda, P. Lumumba, A. Cabral, S. Biko… dont le sang preux a été versé pour la dignité de l’Afrique sont rappelés à la mémoire de la Jeunesse Africaine.

En conclusion, avec une pédagogie soignée, le Pr Obenga a écrit un chapitre spécial ressemblant à un hymne à la Jeunesse, intitulé : « Appel à la Jeunesse Africaine », nous n’avons pu nous empêcher de produire quelques extraits ci-dessous :

(…) D’autres, parmi nous, n’entendent pas avec leurs oreilles et ne voient pas avec leurs yeux. L’imagination elle-même est en dysfonctionnement. L’aliénation, profonde, persiste. Heureusement ceux qui entendent et voient, imaginent et espèrent, doutent mais luttent, sont nombreux, et ardemment panafricains : Africa must unite.

Vaste cri de ralliement. Immense clameur continentale. La Jeunesse Africaine réalise de plus en plus, et nettement, que vivre dans l’histoire, en tant que sujets historiques, c’est imprimer sa marque aux temps historiques qui passent.

Les êtres humains en effet vivent dans un monde éthique, c’est-à-dire un monde de réflexion et de responsabilité : il est salutaire que la Jeunesse Africaine se fasse à l’idée de Renaissance Africaine, d’Etat fédéral panafricain continental, - ce qui est une idée de Grandeur Historique pour l’Afrique et pour la civilisation humaine qui s’en vient. La Grandeur est l’autre face du Bien, son immense signe dans l’Histoire.

Certaines notions empiriques et positivistes doivent être abandonnées, afin que la Jeunesse Africaine se dresse et s’engage résolument dans le monde éthique de l’histoire humaine.

Jeunesse Africaine, fière, brave, debout ! Le moment historique approche opportunément !
Regarde ! Le soleil ardent du continent est à son horizon oriental, juste levé, t’apportant vie et santé, énergie et intelligence, amour et contentement plénier. Tu espères, par ton travail, donner le meilleur de toi-même au continent.

Il se raconte beaucoup de choses à ton sujet. La politique des programmes d’ajustement structurel, neufs et vieux, t’est suicidaire. L’immigration, même agréée, est choisie. Il n’est pas certain que ton bonheur puisse définitivement en dériver. Coriace, le virus du sida t’a été inoculé par la méchanceté occidentale. C’est la logique constante des pays du Nord depuis les codes noirs du Siècle des Lumières : atteindre, paralyser, au mieux éliminer les forces vives et juvéniles du continent pour le pomper en toute tranquillité. Les « pères fondateurs » et les « présidents-à-vie » ferment les yeux et croient servir l’Afrique.

Jeunesse Africaine, fière, courageuse, debout ! Les circonstances te sont plus que jamais favorables.
Sache, tu le sais : la paix dans le monde n’est pas encore au rendez-vous avec elle-même, en dépit des efforts de Albert Luthuli, Martin Luther King, Nelson Mandela, Desmond Tutu et Wangari Maathai, tous Prix Nobel de la Paix. Il est à remarquer que l’ANC est le seul parti politique à avoir reçu trois fois le Prix Nobel de la Paix au 20ème siècle.

Tu le sais tout autant : l’énergie (pétrole, gaz naturel) divise profondément les nations, la communauté internationale (ce qu’il en est de ce mythe du 20ème siècle).

Ainsi aussi de la science et de son application : la maîtrise et la pleine possession du nucléaire sont cause de conflits éventuellement tragiques pour l’humanité. Mais cela n’exclut pas de penser sérieusement au Programme du Nucléaire civil africain. En se globalisant, le commerce engendre des puissances géopolitiques et géostratégiques diamétralement opposées. Ainsi va la mondialisation. Outre l’amère ironie, la remise des dettes des pays très pauvres n’a rien qui vaille. La corruption ? Son royaume de prédilection est tout l’Occident, constant donneur de leçons. C’est son eurocentrisme tyrannique. Le paradigme Afrique-Asie paraît plus négociable, sans les vieilles couches psychologiques datant de l’ère coloniale.

Sache, tu ne l’ignores pas, Jeunesse Africaine : tu possèdes des symboles, nombreux, pour résister, lutter, réfléchir, imaginer, méditer, créer et gagner : de la reine Nzinga à Christiane Taubira en passant par Mary McLeod Bethune, Anna Julia Cooper, Sojourner Truth, Ida B. Wells, et Winnie Mandela et Miriam Makeba. Et aussi de Nat Turner à Lumumba, de Lumumba à Tom Mboya, de Tom Mboya à Cabral, de Cabral à Steve Biko. Telle est la chaîne panafricaine, solide.

Faut-il te rassurer en t’indiquant le chemin que tu connais déjà ? Ce long chemin qui va de Marcus Garvey à Thabo Mbeki en passant par Kwame Nkrumah et Cheikh Anta Diop et qui a pour nom : Panafricanisme, Etat fédéral panafricain continental, Renaissance Africaine. Et Bob Marley et Pierre Akendengué ont vivement célébré ce chemin d’espoir.

Suis ce chemin de gloire, d’honneur, de fidélité et de sacrifice. Suis-le. Elargis-le selon tes outils de travail, ton corps, ton esprit, ton intelligence, ta foi, ton amour patriotique.

En effet, la quête du destin africain et son accomplissement, à l’échelle humaine, n’est que ce chemin d’unité, de solidarité, de partage, de concertation panafricaine, de grande vision continentale, transcendant lignages, clans, villages, tribus, ethnies, Etats-nations, plaies des guerres civiles, précarités sociales, vulnérabilités psychologiques, fragmentations et fragilités politiques au plan mondial, international, planétaire. Dure et longue est par conséquent la tâche.

Dans le système solaire qui est le nôtre, l’être humain a ses origines paléontologiques, culturelles, sexuelles, spirituelles et réflexives en Afrique, berceau de l’humanité actuelle. Le savoir implique que l’Afrique sera toujours là, présente, active, dans la fabrication du futur de l’humanité. Il faut y préparer sa jeunesse.

Jeunesse Africaine, sois éveillée, plus que jamais ! Il s’agit de Toi, de ton avenir. De l’Afrique, de son futur. De l’humanité, de son ouverture à elle-même, de ses grands idéaux de civilisation.

L’Afrique n’a que trop subi le descriptif des autres : « l’Afrique noire est mal partie », « l’Année de l’Afrique » (qu’une pauvre année !), « l’Afrique des colonels », « l’Afrique fantôme », « l’Afrique ambiguë », « l’Afrique des tribus », « l’Afrique bloquée », « l’Afrique marginalisée », « l’Afrique pauvre, très pauvre, très endettée dans le sous-développement durable »…

C’est le découragement, source de pessimisme, que l’on veut théoriser pour mieux paralyser l’Afrique et, de la sorte, la piller systématiquement, sans le moindre scrupule. Parfois, souvent, avec des complicités politiques africaines.

Il y a un déficit théorique à combler. La Jeunesse Africaine, rurale, urbaine, intellectuelle, politique, artistique… doit produire ses propres paramètres et paradigmes : sur l’Afrique, ses nombreux problèmes d’éducation, d’emploi, de santé, d’économie, de solidarité, de législation, de coopération continentale, de nucléaire africain, d’ouverture mondiale, de science, de technologie, d’environnement…

Doit-on douter de la capacité de la Jeunesse Africaine à penser, à réfléchir sur la traite négrière, l’esclavage, la colonisation, le racisme, l’exploitation néo-coloniale, la francophonie, le commonwealth, le sous-développement, les cultures de rente, les programmes d’ajustement structurel ?

Doit-on minimiser la capacité de la Jeunesse Africaine à produire des idées, des cas de figure, des programmes, des activités à la suite de la lecture de Marcus Garvey, W.E.B. Du Bois, Aimé Césaire, Frantz Fanon, Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah, Julius Nyerere, Steve Biko ?

Les idées comptent, plus qu’avant, dans le monde contemporain : idées de démocratie, d’économie mondiale, de recherches scientifiques, d’identité et diversité culturelle, de philosophie, de violence ou de non-violence, de fondamentalisme théologique ou non, de sexualité humaine ou animale, de spiritualité, de gnose, de la vie dans l’univers. Quelles sont les idées des Africains, de façon originale et profonde, sur toutes ces immenses problématiques contemporaines qui engagent déjà le futur de l’humanité ?

Consommer les efforts réflexifs des autres, être pillé par les stratégies politiques et économiques des autres, jouer et chanter en marge de l’essentiel de « la Marche du Monde » : est-ce véritablement vivre en assumant sa part de responsabilité humaine ?

Les masques africains parlent à qui sait entendre et comprendre. Ils disent la vie, dans une affirmation presque dramatique. C’est qu’ils savent aller au fond d’eux-mêmes et des choses. Ils ont ainsi développé un grandiose et majestueux dialogue avec la nature. Retenons au moins cette capacité de tenir conversation entre nous-mêmes, avec nous-mêmes, avec le monde, avec les autres peuples, les autres civilisations de notre humanité. (…)

Panafricainement,

Hannibal

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 22:04

20 octobre 2008
Source : Tribune de Genève

 

Jean Ziegler: «L’Occident refuse de réparer ses fautes»
Le sociologue militant revient avec un livre-choc : « La haine de l’Occident » 

 

«C’est maintenant, tout à coup et étonnamment, que la mémoire blessée des peuples du Sud se transforme en une force historique. Si l’Occident reste arrogant, on marche vers la confrontation.»  

A septante-quatre ans, il n’a rien perdu de son ardeur au combat. Jean Ziegler publie «La haine de l’Occident» comme on jette un obus dans la mare. L’actuel membre du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU entend alerter les responsables, à ses yeux, de la discorde planétaire: les gouvernements occidentaux. Subsidiairement nous.

Vous décelez une irruption «soudaine» de cette «haine»… Pourquoi maintenant?

Il y a un mystère de la mémoire. Je prends l’exemple de la Shoah. Ce génocide effroyable était connu par tout le monde, en tout cas depuis le Tribunal de Nuremberg, en novembre 1945. Or ce n’est que de nombreuses années plus tard que l’Holocauste s’est installé dans la conscience collective. Celle-ci l’a refoulé durant près de deux générations, parce que c’était trop horrible.

 

Dans votre livre, vous parlez des peuples du «Sud»…


C’est exactement le même phénomène. L’esclavage a produit des horreurs absolues: chasse à l’esclave, transports transatlantiques de trois mois, viols des femmes, familles déchirées… Un exemple: au Brésil, dernier pays qui a aboli l’esclavage, l’espérance de vie d’un esclave était de 7 ans. C’était il y a 120 ans. Ou, d’autre part, les horreurs coloniales, les massacres à Madagascar et à Sétif, suivis de la décolonisation, qui remonte à 50 ans. Or c’est maintenant, tout à coup et étonnamment, que cette mémoire blessée devient une force historique…

 

Choc programmé ou réconciliation possible?


Ces peuples demandent des réparations et des excuses. Or l’Occident, aveugle, cynique et dominateur, refuse.


Il y a parfois, ici, des gestes dans ce sens. Or le «Sud» ne demande rien aux Arabes qui ont aussi été colonisateurs et esclavagistes…


Ce serait oublier que la haine ne s’alimente pas seulement à ce déni de mémoire. Alors qu’ils ne représentent que 13% de la population mondiale, les Blancs dominent la planète depuis 500 ans, à travers divers systèmes d’oppression. Et finalement, c’est le capitalisme globalisé qui fait mourir toutes les 5 secondes un enfant au-dessous de 10 ans. Comme l’a dit, je le cite, Edgar Morin, «la domination de l’Occident est la pire de l’histoire humaine dans sa durée et son extension planétaire».

 

Les nouveaux capitalistes indiens ou chinois font mieux?


J’ai anticipé cette objection dans le livre. Ces oligarchies financières existent, c’est vrai. Ils sont complices du système instauré par l’Occident.


Mais les pays africains les aiment bien, car ils ne les ennuient pas avec les droits de l’homme…


Ils n’ont pas encore compris que cette oligarchie chinoise, est complice du système abominable des Occidentaux.

 

Quelle serait l’utilité de s’excuser?


Si celui qui t’a matraqué s’excuse, il démine le terrain. Si celui qui t’a exclu reste arrogant, tu marches vers la confrontation. Ce livre aidera, je l’espère, à une prise de conscience en Occident.

 

Jean Ziegler, «La haine de l’Occident», Editions Albin Michel.

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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 16:00

20 octrobre 2008
Datoldé Sylvestre
Chargé des Relations Extérieures du CERDISOP
Source : TchadEspoir

 

Du Gabon au Tchad en passant par le Zimbabwé, le pouvoir est devenu la pierre philosophale aux mains des minorités ethniques qui, une fois se l'approprier, utilisent des méthodes abjectes pour le consolider. Pourquoi parler de Démocratie dans notre continent alors que les élections ne sont pas et au plus grand jamais transparentes? Pourquoi l'Union Africaine et certaines puissances colonisatrices ferment-elles les yeux sur les mascarades électorales en Afrique?
 
En mai 2006, l'aryen SS, cet exterminateur de la population, le sanguinaire Idriss Déby Itno est parti seul aux élections pour se proclamer lui-même président de la République. Ce chienlit d'élections a été passé sous l'oeil passif des grandes Institutions comme l'Union Africaine,la communauté Internationale pour ne citer que celles-là. Aujourd'hui,la France impérialiste a réussi à le maintenir à son siège malgré une multitude tentative de ses opposants militaire de le faire partir.

En dépit de ces élections bidons, ses amis hypocrites de l'Union africaine lui ont adressé une fleuve de message de félicitation. Au Gabon, le méphistophèlès Omar Bongo Odimba,seul président né pour gouverner ce pays s'est maintenu contre vents et marées depuis des années au pouvoir, réduisant ainsi l'opposition au silence. Parodie de démocratie.

Pour le vieillard au visage ridé, Robert Mugabé, cela dépasse l'entendement. Il a organisé les élections à la zimbabweene en volant la victoire de son concurrent Morgan Changuiray. 48h après,il est accueilli à bras ouvert par les adeptes de l'occultisme qu'est l'Union africaine au sommet des Chefs d'Etats hypocrites. Omar Bongo O., l'un des présidents occultistes lui a formulé un syllogisme dont voici la teneur: il a été élu par le peuple, il est président, donc il est avec nous.

Ces Chefs d'Etat névrosés parmi tant d'autres que nous venons d'énumérer sont protégés par leurs bailleurs Occidentaux parce qu'ils sont les bons payeurs. C'est le faux rendez-vous du donner et du recevoir:ils ont bradé nos richesses minières aux Occidentaux contre la confiscation du pouvoir par les armes. Ce qui est subtil pour un cartésien, la soi-disant communauté internationale, au lieu d'être rigoureux avec ceux là qui obstruent l'émergence d'une alternance démocratique en Afrique, joue à la naïveté en faisant semblant de condamner cette barbarie contemporaine. Mais après, c'est le silence de mort puis le renouement avec ces États spoliateurs qui leur facilitent le bradage de nos ressources minières.

Quant à l'Union africaine, sa nouvelle méthodologie consiste à condamner dans un premier temps les mascarades puis à revenir proposer un gouvernement de coalision où le vainqueur des présidentielles devient Premier Ministre et le perdant reste président. Sale méthodologie.

Au lieu de tendre vers l'idéal démocratique, l'Union africaine et la Communauté internationale encouragent la résurgence du despotisme en Afrique. Ainsi va, dans notre continent, la démocratie à la façade imposée par l'hexagone. 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 02:31

19 octobre 2008
Source : ANR

 

Nouvelles réponses au discours de Dakar :

DISCOURS  DE  DAKAR : UN  NOUVEAU  LIVRE  ET  DEUX REACTIONS ! AVEC  SARKOZY  LE  NEGROPHOBE.

« Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy », sous la direction d’Adame Ba Konaré (ancienne première dame du Mali), Editions La Découverte, 348 pages, 22 euros,  date de sortie à Paris, 16/10/2008.

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Réaction 1 :

En lisant les différents commentaires, on devine aisément ce que vaut un Noir. C’est vrai qu’il y a quelques commentaires objectifs et réalistes. Il n’y a pas une autre manière de faire aujourd’hui que de choquer l’homme noir pour le faire réagir. Guaino et Sarkozy ont dit ce qu’ils pensent et je trouve qu’ils disent vrai, l’objectivité de ceux qui se disent intellectuels africains demanderait de voir la réalité en face. L’Africain ne sait pas faire grand-chose, du moins jusque-là n’a rien prouvé, à part faire des enfants au hasard. Notre passe-temps favori, c’est critiquer nos présidents et dirigeants, alors que chacun de nous ferait pareil s’il lui était donner de diriger.

L’Homme noir n’est jamais rentré dans l’histoire que par des drames et non par des évènements qui apportent quelques choses à l’humanité. Nous pleurnichons toujours, toujours à la recherche d’aide ; l’éducation à l’africaine ne rend pas autonome, mais plutôt elle nous rend parasite et mendiant pour toute la vie. En Afrique, on fait un enfant comme un investissement pour le futur, les garçons pour pouvoir nourrir l’interminable famille de parasites et les filles pour être vendues (pardons mariées) à coup de millions. Ca, Guaino ne l’a pas inventé, ni Sarkozy d’ailleurs. Un africain veut toujours que les gens dans sa famille soient toujours pauvres et dépendre de lui pour mieux être le héros qui les fait vivre, il se sent fier en visitant sa réserve (village) car il y est acclamé comme le sauveur et le pourvoyeur de vivres.

C’est pour cela que nous ne pouvons pas aller de l’avant. Dans la plupart des pays de l’Afrique noire, le viol n’est qu’un fait divers ; alors c’est peut-être encore Guaino qui l’a inventé ou Sarkozy ? Je suis Noir et je ne peut pas en être fier, sinon c’est un orgueil stérile et débile.

Il n’y a qu’à voir en France comment vivent la plupart des noirs.  Certains qui étaient formés médecins qui sont en France comme infirmiers ou aide-soignant pour du fric soi-disant, ce qu’ils pouvaient gagner en étant videurs ; les filles qui se marient à des blancs qui ont deux fois leur âge, pour pouvoir être régularisées, d’autres qui font des enfants en nombre pour bénéficier des aides sociales ; pourquoi ne pas nous mépriser ? Les ressortissants des pays en guerres en Afrique ont peut-être une raison de fuir leur pays, mais ceux qui ne sont pas en guerre, ils fuient la misère diront-ils, ils ont quoi en France, au Canada ou en Occident en général ?

L’homme noir, qu’on le veuille ou non n’a pas de dignité, ou je dirai plutôt, préfère sacrifier sa dignité pour son instant grégaire.  Mes frères, croyez moi, ce sont toutes ces choses qui font le lit des discours comme celui de Sarkozy à Dakar. Le même président Sarkozy a été au Maroc, en Tunisie, a-t-il prononcé un discours pareil ? Si vous connaissez le Maroc, et les Arabes en général, vous saurez qu’ils tiennent plus à leur honneur qu’à l’instinct grégaire.

Le sida de nos jours est en train de décimer l’Afrique, dans certains pays de l’Afrique centrale, c’est l’horreur et personne d’entre vous ne s’inquiète. Tout est basé sur le sexe, en Afrique.  Amour = Sexe, dans la plupart des dialectes ; la quasi-totalité des cas de sida est transmise par voie sexuelle, des enfants de 13 ans sont enceintes. Qu’est-ce qu’un enfant de 13 ans peut apprendre à son enfant ? Il n’y a pas d’issue pour l’Afrique parce que nous refusons de reconnaître nos tares et sans savoir de quoi nous souffrons exactement, nous ne pouvons par trouver des solutions durables.  Sarkozy et Guaino n’y sont pour rien.

Réaction 2 :

En lisant le commentaire de Doc, on est un peu loin de l’approche intellectuelle du négativisme sarkozien. Certes, les noirs sont pauvres, ils ont le sida, ils mendient en France, il se marient à 13 ans, il font des enfants au hasard… mais donner ces exemples comme caractéristiques du noir est un leurre et même si vous êtes noir, je ne sais pas si ça vaudrait la peine de vous dire de prendre un bain analytique.

Vous devez chercher à trouver une définition exacte au mot « les noirs, les africains, les arabes… ». Je dirais là qu’il s’agit de concepts creux qui ne définissent personne et rien de concret.

Je suis noir, je connais la misère des noirs, je vis en Allemagne fédérale, mais si je n’étais pas né en Afrique je dirais que vous le Doc, vous mentez ; parce que ma description du noir en Europe ici est la même que celle du polonais, du turc, du russe et parfois même mieux que celui de l’arabe.

Nous ne devons pas confondre l’esclavage et l’esclave. Si on a réussi à nous coloniser, ce n’est pas dire qu’on est bête ou qu’on est des éternels bébés, non. C’est qu’à une époque de l’histoire nous avons perdu la guerre et sommes encoure sous les plaies. C’est tout.  Les journalistes le savent mieux, la guerre de la communication est la plus rude. On dit en Allemagne que plus le pays va mal, plus on montre l’Afrique pauvre. C’est juste pour dire aux blancs qu’ils sont mieux en tout cas. Parlant des médecins infirmiers en France, c’est votre émotion personnelle parce que vous ne connaissez pas grande chose du système. Un médecin formé en Afrique n’est pas reconnu en Europe et un médecin formé en Europe n’est pas reconnu au Canada.

En Allemagne, il y a 1000 médecins camerounais formés sur place et qui bossent comme médecins….

Pour rentrer dans le sujet, disons que la guerre est perdue en Asie et il faut désormais se concentrer sur l’Afrique. On a brusquement cessez de parler des « chinoiseries » pour parler d’un réveil du Dragon. Aucun Européen digne n’oublie ce que l’Europe doit à l’Afrique et sait également que le développement de l’Afrique passera par la perte de l’Europe.

Soyons unanimes pour certaines vérités, dire que l’Afrique n’a pas d’histoire c’est être malhonnête, Sarkozy et Cie le savent. Il existe en Afrique des écritures Africaine comme l’écriture touareg, haoussa, bamoum, éthiopienne… mais on ne connaît pas l’écriture françaises, les Gaulois n’ont pas écrit et sans la colonisation romaine, les Francs, les Lombards, les Ostrogoths et Visigoths ne seraient encore que de petits sauvageons.

Qui est donc dans l’histoire plus que qui ? Cessons de pleurnicher, construisons-nous d’abord des média pour faire notre propre propagande et, ensuite, rentrons chez nous construire notre économie. L’Afrique est déjà à 8% de croissance, lorsqu’on atteindra 14% on cessera d’être des nègres pour devenir des Africains.

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