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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 14:45

17 juin 2011

Le Potentiel

 

La Cour militaire de Gombe, qui siège sur le procès Chebeya, s’est encore donné une semaine pour rendre son verdict. Prévu pour hier jeudi 16 juin 2011, c’est à quelques minutes de l’ouverture de l’audience que la décision du report a été annoncée à l’assistance, médusée et désabusée en même temps. Dans le procès Chebeya, la vérité se fait toujours attendre.

Annoncé pour le jeudi 16 juin 2011, le verdict sur le procès Chebeya n’est pas tombé. La Cour militaire de Gombe qui siège depuis novembre 2010 sur le double assassinant de Floribert Chebeya et de son chauffeur, Fidèle Bazana, prend son temps. Elle s’est rétractée en dernière minute, promettant de clore définitivement l’affaire le jeudi 23 juin. Raison évoquée : l’indisponibilité de l’un des membres de la composition, empêché pour des raisons de santé. 

C’est le greffe de la Cour, représenté par la greffière en chef, Marie-Josée Benteke, qui a annoncé la nouvelle à l’assistance. «Le verdict a été reporté à jeudi prochain (le 23 juin). Il y a un juge de la cour qui est malade », a-t-elle déclaré, sans autre précision. 

Pour rappel, huit personnes, essentiellement des éléments de la Police nationale congolaise, sont impliquées dans ce procès en qualité de principaux accusés. Toutefois, seuls cinq prévenus ont comparu jusqu’à ce jour, les trois autres étant toujours en cavale. 

Dans son réquisitoire, le ministère public avait requis la peine de mort contre le colonel Mukalay, principal accusé, un lieutenant et les trois fugitifs. Alors qu’une peine de 20 ans de prison a été requise contre les trois autres accusés présents. 

A en croire des sources ayant été en contact avec le greffe de la Cour le mercredi 15 juin 2011, aucune ombre de doute ne planait sur le prononcé du verdict ce jeudi 16 juin. Souveraine, la Cour a déjoué tous les pronostics, s’adjugeant encore d’une semaine pour mieux rendre son délibéré, le temps, pour elle, de faire l’unanimité de ses membres. 

Comme toujours, ce report a suscité des commentaires en tous sens. Certains y ont vu une fuite en avant de la Cour, ballotée entre dire le droit ou protéger des intérêts en jeu dans ce processus sur lequel, rappelle-t-on, la communauté internationale entend voir la RDC faire la preuve de sa volonté de garantir les libertés individuelles et assurer une justice juste pour tous. 

La déception se lisait donc jeudi au sortir de la grande salle d’audience de la prison centrale de Makala. La partie civile, dépitée, n’a pas pu retenir sa désapprobation. 

 

Versions croisées 

La confusion et l'incompréhension étaient au rendez-vous déjà à l’entrée hier jeudi de la prison centrale de Makala. Des avocats de la défense et des parties civiles, plusieurs dizaines de militants des droits de l'Homme et même un représentant du ministère public au procès, qui n'avaient pas été informés officiellement du report de l'audience, se sont présentés comme prévu au centre de détention. 

Me Willy Bawikila, de la partie civile s’est dit surpris d'apprendre comme tout le monde que l'audience est reportée. Actuel directeur de l'ONG la Voix des sans voix (VSV), Dolly Ibefo, a parlé d’une manœuvre de la cour. Selon lui, «ce procès est une comédie». Le colonel Franck Molisho, du ministère public, a dit avoir appris sur place le report. «Comme toutes les parties» 

Décidément, le procès Chebeya est encore loin de livrer son secret. La Cour semble procéder par à-coups, entretenant le suspense sur la révélation du vrai coupable, selon le vœu des parties civiles. D’aucuns craignent que dans ces manœuvres, la vérité ne soit camouflée in fine. Cela après un procès qui a tenu en haleine l’opinion nationale et internationale. 

Pour l’instant, rien n’est encore connu. Seule la Cour militaire de Gombe détient le secret de ces sept (7) mois de grande bataille juridique. 



La RDC joue sa crédibilité 

Dans le procès Chebeya, la RDC joue sa crédibilité en tant que nation respectueuse des droits de l’Homme, d’une part. C’est la justice congolaise qui joue sa survie, d’autre part. Elle doit aujourd’hui prouver qu’elle s’est affranchie de la mainmise d’autres pouvoirs, notamment le pouvoir exécutif. Le procès Chebeya paraît donc comme un test sur la voie de la démocratisation de l’Etat congolais. 

Vu sous cet angle, l’enjeu confirme qu’une peur bleue s’est emparée de tout le monde, face au verdict qui sera prononcé. Sans anticiper, ce report devra permettre aux hommes à la blouse noire de crédibiliser davantage leur pouvoir régulièrement mis en cause par une opinion très critique à son égard. 

Militant actif des droits de l’Homme, directeur exécutif de la Voix des Sans Voix, Floribert Chebeya, 47 ans, a été retrouvé mort le 2 juin 2010 dans sa voiture sur la route de Matadi à hauteur de Mintendi, les poignets portant des marques de menottes. La veille en fin de journée, il s'était rendu à l'Inspection générale de la police pour un rendez-vous avec le chef de la police, l'inspecteur général John Numbi, suspendu depuis de ses fonctions. Son chauffeur, Fidèle Bazana, qui l'avait accompagné, n'a jamais été retrouvé. 

Selon le président des Avocats sans frontières/France, Me François Cantier Verdict, le procès Chebeya s'est tenu dans une atmosphère de tension permanente. Il a salué « l'immense courage » de ses confrères et des défenseurs des droits de l'Homme qui ont tenu jusqu’au bout pour faire éclore la vérité sur cette affaire. 

Menacées, les veuves de deux disparus se sont réfugiées à l'étranger. Avant de partir le mois dernier pour la France, Marie Josée Bazana (la veuve du chauffeur de Floribert Chebeya), avait supplié en vain qu'on lui rende les restes de son mari, pour pouvoir lui offrir une sépulture. 

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Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 00:42

3 juin 2011

Jeune Afrique

 

 

La RDC a annoncé vendredi avoir signé un décret visant à faire publier tous les nouveaux contrats miniers, pétroliers ou forestiers. Mais rien n’oblige le gouvernement à faire la lumière sur les anciens contrats tant décriés pour leur opacité par les ONG et l’opposition.

 

La République démocratique du Congo (RDC) deviendrait-elle plus transparente ? C’est du moins ce que tient à proclamer le gouvernement, à quelques mois des élections générales - présidentielle et législatives - prévues en octobre 2011. La preuve, la voici : selon un décret daté du 20 mai, publié sur le site du ministère des Mines, la RDC publiera désormais ses contrats signés dans les secteurs minier, pétrolier et forestier. Chiche ?

 

« Tout contrat conclu entre l'État congolais ou une entreprise publique et une société nationale ou étrangère pour l'exploration ou l'exploitation des ressources minières, pétrolières ou forestières sera publié dans les soixante jours suivant son entrée vigueur », indique le décret signé par le Premier ministre et les ministres des Mines, de l'Énergie et de l'Environnement.


Accords opaques


Le Journal officiel aura pour mission de publier les contrats, comme les sites internet des ministères concernés et les quotidiens locaux. L'ONG Global Witness, qui traque la corruption partout dans le monde, ne boude pas son plaisir : elle réclamait depuis plusieurs années une telle mesure « qui pourrait contribuer à réduire la corruption dans le pays si elle est pleinement appliquée », a-t-elle commenté vendredi dans un communiqué.

 

Le revers de la médaille : rien ne dit que l’annonce sera suivie d’effets réellement positifs. Des clauses contractuelles secrètes peuvent être envisagées et les moyens d’évasion fiscale sont si sophistiqués que même un gouvernement fortement déterminé a du mal à éradiquer la corruption. L'ONG regrette d’ailleurs la non-publication - à ce jour - des accords opaques conclus en 2010 dans les secteurs pétrolier et miniers avec des entreprises inconnues jusque-là.


Tout pour réussir

 

Autre problème : les modifications au contrat mines contre infrastructures signé en 2007 entre Kinshasa et un groupement d'entreprises chinoises restent secrètes. Le montant du contrat avait été pourtant sérieusement revu à la baisse en 2009, passant de 9 à 6 milliards de dollars.

 

La RDC a tout pour réussir : grande comme les deux tiers de l'Europe occidentale, elle possède un tiers des réserves mondiales de cobalt, produit 18% des diamants du monde. Mais cette richesse, présente notamment au Katanga, est aussi une malédiction : dans l'est du pays, la concurrence autour des minerais, dont l'étain et le tantale (tous les deux largement employés dans le secteur de l'électronique) alimente un conflit de longue date, rappelle Global Witness.

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 01:52

17 février 2011

Jean-Pierre Gaultier

 

Kagame cherche des complices à Paris

Accusé par l’ONU de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’actes de génocide contre son peuple, accusé de crimes de pillage des ressources minières et d’autres matières premières en RDC, le Président rwandais Paul Kagamé joue sa dernière chance pour échapper à l’étau qui l’étouffe, en entrainant plusieurs hommes d’affaires dans son écurie. 

Ses proches conseillers sans foi ni loi lui ont concocté un scénario digne des brigands de la Mafia, un scénario tellement fin qu’il pourrait séduire les investisseurs cupides et naïfs à la recherche des rares zones à fort taux de croissance dans ce monde en crise économique ! 

A ces « amis » investisseurs, il leur présente l’Est de la RDC comme un territoire sous protectorat en jouant la carte de la proximité avec Kigali, tout en soulignant l’éloignement et l’anarchie qui règne à Kinshasa.

Ensuite il leur propose un partenariat sans faille, en exhibant toutes les garanties d’un État dont il est le seul garant. Le marché est tellement juteux que le retour sur investissement n’est que de 24 mois ! Qui pourrait résister à ce piège aux apparences d’opportunités inestimables ? 

Le profit est tellement éblouissant qu’on oublie vite que ces matières pillées sont souillées de sang d’innombrables victimes dont on commence à entendre les cris de détresse. 

Les investisseurs français contactés par le Général Président rwandais ignorent-ils ce drame économique du nouveau Far West africain, région qui regorge d’immenses quantités d’or, de coltan, de diamant et d’autres bois précieux. 

Ne savent-ils pas que ces matières qui les intéressent sont exploitées par des miliciens de Kagamé qui sévissent impunément dans cette région ? 

Ignorent-ils que depuis 1996, Kigali est devenu le lieu de transit et de blanchiment de ces matières premières dont le parrain Kagamé veuille sur tout à la manière d’un Chef de la Camorra. 

Ce chef militaire qui n’avait rien lorsqu’il conquit le pouvoir en 1994 est devenu l’homme le plus riche d’Afrique centrale.

Il a entre autres deux avions de luxe qu’il loue à l’État à travers un contrat de dupes, il est propriétaire d’immeubles dans les quartiers chics de Londres, et de Hong Kong, des comptes en banque dans des paradis fiscaux dont les proches estiment ses avoirs à 1 350 000 000 dollars. 

Son allure d’homme austère et son tempérament taciturne déroutent plus d’un, sauf les Anglo-Saxons qui l’ont côtoyé et qui s’en éloignent dans la plus grande discrétion. 

Pourquoi cette place vacante ne mériterait-elle pas d’être occupée par quelqu’un pour garder la main sur la manne congolaise ! 

Dans le cadre de la prétendue réconciliation, la France ne pourrait-elle pas sauter sur l’occasion sans réfléchir et succomber en même temps au charme de ce stratège cynique invétéré, en espérant réaliser des profits faramineux ? 

L’appât est délicieux, la mécanique est en marche ! D’après son cabinet contacté à Kigali, le général Président va fouler le sol français vers le 12 mars où il sera accueilli avec tous les honneurs et en fanfare par le patronat français, qui l’a invité ! On oubliera aisément qu’il a été élu avec un score ubuesque, que ses opposants politiques croupissent en prison, qu’il a du sang sur ses mains ! 

Ce Kagamé est décidemment très malin surtout quand il « nique » la France comme dirait un rappeur enragé. Vive la France qui l’apprendra à ses dépens ! 

En effet, ce général dictateur ne s’arrête jamais ! Après avoir accusé les politiciens français de complicité de génocide, après avoir été le porte étendard de l’anti-France en Afrique, c’est au tour des opérateurs économiques français d’être « transformés » en complices du pillages des matières premières de la RDC. 

Grâce et avec le concours de ces hommes d’affaires qui méritent d’être connus par les victimes, le général Kagamé espère étouffer l’affaire de « pillage » des ressources de la RDC et continuer ainsi cette activité très lucrative en toute impunité. 

Dans le cas contraire, il ne sera pas seul à la barre !

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 23:36

30 janvier 2011

Source: Magazine Entreprendre 

 

La source dit bien par quelle perspective il faut comprendre l'article qui suit. J.A.

Au lendemain de l’ordonnance présidentielle prise le jeudi 11 septembre 2010 portant interdiction, jusqu’à nouvel ordre, de l’exploitation des minerais dans le grand Kivu (Maniema, Nord-Kivu et Sud-Kivu), plusieurs prédictions et analyses ont tablé sur l’inefficacité d’une telle décision.

 

S’amusant à dresser cinq mois après  un premier bilan des effets attendus de l’interdiction de toute activité minière dans le Kivu,  des organisations non gouvernementales nationales et internationales qui suivent la situation de très près relèvent que « l’anarchie continue à régner dans les zones minières au Kivu. Tout se passe comme si la mesure d’interdiction de toute exploitation minière n’a jamais existé », lit-on dans un rapport publié en décembre 2010 par l’ONG britannique Global Witness. Le même document souligne que la répression du gouvernement semble avoir eu peu d’impact pour endiguer le commerce illégal qui finance les groupes armés. A en croire les activistes congolais engagés dans la protection des droits de l’homme, les milices Maï-Maï, les éléments des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR, Hutu rwandais) et des soldats gouvernementaux continuent de profiter  de l’exploitation  minière illégale dans l’Est de la RD Congo, malgré l’interdiction décidée par Kinshasa.

 

L’ONU s’exprime. Les Nations-Unies affirment que « les opérations militaires menées contre les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) ont échoué à démanteler les structures politiques et militaires de l’organisation». Les FDLR continuent à recruter et se réinstallent dans de nombreuses zones d’où ils avaient été chassés lors des opérations militaires Kimia 2. Ils ont, depuis, fait jouer leurs «réseaux de soutien régionaux et internationaux» pour se procurer des armes et parvenir à exporter des minerais jusqu’en Europe ou dans les Emirats, ajoute ce  rapport.

 

Insécurité et pauvreté. Le principal objectif poursuivi par l’ordonnance présidentielle du 11 septembre 2010 était de rétablir la sécurité des personnes et de leurs biens en privant les groupes armés des ressources qui leur permettent de s’approvisionner en armes. Il était aussi entendu que les structures et réseaux de commercialisation des minerais allaient être démantelés afin de les obliger d’opérer à ciel ouvert. A l’heure du bilan, des observateurs notent que, d’une part, les opérations militaires engagées par 25.000 hommes des FARDC et soutenues par 15.000 casques-bleus des Nations-Unies (Monusco) pour traquer 5.000 rebelles des FDLR et des Ma¨-Maï n’ont pas permis d’anéantir les forces négatives. Prise en réaction au viol de plus de 300 femmes et enfants perpétré à Walikale entre le 30 juillet et Le 1er août 2010, l’ordonnance présidentielle du 11 septembre n’est pas parvenue à faire cesser les vols, pillages et assassinats dans cette partie du Congo.

 

D’autre part, la main d’œuvre civile qui a cessé toute activité d’exploitation minière aurait, par contre, sombré dans une grande pauvreté. Selon le chercheur Daniel Balint-Kurti de Global Witness, « les milliers de personnes qui survivaient grâce au commerce des minéraux sont devenus pauvres puisqu’ayant perdu une importante source de revenus. Qu’à cela ne tienne, les 27 carrières reconnues par l’Etat congolais et les 46 autres mines clandestines recensées au Nord-Kivu sont demeurées actives.

 

L’hypocrisie occidentale. Dans un rapport transmis au Conseil de sécurité de l’ONU, les experts des Nations-Unies auteurs dudit rapport n’ont pas eu leur langue dans la poche. Ils accusent nommément des entreprises et ONG humanitaires occidentales d’hypocrisie.

 

Selon l’ONU, des entreprises belges, britanniques, françaises, américaines, thaïlandaises et malaysiennes – en contact étroit avec des ONG humanitaires espagnoles, belges et italiennes – permettent à la rébellion des Hutu rwandais opérant dans l’Est du Congo de s’approvisionner en armes et munitions.   

 

Ce rapport précise que ces ONG ont totalement délaissé leur mission humanitaire pour soutenir les FDLR en leur fournissant même des renseignements de première nécessité qui ont affecté les opérations militaires conjointes Fardc/Monusco pour neutraliser les forces négatives. Pire, elles jouent les intermédiaires pour l’exportation frauduleuse des minerais congolais via l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi permettant ainsi aux FDLR de disposer des ressources financières très importantes, grâce à un réseau international.

 

La responsabilité congolaise.  Quasiment, tous les observateurs déployés dans le Kivu sont d’avis que « les groupes armés encore actifs dans l’Est et les hauts commandants militaires de l’armée nationale congolaise se disputent le commerce des minerais en République démocratique du Congo ». Le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), dirigé essentiellement par des Tutsi, les milices Maï-Maï constituées des combattants congolais et les hauts gradés des FARDC seraient donc impliqués dans l’affaiblissement de la mesure présidentielle.

 

En effet, bien qu’ayant officiellement rejoint les rangs de l’armée nationale congolaise début 2009, le CNDP conserve nombre de ses anciennes structures de commandement et a étendu son contrôle des régions minières depuis l’intégration de ses forces à l’armée. Dans le cadre de l’opération Kimia II soutenue par l’ONU, des unités de l’armée congolaise dirigées par d’anciens commandants du CNDP se sont emparées des sites miniers auparavant occupés par les FLDR et les ont exploités.

 

Cité par Radio Okapi (ONU), Jason Luneno, président provincial de la Société Civile du Nord-Kivu et natif de Walikale estime qu’«il est inadmissible que les militaires des FARDC envoyés sur le terrain pour protéger la population exploitent et commercialisent les minerais dans des carrés miniers ». Selon Radio Okapi, « la fraude à outrance constatée dans l’exportation des minerais à Walikale nourrit l’insécurité liée à cette activité, surtout que les carrés miniers de cette zone attirent des militaires des FARDC et des miliciens Maï-Maï qui s’adonnent à  une exploitation illégale ».

 

L’impunité et sanction. Des observateurs sont unanimes à reconnaître que si de 2006 à 2011, le Gouvernement n’a pas réussi à réinstaurer la paix et la sécurité dans l’Est, c’est en partie à cause de l’impunité. Les autorités congolaises tirent-elles aussi profit de la guerre et du business en cours dans le Kivu ? Sinon, comment interpréter la décision prise par Washington en janvier 2011 de retirer la RD Congo de l’Agoa, une liste des partenaires commerciaux des Etats-Unis d’Amérique du président Barack Obama ?

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 17:14

24 janvier 2011

Willy Kabwe

Le Potentiel

Moïse Katumbi tient le pari de la lutte contre la pauvreté au Katanga

 

L’Université de Lubumbashi et l’université chinoise de Zhejiang ont convenu de convoler en belles noces. Au menu : échange d’expérience, de technique et technologie en matière agronomique, mais voyage d’études pour les étudiants et les professeurs. Dans le même ordre d’idées, l’entreprise chinoise de Zhejiang établie au Katanga sous le label CDM a accepté de monter dans la province du cuivre une usine de fabrication de semences améliorées et d’engrais chimiques. C’est un cadeau de fin de mandat signé Moïse Katumbi Chapwe qui séjourne actuellement au pays de l’Empire du milieu. Objectif : pérenniser le programme de lutte contre la pauvreté dans le Katanga.

« Tumechoka mateso » (Nous en avons assez de la misère). Tel fut le slogan de campagne électorale de Moïse Katumbi Chapwe en 2006. Aussitôt investi comme gouverneur élu de la province du Katanga, celui-ci a annoncé ses couleurs : le développement du Katanga ne tient pas à ses richesses minières, car, celles sont épuisables. Au contraire, en développant l’agriculture, les Katangais n’auront jamais faim, voire leur territoire servira de grenier de toute la République. Ce fut un défi mais aussi un leitmotiv pour son mandat. 

Liant l’acte à la parole, il avait invité ses compatriotes au retour du travail de la terre. D’autant que la libéralisation de l’exploitation minière avait enivré la moitié de la population qui ne rêvait que du cuivre et du cobalt. Se tournant du côté des compagnies minières, communément appelées minings, il avait formulé une recommandation ferme : celles avaient l’obligation d’inscrire à leur programme d’actions au Katanga la culture des champs de maïs. Etant entendu qu’après le travail, chacun de nous a besoin de manger ; et qu’il sache, les produits miniers ne sont pas comestibles. 

En clair, Moïse Katumbi avait dit aux opérateurs miniers et aux mineurs que le boom minier ne devait faire oublier l’agriculture source de nourriture mais aussi de richesses et de développement. Il avait cité l’exemple des grandes puissances occidentales et d’ailleurs. Après quelques hésitations et réserves dues à une mauvaise interprétation de ce message, tout le monde s’est mis au pas et les résultats n’ont pas tardé à se faire sentir. De 1200 USD la tonne au début de son mandat, le maïs coûte depuis l’implication de tous 350 USD la tonne. Ce qui a mis fin à l’importation de cette denrée alimentaire de base. 

Tirant des leçons de cette expérience, le gouvernement provincial du Katanga a pris des contacts avec une « mining » implantée à Lubumbashi sous le label CDM et qui s’était montrée très intéressée. Et pour cause, elle est en réalité une filiale d’une grande entreprise chinoise de la province de Zhejiang spécialisée dans l’agroalimentaire. Renseignements pris, il sera découvert que Zhejiang abrite aussi une des grandes universités de la République populaire de Chine après Pékin. Il s’agit de l’Université de Zhejiang, un site gigantesque en pleine expansion qui s’étend sur plus de 5 mille m2. De ces échanges, est apparu l’intérêt pour le gouvernement provincial de rapprocher l’université de Zhejiang de l’Université de Lubumbashi, un des fleurons congolais. 

Pour la finalisation de tous les contacts, un déplacement vers la Chine s’était avéré indispensable. Aujourd’hui c’est chose faite. En compagnie de quelques membres de gouvernement, le gouverneur Moïse Katumbi séjourne à Zhejiang. Des échos en provenance de son cabinet, il nous revient que les deux universités viennent de signer un partenariat basé sur l’échange d’expérience, de technologies mais aussi de voyage d’études pour étudiants et enseignants. 

Quant à la maison mère de CDM à Zhejiang, elle a accepté d’implanter à Lubumbashi une usine de fabrication de semences améliorées et d’engrais chimiques. Deux volets indispensables au développement de l’agriculture dans le Katanga. De cette manière, le programme du gouvernement provincial de lutte contre la pauvreté sera pérennisé et le Katanga pourra plus tard devenir le grenier de la RDC et exporter son maïs vers les pays voisins. Il faut souligner en passant que cette usine constitue une expérience pilote qui s’étendra progressivement à d’autres provinces du pays, notamment les deux Kasaï, les deux Kivu, le Maniema et la province Orientale. Voilà un cadeau de fin de mandat tout en rose que lègue Moïse Katumbi à tous les Katangais mais encore à ses successeurs. 

L’Université de Zhejiang, est une université située directement sous l'administration du ministère d'Éducation de la République populaire de Chine. C'est une des universités les plus prestigieuses et les plus anciennes en Chine, qui fut surnommée « Cambridge de l'est ». Fondée en 1897 comme l'Académie de Qiushi, elle est située à Hangzhou, la capitale de la province de Zhejiang, et à 112 kilomètres de Shanghai, pôle économique majeur de la Chine. Sa devise est «vérité et originalité». 

Description

L'Université de Zhejiang comporte six campus. Le principal est Yuquan et les autres sont Xixi, Huajiachi, Hubin, Zhijiang, Zijingang. Elle couvre une surface de 5,33 hectares. Aujourd'hui, le nombre d'étudiants atteint les 40 000. En 2007, on compte 9300 qui étudient pour décrocher un master, et plus de 6000 doctorants. L'université est également ouverte sur l'international puisque plus d'un millier d'étudiants sont étrangers. 

Parmi ses 8 475 enseignants et chercheurs, il y a 14 membres de l’Académie chinoise des sciences, 9 membres de l'Académie d'ingénierie de Chine, plus de 1172 professeurs. Avec une surface de 59000 mètres carrés, la bibliothèque a une collection de plus de 6 millions d'ouvrages. De plus, l'Université a six hôpitaux rattachés aux campus.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 17:04

24 janvier 2011

Digitalcongo.net

 

Il y a huit articles de la Constitution de février 2006 qui ont été concernés par la révision de janvier 2011 de cette Loi Fondamentale de la RDC et les matières modifiées ne se limitent pas au scrutin présidentiel mais à plusieurs autres dispositions importantes bien que celles-ci n’attirent pas suffisamment d’attention

Le Président de la République sera désormais élu à la majorité simple à un tour, aux termes de la révision constitutionnelle adoptée par les deux chambres du Parlement réunies en congrès et dont le texte a été promulgué jeudi soir par le Président Joseph Kabila Kabange.

Le précédent texte de la Constitution de février 2006 prévoyait une élection à deux tours, à la majorité absolue.Huit articles de la Constitution du 18 février 2006 étaient concernés par la révision. Outre l’article 71 alinéa 1 révisé, qui prévoit l’élection du Président de la République à un tour, à la majorité simple, les sept autres apportent des innovations constatées respectivement comme ci-après. L’article 110, qui traite de la perte du mandat d’un parlementaire, stipule désormais que lorsque ce dernier est nommé à une fonction politique incompatible avec son mandat, il peut, à la fin de cette fonction politique, retrouver son siège au sein du Parlement.

Les articles 197 et 198 relatifs aux institutions provinciales permettent désormais au Chef de l’Etat d’arbitrer les conflits dans les institutions provinciales, à la suite de nombreuses crises enregistrées dans leur fonctionnement au cours de l’actuelle législature.

Ainsi le Président de la République peut, aux termes des articles révisés, relever le gouverneur de ses fonctions ou dissoudre l’Assemblée provinciale en cas de crise au sein de l’institution provinciale.

L’article 149 place les magistrats du parquet sous l’autorité du ministère de la Justice, tandis que l’article 208 donne pouvoir uniquement au Chef de l’Etat d’appeler le peuple au referendum.

Aux termes de l’article 226 révisé, la programmation de l’installation des 26 provinces prévues par la Constitution est laissée aux bons soins du législateur, compte tenu des difficultés rencontrées dans sa matérialisation, et ne répond plus aux dispositions antérieures qui en fixaient la période de manière constitutionnelle.

Enfin l’article 126 intègre une disposition qui oblige le gouvernement de demander au Parlement les crédits provisoires lorsque le budget n’est pas voté à temps.

Cette révision constitutionnelle, particulièrement celle de l’article 71 alinéa 1, avait soulevé un tollé dans l’opposition, qui estime qu’un Président élu à la majorité simple à un tour n’aurait pas la légitimité nécessaire pour gouverner un pays comme la République Démocratique du Congo, une mosaïque de plus de 400 tribus.

Le camp de la majorité, initiateur de la proposition de révision, évoque notamment une contrainte budgétaire, le processus électoral devant avaler près de 800 millions de dollars. Il balaie, par ailleurs, l’argument de légitimité évoqué par l’opposition, en rappelant que le système de l’élection à un tour pratiqué dans divers pays du monde, qu’il s’agisse du suffrage universel ou de l’élection au second degré au Parlement, n’a jamais conduit à la contestation de la légitimité du Président élu, même si les suffrages ayant consacré la victoire du candidat sont ceux d’une minorité par rapport à l’ensemble de la population du pays.

Plusieurs diplomates des pays partenaires de la RDC, qui ont eu ces jours des échanges de vues avec les autorités congolaises ainsi que certaines personnalités politiques qui se sont prononcées sur la question, ont estimé qu’ils n’avaient pas de jugement de valeur à faire sur cette révision qui reste, selon eux, une affaire de politique intérieure de la RDC, rappelle-t-on.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 16:58

24 janvier 2011

Maurice Khonde

Xinhuanet

 

La présence de Joseph Kabila à la tête de l'Etat congolais garantit les intérêts occidentaux

 

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a promulgué jeudi dernier le texte amendé de la Constitution de la 3ème République, en vigueur depuis 2006, au terme d'un débat qui a divisé la classe politique dans le pays.

Parmi les huit articles amendés figure notamment l'article 71 qui prévoit l'élection du président de la République à un tour et à la majorité simple.

Par ailleurs, l'article 110 institue le droit du député national ou du sénateur de retrouver l'exercice d'une fonction politique incompatible. L'articlé 126 intègre la disposition selon laquelle le gouvernement doit demander les crédits provisoires au Parlement lorsque le budget n'st pas voté à temps. L'article 149 donne autorité au ministre de la Justice en plaçant les magistrats du parquet sous l'autorité du gouvernement.

Les articles 197 et 198 relatifs aux institutions provinciales permettent désormais au chef de l'Etat d'arbitrer les conflits dans les institutions provinciales, à la suite de nombreuses crises enregistrées dans leur fonctionnement au cours de cette législature. L'article 218 autorise uniquement le chef de l'Etat à appeler le peuple au référendum.

L'article 226 propose la déconstitutionnalisation de la programmation de l'installation de nouvelles provinces et de la laisser aux bons soins du législateur.

L'ARTICLE 71, POMME DE DISCORDE DE LA CLASSE POLITIQUE

Des désaccords sur les amendements, entre d'une part le gouvernement et les membres du camp de la majorité présidentielle et d'autre part l'opposition, la société civile et l'Eglise catholique, persistent jusqu'à ce jour.

A la suite de cette tension persistante, le Premier ministre Adolphe Muzito a entrepris depuis jeudi dernier des consultations avec les différents ambassadeurs accrédités en RDC pour expliquer les raisons fondamentales du choix du scrutin à un tour.

Cee choix a été opéré suite à des contraintes politiques et financières, a-t-il déclaré.

Evoquant les raisons politiques, il a indiqué que le tour unique a l'avantage de fédérer les Congolais de tous les coins de la RDC dès le 1er tour, contrairement à ce qui a été observé en 2006 où l'on avait observé une tendance de division du pays en deux blocs (Est et Ouest).

Il croit également que la légitimité du président élu à la majorité simple est élargie par les élus du peuple qui reconstitueront sa majorité à la représentation nationale.

A propos des raisons financières, M. Muzito a souligné que le gouvernement, éprouvant des difficultés à réunir sa part de contribution financière de l'ordre de 400 millions USD, a jugé bon de recourir à la révision constitutionnelle.

L'OPPOSITION PROJETTE UNE PETITION POUR REVENIR A DEUX TOURS

Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle de 2011 et président de l'Union nationale des Congolais (UNC), avait annoncé le 16 janvier son projet de pétition pour modifier l'article 71 de la Constitution et revenir aux deux tours.

"Je vais proposer aux collègues de l'opposition et des forces vives que les pétitions soient initiées sur l'ensemble du territoire national, puisque la constitution le permet, pour se prononcer contre cette révision", a indiqué l'ancien président du Parlement et ancien fidèle du président Kabila.

Pour Jean Claude Mvemba, député de l'opposition, la balle est dans le camp de la population.

"La population a le droit de refuser une loi quand elle est taillée sur mesure. C'est le recul de la démocratie. Le peuple doit barrer la route soit par des pétitions soit par des villes mortes. Il y a plusieurs façons de dire non", a-t-il affirmé.

En effet, les parlementaires de l'opposition tant de l'Assemblée nationale que du Sénat avaient boycotté toutes les séances, lors du vote sur cette loi, indiquant que la procédure a été faussée.

"Pour nous, compte tenu du caractère inconstitutionnel de ce projet, nous estimons que la procédure a été faussée et cette question est non inscrite. Nous n'allons pas participer au Congrès, c'est une simple mascarade", avait regretté un sénateur du parti de l'opposition.

CRAINTE D'UNE CRISE DE LEGITIMITE POST-ELECTORALE

Le Réseau national des ONG des droits de l'Homme de la RDC ( RENADHOC), qui réagissait jeudi dernier, a désapprouvé l'initiative du camp du président Kabila de réviser la constitution.

Pour le RENADHOC, il y a risque que la RDC soit dotée de deux Constitutions à la fois et qu'elle soit ainsi plongée dans la jungle juridique et autres crises de légitimité post électorale.

L'Eglise catholique promet de se pencher sur cette question le mois prochain, lors d'une réunion du Comité permanent de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) qui regroupe les évêques catholiques de la RDC, selon une déclaration publiée la semaine dernière.

Cependant, avant la révision et la promulgation de la constitution, l'Eglise catholique avait donné sa position par la voix de son porte-parole, le cardinal Monsengwo Pasinya.

Pour le cardinal Monsengwo, "il faut que le président ait suffisamment d'assises dans le pays, qu'on le reconnaisse partout, qu'il ait au moins 50% plus 1 voix, c'est-à-dire 51%. on ne peut pas être chef de l'Etat d'un peuple qui a 100% en étant le chef de l'Etat de 20%. On est mal à l'aise soi-même", avait-il souligné.

LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ENGAGEE A SOUTENIR LE PROCESSUS ELECTORAL

La communauté internationale, qui avait accompagné la RDC lors de la tenue des élections de 2006, a promis de soutenir les prochains scrutins de 2011 à 2013.

Plusieurs ambassadeurs de ces pays accrédités en RDC ont promis leur appui au processus électoral, tout en refusant de se prononcer sur la question de la révision constitutionnelle, qui relève, selon eux, "de la cuisine interne de la RDC".

Cependant, la communauté internationale insiste sur la liberté, la démocratie et la transparence qui doivent caractériser ces élections. La Belgique et la Grande-Bretagne ont promis respectivement 20 millions USD et 30 millions USD à la RDC. La Russie a annoncé son appui logistique pour le transport des matériels. L'Union européenne, qui a déjà engagé près de 166 millions d'euros pour la révision du fichier électoral, a promis d'apporter sa contribution financière. 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 22:07

 

16 janvier 2011

Freddy Mulongo

 

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins, et on ne révise pas non plus une Constitution tous les quatre matins dans un pays responsable et démocratique ! Surtout pas pour des raisons fallacieuses, bidons comme l'ont fait les Joséphistes au Palais du Peuple. Un pays se construit démocratiquement avec tous ses fils et filles, avec des piliers de contre-pouvoirs: Une opposition institutionnelle respectée et protégée par ceux qui sont au pouvoir, des partis politiques qui fonctionnent sans entraves, une société civile écoutée, une justice indépendante pour tous, une presse libre et indépendante...Cela ne doit pas être un slogan mais être une réalité au quotidien ! Les Joséphistes ont prouvé à la face du monde qu'ils sont corrompus, véreux, rusés, gnomes, illusionnistes, fourbes, roublards, tricheurs, dribbleurs... Ils ont votés la révision constitutionnelle pour favoriser Joseph Kabila à l'élection présidentielle de 2011. Pour masquer leurs turpitudes ils entonnent à l'unisson la chanson:"Même à un tour le candidat de l'opposition peut gagner". En effet, les Joséphistes sont prêts à vendre le Congo pour un plat de lentilles !

Joseph Kabila, président à vie au Congo ? Photo Réveil-FM, archives

Pourquoi cette précipitation pour réviser la Constitution de Liège ? Pourquoi ce mépris du souverain primaire c'est-à-dire du peuple congolais ? Pourquoi avoir accepter que la Constitution de Liège ait été votée par en référendum en 2005 et le faire voter précipitamment par les Députés et Sénateurs ? La bande des Joséphistes croient comme fer que la République démocratique du Congo, notre pays à tous, est leur "Ligablo" en bons jouisseurs, ils estiment qu'ils doivent en jouir comme bon leur semble. Ils se trompent ! On ne peut justifier aucune violence mais lorsque notre parlement se transforme en ring de boxe. On ne peut que que s'inquiéter et s'interroger.On apprend que lors du vote de la révision constitutionnelle au Palais du Peuple, Evariste Boshab, le président de l'Assemblée nationale aurait été copieusement rossé par un Député du MLC, dans sa fuite Boshab aurait perdu quelques feuilles de notes...sans doute aussi quelques dollars pour corrompre ! Il serait sortie par la petite porte !

Kinshasa le 18 février 2006, sous un soleil d'aplomb, Joseph Kabila, promulgue la Constitution de Liège qu'il est entrain de combattre à 9 mois de la fin de son mandat. Photo Réveil-FM

Voici les 7 autres raisons pour les Congolais de s'indigner face à la révision constitutionnelle de l'AMP, Parti-Etat:

4. Kingakati Bwene, la ferme de tous les maux !

Mobutu Sese Seko se repliait à Gbado Lite quand il n’était pas dans le bateau présidentiel, le MS-Kamanyola. Joseph, lui, a trouvé son lieu de villégiature sur la route de Bandundu. Kingakati Bwene est une petite bourgade perdue où se dessinent des scénarii sur la gestion de la République démocratique du Congo. A deux jours du vote de la révision constitutionnelle au Palais du Peuple, Joseph a reçu 400 parlementaires (députés et sénateurs) dans la désormais célèbre «Ferme de Kingakati». Aux allures de garden-party, la rencontre a été l'occasion pour recevoir un mot d’ordre de vote en insistant sur la «discipline» avec enveloppes. Les parlementaires de l'AMP, Parti-Etat ont reçus chacun une enveloppe de 20.000 $ distribuée par Evariste Boshab et Augustin Katumba Mwanké, pour les Députés; Léonard She Okintundu et Henri-Thomas Lokondo pour les Sénateurs.

Souvenons-nous avant l'éviction de Vital Kamerhe au perchoir de l'Assemblée nationale. C’est à Kingakati qu' Boshab Evariste, a été choisi par Joseph Kabila lui-même, pour remplacer Vital Kamerhe.. Boshab a succédé à Kamerhe à la tête du parti présidentiel, le PPRD ; c’est encore lui, Boshab, qui a pris le siège de Kamerhe après sa démission. Selon certaines sources, le mercredi 15 avril 2009, «Joseph» aurait remis à chaque parlementaire une «enveloppe» contenant un montant oscillant entre 2.000 et 5.000 $. Et il s’était par ailleurs engagé à prendre à sa charge le solde à payer pour les véhicules 4x4 livrés à ses convives. La réunion s’est terminée par un grand barbecue. Le champagne avait coulé à flots. «Ce fut un géant méchoui. Une fête avant la fête. Champagne grand cru, grands vins, blanc et rouge, poulets, viandes diverses, saucisses grillées, etc." Pour cacher sa trahison à l'égard du Congo, Joseph s’est par ailleurs engagé à prendre à sa charge le solde à payer pour les véhicules 4x4 livrés à ses convives.»

Vital Khamerhe. Le président démissionnaire, également issu de l’AMP, a été éjecté de son fauteuil par sa propre famille politique, pour avoir osé critiquer la décision autocratique de Joseph Kabila. Une trahison de plus contre le Congo et les Congolais. Joseph, avait donné son accord, en janvier 2009, à l’entrée de l’armée rwandaise en RDC pour démanteler, aux côtés de l’armée congolaise, les bases des rebelles hutus du FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Vital Khamerhe, dans une intervention sur les ondes de la radio onusienne, avait alors qualifié cette décision de « très grave » pour le pays, signant ainsi sa déchéance. L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP, Parti-Etat, dont il était issu, avait mis tout en œuvre pour obtenir sa démission et celle du bureau qu’il dirigeait. Après quelques semaines de résistance, Vital Kamerhe avait finalement jeté l’éponge, le 25 mars 2009, à la veille de la visite de Nicolas Sarkozy, le président français en RDC.

Kingakati, c'est aussi le lieu où a eu lieu du 8 au 10 octobre 2010, un conclave entre les Chefs des partis et autres indépendants AMP, entre autres, le PPRD, l’ARC, le MSR, le RCD/KML, la CCU, le PDC, DCF-Cofedec, le PA, la CODECO, l’UNAFEC, l’UNADEF pour transcender leurs divergences en vue de consolider le leadership de Joseph Kabila, leur seul candidat-président. Enfin Kingakati, c'est le lieu où Armand Tungulu a été assassiné. Kingakati est plus que le lieu où se prenne des décisions névralgiques de la République, c'est le lieu de toutes les compromissions, les trahisons contre le pays avec des décisions alambiquées, l'achat et la corruption des parlementaires pour voter les lois en faveur de l'AMP, Parti-Etat, les nominations partisanes et farfelues, l'accueil des courtisans et le débauchage pour le clan des Joséphistes...o...

5. La peur bleue du grand débat démocratique !

La remise en cause de deux tours de l'élection présidentielle annule de fait le grand débat démocratique entre les deux candidats en lice au premier tour. Or la peur bleue de Joseph de se retrouver en face d'un bon tribun. Depuis 10 ans qu'il est à la tête du Congo, ses actes de trahisons à l'égard du pays sont avérés. Il n'a aucun bilan palpable à défendre si ce n'est les deux fontaines à Kinshasa qui n'arrivent même pas à refouler l'eau. Joseph peut-il tenir un débat de 2 heures face à Etienne Tshisekedi ? Vital Kamerhe, son ancien ami et défenseur ? Djamba Yohé ? Marie Thérèse N'landu ? Pasteur Théodore Ngoy ? Pasteur Jean Paul Moka ? Christian Badibangi ? et tant d'autres tribuns de l'opposition congolaise ? Non et mille fois, non ! Le Congo n'a pas recouvré la paix, le Congo n'est pays démocratique, le Congo ne respecte pas les droits de l'homme, le Congo n'a pas une presse libre et indépendante...

En 2006, Modeste Mutinga alors président de la Haute Autorité des Médias (HAM) s'était fait corrompre pour annuler le débat constitutionnel tant attendu entre Joseph kabila-Jean-Pierre Bemba. Contre espèces sonnantes et trébuchantes et postes, Modeste Mutinga et ses acolytes annulèrent le grand débat démocratique. Modeste Mutinga fut nommé Rapporteur au Sénat pour le compte de l'AMP, Parti-Etat; Esdras Kambale qui fut le Ier Vice-président de la HAM, est Ministre de la culture et des Arts; Dominique Sakomi Inongo devenu président de la HAM a été contraint, en mai 2008, de poser l'acte de Zachée en restituant 47 000 dollars américains, salaires de membres du Centre de monitoring des médias congolais (CMMC) avant d'être viré. C'est un seigneur de guerre Primo Mukambilwa qui préside l'étouffoir des libertés: la Haute Autorité de Médias (HAM) au profit de l'AMP, Parti-Etat

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC) dont la loi vient d'être promulguée en date du lundi 10 janvier 2011, ne risque-t-il pas d'être le clone de la HAM ? Voyez comment Malu Malu s'accroche à la CEI ! Le CSAC sera-t-il vraiment indépendant ? Les membres de CSAC ne risquent-t-ils pas de faire comme Modeste Mutinga, Esdras Kambale, Primo Mukambilwa... jouer aux prédateurs de la liberté de presse avec des décisions farfelues, monnayer des postes, se faire corrompre...?

6. Les politiciens-mangercrates !

La classe politique congolaise fait la honte ! Nos acteurs politiques sont trop versatiles et cela pénalise le pays:Ils étaient Kasavubistes à Joseph Kasa-Vubu, Lumumbistes avec Patrice Emery Lumumba, Mobutiste avec Joseph-Désire Mobutu Sese Seko, Kabilistes avec M'zée Laurent-Désiré Kabila, ils sont devenus des Joséphistes avec Joseph avec des retournements de vestes, chemises ... Les Mobutistes qui avaient traversé le fleuve Congo à pied pour fuir l'entrée de l'AFDL sont revenus et agissent avec amnésie désopilante comme s'ils n'avaient jamais été chassé du pouvoir. Seul la mangeoire compte. L'acteur politique congolais ne se bat pour ses idées et convictions mais veut à tout prit se retrouver à la mangeoire. La politique est le seul métier payant au Congo. Alors par opportunisme, avec l'idéal de la ventripotence, on fait de la politique pour manger. Et les mangeurs à tous les râteliers se retrouvent à tous les gouvernements et dans toute les institutions de la République. Comment comprendre Evariste Boshab qui se dit constitutionnaliste, qui avec Bob Kazadi Kabamba sont les deux seuls Congolo-Belges à avoir participé à la rédaction de la Constitution de Liège avec leurs compatriotes Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels...Le Belge Evariste Boshab qui préside notre parlement en toute illégalité et illégitimité sait-il au moins que la Constitution de son pays la Belgique nommée Constitution belge actuelle est la seule et unique norme juridique suprême qu'ait jamais eu la Belgique. Elle est dite « Constitution du 7 février 1831 » ou « Constitution du 17 février 1994 » car elle a été votée le 7 février 1831 par le Congrès national mais elle a été coordonnée le 17 février 1994. Elle instaure un système monarchique constitutionnel, parlementaire et fédéral. De sa création en 1831 aux années 1960 elle n'a quasiment pas été modifiée. Les premières modifications, ont eu pour but d'élargir le scrutin. Par la suite, elle ont eues pour cadre une décentralisation de l'État. La dernière modification date du 22 décembre 2008.

Comment Boshab a pu accepter qu'on révise la Constitution de Liège pour l'intérêt de Joseph Kabila ?

Science sans conscience n'es que ruine de l'âme. Evariste Boshab et les parlementaires du ventre ont peut-être des diplômes qu'ils accrochent comme des trophées sur les murs de leurs résidences, ils ne sont en rien des intellectuels. Nous espérons qu'ils sont fiers d'eux lorsque le matin, ils se regardent dans le miroir pour se raser. On devrait prendre le temps nécessaire pour réviser cette Constitution, pas pour de besoin électoraliste, partisan et mercantiliste. Les Joséphistes ont choisi la voie de déshonneur. Ils sont hués, conspués, sifflés, injuriés, insultés, apostrophés, vilipendés, abimés, diffamés, flétris, salis, calomniés, dénigrés, décriés ....par les Congolais !

7.Pluralisme politique et pluralité d'opinion

Le Congo n'est ni le Rwanda encore moins le Burundi qui n'ont que trois ethnies: Hutu, Tutsi et Twa (pygmées)Pluralisme politique-pluralité d'opinion. Les parlementaires Josépistes véreux qui veulent nous ramener à une dualité politique:Majorité présidentielle et une opposition voire un opposant ignorent les vrais soubassements des réalités politiques congolaises. La République démocratique du Congo, pays aux dimensions continentales, a plus de 450 ethnies, il est à craindre que l'émiettement du suffrage universel dans une compétition électorale pluraliste à un seul tour ne consacre l'avènement à la tête de l'Etat d'un président élu avec peut-être 10 % des voix exprimées par son seul groupe ethnique ou peut être encore par trois ou quatre de 145 territoires que compte la RDC. Dans ce cas précis, le président qui sera élu dans ces conditions sera contesté, voire rejeté par l'ensemble du territoire national faute de légitimité nationale. Ce qui entraînerait une situation chaotique hypothéquant ainsi l'avenir et le développement de la République démocratique du Congo.Le schéma politique des Joséphistes est faussé dès le départ, le résultat sera faux.

La réduction du scrutin de deux tours à un diminue ou, mieux, réduit ainsi les conditions d’aisance et de lucidité qui servent de sous bassement à une élection responsable et judicieuse, conditions pourtant garanties dans la présente constitution.Il est plus difficile de choisir judicieusement et en toute responsabilité un Président de la République sur une liste de plus de cinquante candidats que de le faire sur une liste de deux candidats et que, par conséquent, la possibilité donné aux électeurs de tamiser, au premier tour, les candidats et de choisir, au second tour, l’un sur les deux candidats restants permet aux citoyens en âge de voter d’exercer judicieusement et en toute responsabilité leur droit de vote.Ramener le scrutin de deux à un tour veut dire retirer au citoyen les conditions de mieux connaitre le candidat à élire et d’élire aisément, judicieusement, en toute responsabilité et en connaissance de cause après tamisage de candidat ; et ce, en l’obligeant, tout en sachant qu’il est analphabète, de choisir le Président de la République en une seule fois et sur une liste de plusieurs personnes.

 

Le scrutin à deux tours organisé en 2006 n’avait pas débouché sur une guerre identitaire en République démocratique du Congo. Les violences armées ayant opposé la Garde présidentielle de Joseph Kabila et la Garde de Jean Pierre Bemba n’avaient pas pour source le mode de scrutin ni la contestation des résultats électoraux. Elles sont intervenues plus ou moins un an après que Jean Pierre Bemba ait reconnu la victoire de Joseph Kabila.

Dossier à suivre !

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 00:41

13 janvier 2011

Christophe Rigaud

Afrikarabia 

 

L'Assemblée nationale de République démocratique du Congo (RDC) vient de donner son feu vert à la proposition de loi relative à la révision de certaines dispositions de la Constitution congolaise. Cette révision constitutionnelle permettrait de changer le mode de scrutin de la présidentielle de novembre prochain pour la faire passer de deux à un seul tour.

 

L'Assemblée nationale de République démocratique du Congo (RDC) vient de donner son feu vert à la proposition de loi relative à la révision de certaines dispositions de la Constitution congolaise. Cette révision constitutionnelle permettrait de changer le mode de scrutin de la présidentielle de novembre prochain pour la faire passer de deux à un seul tour. Un scandale pour l'opposition  qui a refusé de prendre part au vote et qui estime que changer les règles du jeu à la dernière minute n'a pour unique objectif que de favoriser le président sortant. En proposant un mode de scrutin à un seul tour, la majorité présidentielle estimait vouloir éviter un scénario "à l'ivoirienne" après le second tour. Au vue du tollé provoqué par le coup de force de Joseph Kabila, la révision de la  constitution risque de précipiter la RD Congo dans ce scénario bien avant l'élection.

 

Sur les 337 députés ayant participé au vote (à main levée), 334 ont approuvé le principe d'une révision de la Constitution, contre seulement 2 qui se sont abstenus, 1 seul ayant voté non.  L'Assemblée nationale congolaise a donc déclaré recevable la proposition de loi relative à la révision de la Constitution de la RDC, ouvrant ainsi la voie à un changement de mode de scrutin pour l'élection présidentielle, qui passerait de deux à un seul tour.

 

Signe des temps, le vote a eu lieu en l'absence des députés de l'opposition qui avaient quitté la salle afin de protester contre ce "tripatouillage de dernière minute".

 

L'opposition, toutes tendances confondues, rejette en bloc le projet de Joseph Kabila, soulignant qu'une élection à un seul tour est "dangereuse" et "rétrograde", ayant pour "unique objectif d'organiser la tricherie à grande échelle, et participe d'une dynamique de confiscation de tous les pouvoirs d'Etat par un seul individu", en l'occurrence Joseph Kabila. Si la modification du mode scrutin passe, le prochain président de République démocratique du Congo pourrait en effet être élu avec seulement 18 ou 20 % des voix !

 

Au vue de la levée de bouclier soulevée par ce projet, les futures élections de 2011 s'engagent bien mal en RD Congo. Les tensions sont déjà exacerbées entre opposition et majorité. Et le passage à une élection à un seule tour, pourrait même avoir l'effet inverse de celui promis par Joseph Kabila. Car, à vouloir supprimer le second tour de la présidentielle afin d'éviter les tensions entre les deux candidats du deuxième tour, comme c'est le cas en Côte d'Ivoire, le projet présidentiel pourrait déclencher une fronde anti-Kabila avant même le démarrage de la campagne ! ... avec affrontements, répression, arrestations arbitraires, muselage des médias... comme au Nigéria en 2007 ou en Côte d'Ivoire en 2010.  On peut même se demander aujourd'hui si les élections de novembre 2011 auront bien lieu à date prévue...

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 22:32

6 janvier 2011

Source: Afriscoop

 

La Rdc entre déjà à reculons dans l’année 2011 par le truchement de velléités verbales de ses gouvernants qui veulent réviser les règles d’un jeu électoral qui est déjà implicitement lancé.

Le pouvoir de Kinshasa ne veut pas que le syndrome de la victoire caressée et non obtenue par Laurent Gbagbo, lors du premier tour de la présidentielle ivoirienne, le contamine. Dans la perspective de la présidentielle de novembre 2011, le régime du Pprd envisage de modifier la Constitution congolaise.

A terme, il ne sera donc plus question d’organiser une présidentielle à deux tours comme c’était le cas en 2006. Les principales raisons évoquées par le Pprd sont le coût d’un scrutin à deux tours et les violences qu’il a engendrées en Guinée et en Côte d’Ivoire en 2010. Lorsqu’on veut mettre en place une orthodoxie financière dans un pays qui continue de se relever de longues années de guerres multiformes, quoi de plus normal ! Cependant, à voir les choses de près, la réalité est toute autre.

Kabila redoute l’union de l’opposition congolaise !!!

A Kinshasa, on fait visiblement déjà les calculs électoraux. Car, il est facile de se rendre compte que l’étau de l’Opposition est en train de se resserrer autour du président sortant, en prévision du scrutin présidentiel dans onze mois.

D’une part, le Mlc (principal parti d’opposition et de Jean-Pierre Bemba) demeure un grand rival sur la scène politique congolaise. D’autre part, Etienne Tshisekedi, éternel opposant congolais, s’est déjà lancé dans la bataille, en prévision du scrutin de novembre 2011, après un retour populaire au pays. Sans oublier que le parti présidentiel vient de perdre un de ses grands membres : Vital Kamerhe ; ancien président du Parlement congolais et directeur de campagne de J. Kabila en 2006, il est aussi déjà en course pour la présidentielle de fin d’année. Avec la singularité d’être un homme de l’est de la Rdc ; comme M. Kabila. Récapitulatif : en supprimant le mode de scrutin à deux tours, le Pprd entend donc opérer un tour de force dès le premier tour, tant les accusations de fraudes portées à l’encontre du parti présidentiel ont été nombreuses en 2006.

Avec une élection à deux tours, plus donc question d’affronter une grande coalition de l’Opposition dans un fatidique second tour. Surtout qu’au niveau du Pprd, on table déjà sur le fait qu’il n’est pas acquis que Kamerhe-Mlc et Tshisekedi coalisent leurs énergies, dans une consultation électorale à un seul tour, pour dégager un seul candidat. L’ego surdimensionné des opposants africains passera aussi là. Seule inconnue dans ce bras de fer juridique qui s’annonce, quelles seront les réactions des opposants locaux et de la communauté internationale ? Le régime de Kabila a dû sûrement déjà envisager cet aspect de la chose.

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