Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 01:50

2 juin 2010

Radio Okapi

 photo_chebeya.jpg

Floribert Chebeya n’est plus. Porté disparu depuis le mardi 1er juin, le corps du président de l’ONG de défense des Droits de l’Homme la « Voix des Sans Voix » a été retrouvé par la police ce mercredi 2 juin dans la matinée à bord de sa voiture sur la route de Matadi vers Mitendi, dans la périphérie de Kinshasa.  L’information a été livrée à Radio Okapi cet après-midi par des sources policières. Disparu depuis hier aussi, on n’est toujours sans nouvelles de Fidèle Bazana, le chauffeur de Floribert Chebeya.

Rendez-vous avec l’Inspecteur Général

Lorsque Radio Okapi l’a interrogée ce mercredi en début d’après-midi, l’épouse de Floribert Chebeya croyait encore que son mari était vivant. Elle a décrit  l’emploi de temps de son mari dans la soirée de mardi:

« C’était hier vers 17 heures, mon mari m’a appelé pour me dire qu’il avait rendez-vous à l’IG (NDLR: Inspection générale de la police), et que le Général Numbi (NDLR: l’inspecteur général de la police) devait le recevoir vers 17 heures 30. Il m’a appelé, nous avons parlé au téléphone. Après quelques temps, il m’a envoyé un SMS pour confirmer qu’on allait le recevoir vers 17 heures 30. Comme je n’étais pas tranquille, je l’ai envoyé un SMS pour savoir s’il a été reçu. Il a répondu à mon SMS affirmant qu’il n’a pas pu rencontrer l’IG et qu’il faisait maintenant un détour à l’UPN. Je sais que mon mari ne fait pas comme ça et n’avait pas un programme pour se rendre à l’UPN».

Vers 21 heures, elle a tenté de joindre Floribert Chebeya au téléphone, dit-elle. Sans succès. Elle a multiplié les tentatives toute la nuit jusqu’à la matinée de mercredi. « Personne n’a décroché, même pas son chauffeur qui pourtant était avec lui », raconte-t-elle.

Les sources policières ont confirmé à Radio Okapi le rendez-vous de Floribert Chebeya à l’inspection générale de la police.

« Les défenseurs des droits de l’homme gênent »

« C’est le deuxième défenseur des droits de l’homme [à perdre la vie]. On vise les défenseurs les plus importants. Je peux le dire clairement, nous tendons vers les élections et les défenseurs des droits de l’homme gênent », a réagi l’activiste des droits de l’homme Robert Ilunga Numbi de l’ONG “Les Amis de Nelson Mandela”.

D’après lui, cet « assassinat est déjà une preuve…que les défenseurs des droits de l’homme ne sont pas en sécurité.»

Robert Ilunga a affirmé être aussi la cible des menaces.

« Lorsque nous disons que nous ne sommes pas en sécurité, nous voyons toujours le ministre de la Communication affirmer que nous sommes en train de vendre le pays. Moi aussi je suis ciblé. Si Chebeya aujourd’hui est mort, prochainement ça ne pourrait pas manquer être moi », a-t-il déploré.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 02:06

19 mai 2010

Source: Human Rights Watch

Lettre ouverte des défenseurs des droits humains dans le nord-est de la RDC au Président Obama

 

Votre Excellence, Monsieur Le Président,

Au moment ou vous apprêter à signer une nouvelle loi pour combattre le problème de la LRA, nous, défenseurs des droits humains du territoire de Niangara au nord-est de la République Démocratique du Congo, nous lançons un cri d'alarme.

Depuis 2009, les attaques de la LRA ne cessent pas de faire des victimes parmi la population civile. Nous avons trop souffert. Nous attendons une réponse forte de la communauté internationale et du gouvernement congolais pour mettre fin une fois pour toute à ce phénomène LRA. Il est nécessaire de mettre une place une stratégie pour protéger notre population et sauver les membres de nos familles qui sont toujours avec la LRA. 

Dans ce présent message adressé à Votre Excellence, Monsieur Le Président des Etats-Unis d'Amérique, la population de Niangara déplore le manque d'action efficace de la communauté internationale malgré nos appels répétés. Cependant, les ONG locales de défense des droits humains, qui détiennent des informations documentées sur ces atrocités, ne cessent de crier pour attirer l'attention de la communauté internationale et même du gouvernement congolais.

En décembre 2009, la LRA a massacré la population civile dans la localité de Makombo et ses environs en Chefferie Mangbele. Au moins 345 personnes ont étés tuées pendant le massacre et plus de 250 autres capturées. Nous continuons à découvrir les ossements des personnes non-enterrés, et le chiffre des morts n'inclut pas non plus les personnes noyées dans la rivière Uele lorsque la LRA a traversé la rivière avec ses prisonniers.

Depuis janvier 2010, des massacres similaires sont signalés dans les localités Kpanga, Mapi, Tende, Kpuru, et Nawoko dans la Chefferie Manziga située au nord du village de Niangara. Cette chefferie Manziga est entièrement occupée par la LRA à l'exception de son Chef-lieu, Nambia. La plupart des informations sur ces derniers massacres ne sont ni documentées ni vérifiées à cause de la présence de la LRA et de l'enclavement totale de notre territoire. Nous n'avons aucun moyen de communication pour transmettre rapidement les alertes de la population aux instances supérieures du gouvernement congolais et de la communauté internationale.

La population de Niangara se sent oubliée, abandonnée et sa souffrance semble faire naitre très peu de préoccupation de la part de la communauté internationale et de notre propre gouvernement. Nous pleurons les morts au sein de nos familles et nos amis qui ont été brutalement abattus par la LRA, et nous prions chaque jour que ceux qui sont toujours avec la LRA soient sauvés. Nous vivons chaque jour avec la crainte qu'il y aura encore des attaques par la LRA. Quelle chance avons-nous si personne ne veut entendre nos cris et si personne ne veut venir nous aider? Nous vous prions de ne pas nous laisser seul entre les mains de ces tuers.

Ainsi, les défenseurs des droits humains de Niangara formulent dans le message qu'ils vous adressent les recommandations ci-après :

·         Faire prendre conscience à la communauté internationale de la nécessité qu'elle agisse pour transformer l'approche militaire actuelle afin d'avoir des opérations plus ciblées et efficaces contre le commandement de la LRA de façon à épargner les civils innocents souvent pris entre deux feux.

·         Les UPDF, FARDC, la MONUC, et d'autres forces qui interviendraient dans l'avenir, doivent avoir tous les moyens de conduire ces opérations sans que la population n'en subisse les conséquences.

·         Elaborer un mécanisme pour identifier, arrêter, et punir les commanditaires des opérations LRA opérant à Niangara.

·         Appuyer l'installation des réseaux téléphoniques dans le territoire de Niangara ainsi qu'une radio communautaire pour informer les autorités et protéger la population.

·         Assister la population de Niangara, les déplacés, les ex-combattants LRA congolais, les enfants et adultes rescapés avec une assistance psychosociale et la fourniture de vivres et de biens de subsistance élémentaires.

Votre Excellence, cette lettre est un appel au secours. Nous connaissons la bonté de votre cœur et nous savons que vous seul pouvez apporter une réponse concrète, rapide et déterminante avant que nos femmes et nos enfants ne soient tous exterminés.

S'il vous plait, sauvez-nous.

Avec tout notre espoir et notre respect, nous vous remercions pour l'attention que vous portez aux congolais et pour la bienveillance avec laquelle vous recevrez ce message.

Veuillez agréer, Votre Excellence, l'expression de notre haute considération.

Les défenseurs des Droits Humains à Niangara :

1. Adam Matsaga
2. Jean-Pierre Angombe
3.
Mado Mersi
4. Bale Houssein
5. Mariam Gumete
6. Emabe Pandatimo
7. Jean-Baptiste Ngere
8. Aboubakar Ngata
9. Jules Dramdema Ali
10. Henri Kama Nomzier
11. Crispin Anigobema
12. Julienne Djomgane
13.
Tongolo Floribert
14. Dumossa Apolonaire
15. Massina Leonard
16. Siro Jean-Pierre
17. Dieu-donne Maka
18.
Dboyo Aniya
19. Tambuada Godelive
20. Souleyman Magwengasa
21. Odeka Mesior
22. Mulimu Mussa
23. Khbudri Kambabume
24. Mboli Foko
25. Meduama Jean
26. Mboli Nginayo
27. Kamegindba Gboma
28.
Konyebadi Lengeleng
29. Kateka Jean
30. Ngasadu Therese
31. Jeruane Mersi

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 19:38

29 mai 2010

RFI

 

  

L'ONU a adopté le 28 mai 2010, une résolution permettant de réduire les effectifs de la Monuc, rebaptisèe « Monusco » en RDC, d’au moins 2000 casques bleus.

 

 

 

C’est à l’unanimité que le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 28 mai 2010, la prolongation d'un an du mandat de la Monuc, baptisée désormais « Monusco », la mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC. Dans cette nouvelle résolution, le Conseil autorise le retrait d'un maximum de 2 000 casques bleus d'ici la fin du mois de juin. Le gouvernement se dit satisfait bien qu'il souhaite un retrait total fin 2011.

 

En réduisant les effectifs militaires de seulement 10%, l'ONU n'accède que partiellement au vœu du président Kabila qui a souhaité le retrait de tous les casques bleus d'ici la fin de l'année prochaine. Le Conseil de sécurité n'a programmé aucun calendrier de départ . En fait, les Etats membres estiment que la RDC n'est pas suffisamment sécurisée et stable pour envisager un retrait total de la mission. Une évacuation trop rapide fait craindre de nouvelles violences.

 

Dans ces conditions, le Conseil n'envisagera de reconfigurer la Monusco qu'en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain, et en fonction aussi du degré d'achèvement de plusieurs objectifs.

 

En clair, les Nations unies attendent de voir le résultat des opérations militaires menées contre les divers groupes armés dans les trois provinces de l'Est . L'ONU veut également évaluer la capacité du gouvernement congolais à protéger les populations et à imposer l'autorité de l'Etat sur tout le territoire.

 

Lors de sa dernière visite à Kinshasa, le chef de délégation du Conseil de sécurité, le Français Gérard Araud, avait déjà indiqué que le retrait serait fonction du terrain. Ces termes ont donc été repris dans la nouvelle résolution. Voilà qui devraient satisfaire les ONG qui, comme Oxfam, constatent que de nombreuses régions du Congo restent plongées dans l'insécurité et la violence.

La moindre réduction du nombre de casques bleus a déclaré, le 28 mai l'organisation britannique, pourrait être une mauvaise nouvelle pour les Congolais.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 18:47

29 mai 2010

Xinhuanet

 

 

La circulation illicite et la prolifération des armes en République démocratique du Congo (RDC) constituient une véritable calamité, une menace contre la paix et le développement intégral de l'homme et de la société.

Le vice-ministre congolais de l'Intérieur et de la Sécurité Georges Zuka a fait ce constat vendredi à Kinshasa, lors d'un atelier sur la mise en oeuvre du Programme d'action sur les armes légères et de petit calibre.

Il a souligné à cette occasion que le malheur de la RDC est d'avoir des hommes et des femmes qui utilisent des armes comme moyens de revendication et fonds de commerce, mettant la paix en cause et rendant le développement difficile.

De son côté, le secrétaire permanent de la commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre et de réduction de violence armée, José Ikongo, les situations de conflit ou de criminalité imposent des coûts exhorbitants aux Etats, aux communaités et aix individus car, elles conduisent à la fermeture des écoles, détruisent les familles, entravent le bon fonctionnement des infrastructures, affaiblissent l'Etat de droit et empêchent l'aide humanitaire d'atteindre les populations en dé tresse.

Il a réaffirmé, en établissant un lien institutionnel entre sé curité et développement que la réduction de ces aemes favorisera une approche intégrée à la construction de la paix, après des multiples conflits que la RDC a connis. José Ikongo estime en outre que la RDC peut jouer un rôle central pour appréhender ce problème de prolifération des armes légères et de petit calibre et de réduction armée.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 15:33

Lu le 28 mai 2010

Le Potentiel

 

Des officines occidentales ne démordent pas d’une obsession qui remonte à la Conférence de Berlin de 1885. De leur point de vue, la RDC, à l’instar de certains pays africains bien ciblés, devrait être démembrée et ses frontières redéfinies. Vigilance !


L’idée fait du chemin. Les apôtres de la redéfinition (par qui ?) des frontières des pays africains héritées de la colonisation ont la peau dure. Le 28 avril dernier, le très sérieux Foreign Policy Magazine a publié un pavé dans ce sens depuis les Etats-Unis d’Amérique.

Se référant aux tonitruantes déclarations du colonel Kadhafi, chef de l’Etat libyen, recommandant au Nigeria de résoudre le récurrent conflit interreligieux par la substitution du Nigeria actuel par deux Etats distincts : l’un musulman au Nord et l’autre, chrétien au Sud. Kadhafi préconisait même la création de trois ou quatre nouveaux Etats. Il a ouvert ainsi la boîte de Pandore et donné du grain à moudre aux prophètes de la balkanisation de l’Afrique. On connait la réaction d’Abuja envers Tripoli. L’aventure de l’Etat du Biafra, dans les années 1960, hante les esprits.

Bousculer le sacro-saint principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, c’est théoriquement se mettre sur le dos les pères fondateurs de l’Union africaine et, on pense, leurs successeurs. Seulement voilà. Une chose est de brandir le principe et une autre est de le fouler souverainement au pied. Exemple : le développement futur du Soudan - probablement en l’an 2011- et l’éventuel avènement d’un Etat du Sud-Soudan ne sont-ils pas avalisés par les élites africaines elles-mêmes ? L’Union africaine est-elle neutre ou aphone ?

Et pourtant, les adeptes de la balkanisation appellent de leurs vœux le démembrement de certains Etats ciblés pour soi-disant donner des opportunités de développement aux populations qui seraient délaissées par les pouvoirs centraux.

Un terreau pour des revendications

De la même manière qu’ils ont collaboré à la disparition de la Yougoslavie en Europe, c’est de la même façon qu’ils encouragent l’érection des Etats nouveaux sur les cendres des Etats dits « faibles » ou « insuffisamment gouvernés ». La Somalie est tombée dans l’escarcelle. Mais la suite ? Moins enviable, en tout cas.

L’analyste du Foreign Policy Magazine considère par ailleurs que les conflits intercommunautaires et interconfessionnels constituent un terreau pour des revendications séparatistes. Il suffit d’y ajouter la proximité avec des ressources naturelles d’une certaine importance pour aiguiser les appétits des indépendantistes, les encouragements des multinationales et l’activisme des trafiquants d’armes.

L’analyste pense aussi que le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation est un obstacle à l’émergence des Etats forts, viables et respectables. Il estime, en conclusion, que le bien-être des populations, la stabilité et la croissance économique de l’Afrique sont conditionnées par la redéfinition des frontières actuelles. Bref, la balkanisation de certains pays.

Test grandeur nature, le référendum de janvier 2011 au Soudan donnera à évaluer la crédibilité des élites africaines aussi bien politiques qu’intellectuelles. Toutes semblent avoir succombé aux miroirs aux alouettes. Car rien n’indique objectivement, comme le prétendent les « balkanisateurs », que la stabilité de l’Afrique ne pourrait provenir que du découpage et du démembrement des Etats existants.

Plus sombre est le sort réservé à la RDC dans le magazine américain. L’auteur, G. Pascal Zachary, révèle que le pays de Lumumba et Kasa-Vubu figure dans le top de ceux qui sont visés par la démarche de balkanisation.

Pour la RDC, ce ne sera pas la première fois. Le pays a connu dans son histoire d’autres expériences de déstabilisation. La tentative de sécession, en juin et juillet 1960, par Moïse Tshombe au Katanga et Albert Kalondji Mulopwe au Sud-Kasaï avait été matée. Celle des « Nationalistes » qui écumaient la Province Orientale avait fait flop.

Une approche pragmatique

Mais, déterminés, les démons sont revenus à la charge en 1998 en utilisant, d’abord des Banyamulenge auxquels ils ont joint ensuite de nouvelles têtes de turc provenant d’autres provinces de la République. L’armistice a été signé à Sun City (Afrique du Sud) en 2003. Laissant sur leur passage une lourde ardoise après 5 ans de guerre civile et d’invasion étrangère : près de cinq millions de morts, des dizaines de milliards de dollars de ressources naturelles pillées et des infrastructures détruites.

Sans polémiquer ni avec l’analyste du Foreign Policy Magazine, ni avec ses souffleurs tapis dans l’ombre, Le Potentiel soutient qu’une telle initiative devra être suffisamment sophistiquée pour arracher l’adhésion de tous les 70 millions des Congolais. On l’a vu : la mayonnaise a toujours pris dans des territoires où les populations ressentent le mal de vivre ensemble, là où elles se rejettent mutuellement. Ou encore là où elles sont en froid vis-à-vis des gouvernants. Or, tous ces facteurs ne se retrouvent pas réunis de manière significative dans l’espace géographique congolais.

Ceci ne constitue pourtant pas une garantie pour le présent et l’avenir. Il importe donc que le gouvernement fasse attention aux facteurs qui ont déstabilisé ou risquent de déstabiliser les Etats. Il est urgent qu’il fasse des ajustements indispensables pour créer et maintenir la cohésion nationale. Et qu’il investisse dans le progrès économique et social des populations. En toute impartialité. Sans discrimination aucune.

En plus, le gouvernement doit se garder d’observer naïvement ce qui se passe ailleurs et dans le voisinage. Pour conjurer l’implosion tant annoncée, il tirerait grand bénéfice d’une approche pragmatique : dans le choix de ses partenaires, dans le choix de ses orientations politiques et diplomatiques. C’est à ce prix que pourrait encore être retardée la menace de balkanisation du pays.

En matière de balkanisation de l’Afrique, les experts occidentaux qui se sont chargés du dossier ont d’ores et déjà levé leurs options. En effet, le Soudan et la RDC sont bien placés, au regard certainement de leurs superficies, de servir de terrain d’expérimentation à cette version revue et corrigée du scenario monté il y a plus d’un siècle à la conférence de Berlin. Seulement, l’Occident oublie que les réalités ne sont plus les mêmes que celles qui ont prévalu lors du partage de l’Afrique entre les grandes puissances de l’époque.

Bien que jeunes, pour la plupart, les Etats africains se sont forgé une identité. En cinquante ans d’indépendance, ils se sont dotés d’une élite capable d’affronter l’Occident. Aussi, n’est-il pas fort établi que la pilule de la balkanisation passera avec douceur dans le mental africain comme ce fut le cas à Berlin à la fin du 19ème siècle. Et, en cette matière, la RDC regorge encore d’une série d’exceptions qui lui confèrent plus de particularité par rapport à son voisin du Nord. Car après toutes les tensions dans sa partie Est, le pays a prouvé à la face du monde son niveau de résistance à toute forme de partition. Depuis une décennie, le peuple congolais vit sous ce spectre de la balkanisation. En contrepartie, il a multiplié des stratégies pour contourner toute idéologie qui irait dans le sens de morceler son territoire. Aidé en cela par l’émergence d’une élite plus consciente et d’une Société civile très engagée. Mais aussi par les nouvelles technologies d’information, notamment l’Internet qui lui permet, partout où il se trouve de savoir, à la minute près, ce qui se trame contre sa patrie.

Entre le Soudan et la RDC, il n’y a donc pas commune mesure. Ce qui a été tenté au Soudan, encore que ce ne soit pas encore acquis, ne devrait pas être extrapolé aussi simplement en RDC. Terrés dans leurs tours d’ivoire, les experts occidentaux devraient revoir leurs analyses d’idées. L’Union européenne s’accroit chaque jour davantage, les Etats d’Amérique ont lancé l’ALENA, c’est que Le monde resserre ses liens et tend à devenir un village planétaire. Cela vaut alerte et opposition pour les bakanisateurs incrustés qui soutiennent, de manière absurde, que l’Afrique ne peut se développer qu’en éclatant en petits morceaux ou Etats nains.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 00:20

13 mai 2010

Source: Congo Tribune

 

 

Liste des personnes ayant participé à l'arrestation et l'assassinat de Patrice Lumumba

 

Les responsables de l’arrestation et de l’assassinat de Patrice Emery Lumumba de près et de loin doivent etre jugé par la justice . Pour le moment nous sommes préoccupés par la liberation du congo-Kinshasa qui semble appartenir au roi de belges. Nous sommes surpris de voir que  dans cette liste qui circule, les noms de deux fondateurs de l’udps y figurent. Nous citons Marcel Lihau et Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Il nous est difficile d’y croire mais dans la politique, tout est permis. Si le viavant Etienne Tshisekedi avait contribué de loin ou de près à l’assassinat de Lumumba, le peuple congolais doit le punir par les elections.

 

A. L’ONU

1. M. Dag HAMMARSKJÖLD Secrétaire général de l’ O.N.U. en 1960

2. M. Andrew CORDIER Secrétaire général de l’ O.N.U.

3. M. Ian BERENDSEN Officier néo-zélandais de l’ O.N.U.

4. M. Rajeshwar DAYAL Remplaçant de Andrew CORDIER

 

B. Les Américains

1. M. D. EISENHOWER Président des Etats-Unis d’Amérique 1957-1961

2. M. Allen DULLES Chef de la CIA en 1960

3. M. Richard BISSEL Chef des opérations de la CIA en 1960

4. M. Bronson TWEEDY Chef de la division Afrique de la CIA en 1960

5. M. Victor HEDGMAN Chef de station à Kinshasa de la CIA en 1960

6. M.Q.J. WIN (NOM de CODE, sujet non Américain; avec casier judiciaire pas vierge)

7. M.WI. ROQUE ( NOM de CODE, sujet non Américain; avec casier judiciaire pas vierge)

8. M.J. SCHEIDER Agent de la CIA de formation scientifique

9. M. Clare TIMBERLAKE Ambassadeur des E.U. au CONGO-Kinshasa

 

C. Les Belges

1. M. WEBER Officier Militaire Belge; Conseiller de TSHOMBE

2. M. LAHAYE Agent de a sûreté Belge, Conseiller de D. KANDOLO

3. M. MARLIERE Officier Militaire Belge, Conseiller de MOBUTU

4. M. HUYGHE Officier Militaire Belge, mercenaire au KATANGA

5. M. Julien GAT Officier Militaire Belge; Chef de la P.M. KATANGA

6. M. Comte H. D’ASPREMONT LYDEN Ministre Belge des affaires en 1960

7. M. Jules LOOS Conseiller militaire de M. D’ASPREMONT

8. M. Pierre WIGNY Ministre Belge des affaires étrangères en 1960

9. M. Georges DENIS Conseiller de KASA-VUBU

10. M. Victor TIGNEE Chef de cabinet de MUNONGO

11. M. Frans VERSCHEURE Responsable des services de police au KATANGA

12. M. Claude GRANDELET Lieutenant de la police militaire au KATANGA

13. M. Gabriel MICHELS Lieutenant de la police militaire au KATANGA

14. M. VERDICKT Officier militaire à la gendarmerie Katangaise

15. M. Marcel DUPRET Consul général Belge à Brazzaville

 

D. Les Français

1. M. Ch. DELAURE Agent Français se trouvant dans le sillage de YOULOU

2. M. GILLET Chef de l’arme de KALONJI au sud-Kasaï

 

E. Les Congolais de Brazzaville

1. M. Filbert YOULOU Président de la République du Congo-Brazzaville

 

F. Les Congolais de Kinshasa

1. M. Joseph KASA-VUBU Président de la République du Congo-Kinshasa en 1960

2. M. Justine-Marie BOMBOKO Ministre des Affaires Etrangères du Congo-Kinshasa en 1960; Président du collège des commissaires généraux investis par MOBUTU

3. M. Albert DELVAUX Ministre Résident en Belgique du Congo-Kinshasa en 1960

4. M. Joseph ILEO Sénateur Congolais en 1960

5. M. Joseph-Désir MOBUTU Chef D’état major de l’armée nationale congolaise en 1960 et précurseur du collège des commissaires généraux le 14/09/1960

6. M. Victor NENDAKA Administrateur de la sûreté intérieur congolaise en 1960

7. M. Gilbert PONGO Inspecteur de la sûreté intérieure congolaise en 1960

8. M. Albert N’DELE Vice-président du collège des commissaires généraux en 1960

9. M. Ferdinand KAZADI Commissaire Général à la défense en 1960

10. M. Damien KANDOLO Commissaire Général adjoint à l’intérieur en 1960

11. M. Jonas MUKAMBA Commissaire Général adjoint au travail, puis à l’intérieur en 1960

12. M. Etienne TSHISEKEDI Commissaire Général adjoint à la justice en 1960

13. M. Mario CARDOSO Commissaire Général à l’Education nationale en 1960

14. M. José NUSSBAUMER Commissaire Général à l’intérieur en 1960

15. M. Joseph MBEKA Commissaire Général au plan en 1960

16. M. Marcel LIHAU Commissaire Général

17. M. Albert KALONJI Ministre de la justice du Gouvernement ILEO en 1960

18. M. Emery Raphaël PENE-SENGA Chef coutumier tétéla ET membre de l’équipe transférant Lumumba au Katanga.

19. M. André OKUKA Ancien collaborateur de P.E. LUMUMBA

20. M. Moïse TSHOMBE Président de l’Etat du Katanga en sécession en 1960

21. M. Godefroy MUNONGO Ministre de l’intérieur du Katanga en 1960

22. M. Jean-Baptiste KIBWE Ministre des Finances du Katanga en 1960

23. M. Evariste KIMBA Ministre des Affaires Etrangères au Katanga en 1960

24. M. Pius SAPWE Commissaire en chef de la police au Katanga en 1960

25. M. Lucas SAMALENGE Sous-secrétaire d’état à l’Information au Katanga en 1960

26. M. Gabriel KITENGE Ministre Katangais

27. M. ZUZU Militaire Muluba


Louis richard Lumumba Jr
Sociologue et directeur général de l’organisation non gouvernemental
Les enfants de la terre p.e.l
Siret: 51017863500023

Adresse siége Administratif: 23 Avenue du champs elysée Paris / France
Tel: 0033625974505/ France
Tel: 0032489548517/ Belgique

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 15:10

16 mai 2010

Souce: Roger Bongos

 

 

Le bassin du Congo, deuxième poumon de la terre

 

Considéré comme le deuxième poumon de la terre après la forêt amazonienne, le bassin du Congo, constitue un grand réservoir de biodiversité. Ses forêts, victimes d’une exploitation abusive et ses espèces animalières sont aujourd’hui menacées d’extinction. Minée par la pollution et les activités clandestines d’extraction de minerais en tout genre, tout l’écosystème de ce vaste territoire fait les frais de l’instabilité politique, du manque de connaissance sur la nature de la prédation humaine et environnementale. Un fleuve en danger, c’est bien le Congo.

 

Hier, paradis vert sur terre. Aujourd’hui, en souffrance et presque en sursis, le bassin du Congo et son complexe fluvial sont-ils condamnés ? Les plus pessimistes vous diront oui. Il faudrait plus pour tout détruire, rétorqueraient les plus optimistes. Dans l’histoire bantoue, ce fleuve et ses nombreux affluents ont été le principal trait d’union. Il a été aussi l’un des principaux sites d’accueil des grandes villes sur ses rives. Elles ont nom : Mbandaka, Kisangani, Bangui, Brazzaville. Hier Léopoldville, aujourd’hui Kinshasa. Et encore.

 

La superficie du Bassin du Congo est estimée à 520 millions d’hectares, selon la Fao*. La forêt représente à elle seule près de 200 millions d’hectares, soit 38,4 % de la superficie du bassin. C’est donc 30% de la couverture végétale du continent africain qui s’y trouve et 19 pour cent des forêts tropicales du monde. Ces forêts disposent encore de produits ligneux et non-ligneux. Dans ce gigantesque réservoir, quelque 10 000 espèces végétales ont été identifiées, dont environ 3 000 endémiques. Le Bassin du Congo représente également 440 000 hectares de plantations forestières dominées pour l’essentiel par des essences à croissance rapide comme les eucalyptus et les pins.

 

Une terre en danger. Pour garantir la survie des différentes espèces de grands singes, les pays du Bassin ont décidé de créer des espaces protégés d’une superficie de 27 906 500 hectares environ, dont 35 parcs nationaux. L’avenir des forêts du Bassin est menacé par le commerce illicite du bois, le braconnage des animaux, la présence ou l’apparition de maladies tel le virus d’Ebola. Le commerce illégal des produits et la déforestation. « En terme de dégradation des ressources forestières du monde, il y a un vide. Chaque année 14 millions ha de forêts disparaissent. Celles du Bassin du Congo ne sont pas en reste », estime M. Jean Prospère Koyo, expert à la Fao.

 

Pour le directeur général de la Fao, Jacques Diouf, le Bassin du Congo enregistre chaque année une perte de 934 000 hectares de forêts. Le taux d’exploitation de la forêt varie d’un pays à un autre de la sous-région. Mais, dans l’ensemble, selon la Fao, les forêts du Bassin ont connu entre 1990 et 2000, une diminution de 8 266 000 hectares, soit un recul de 137 000 hectares par an. D’après la même agence des Nations Unies, deux causes principales expliquent la diminution progressive de la couverture végétale des pays du Bassin. Il s’agit notamment de l’agriculture itinérante et de l’exploitation du bois de chauffe dont la production a été évaluée à 67 millions de mètres cubes en 1998. En Afrique centrale, l’agriculture se développe autour des zones d’habitation et le long des axes routiers.

 

Peu de reboisement a été fait, souligne les experts de la Fao. On estime qu’environ 300 000 hectares ont été reboisés. Le président français Jacques Chirac, lors d’un des derniers sommets sur le bassin du Congo qui s’est tenu à Brazzaville, a affirmé que le commerce illicite du bois tropical des forêts du Bassin entraînera des pertes économiques de l’ordre de 10 à 15 millions d’euros chaque année. Par ailleurs, les espèces animales du Bassin sont victimes d’un braconnage sans précédents. Les animaux dont la présence favorise l’essor de l’écotourisme sont abattus par les braconniers pour diverses raisons. Le bongo, une espèce de grand singe rencontré en Rdc et au Congo, est recherché pour sa peau qui serait utilisée par l’industrie occidentale de fabrication de chaussures. Il en est de même pour les éléphants dont l’ivoire est très prisé par les fabricants de bijoux.

 

INTEGRATION ET SOLIDARITE

 

Les promesses de la Cicos

 

Initiative des quatre chefs d’Etat de pays d’Afrique centrale (République démocratique du Congo, Cameroun, Congo Brazzaville, et Centrafrique), la communauté Internationale du bassin Congo, Oubangui-Sangha plus connue sous le nom de Cicos a été mise sur pied le 6 novembre 1999. L’une des grandes missions de ce cadre qui s’apparente aux grands organismes de bassin comme l’Omvs ou l’Autorité du bassin du Niger, est d’améliorer l’exploitation et la gestion du bassin du Congo. Mais encore rendre plus accessible la navigation sur le cours du fleuve.

 

Délimité en 1885 par l’Acte général de Berlin, le bassin du Congo a pourtant mis beaucoup de temps à jouer le rôle d’intégration des peuples d’Afrique centrale pour des raisons strictement politiques. Les 11 pays qui profitent de la présence de ce large bassin, n’en ont jamais largement profité. Un comble dans une région qui reste l’une des plus arrosées en douce du monde. Et tout cela pour rien. Et les quatre pays cités dessus, avec l’Angola, avaient pourtant l’obligation de « domestiquer » cette voie d’eau pour la rendre plus accessible et désormais navigable.

 

L’accord du 6 novembre 1999 instituant un régime commun pour les quatre pays a été bien tardif si l’on sait que toute la pénétration coloniale depuis les années 1500 date des premières explorations, aura mis trop de temps pour impulser autour de ce fleuve mythique, les premiers gestes de solidarité entre un seul et même peuple : les bantous. Mais, du fait des égoïsmes et de l’absence de vision des chefs d’Etat d’Afrique centrale, mais aussi des prétentions non avouées d’hégémonies de certains présidents à l’époque de la guerre froide, ni l’immense projet de barrage d’Inga, encore moins, la mort lente du lac Tchad arrimé au fleuve Oubangui, un bras du Congo situé entre la Centrafrique et la République populaire du Congo, n’ont poussé les chefs d’Etat, à plus de solidarité et de partage.

 

Denis Sassou Nguesso, comme le président Joseph Désiré Mobutu, encore moins le Président Bokassa et ses successeurs n’avaient pas eu à cœur de pousser la région à plus d’intégration. Tous indépendants en 1960, ces pays et leurs dirigeants n’ont pas eu le génie politique de faire preuve d’initiative autour des richesses qui les réunissaient.

 

Le principal combat était de faire moins d’adversaires, de tuer les opposants politiques, de les jeter dans le fleuve, un lac ou dans une fosse. L’émergence d’un véritable creuset pour permettre le brassage des peuples en souffrira. Et par la suite, il n’est guère surprenant que ce n’est qu’à la fin de l’année 1990, à la veille d’un nouveau millénaire, que naît véritablement sur le tard la première communauté internationale de bassin Congo-Oubangui-Sangha. Pendant ce temps, l’Organisation pour la mise en valeur du Sénégal fêtait ses 27 ans. L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie, ses 21 ans, l’autorité du bassin du Niger ses plusieurs années d’existence.

 

Le plus bizarre dans ce processus lent autour du bassin du Congo, sera que non seulement, les documents instituant cet accord de 1999 n’a été signé que manière séparée et chacun dans leur bureau, par les chefs d’Etat concernés, mais l’organisation ne commence à fonctionner qu’en avril 2004. Pour le Colonel Benjamin Ndala, longtemps fonctionnaire au service de la Communauté Economique des Etats d’Afrique centrale (Cemac), aujourd’hui Secrétaire Général de la Cicos, « Tout de suite, on s’est rendu compte que l’accord en tant que tel ne pouvait fonctionner à cause de la présence de certaines incohérences administratives. On s’est aperçu que cet accord avait des limites et que la navigation n’était qu’un usage, même s’il était le volet le plus important pour l’Afrique centrale. Mais encore on avait vu qu’il fallait élargir les missions de l’organisation, selon B. Ndala, à la question de l’eau et de son usage. » Benjamin Ndala d’ajouter « qu’un additif a été fait instituant un régime fluvial qui englobe l’ensemble des usages de l’eau sur le bassin du fleuve Congo. » La preuve d’un manque notoire de perspectives. L’additif a été signé encore une fois par les quatre chefs d’Etat impliqués sans que personne ne bouge de son bureau autour d’une cérémonie solennelle qui permettrait pour une fois que les membres de cette communauté arrivent à sa voir et dialoguer largement sur l’état du bassin du Congo. Alors là, nouveau report. Et ce n’est que le 22 février 2007 que l’accord qui met en place de la Cicos, prend finalement effet. Sur le tard, mais mieux vaut tard que jamais.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 09:54

12 mai 2010

Source : Roger Bongos

 

Menace dans les Grands Lacs Kabila-Kagame : double complot d’assassinat dénoncé à Bruxelles

 

 

Au mois de Mars 2010, Filip Sakx, un sujet belge entre presqu’en catastrophe dans les locaux du quotidien le Soir à Bruxelles. il dit porter une information extrêmement sensible qui touche à la sûreté d’Etat congolaise et rwandaise. Un réseau de conspirateurs s’active à renverser le régime de Paul KAGAME à Kigali et, à défaut, celui de Joseph Kabila à Kinshasa.

 

 Loin de relayer une simple rumeur, Filip Sakx donne des détails précis et renversants, Il cite des noms. La rédaction du quotidien belge en reste interloquée. Parmi les meneurs du complot, il y a deux têtes d’affiche : Fabien SINGAYE et Jean Lu Habyarimana.

 

Le premier est une figure connue de la françafrique. Beau fils de Félicien Kabuya  l’un des financiers  du génocide, Fabien a été au début des années 90, deuxième secrétaire à l’ambassade du Rwanda en Suisse. Abusant de sa fonction, il espionnait les opposants du régime Habyarimana. il fut expulsé de la Suisse pour délit d’espionnage. Après le génocide de 1994 et chute du régime Habyarimana, il est allé s’installer en France.

 

Là, il a servi d’interprète au célèbre Jupe Bruguière. Et tout récemment, il a servi de facilitateur, à un certain niveau du moins, à la société Française Areva dans le dossier uranium en RDC. Aujourd’hui, Fabien Singaye est devenu conseiller spécial du président Francis Bozizé.

 

 Le second, Jean Luc Habyarimana, n’est autre que comme son nom l’indique il est le fils de l’ancien président du Rwanda tué dans un attentat d’avion le 6 avril 1994 à Kigali. A ces deux figures de proue s’ajoute plusieurs autres africains originaires du Tchad et du Gabon. il y a aussi, c’est le cas de le retenir, Bula MANDUNGU, fils de feu MANDUNGU Bula NYATI
Ce réseau a entretenu des liens très suivis avec Filip Sakx pendant plusieurs mois. Ensemble, ils réalisaient une collecte de fonds en faveur des populations africaines dans le cadre d’un projet humanitaire dénommé Joséphine Baker. Mais il s’est avéré par la suite que ces opérations financières avaient une finalité politique.


Grâce à l’appui de nombreux partisans recrutés via le net, ce réseau a réussi à récolter d’importantes sommes.


Celle-ci ont été par la suite ventilées auprès des différents membres de la famille Habyarimana. Rôdé dans la filière du diamant à Anvers, Filip Sakx a réussi à extorquer quelques aveux  à ses partenaires. Ils ne lui ont dès lors pas caché leur intention de renverser les régimes de Kigali d’abord ou celui de Kabila en cas d’échec de la première option.


Bavure policière


Mails le diamantaire belge n’est pas un enfant de chœur. Grâce à son  immense réseau dans le diamant, il apprend bien avent que cela ne soit officiel, tout du plan de rapprochement entre Paris et Kigali. Prenant peur, il décide de rompre avec ses partenaires et précipite les choses.


Une chasse à l’homme dirigé contre lui commence il se sent traqué et menacé de toutes parts. Redoutant le pire et craignant surtout la bureaucratie policière, il va se jeter dans ile bras de la Presse. Il espère ainsi faire s’ébruiter le complot et dissuader ses poursuivants.


Malheureusement, la rédaction du Soir ne marche pas à la hauteur de ses attentes. Le lendemain de son irruption dans les locaux du confrère belge, six policiers du Brabant Wallon viennent se saisir de lui à Anvers et ‘emmènent à la prison de Nivelles. Mais un détail étonnant: Filip Sakx est arrêté à la suite de la plainte déposée par MANDUNGU fils. Cela fait ainsi un peu plus d’un mois qu’il est réduit au silence au fond de sa geôle, il crie à la manipulation, disant que ses adversaires lui ont tendu un piège en vue de le réduire au silence.


Tardive réminiscence


On dormait sur ses lauriers au quotidien le Soir depuis l’arrestation de Filip Sakx. Mais lorsqu’une vague d’attentats a secoué le Rwanda sur fond d’attaque à la grenade, on s’est réveillé sans demander son reste de sommeil au Soir. Le réveil a été d’autant plus brutal que dans le sillage de ces attentats, celui de l’aéroport de Mbandaka en RDC a achevé de convaincre nos confrères belge que Filip Sakx disait peut être la vérité. Aussi avec un retard de 1 mois, soit du 31 Mars au 4 Mai, notre, confrère belge a-t-il décidé d’ouvrir le dossier dans ses colonnes. Seulement, la Police belge n’est pas encore parvenue à la même intelligence du dossier. Il est à craindre que le silence imposé à Sakx ne puisse profiter aux criminels.


Saks étant poursuivi par ses anciens partenaires pour un dossier d’affaires, la police va sûrement commettre l’erreur de ne poursuivre que cette seule piste. A la RDC et au Rwanda, qui sont les principaux concernés, de prendre l’affaire avec tout k sérieux qu’il faut car, il ne faut pas oublier que le rapprochement entre le deux pays se trouve dans la ligne de mire de la mafia internationale et régionale.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 17:04

10 mai 2010

Diffusion par e-mail

 

GRANDE MANIFESTATION


« Cinquante ans ont passé et le Congolais n'est pas encore libre. Cinquante ans ont passé et le peuple congolais est toujours tristement victime de la richesse de sous-sol et est accablé par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination, les guerres sans motif légitime, les souffrances de toute nature; cinquante ans ont passé et le Congolais vit encore sur l'île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité minière; cinquante ans ont passé et le Congolais languit toujours dans les marches de la société congolaise et se trouve en exil dans son propre pays. »


C’est pourquoi nous demandons aux amis du Congo et nous tous de la diaspora congolaise de nous réunir ce :



30 JUIN 2010 à BRUXELLES  13 heures pour UNE GRANDE MANIFESTATION

Place Poelart à côté du Palais de Justice de Bruxelles (métro : Porte Louise)

 

 


Pour tous ceux qui aiment encore le Congo, prenez déjà congé à votre travail et venez nous rejoindre.
P.S : Que chaque congolais puisse s’impliquer à cette organisation de la manifestation pour quelle soit une réussite. Le Congo appartient à tous les congolais, ne laissez pas la charge de la manifestation à une ou deux personnes.

GRANDE DIFFUSION

 

Gsm: 0488/89 84 56   ou  0487/ 92 29 00

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 02:55

7 avril 2010

Source: IFEX

 

 

Un éminent journaliste, qui couvrait régulièrement les conflits armés qui font rage dans l’est de la République démocratique du Congo, a été abattu le 5 avril, devant chez lui à Béni, au Nord Kivu, selon ce que rapportent Journaliste en Danger (JED) et d’autres groupes membres de l’IFEX. 

Des hommes armés portant l’uniforme militaire ont sauté sur Patient Chebeya Bankome, 35 ans, ont saisi ses cassettes vidéo, son téléphone mobile et son argent, puis ont ouvert le feu sur lui, l’atteignant de plusieurs projectiles. Il est le sixième journaliste tué dans l’est de la RDC depuis 2005. Bankome, mieux connu sous le sobriquet de Montigomo, travaillait pour plusieurs stations de télévision, dont la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC), qui appartient à l’État. Un journaliste local a déclaré que Bankome excellait à filmer et à couvrir la nouvelle, et qu’il couvrait les officiels municipaux et provinciaux. 

La presse locale a décrété deux jours de blackout médiatique afin de protester contre cet assassinat. « Les autorités locales ont des antécédents de négligence dans les enquêtes et d’échecs dans les poursuites des auteurs de meurtres commis contre les journalistes. Elles ne doivent pas échouer encore une fois », déclare le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). 

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article

Textes De Juliette