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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 00:35

1er février 2010
Freddy Monsa Iyaka Duku
Le Potentiel


Quelque chose va-t-il changer dans la région des Grands Lacs ? Question pertinente au moment où se succèdent les réunions d’évaluation de la situation dans la région des Grands Lacs. Un rapport, disons, des rapports seront remis incessamment à l’Union africaine et à l’Organisation des Nations unies pour s’adapter à la nouvelle situation qui est en train de se développer dans la région. Si l’on tient absolument à ramener la paix, la sécurité et déclencher effectivement le processus de développement des pays de l’Afrique des Grands Lacs.

Les « Envoyés spéciaux » dans la région des Grands Lacs ont eu une importante séance de travail la semaine dernière. Un mini « Conseil de sécurité ». Il s’agit des envoyés spéciaux dans les Grands Lacs de la Norvège, de la Suède, de l’Union européenne et des Etats-Unis. Etaient également associés à cette rencontre les co-facilitateurs de la Communauté internationale dans les négociations entre le gouvernement de la RDC et l’ex-mouvement rebelle, le CNDP. L’on cite le général Olusegun Obasanjo et Benjamin M’Paka. Sans oublier bien sûr Alan Doss, représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu et responsable de la Monuc.

Au terme de leurs entretiens, ils ont convenu d’adresser un rapport à l’Onu et l’Ua. Mais immédiatement après cette rencontre, le général Olusegun Obasanjo a déclaré que « beaucoup de choses se sont améliorées dans l’Est de la RDC depuis la signature de l’Accord de Ihussi en mars 2009 ». Toutefois, la Société civile du Kivu n’épouse pas totalement ce point de vue. Elle affirme que l’insécurité persiste et que les groupes armés, principalement les FDLR, sont présents et continuent à narguer les FARDC et la Monuc, prenant toujours en otage les populations civiles.

Ces réunions d’évaluation interviennent juste après le passage de la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, dans la région. Suivie des hauts responsables de l’Union européenne, et la dernière visite en date est celle de Steven Vanackere, ministre belge des Affaires étrangères. Réunions d’évaluation toujours qui se déroulent après une autre réunion d’évaluation qui s’est tenue à Matadi, dans la province du Bas-Congo entre les chefs d’Etat-majors généraux des armées congolaise, rwandaise et burundaise pour faire l’état des lieux de la coopération militaire et des opérations militaires conjointes Umoja Wetu, Kimia II et maintenant Amani Leo. Enfin, réunions d’évaluation juste au moment où le Conseil de sécurité a prorogé de cinq mois le mandat de la Monuc en exhortant le gouvernement congolais à poursuivre les différentes réformes, notamment dans le domaine de l’armée pour une « armée pluriethnique » avant de l’inviter à assurer la sécurité des biens et des personnes, sans oublier l’organisation des élections locales, urbaines et municipales.

On serait incomplet si l’on ne signalait pas qu’à l’occasion du IIIème anniversaire de la mise en œuvre du Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL, a levé une série d’options : agir à travers des projets à impact immédiat sur la paix et la sécurité ; neutraliser les forces négatives pour sortir la région des vices notoires des violences sexuelles, des violations des droits de l’homme, des déplacements des personnes à l’intérieur, de l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Tous ces faits exigent une nouvelle approche sur la paix, la sécurité et le développement dans la région des Grands Lacs.

2010 -2011 : GRANDES ANNEES POLITIQUES

Il est important de souligner que jamais une région n’accuse autant « d’Envoyés spéciaux » que celle de l’Afrique des Grands Lacs. C’est toute l’importance tant géostratégique qu’économique de cette région. Sinon, ils ne se précipiteraient pas au portillon pour avoir un « droit de regard ».

C’est dire que cette nouvelle approche de paix, de sécurité et de développement prendra également en compte les enjeux géostratégiques et économiques de la région ainsi que les ambitions de tous les pays qui s’intéressent à l’Afrique des Grands Lacs. Car, maintenant c’est l’après-guerre. La question est celle de savoir comment continuer à marquer sa présence pour ne plus être absent dans la région.

A ce sujet, des analystes ont déjà fait allusion à la confrontation « américano-européenne » autour des minerais de la RDC et des ressources nationales des pays des Grands Lacs. L’on ne serait pas surpris que dans la quête de stabiliser la région des Grands Lacs, les différents « plans » évoqués ici et là influeraient dans cette nouvelle approche de paix, de sécurité et de développement de la région des Grands Lacs.

Mais il y a des événements qui retiennent l’attention de tous les acteurs extérieurs. Il s’agit particulièrement des élections qui doivent se déroulent dans plusieurs pays de la région. Des élections et leurs impondérables susceptibles de faire émerger des nouvelles donnes aux conséquences imprévisibles. Tenez.

En l’an 2010, des élections présidentielles sont attendues au Rwanda, et celles législatives au Burundi. En 2011, la République démocratique du Congo organisera, en deux temps, des élections locales, urbaines, et municipales, et ensuite législatives et présidentielle. Il en sera de même de l’Ouganda où le président Museveni se prépare à succéder à lui-même.

Grandes années politiques dans ces quatre pays très sensibles dans la région des Grands Lacs. Toutes les organisations régionales et internationales s’intéressent à ces échéances politiques qui auront des effets d’entraînement sur la paix, la sécurité, la stabilité et le développement dans cette région.

CEPGL–CEA–CIRGL : DES MOMENTS DIFFICILES

La nouvelle approche devra absolument prendre aussi en compte l’existence de certaines organisations sous-régionales. De prime abord, il s’agit de la relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs, CEPGL. Communauté économique qui regroupe la RDC, le Rwanda et le Burundi. Cette organisation peut même être le « moteur » du développement de la région des Grands Lacs si jamais les barrières de la méfiance disparaissaient, et que l’intégration politique et économique sous-régionale devenait une réalité.

Mais dès lors que le Rwanda et le Burundi font également partie de la Communauté économique de l’Afrique de l’Est avec l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, la CEPGL risque d’en pâtir. Voire même la CIRGL tant il sera question de mettre en exécution le programme d’actions, « ces projets à impact immédiat sur la paix et la sécurité » dans la région.

Bien plus, l’un des points importants qui sous-tendent les conflits armés dans la région en souffrirait davantage dans sa phase d’application. Allusion faite « à l’exploitation illégale des ressources naturelles ». Pour que la « guerre des minerais » prenne effectivement fin, il faudrait que le processus de « certification des ressources naturelles », à l’image du processus de Kimberley pour le diamant, soit effectif au bénéfice des principaux minerais et ressources naturelles ; notamment le coltan, le bois, la cassitérite, le nickel…Un véritable défi à relever dans la mesure où les « faiseurs de guerre » ne sont pas toujours prêts à parler de la paix.

LA PART DE LA RDC

Le moment est crucial pour la République démocratique du Congo au centre de tous les enjeux dans cette région. C’est autour de la RDC que se décidera par conséquent cette nouvelle approche de paix, de sécurité et de développement. Il y a donc lieu d’être attentif à tout ce qui se dit et se prépare, en même temps redoubler des efforts pour qu’au plan national les institutions s’approprient cette démarche afin que la RDC soit effectivement partie prenante dans toutes les prochaines initiatives de sécurité et de stabilité.

Le premier rendez-vous aura certainement lieu au cours de ce mois de février à Bujumbura, dans le cadre du sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, CIRGL. Les intentions légitimes et positives de la RDC en vue de donner une nouvelle impulsion dans l’Afrique des Grands Lacs doivent être clairement affirmées.

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:20

23 janvier 2010
Faustin Kuediasala


Adoption d’une stratégie de lutte contre l’exploitation illicite des minerais dans l’Est

Le gouvernement vient de confirmer sa détermination de lutter contre l’exploitation illicite des minerais dans la partie Est de la RDC. C’est ce qu’a indiqué hier vendredi le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, au terme d’un séminaire centré sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre ce fléau, souvent mis en cause dans les tensions qui minent l’Est de la RDC.

Deux jours d’échanges à l’Hôtel Venus de la Gombe ont suffi pour le gouvernement, avec à ses côtés des partenaires extérieurs réunis au sein d’une Task Force pilotée par l’Union européenne, d’adopter une stratégie précise pour contrer ce phénomène qui, pour nombre d’observateurs, justifient les tensions permanentes sur cette partie de la RDC.

Cette stratégie devrait se matérialiser par la mise sur pied au sein de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM) du ministère des Mines d’une structure nationale de coordination et de suivi des actions à mener dans le sens d’assainir l’exploitation minière à l’Est de la RDC. Cette structure comprendra entre autres les représentants des ministères de l’Intérieur, de la Défense, du STAREC, et de l’Intérieur. Elle assurera le contact permanent avec la Task Force dans la mise en œuvre, l’évaluation et le suivi des actions prioritaires communes, et ceci principalement à travers les plate-formes de dialogue existant entre le Gouvernement et ses partenaires au développement, notamment le Groupe thématique Mines.

Dans ce cadre, le gouvernement a promis de mobiliser ses services pour la réalisation d’une cartographie ou mapping des sites d’exploitation artisanale et l’identification de ceux d’entre eux qui sont sous contrôle du gouvernement et de ceux qui ne le sont pas pour la traçabilité des flux matières. A ce sujet, le ministère des Mines par l’un de ses services, le Saesscam en l’occurrence, devait se charger au courant de cette année de reproduire la cartographie et de publier sur son site web la liste des sites identifiés.

C’est donc un nouveau cadre élargi aux partenaires extérieurs qui se met en place pour déployer de grandes actions visant à limiter l’exploitation désordonnée des minerais dans l’Est de la RDC.

Le nouveau cadre d'action

L’impulsion de ce nouveau cadre juridique se situe à deux niveaux. Au niveau national, il s’agit du renforcement et de l’application de l’arsenal juridique congolais existant à travers l’action que mènent déjà la Banque mondiale et la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) avec le ministère de la Justice. Au niveau international, par contre, il est prévu une série d’actions, notamment : l’établissement d’un cadre formel de collaboration entre le gouvernement et la Task Force qui pourra, si besoin en est, constituer la loi des partenaires ; le renforcement des capacités qui se résume par l’appui de la Task Force et des bailleurs de fonds dans le déploiement des services, la formation du personnel, l’acquisition des matériels appropriés, la collecte des statistiques et la sécurisation des zones identifiées, avec pour objectif le contrôle, au niveau international, des flux financiers des sociétés qui opèrent dans l’achat et la vente des produits miniers en dehors des normes légales congolaises. La lutte contre l’impunité, notamment par le retrait des forces militaires dans les zones d’exploitation et de commercialisation, fait partie aussi des actions à mettre en œuvre à l’échelle internationale. A cet effet, il a été précisé, au cours de ces deux jours, que le STAREC développe déjà une action de grande ampleur dans laquelle toute autre initiative de même ordre peut s’inscrire.

La diligence raisonnable qui vise principalement le respect par les investisseurs des lois du pays et des principes et outils de l’OCDE et de l’ITRI dans l’amélioration du climat des affaires ainsi que les initiatives régionales en vue de mettre sur pied un cadre concerté et harmonieux, à travers la Communauté économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) et la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs (CIRGL), avec en prime la transparence à travers le renforcement par le gouvernement, des mécanismes de l’ITIE sont autant d’actions que les participants à ce séminaire ont promis de mettre en œuvre au niveau international.

Le premier pas

Toutefois, les experts associés à ces deux jours d’échanges ont été d’avis que la lutte contre l’exploitation illicite des minerais dans l’Est de la RDC est un combat qui doit s’étendre dans le long terme.

Aussi ont-ils précisé que les axes d’actions retenus par le gouvernement et la Task Force Internationale à cette première réunion « constituent la charpente d’une action imminente à venir », soulignant que « cette charpente pourra être améliorée au fur et à mesure de la tenue d’autres réunions d’évaluation entre partenaires ».

A noter que les différentes communications, dix au total, qui ont été présentées par différents intervenants à la suite du discours d’ouverture du ministre des Mines et de l’allocution du représentant spécial de l’Union européenne au nom de la Task Force, ont été axées principalement sur les voies et moyens susceptibles de concourir concrètement à réaliser les objectifs fixés par le gouvernement, dans ses actions contre le financement des groupes armés à partir de l’exploitation et du commerce illégaux des ressources naturelles à l’Est du pays.

En substance, les initiatives du gouvernement à travers ses diverses actions pour rétablir l’autorité de l’Etat et assurer le contrôle des ressources naturelles, nécessitent le soutien et l’engagement des acteurs nationaux et des partenaires régionaux et internationaux, ont unanimement reconnu les participants à ces travaux.

L’état des lieux des objectifs posés par le gouvernement et les propositions de la Task Force ainsi que les différentes interventions, ont conduit à un débat qui a permis de circonscrire les actions prioritaires à mettre en œuvre.

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 19:10

22 janvier 2010
Source: UDPS online
 


Lumumba: méditation sur le symbole d'une parole osée

La magie de l’Internet nous permet de réentendre le discours de Patrice Emery Lumumba ayant jetée de l’huile sur le feu de ses bourreaux. Il arrive, qu’à peu près cinq décennies après sa mort, nous entendions les propos du genre : « Lumumba était un immature politique ; il lui manquait du réalisme politique ; etc. » Avec la magie de l’Internet, quand nous visualisons le passage entre le discours du Roi Baudouin et celui de Lumumba, nous nous rendons compte que ce dernier ose une parole vraie à contretemps. Il improvise un discours dont le contenu met à nu des pratiques odieuses cachées derrière le mot « civilisation ».Oser une parole à contretemps, c’est enfreindre les règles convenues : celles qui vous confèrent un statut et une place dont vous ne devez, dans l’entendement de vos « maîtres » vous départir. Dans ce contexte, le manque de réalisme signifie le refus de la langue de bois. Un refus fondé sur un nationalisme incontrôlable et un courage « sorcier », soutiens d’une lutte ardente et idéaliste.

Oser une parole à contretemps attire toujours les foudres des « maîtres du monde ». Depuis la nuit des temps. Un Socrate, un Jésus, un Martin Luther King, un Gandhi, un Kambala ka Mudimbi, un Kataliko en ont payé le prix. Heureusement, ces « maîtres du monde » n’arrivent pas à supprimer, une fois pour toutes, la parole osée. Quand ses porteurs sont tués, elle rebondit.

Les cinquante premières années de notre indépendance nous ont appris à approcher leur méthode : ils ourdissent un complot pour tuer le porteur de la parole osée. Ils trouvent des motifs bien bricolés. Mettre fin au péril communiste pour l’Afrique en éliminant « le petit Satan Congolais » était un motif valable pour qu’ils s’en prennent à la vie de Lumumba. Les motifs inventés (ou créés), ils cherchent les complices dans l’entourage même du porteur de la parole osée.

Ensemble, ils exécutent leur basse besogne. Ensuite, ils renient leur responsabilité ou confectionnent une explication plus ou moins valable. Enfin, les langues commencent à se délier.. Quand ils finissent par reconnaître cette responsabilité, ils évoquent le contexte (la guerre froide par exemple), demandent pardon (ou même pas) et exigent que la page noire de notre histoire commune soit tournée.

Il arrive qu’au moment où « les maîtres du monde » invitent au pardon et à l’oubli du passé, ils commettent d’autres forfaits du même genre. Ils ne peuvent s’affirmer qu’en propageant la mort. Ils ont terriblement peur de la parole osée. Ils ont terriblement peur de tout ce qu’ils ne maîtrisent pas. La parole osée à contretemps les prend au dépourvu. Elle déconstruit leurs faux discours et dévoile « les intentions secrètes » de leurs cœurs.

Souvent, la parole osée à contretemps, quand elle est vraie, détricote les faits et met à nu la merde cachée derrière les beaux principes de civilisation, de respect des droits humains ou de démocratie.

Aujourd’hui, plus ou moins cinq décennies après la mort de notre Héros National, une méditation sur sa parole osée et vraie révèle que de son sang versé d’autres Lumumba sont nés et cela à travers le monde entier.

Sa parole osée va être honorée par un Collectif Mémoires Coloniales dans le pays dont « les maîtres du monde » se sont servi pour l’effacer de la surface de la terre. « Le 17 janvier 2010, pour rendre hommage à Patrice Lumumba assassiné le 17 janvier 1961, le collectif Mémoires Coloniales organise une cérémonie de commémoration à Ostende, sur un bateau réservé pour l’occasion, pouvons-nous lire sur le site Internet de Congoforum. Dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance du Congo, cette cérémonie dénoncera le rôle de la Belgique dans l’assassinat de Patrice Lumumba ainsi que ses responsabilités historiques vis-à-vis du peuple Congolais. »

Il nous semble qu’il y a, dans cette commémoration, quelque chose de formidable à percevoir : « un petit reste métissé » s’engage à refonder nos relations bilatérales sur des bases éthiques autrefois sapées par l’esprit de lucre et un paternalisme néo-colonial. « Ce petit reste métissé » est représenté par deux Belges (Guy De Boeck et Pauline Imbach et d’un Congolais (Antoine Tshitungu Kongolo). Dans ce trio, l’âge de Pauline Imbach interpelle. Elle a 27 ans. Elle fait partie du Cadtm (comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde). Elle est représentative de cette jeune génération de Belges ayant décidé de rompre avec la langue de bois de leurs « papas » sur l’histoire du Congo. Pauline Imbach et ses amis Renaud Vivien, Virginie de Ramonet, etc. étudient la question congolaise en convoquant la dette odieuse de notre pays et en essayant d’indiquer des pistes porteuses d’avenir pour nous en évoquant le respect de nos droits économiques, sociaux et culturels.

Disons que le trio du Collectif est composé d’un Belge, Guy De Boeck (une référence recommandable au sujet de notre histoire), d’un Congolais (une plume congolaise de grande facture) et d’une jeune Belge représentant une approche renouvelée de la question Congolaise.

Tout en honorant la parole osée de Lumumba, ce trio trace (ou retrace) l’une des lignes de conduite à tenir pour sortir notre pays du bourbier où il se retrouve depuis la mort de Lumumba : l’attention à accorder au métissage des intelligences transfrontalières assumé par « les petits restes ». Ceux-ci jouent, chez tous les peuples, le rôle du levain dans la pâte.

Espérons que ces « petits restes » puissent initier un jour un procès contre les bourreaux de Lumumba, même à titre posthume. Pourquoi ? Tant que les bourreaux des symboles des « paroles vraies et osées » ne seront pas jugés, la crédibilité de la justice dite internationale en souffrira et la dignité des peuples appelés à s’autodéterminer en prendra toujours le coup. Le monde sera une jungle où les criminels économiques et fabricants d’armes (et leurs sous-traitants) assassineront toujours ces symboles au nom d’une croyance hypocrite dans les valeurs démocratiques. Heureusement ! Une parole osée et vraie ne meurt jamais. Ceux et celles dont les cœurs et les esprits ont été envoûtés par le pouvoir ensorceleur du capitalisme sauvage l’ignorent. A leurs dépens.

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 18:59

23 janvier 2010
Xinhuanet

L'interdiction des exportations de minerais brut rappelée aux opérateurs miniers du Katanga

Le ministre congolais des Mines, M. Martin Kabwelulu, a rappelé aux opérateurs miniers de la province du Katanga (Sud-Est de la RDC) que le diamant, le coltan, le cuivre, le cobalt et l'or ne peuvent pas quitter la RDC sans subir une transformation.

Selon une correspondance en provenance de Lubumbashi, ville cuprifère de la RDC, le ministre des Mines a rappelé l' interdiction au sujet des minerais bruts exportés tout en déplorant la fraude et les exportations illégales entretenues dans ce domaine.

M. Martin Kabwelulu, qui expliquait aux opérateurs miniers du Katanga, la nouvelle vision du gouvernement sur la gestion des minerais en RDC, a abordé essentiellement avec ses interlocuteurs les questions liées notamment sur la valeur ajoutée des produits miniers, le paiement de la redevance minière, l'amélioration des conditions de vie de la population et les obligations des opérateurs miniers.

En mars 2007, rappelle-t-on, le ministre congolais des Mines avait appuyé la décision du gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, du 16 mars de la même année, ordonnant le gel des exportations d'hétérogénite -- c'est-à-dire de minerais mélangés à la teneur variable en cuivre et en cobalt -- qui étaient jusque là exportés sous cette forme brute avant d'être traités et transformés dans des usines essentiellement sud-africaines et zambiennes.

Le ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu Labilo, avait indiqué avoir soutenu la décision du gouverneur du fait du "faible contrôle" des services de l'Etat sur les exportations et de l'importance de la fraude, notamment au niveau des "déclarations des tonnages" transportés.

La loi congolaise n'autorise que de manière exceptionnelle l'exportation de minerais brut. Cette exception est devenue la règle, avait-t-il indiqué. Les experts du secteur minier en RDC estiment que 90% des exportations de minerais échappent au contrôle douanier. Mais même sur les 10% restant, tout n'est pas régulier. Et pourtant, Il existe en RDC des possibilités de traitement des minerais.

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 14:10

14 janvier 2010
Radio Okapi

 

Le rapport trimestriel de l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat), parvenu samedi à radiookapi.net, indique que 10 femmes du territoire de Kabongo au Katanga ont été violées et torturées entre septembre et octobre 2009. L'ONG de droit de l'Homme accuse les autorités tant politiques que policières de passivité pour n'avoir rien fait en vue de punir les coupables. En attendant, les victimes n'ont jusque là rien reçu en terme d'assistance.

Femmes victimes de violences sexuelles

Dans son rapport, l’ONG Acat reprend les témoignages des femmes violées et torturées dans les villages de Nkulu Maloba, Budi et Ngoy entre le mois de septembre octobre 2009. Cela fait suite à un conflit de terre qui oppose un chef de terre du village Nkonya à sa famille. Celui-ci mobilise toute une administration du secteur dont le commandant de la poste, le chef de poste de l'Agence nationale des renseignements (ANR) ainsi que le chef de groupement. Ces derniers viendront, indique le rapport de l'Acat, violer, ligoter et obliger les femmes de marcher nues jusque dans le village Nkonya.

Pour les activistes de l'Acat, les autorités sont restées passives face à ces actes dégradants. Car, ajoute-t-ils, aucune sanction disciplinaire n'a été prise contre les auteurs. «
Toutes les autorités ont été informées pour la première fois. Les victimes sont allées se plaindre auprès des autorités, il y a une autorité qui a demandé 60 000 Francs congolais (67 USD) pour acheter le carburant afin de mener une enquête
», explique le coordonnateur interimaire de l'Acat, Louis Mutanga.

Pour l'administrateur de Kabongo, aucune de ces allégations n'est vraie. «
Nous avons souvent des dossiers des conflits de terre (...) Mais, au sujet des viols là dont vous me parlez nous ne reconnaissons pas qu'il y ait de telles tensions


Entre temps, la Monuc, en collaboration avec les ONG de lutte contre l’impunité des cas de violences, a mise en place, vendredi, un groupe de travail. Ce dernier est chargé d’identifier tous les cas de violences sexuelles enregistrés sur toute la province du Katanga et faire le suivi de dossiers au niveau de la justice.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 15:58

15 janvier 2010
Joachim Diana
L’Avenir Quotidien


Lumumba et Kabila, traqués comme du gibier et tués comme des chiens
 


Quel tort Lumumba et Kabila avaient-ils commis pour être traqués et abattus comme des chiens ? Cette question vaut la peine d’être posée aujourd’hui. Lumumba est assassiné en 1961 alors que la Déclaration universelle des droits de l’homme était signée au 19ème siècle. Son péché, c’est de vouloir l’indépendance de son pays et d’avoir choisi une option politique qu’il estimait adaptée au développement de son pays. Lumumba est traqué parce que accusé d’être communiste.

En Europe, il était impensable, en dépit de la guerre froide, qu’Etat élimine certains citoyens pour la simple raison qu’ils étaient des communistes et s’affichaient comme tels. La France avait son parti communiste, il en est de même des Usa. La raison pour tuer Lumumba était qu’il était communiste. A sa mort, les langues se délient pour dire que c’était la grande satisfaction dans les capitales occidentales. On sait aujourd’hui que des sujets belges s’étaient occupés de saucissonner son corps afin de le faire disparaitre dans l’acide. Si ce n’est pas de la sauvagerie, il faut trouver une autre définition u mot sauvage. Malheureusement, cette révélation n’a pas ému outre mesure l’opinion belge en particulier et occidentale en général. Il est vrai que la Belgique était l’exécutant intéressé, mais le maître d’ouvrage était le bloc occidental, le même qui estime aujourd’hui que la Rdc est un gâchis et a des leçons à donner sur de défense des droits de l’homme.

LD Kabila, tué après la guerre froide

Les Occidentaux, incapables d’avoir honte de leur passé de grands violateurs des droits politiques et des droits de l’homme, se donnent une excuse afin que leurs jeunesses n’aient pas honte d’eux. La guerre froide les obligeait, expliquent-ils, à ces égarements. Soit. Pour Lumumba leur inexcusable excuse peut être écoutée. Mais pourquoi ont-ils traqué et assassiné LD Kabila plusieurs années après la guerre froide ?

C’est clair. Pour les Occidentaux, lorsque leurs intérêts sont en jeu, ils se croient permis de faire tout ce qu’ils condamnent chez les autres. Car, estiment-ils, ils représentent la vérité, le droit et par conséquent, ils se croient permis d’en donner le contenu et la destination de leur choix. Le droit de l’homme n’a pas le même sens lorsqu’il est appliqué aux pays puissants ou aux pays faibles. Lorsque les Européens jugent que le discours de tel ou tel autre dirigeant du monde contrarie les valeurs européennes, ils ont le droit de le déclarer persona non grata. Un pays africain, de surcroît la Rdc, ne peut pas le faire pace que Satan ne peut pas juger un ange. Et ont dit sans rire, que l’on vit dans un monde où tous les hommes sont égaux. Hypocrisie. Lorsque les non hypocrites comme Le Pen affichent clairement leur racisme, ils sont indexés. Les relations entre les pays faibles et les pays puissants sont donc bâties sur le droit à l’hypocrisie.

A chaque époque, ils ont la possibilité et le droit auto-octroyé de contourner les valeurs en érigeant les antivaleurs en valeurs. C’est ainsi que des crimes comme la traite des Noirs et la colonisation ne sont pas considérés comme des crimes imprescriptibles. On ne peut pas dire à quelle époque le monde occidental a cessé de violer les droits des personnes. Pour eux, les crimes de Pol pot sont plus crimes que le massacre des Palestiniens et ainsi de suite. L’occidentalisme est un blanchiment des crimes. On se tromperait en croyant que Lumumba et Kabila seraient les dernières victimes de l’intolérance politique.

Qui est Lumumba ?

Patrice Lumumba est né en 1925. Après des études, il entre aux Chèques postaux de Stanleyville et y entame une activité syndicale. Il est emprisonné soit-disant pour détournement de fonds. Accusation qu’il a avait toujours démentie. En prison, il écrit Le Congo est-il une terre d’avenir ? A sa sortie, il est engagé à la brasserie Polar. Il est parmi les évolués en vue. Il fonde le Mouvement national congolais en 1958, avec Cyril Adoula, pour un Congo laïc, uni et indépendant. Il combat pour dénoncer le colonialisme et revendiquer l’indépendance. Comme leader du mouvement indépendantiste, il est emprisonné par les autorités belges. A la demande des autres leaders congolais, il participe à la table-ronde de Bruxelles en janvier 1960. Suite aux bons résultats de son parti et grâce à la coalition avec le Psa/Gizenga, Lr Balubakat de Sendwe et le Cerea de Anicet Kashamura, il devient Premier ministre alors qu’il donne l(ordre au parlement où il avait la majorité, de voter pour Kasa-Vubu.

Son discours jugé très agressif à l’égard du roi Baudouin, le 30 juin 1960, à l’occasion de la proclamation de l’Indépendance, refroidit les relations belgo-congolaises. La Belgique complote contre le nouvel Etat e des troubles éclatent au même moment le Katanga et le Sud Kasaï entrent en sécession. Lumumba pris de crainte de voir le Congo s’enfoncer dans le chaos, s’adresse à l’ONU et à divers chefs d’État, recevant finalement un soutien de l’URSS. Ses rapports avec les troupes de l’ONU s’enveniment.

Le 5 septembre, Kasavubu le révoque. Mis en résidence surveillée en octobre, il s’enfuit vers Stanleyville où il espère rejoindre son partisan Gizenga qui l’y avait précédé à sa demande avec tout le gouvernement et le parlement élu. Mais il est repris par Mobutu, son ancien particulier au MNC et secrétaire d’Etat au gouvernement Lumumba. Transféré du camp de Thysville (Mbanza-Ngungu) à Elisabethville (Lubumbashi), il y est sauvagement assassiné le 17 janvier 1961. Son corps est saucissonné par deux policiers belges (les frères Soate) et dissout dans l’acide sulfurique.

Proclamé héros national par Mobutu, son geôlier, il faudra attendre 1997 pour que la date de sa mort soit commémorée. Et la personnalité de Patrice Lumumba est revenue sous les feux de l’actualité de façon récurrente avec l’arrivée de Kabila au pouvoir. Il faudra également attendre plusieurs années après pour que la Belgique mette en place une commission qui a établi « la responsabilité morale de la Belgique, qui avait œuvré pour l’écarter du pouvoir et ne s’était pas préoccupée de son intégrité physique lors de son transfert au Katanga ». Il est pourtant démontré aujourd’hui que la Belgique était allée jusqu’au bout de la besogne, notamment à travers les frères Soate.

Le 5 février 2002, le gouvernement belge a présenté des excuses au peuple congolais et décidé de créer un fonds destiné à éviter les conflits dans la République démocratique du Congo. Une promesse non tenue selon les héritiers biologiques de Lumumba. Lire interview de Roland Lumumba à ce sujet.

Qui est LD Kabila ?

Laurent-Désiré Kabila est originaire de l’ethnie Luba du Katanga (Balibakat). Après ses études secondaires, il se rend à Paris où il fait des études de philologie.

Sa lutte politique remonte au début des années 1960.

D’août 1960 à janvier 1961. A la mort de Lumumba, affecté, il dit à sa mère qu’il sera un autre Lumumba pour continuer la lutte de ce dernier. Il lutte contre la gendarmerie katangaise dans les rangs de la jeunesse du Parti Balubakat (Jeubakat). Jason Sendwé, chef de la Balubakat, le parti qui regroupe les membres de leur ethnie commune, celle des Lubas, remarque ses talents d’orateur et le nomme « colonel » des jeunesses, en fait des milices Balubakat au Katanga. Ces milices se rallient à l’insurrection déclenchée par les forces lumumbistes en 1964.

Il installe son maquis dans les montagnes de Fizi à Hewa Bora. Son maquis est organisé à l’exemple d’un Etat en miniature avec tous les services. Le maquis de Kabila parvient à se maintenir pendant une trentaine d’années. Après plusieurs tentatives de renverser la dictature de Mobutu, il réussit à l’issue de la guerre que mène l’Afdl à chasser Mobutu du pouvoir. Alors qu’il avait promis une transition la plus courte de l’histoire politique de l’Afrique, soit deux ans avant d’aller aux élections, les politiciens congolais craignant sa grande popularité avec l’apport des milieux occidentaux qui lui étaient hostiles, il est assassiné le 16 janvier 2001 dans son bureau au Palais de Marbre. L’assassin, son garde du corps Rashidi Kasereka.

Le procès des auteurs de l’attentat a abouti à la condamnation d’une trentaine de personnes dont les plus vue, le colonel Eddy Kapend son aide de camp, Leta, responsable des services de renseignement (Anr) et Nono Lutula, son Conseiller spécial en matière de sécurité.


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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 15:57

15 janvier 2010
Xinhuanet

La Haute autorité des médias (HAM) de la République démocratique du Congo (RDC) a suspendu mercredi soir la chaîne privée Mirador TV émettant de Kinshasa pour un mois, indique jeudi un communiqué de cette structure parvenu à la presse.

Il est reproché à cette chaîne d'avoir diffusé le 5 janvier puis rediffusé le 6 janvier des images choquantes prises lors de son émission "Sous l'arbre doré", alors que cette émission était préenregistrée le 4 janvier.

Selon la HAM, Mirador TV a laissé passer une production brute sans la moindre précaution de couper la partie ayant trait aux injures et à la bagarre survenue entre deux des intervenants, notamment Gabriel Mokia et Benoît Yolama, respectivement membre de l'opposition et membre proche de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) pilotée par le président congolais Joseph Kabila.

Les deux contradicteurs de cette émission ont été poursuivis par la justice pour avoir troublé l'ordre public. A l'issue d'un jugement rendu par le Tribunal de paix de la Gombe, Mokia a été condamné, le 11 janvier, à 3 ans et 6 mois de prison ferme, tandis que son adversaire Yolama a écopé de 12 mois de prison.

Les deux condamnés ont interjeté appel au Tribunal de grande instance de la Gombe pour ces peines qu'ils trouvent excessives.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 15:53


15 janvier 2010
L'Avenir Quotidien

 

Dernière lettre de Patrice Emery Lumumba avant son assassinat : Lumumba avec son discours explosif le 30 juin 1960 signait aussi sa propre mort rejoignant le "simu Kongo"...

"Je t’écris ces mots sans savoir si ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux - qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi ces hauts fonctionnaires des nations-unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance - ne l’ont jamais voulu. Ils ont corrompus certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai-je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo (Kongo), c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs ou extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pure. Nous ne sommes pas seuls.

L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés dans tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions congolais qui n’abandonneront que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays.

A mes enfants que je laisse, que peut-être que je reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo (Kongo) est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque congolais, d’accomplir la tache sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres. Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tète haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés.

L’histoire un jour dira son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au Nord et au Sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo (Kongo) !

Vive l’Afrique (katiopa) ! "

Patrice Emery Lumumba.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 15:56
13 janvier 2010
L'Avenir Quotidien


Le livre « Antoine Gizenga, le combat de l’héritier de P. Lumumba » sera présenté ce 14 janvier

Le 16 et le 17 janvier sont des dates commémoratives de la mort de deux héros nationaux, Patrice Emery Lumumba assassiné le 17 janvier 1961 à Lubumbashi et Mzée Laurent Désiré Kabila assassiné dans son bureau au Palais de Marbre à Kinshasa le 16 janvier 2001.

A cette occasion, plusieurs manifestations sont prévues aussi bien à Kinshasa que dans d’autres villes du pays. A Kinshasa, il est entre autre prévu la présentation d’un important livre de Jean Mpisi préfacé par Elikia Mbokolo et édité aux éditions Harmattan. Le livre est intitulé « Antoine Gizenga, le combat de l’héritier de P. Lumumba ».

Les organisateurs prévoient cinq intervenants dont Mathias Bwabwa wa Kayembe, président de l’Union des écrivains congolais, Me Makiashi, avocat et doctorant à l’Unikin, François Malutshi, Assistant du Premier ministre, Michel Lokola, ministre du Budget dans le gouvernement Muzito et Joachim Diana Gikupa, journaliste.

Le cadre choisi pour cette rencontre des hommes de la culture et du monde politique, c’est l’Académie des beaux arts (ABA) dans la commune de la Gombe. Le déplacement pour écouter ceux qui ont non seulement côtoyé le patriarche du Palu, mais aussi l’ont découvert à travers les 689 pages du livre de Jean Mpisi, permettra de découvrir ce mythe qu’est Antoine Gizenga. Qui est réellement Antoine Gizenga ? Quelles ont été ses relations avec les autres lumumbistes en vue que sont Pierre Mulele et Laurent Désiré Kabila ? Comment s’est déroulé le combat de Antoine Gizenga depuis son retrait à Stanleyville avec les institutions légalement élues de 1960 jusqu’à sa nomination par Joseph Kabila comme le premier Premier ministre du premier gouvernement de la troisième République, en passant par un long exil de plus de trois décennies ?

En répondant à toutes ces questions, les différents intervenants vont démontrer en quoi, comment et pourquoi Antoine Gizenga est considéré comme l’héritier politique incontestable de Patrice Emery Lumumba. Il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites au sujet de l’héritage politique de Patrice Emery Lumumba. Plusieurs tendances se sont distinguées dans l’appréciation de la qualité de l’héritier de Patrice Lumumba. Une tendance, celle avec Christophe Gbenye, estimait que ne peut être héritier de Lumumba que celui qui a été membre du parti politique de Patrice Lumumba. L’autre tendance représentée par François Lumumba, fils du héros national, revendique le lumumbisme biologique et enfin, la tendance dans laquelle on reconnaît Antoine Gizenga qui revendique l’héritage spirituel de Lumumba. Qu’est-ce qu’être héritier politique, spirituel, de Lumumba ? Il y a donc intérêt à participer à la présentation du livre de Jean Mpisi demain à 14 heures 30 à l’Académie des Beaux Arts pour en savoir plus.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 01:34

6 janvier 2010
Keith Harmon Snow
Source: Congo Tribune


Des miliers de déplacés et des villages desertés de leurs habitants; des milliers des réfugiés.

La Province de l’Equateur a atteint une paix relative en 2004 et la majorité des observateurs de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), auraient retiré leurs troupes en 2005. Médecins Sans Frontières, l’organisation humanitaire qui avait travaillé dans la province d’Équateur depuis 1992, ‘aurait á son tour  méconnu leurs propres rapports sur l’état de l’urgence de santé et de mortalité dans l’Equateur a abandonné la population en 2006.

Forces de défense rwandaises déployées dans l’Ouest du Congo vaincues; le régime de Kabila assiégé sur plusieurs fronts!

Avec l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) englouti dans le sang et le terrorisme en raison de l’occupation et l’expansion secrète par le régime rwandais de Paul Kagame, au Congo, le président Joseph Kabila aurait demandé d’urgence une intervention militaire immédiate de la Belgique pour écraser une croissance rébellion déclenchée par les forces patriotiques de résistance dans l’extrême ouest du Congo.

Une alliance croissante des forces nationales se faisant appeler «Les Patriotes de la Résistance de Dongo ‘(Patriotes-Resistants of Dongo) » est devenue monnaie courante et les recrues s’activent depuis que le peuple congolais a appris que les forces de résistance Dongo se battaient contre les troupes rwandaises tutsis dans la petite ville frontalière de Dongo.

Des sources dans la capitale congolaise Kinshasa rapportent qu’une situation d’urgence «réunion de crise» a été organisée à Bruxelles ce vendredi, 28 novembre 2009, après un appel de détresse qui a été envoyé par  Congo-Kinshasa via le Président Hyppolite Kanambe, connu dans le monde occidental par son alias, « Joseph Kabila Kabange. » Selon des sources de renseignement, l’attaché militaire belge basé à Kinshasa a été chargé de préparer le terrain pour l’arrivée d’un détachement d’élite des Forces armées belges (BAF) parachutistes, le plus vite possible, avant la mi-Décembre.

Des Sources  à Kinshasa rapportent que, à la mi-Novembre le Président Joseph Kabila a secrètement a fait appel á un bataillon des Forces de défense rwandaises (FDR) à travers le Congo pour mater la petite rébellion. L’opération a impliqué de nombreux vols vers la province de l’Equateur  pour Novembre 2009 et a été soutenue par la Mission d’Observation des Nations Unies au Congo (MONUC) et l’US Africa Command (AFRICOM). Les forces de Défense du Rwanda (FDR), déplacées vers le Congo depuis le Rwanda exclusivement pour l’opération, étaient en uniforme des troupes des FARDC (Forces Armées RDCongolaises) , alors que des batailles rangées impliquant les Forces de Défense du Rwanda (FDR) survenues au cours des semaines passées en Novembre 22-24 – 26-28 2009  dans la région de Dongo. En plus des tropes régulières de FDR, les troupes de la MONUC de la supposée mission internationale de « maintien de la paix » ont combattu aux côtés des soldats tutsis rwandais infiltrés au Congo par le Rwanda, avec l’appui du gouvernement de Kabila, dans l’armée nationale, les Forces armées de la RDC (FARDC).

La Province de l’Equateur a atteint une paix relative en 2004 et la majorité des observateurs de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), auraient retiré leurs troupes en 2005. Médecins Sans Frontières, l’organisation humanitaire qui avait travaillé dans la province d’Équateur depuis 1992, ‘aurait á son tour  méconnu leurs propres rapports sur l’état de l’urgence de santé et de mortalité dans l’Equateur a abandonné la population en 2006.

Le 2 décembre 2009, le bourg isolé de l’aéroport stratégique de Libenge, près de la République centrafricaine, est tombé à la nouvelle rébellion, qui se développe et se répand avec force. Les villes en province de l’Équateur sont tombées une à une à la rébellion, envoyant l’élite de Kinshasa dans une bousculade depuis le 3  décembre 2009 et le Président Kabila dans la panique devant l’insécurité.

Maintenant, le Congo tout entier a été engagé dans un état de crainte massive, la guerre et l’insécurité – et le château de cartes – soutenu par les sociétés occidentales et militaires – s’écroule !

Les médias internationaux ont complètement balayé cette histoire, rapportant seulement un conflit « ethnique sur les droits de pêche ». Face à cette situation, près de deux mois  de camouflage pour supprimer certaines informations sur la crise Dongo en Equateur, la MONUC est confrontée à la perspective d’une divulgation complète – ou à lancer une autre campagne militaire d’attaque massive pour essayer de  limiter les dégâts et la désinformation qu’elle soutient.

La MONUC cache le conflit de l'Equateur

Les forces de Tutsis extrémistes rwandais dans les FARDC comprennent les infiltrés de l’armée  rwandaise (FDR) et «ex-forces » du ‘CNDP « Congrès national pour la défense du peuple », les milices extrémistes terroristes tutsi qui ont germé sur les provinces du Kivu, mais  fortement soutenu par le Rwanda et se sont infiltrés avec des milliers de Tutsis extrémistes dans l’armée régulière congolaise (FARDC).

Des milliers de forces de la milice du CNDP ont été mixés et intégrés dans les forces militaires des FARDC en 2009, dans une manœuvre stratégique défendue par James Kabarebe et Paul Kagame et de leurs bailleurs de fonds américains et britanniques. Ces «ex-’CNDP portent des uniformes des FARDC, avec quelques unités commandées par des officiers des FARDC – dont la loyauté peut d’abord être au Congo, et non Kabila – alors que d’autres sont commandés par des« ex-officiers CNDP servant Kabila, mais fidèles au Rwanda.

Le CNDP est l’une des causes pivots de la déstabilisation massive de l’Est du Congo, ainsi que les nombreux autres intérêts rwandais et ougandais à jour par les réseaux du crime organisé à court du Rwanda (Paul Kagame) et l’Ouganda (Yoweri Museveni.) Formellement, le processus d’intégration militaire impliquant des soi-disant «ex’-forces du CNDP » est ressentis par de nombreux congolais et rwandais comme une étape logique dans le plan secret par les forces extrémistes tutsis à dominer tant en République démocratique du Congo que sur toute  la région des Grands Lacs, en Afrique centrale.

Les forces de défense rwandaise ne sont pas exclusivement des Tutsis, mais sont contrôlés et fortement réglementé par le réseau secret extrémistes tutsis maintenu par Paul Kagame, James Kabarebe, et d’autres des 40 criminels de guerre inculpés par la cour d’Espagne, le 6 Février 2008. Beaucoup de bruit se fait dans la presse internationale, fondée sur la propagande mensongère immonde déboîtée par le régime Kagame et ses partisans que le Rwanda est un gouvernement de partage du pouvoir, que la réconciliation entre Hutus et Tutsis aurait été un énorme succès et durable, et que le FDR et les services de renseignement sont composés de non-Tutsis. Cependant toute personne qui suit objectivement la réalité des faits à distance hors de la ligne, dans ou hors du Rwanda, sera immédiatement ciblée, accusée de génocide, de révisionnisme, le négationnisme ou la participation au «génocide» lui-même.

Le Président Kabila aurait demandé à la République centrafricaine (RCA), le président François Bozize d’intervenir et de traquer les forces de résistance patriotiques congolaises à travers la ville frontière de Dongo, la RDC, en province de l’Équateur, à travers la frontière en provenance de Bangui, la capitale de la RCA. Les deux présidents ont un ennemi commun, Jean-Pierre Bemba et les ex-forces du Mouvement pour la Libération du Congo (MLC.) Jean-Pierre Bemba est en état d’arrestation à la Cour pénale internationale, par interférence de Bozize et Kabila, il est accusé de crimes de guerre en RCA.

Bozize est occupé avec ses propres révoltes et guérillas en République centrafricaine, après avoir accédé au pouvoir par la force en mars 2003 sur coup d’Etat contre Ange-Félix Patasse, C.A.R. président de 1993-2003. Patasse, en exil au Togo, sera évidemment une partie intéressée dans la rébellion de Dongo, étant donné les relations Kabila avec Bozize. Militaires et officiers de renseignement de la France, des États-Unis et du Tchad sont tous mêlés en RCA.

Kabila est apparemment furieux de Congo-Brazzaville et de son Président Sassou-Nguesso pour permettre aux guérilleros rebelles vétéran d’attaquer le Congo-Kinshasa sur sa frontière ouest de la rivière Oubangui (voir carte).


Une alliance à travers le vaste Congo

La toute première intervention militaire des Casques bleus des Nations Unies, dans le monde, s’est produite en République démocratique du Congo pendant la sécession de la province du Katanga (1960-63). L’ONU a occupé le Congo à nouveau dans les « crises du Congo» (1964-66). Les deux métiers concernés par les parachutistes belges et autres mercenaires occidentaux. Le peuple congolais a été assiégé et défoncé.

Ces occupations illégales par la « communauté internationale » – sous le couvert de l’ONU – a servi à assurer le contrôle du diamant, le cuivre, l’uranium et les mines de cobalt du Katanga et du Kasaï par l’Occident. Annoncé comme « les opérations de maintien de la paix ‘ », cette fausse appellation ouvre, à nos jours, la voie d’incompréhension du véritable rôle de la MONUC en tant qu’armée combattante protégeant les intérêts corporatifs ou de capitalisme occidental prédateur.

Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, après plus d’un siècle de l’anglo-américano-belge-franco-israélienne profits des grandes entreprises et de l’esclavage au Congo – avec dix millions de morts sous le roi Léopold II (1885-1908), avec une dépossession brutale de l’apartheid et des violences militaires sous le régime colonial belge (1908-1960), avec d’innombrables morts sous les opératios de l’ONU de 1960 à 1965, avec des dizaines de millions de morts sous le régime de l’État client américain de Joseph Mobutu (1965-1996), avec plus de dix millions de morts depuis que le Pentagone, ont soutenu l’invasion de 1996 – les Belges seraient de nouveau prêts á la  planification militaire pour sauver leur partenariat mercenaire placé au pouvoir au Congo-Kinshasa.

Les parachutistes d’élite belge seraient déployées premièrement à l’aéroport de Bangaboka  à  Kisangani, en Province Orientale Est du Congo.

Kisangani est le site de l’V.S. Naipal roman « A Bend in the River « une courbure dans la rivière » et le cœur proverbiale ‘heart-of-darkness’  « cœur de l’obscurité » avant-poste où Henry Morton Stanley a organisé le génocide de caoutchouc rouge et le pillage d’ivoire pour le roi Léopold II de Belgique. Aujourd’hui, les propriétaires occidentaux des plantations publiques et de sociétés forestières en récoltent tous les bénéfices élevés suite à l’esclavage de masse de la population congolaise dans la région de Kisangani.

Pour cacher l’intervention illégale belge á l’opinion publique internationale pour protéger le  Président Kabila, Bruxelles, Kinshasa et la MONUC ont planifié d’habiller les parachutistes belges comme des « casques bleus » en les extrayant de Kisangani à la MONUC comme des  « Casques bleus » à destination de l’Equateur et de Dongo.

Les dirigeants de la rébellion dans la province occidentale de l’Équateur auraient forgé une alliance avec d’autres forces mécontentes du Congo-Kinshasa dans les provinces orientales du Kivu. Cette alliance est unie contre le régime de Kabila et ses alliés, y compris la MONUC et AFRICOM.

Des sources à Kinshasa indiquent que les Forces de résistance patriotique de Dongo sont maintenant alignées avec le général Dunia, un chef Maï Maï opérant contre les opérations communes de la FDR-FARDC-MONUC dans le Nexus de Fizi et Baraka zones du Sud-Kivu.

Joseph Kabila est un pion noir dans le grand jeu blanc par des étrangers et des multinationales pour contrôler et piller l’Afrique centrale. Comme les dirigeants historiques du Congo Patrice Lumumba (1925-1961) et son homonyme paternel, l’ancien Président Laurent Kabila Désiré (1939-2001), Joseph Kabila serait rapidement assassiné s’il s’écarte de l’ordre du jour caché des capitales occidentales.

Maintenant, toutefois, des haines internes et désaffections domestiques menacent le régime de Joseph Kabila.

«Qu’est-ce qui se passe actuellement à Dongo [Equateur] est le début de quelque chose que personne ne pourra arrêter », dit un initié de renseignement congolais le 25 Novembre 2009. «C’est sûr, Kabila et ses amis envoient de troupes rwandaises à tuer des gens, mais le mouvement de résistance dit que Dongo sera la tombe des troupes rwandaises et le début de la fin de Kabila et ses partisans. A cette époque, des milliers de personnes — jeunes hommes congolais, les ex-combattants de Mobutu, les Congolais FARDC – ont rejoint le mouvement. Je suis très sûr que ce mouvement Dongo a été préparé pour un long moment.  »

Keith Harmon Snow

Presse Americaine libre

Keith Harmon Snow est correspondant de guerre, photographe et chercheur indépendant. A quatre reprises (2003, 2006, 2007, 2010),  Il fut lauréat du Projet  Censuré. Il est également en  2009, Maître de conférence en matière de «  Loi et Société » à l’Université de Californie à Santa Barbara et est reconnu depuis plus d’une décennie de travail, en dehors des universités,  pour la contestation des récits officiels sur les crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, tout en travaillant également comme un enquêteur sur les génocides pour les Nations Unies et autres organes.

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