Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

 

 

Rechercher

4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 02:13

4 janvier 2010
APA -​ Kin­sha­sa (RD­Con­go)


Le vol­can de Nya­mu­la­gi­ra, dans le Nord-​Ki­vu (Est de la RDC), entré en érup­tion sa­me­di conti­nuait di­manche à écou­ler ses laves jusqu’à at­teindre 1,5 km, selon l’Ob­ser­va­toire vol­ca­no­lo­gique de Goma.

La cou­lée des laves se pour­sui­vait en di­rec­tion du parc na­tio­nal de Vi­run­ga mais ne pré­sen­tait ce­pen­dant pas en­core de dan­ger im­mi­nent pour la po­pu­la­tion, a ras­su­ré la source. La cou­lée des laves avait déjà at­teint la jour­née de sa­me­di plus de 500 m de dis­tance à par­tir du point de sor­tie.

Les deux vol­cans ac­tifs dans la ré­gion, Nyi­ra­gon­go et Nya­mu­la­gi­ra font par­tie des vol­cans les plus ac­tifs de la pla­nète.Le pre­mier est connu pour la ré­gu­la­ri­té du cycle de ces érup­tions, ob­ser­vées tous les deux ans tan­dis que Nyi­ra­gon­go, le plus rap­pro­ché des zones peu­plées des villes de Goma et de Gi­se­nyi (Rwan­da), ne connaît que des érup­tions sai­son­nières.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:01

2 janvier 2010
CRI


En effet, cette opération vise notamment la consolidation de la traque des rebelles hutus rwandais en vue de l'éradication du phénomène, à travers des actions pointues menées par des unités conjointes FARDC-MONUC sur le terrain.

Le communiqué ajoute qu'après la réduction de la capacité de nuisance des FDLR par les opérations Kimia 2, l'opération "Amani leo" s'occupera du reste.



Pour le commandement, cela constitue une "réussite", même si, les FARDC ont perdu 211 soldats dans différents combats avec les FDLR et d'autres groupes armés hostiles ou dans des accidents, et enregistré 200 blessés et 27 disparus.

Tous les sanctuaires des FDLR ont été démantelés, leurs commandements et leurs moyens de communication désarticulés, leurs dirigeants chassés de toutes les zones qu'ils contrôlaient et d'où ils tiraient l'essentiel de leurs revenus, ajoute le document
Ils ont été soit tués aux combats, soit neutralisés, soit rapatriés au Rwanda à travers la MONUC.

Le commandement a précisé dans le communiqué que cette opération a atteint ses objectifs. Près de 5.000 combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont été neutralisés par les FARDC avec l'appui logistique de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC), soit 75% des effectifs présumés de ces rebelles hutus rwandais dans les deux Kivu.

Cette opération a démarré le 1er janvier 2010 pour une durée de trois mois, a indiqué vendredi le commandement des opérations Kimia 2 dans un communiqué de presse.

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont mis fin à l'opération "Kimia 2" dans les deux provinces du Nord Kivu et du Sud-Kivu et lancé une nouvelle opération dénommée "Amani leo" (Paix aujourd'hui en Swahili).

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 00:37

31 décembre 2009
Ben Clet Kankonde Dambu
Le Potentiel 



Ambassadeur de la Fédération de Russie Anatoly Klimenko : «La coopération entre la Russie et l’Afrique a connu un développement important en 2009»

Son avènement à la tête de la représentation diplomatique russe en RDC, voici une année, a marqué la redynamisation de la coopération entre Moscou et Kinshasa. Dans un entretien exclusif avec Le Potentiel, l’ambassadeur Anatoly Klimenko livre son point de vue sur différents points d’actualité : la coopération bilatérale, les relations russo-africaines, le traité russo-américain sur la réduction des armes nucléaires, le sommet de Copenhague.

Quel est, M. l’ambassadeur, le bilan 2009 de la coopération entre la Fédération de Russie et les pays d’Afrique ?

La coopération entre la Russie et les pays africains a connu cette année un développement tout à fait important, lié particulièrement à la visite du président Dmitry Medvedev au Nigéria (24 juin), en Namibie (25-26 juin) et en Angola (26 juin). La tournée du chef de l’Etat, accompagné par une importante délégation de personnalités politiques et d’entrepreneurs, a marqué une nouvelle étape dans les relations russo-africaines et témoigné de l’intérêt croissant de Moscou envers le continent. Il en a résulté plusieurs projets économiques. Avec le Nigeria, il y a eu l’accord de coopération entre le monopole russe Gazprom et la Nigeria National Petroleum Corporation pour la construction d’un gazoduc reliant l’Afrique à l’Europe via le Sahara et la mer Méditerranée. Avec la Namibie, il y a eu des initiatives conjointes dans les domaines de la prospection et de l’exploitation des gisements, de l’énergie, du transport et du tourisme. En Angola, les russes Vnesheconombank, Roseximbank et VTB ont signé un contrat prévoyant l’octroi à Luanda d’un crédit d’exportation de 300 millions USD pour la réalisation du projet de création du système angolais de télécommunications par satellite, etc. Je suis persuadé que l’essentiel de la stratégie russe en Afrique a été bien exprimé par le président, qui a déclaré que notre politique à l’égard des pays africains doit être amicale mais «hautement pragmatique».

En même temps, il est à souligner le volume toujours croissant de l’aide humanitaire russe pour ce continent, la participation de nos observateurs militaires et des policiers à de nombreuses missions onusiennes du maintien de la paix, le rôle important de Moscou en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU dans l’élaboration de la position de la communauté internationale sur des sujets internationaux, dont la plupart concerne l’Afrique.

Où en sont les relations russo-congolaises ?

Des avancées significatives ont été réalisées. Pour le démontrer, il suffit de rappeler la visite à Moscou, en avril, du ministre des Affaires étrangères Alexis Thambwe Mwamba, à la tête d’une grande délégation des responsables politiques et d’hommes d’affaires de la RDC. C’était le tout premier séjour d’un chef de la diplomatie congolaise en Russie. Le protocole des consultations politiques avait été signé et son exécution a vu arriver à Kinshasa, en novembre, le directeur du département Afrique au ministère russe des Affaires étrangères. Les deux ministres se sont également entretenus à New York en marge de la session actuelle de l’Assemblée générale. Cette année, le nombre de bourses d’études gratuites offertes à Kinshasa a été augmenté. Une aide humanitaire de 2 millions USD a été apprêtée à travers le HCR. Le gouvernement russe a récemment décidé d’accorder à la population congolaise 2 millions USD d’aide alimentaire via le PAM. Il y a, malheureusement, le retard de notre coopération économique, comparée à la coopération politique. Il y a pourtant des progrès avec la tenue à Moscou du Forum d’affaires bilatéral dont la deuxième séance est programmée à Kinshasa en mai prochain. Notons aussi l’ouverture à Kinshasa de la Mining Bank of Congo et le commencement efficace des activités d’une société mixte « ConRus » au Nord-Kivu. En même temps, des efforts sont entrepris afin de doter l’interaction économique d’une base normative et législative appropriée.

La Russie promet-elle la conclusion du nouveau traité russo-américain de réduction des armes straté-giques (START) ?

Effectivement. La préparation de ce nouveau traité est pratiquement achevée. Lors du huitième volet de négociations à Genève, du 9 novembre au 19 décembre), les délégations de deux pays ont réglé la plupart des questions examinées ces derniers mois et réussi à harmoniser leurs positions. Les pourparlers se poursuivront en janvier 2010. Il sied de rappeler qu’en juillet dernier, les deux présidents ont déjà signé un document établissant les limitations des armements censées servir de base au nouveau traité, à 1500-1675 unités le nombre de charges et à 500-1100 celui de leurs vecteurs. Comme l’a récemment déclaré à Tachkent le chef de notre diplomatie, Sergueï Lavrov, «le traité prévoit des réductions radicales jamais vues auparavant des armements stratégiques offensifs». Pour assurer l’avancement efficace vers le monde sans armement nucléaire, il est important pour Moscou de fixer dans le document le contexte actuel où chaque Etat ne disposant pas d’armes nucléaires pourrait parvenir aux mêmes buts par des armes non nucléaires modernes. En parlant de la qualité du nouveau traité, il devrait être absolument novateur et prévoir des mesures de contrôle symétriques.

L’Ossétie du Sud et l’Abkhazie empoisonnent le climat des relations avec vos partenaires occidentaux. Quelle est la situation ?

Les deux républiques sont bel et bien en train d’être reconnues par un nombre croissant des membres de la communauté internationale. Nauru est récemment devenu le quatrième Etat à l’avoir fait après la Russie, le Nicaragua et le Venezuela. Ces pas me paraissent sans alternative après les événements d’août 2008, quand Tbilissi a lancé une offensive inhumaine contre l’Ossétie du Sud en détruisant Tskhinvali, la capitale, et tuant des centaines de civils et des soldats de paix russes y déployés sous le mandant de l’ONU. Ce qui n’a laissé d’autre choix à Moscou que d’y répondre par une riposte militaire destinée à contraindre la Géorgie à la paix. La Russie salue également les résultats de l’élection présidentielle le 12 décembre dernier en Abkhasie, qui s’était déroulée dans un contexte de libre expression de la volonté des électeurs et conformément aux critères électoraux, y compris en présence d’observateurs internationaux. La confiance accordée au leader abkhaz Sergueï Bagapch, qui l’a remportée avec 61,16% des suffrages exprimés, par l’ensemble du peuple témoigne du soutien apporté par les citoyens de la République à la politique d’édification d’un Etat de droit démocratique et indépendant, à la politique de renforcement de sa sécurité. En même temps, nous ne pouvons pas fermer les yeux sur la ligne de confrontation poursuivie par des autorités de la Géorgie d’aujourd’hui. Le réarmement continu de l’extérieur de forces géorgiennes dirigées par les politiciens irresponsables est préoccupant et nous appelons tous ceux qui le soutiennent à une grande prudence et sagesse.

Quelle est la position russe sur le récent Sommet de Copenhague ?

Le président Medvedev a réaffirmé la disposition de Moscou à participer à un nouvel accord juridiquement contraignant sur le climat, en soulignant que, même en l’absence d’un tel document, la Russie réduirait ses émissions de gaz à effet de serre. Nous sommes prêts à fixer les engagements en matière d’émission, en assurant une réduction cumulative inédite des rejets de gaz à effet de serre de plus de 30 milliards de tonnes entre 1990 et 2020. Ce qui correspond à une diminution de 25% pendant cette période. D’ailleurs, la Russie en est déjà le leader assumant la moitié de la réduction mondiale des rejets depuis ses 20 dernières années. Le nouvel accord pourrait favoriser la diffusion des technologies à faible émission de gaz nocifs et stimuler les investissements dans les programmes écologiques à travers le monde, c’est une chance réelle pour appliquer des technologies énergétiques propres. Il doit nécessairement prendre en compte le rôle des forêts, principaux absorbeurs de gaz à effet de serre, et est appelé à définir des conditions acceptables de transfert de technologies de pointe aux pays en voie de développement. Evoquant à Copenhague le rôle de l’Etat dans la lutte contre le réchauffement planétaire, M. Medvedev a souligné qu’il devait «stimuler les investisse-ments privés» en premier lieu dans «les pays victimes des changements climatiques ». La Russie est prête à prendre la part la plus active à toutes ces démarches et se prononce pour l’élaboration prochaine d’une «feuille de route » afin de rechercher un accord universel contraignant.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 00:32

31 décembre 2009
Radio Okapi


La société civile du Nord Kivu estime que les efforts du gouvernement congolais tout au long de 2009 pour pacifier la province n’ont pas produit un résultat satisfaisant. Elle l’a déclaré à l’issue d’une journée de réflexion sur l’évaluation sécuritaire en cette fin d’année organisée mercredi à Goma, rapporte radiookapi.net

Plus d’une cinquantaine de membres de la société civile du Nord-Kivu ont pris part à cette réflexion. Ils ont relevé les risques sécuritaires et les opportunités à prendre en compte pour la pacification de la province. D’après cette société civile, ni l’entrée massive des soldats rwandais en janvier dernier dans le cadre des opérations « Umoja » contre les FDLR, ni les opérations Kimia 2 qui ont suivi depuis, n’ont mis fin à l’insécurité au Nord Kivu. Il s’est par contre observé, fait voir la société civile de la province, une résurgence de nouveaux groupes armés, la multiplication des exactions des FDLR et de certains militaires FARDC sur les populations civiles, et même des collabos des forces négatives parmi les fils de la province. Jason Luneno, président de la société civile du Nord Kivu, s’en est plaint : « Certains milieux restent de véritables germoirs de groupes armés, les FDLR se déversent davantage dans le sud de Lubero, Walikale… Ce qui s’est passé à Kibati, en territoire de Walikale, il est inadmissible que des militaires FARDC se permettent de tirer sur les civils. C’est la trahison. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités vis-à-vis de cette situation. »

Conséquence, enregistrement de milliers de nouveaux déplacés à travers la province et dans tous ses territoires. A l’issue de cette rencontre, les participants se sont engagés à joindre leurs efforts à ceux du gouvernement pour impliquer leurs composantes dans le programme de pacification de la province.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 00:38

19 décembre 2009
Le Potentiel


Après deux ans d’évaluation des 60 contrats miniers, le gouvernement a officiellement bouclé l’opération. Non sans avoir bruyamment, le 4 août dernier, résilié le contrat de la Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT. La firme canadienne ne perd pourtant pas l’espoir de renouer le fil du dialogue. Pour sa part, la Tenke Fungurume Mining (TFM), autre recalé, semble jouir de fortes chances de conciliation. C’est ce contexte d’incertitude qui inspire l’idée, pour les investisseurs, de susciter un médiateur indépendant capable, en cas de conflit, de concilier l’Etat et ses partenaires. La Zambie a réussi l’expérience. Pourquoi pas la RDC ?

Le dernier point de presse du ministre des Mines n’a pas ramené la quiétude dans les milieux des opérateurs miniers. Le rapport de la revisitation des contrats et conventions minières signés, en période trouble, par les représentants de l’Etat avec des entreprises publiques ou d’économie mixte, ne lève pas toutes les zones d’ombre.

En effet, deux poids lourds de l’industrie mondiale des métaux de base entendent d’être définitivement fixés sur leur sort. Il s’agit de la firme canadienne Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) et l’américaine Tenke Fungurume Mining (TFM).

On sait que, le 4 août 2009, le gouvernement, réuni en Conseil des ministres, avait clairement affiché sa position, s’accordant toutefois un temps de répit pour la finalisation de la convention TFM, mais résiliant, sans détours, le contrat d’association KMT.

Depuis, TFM et KMT se sont mobilisées, se cabrant en douce quelques fois, et tentant subtilement de ramener le gouvernement à la table de négociations.

Trois mois après la sentence du 4 août 2009, l’on se trouve à la case départ. Le dossier n’a pas évolué. Bien au contraire, le langage des sourds a pris le relais et semble s’installer. Est-ce déjà le blocage ? A TFM, brille un certain optimisme laissant entrevoir la certitude d’une solution à l’amiable avant mars 2010. La filiale de Freeport Mac-Mo-Ran s’interdit d’afficher des pensées négatives.


L'option canadienne

A KMT, par contre, le désespoir se lit déjà sur les visages : l’arbitrage international paraît plus qu’inévitable. Mais, l’option n’est pas encore définitivement levée. La porte reste entrebâillée et pourrait permettre d’explorer une voie de sortie plus apaisée.

Dans les milieux d’affaires internationaux, les langues se délient pour l’institution d’un médiateur international indépendant, l’homme qui pourrait départager les parties en conflit. Par la voix de son ambassadeur en RDC, le Canada, présent dans KMT au travers de la First Quantum Minerals, avait déjà envisagé cette option, fin novembre dernier.

Depuis que les intérêts de ses ressortissants sont en jeu, le Canada appelle le gouvernement congolais à revenir à la table des discussions pour vider d’éventuels litiges entourant le contrat KMT. A ce propos, l’ambassadrice du Canada en RDC avait émis la suggestion suivante.

«Pour faciliter ces négociations difficiles, il serait peut-être approprié d’y associer une personne neutre, un facilitateur qui pourrait rendre les discussions plus objectives et transparentes, de part et d’autre. Cela pourrait, à notre avis, ramener plus de sérénité dans les échanges et empêcher les parties d’aller vers des procès longs et coûteux ».

La diplomate prévenait : « Comme le dicton populaire l’affirme, un accord moyen est préférable à un bon procès ». Aujourd’hui, nombre d’observateurs privilégient l’option d’associer un médiateur international pour éviter d’éventuels accrochages dans des procès qui ne feraient qu’envenimer la situation au mépris des intérêts des uns et des autres.

Il est bon de rappeler que d’autres pays ont enclenché, bien avant la RDC, le processus de revisitation des contrats miniers. Par pragmatisme au vu des réalités du marché, ils ont emprunté avec succès la voie précitée, sans aucunement hypothéquer leur souveraineté.

Qu’est-ce qui empêcherait alors la RDC d’expérimenter cette recette au mieux de ses intérêts, sans nécessairement heurter ceux des investisseurs étrangers, actuels et potentiels.

Il paraît indiqué, dans le but de garantir une bonne résolution des différends, de signer des avenants aux accords querellés, avec le concours actif d’un médiateur. La Zambie voisine l’a fait et ne s’en porte pas plus mal.

LA VOIE DE LA SAGESSE

C’est la voie de la sagesse qui permettrait aux investisseurs et à l’Etat de sauvegarder l’essentiel. D’un côté, les opérateurs miniers seraient sécurisés, eux qui affirment avoir négocié leurs contrats selon les règles de l’art. De l’autre, l’Etat congolais arrêterait de s’estimer continuellement floué lors de précédents contrats.

L’enjeu consiste ainsi à rechercher l’arbitrage d’un tiers, désigné de commun accord, non pas sur des bases partisanes, mais à cause de sa connaissance avérée de la conduite des affaires dans le secteur des mines, principalement le cuivre.

Ces oiseaux rares se recrutent au sein des cabinets d’avocats réputés. Les Etats comme l’Afrique du Sud et le Chili disposent de ce type d’expertise. La désignation de la personnalité peut passer par un appel d’offre international. Ou encore, dans le cadre de la coopération entre Etats.

Ce faisant, d’un côté l’exigence du Fonds monétaire international de voir garantis les investissements étrangers sera respecté. De l’autre, l’Etat congolais aura l’assurance de suivre la voie adoptée par les autres.

A l’échéance 2013, l’offre du cuivre sera en baisse par rapport à la demande. Toutes les projections sont unanimes à ce sujet. Or, le cycle d’investissement de la filière est d’au moins deux ans dans la phase d’exploitation. Ce faisant, si la RDC ne met pas maintenant en place les infrastructures de production, elle ne pourra pas bénéficier des retombées financières additionnelles liées aux fluctuations des marchés.

Les tergiversations actuelles feront de la RDC l’éternel perdant des rendez-vous historiques. Bon à savoir : la production de TFM prévoyait 100.000 tonnes annuelles tout comme KMT.

Ce ne sont pas les 13.000 tonnes/an produites actuellement par la Gécamines qui compenseraient les revenus fiscaux tirés de plus de 600 millions $US, dans le cas d’un fonctionnement normal de ces deux unités de production du cuivre.

Les avantages qu’offre le Code minier profitent-ils au Trésor public ? Difficile à dire. De la soixantaine de contrats revisités, il serait hasardeux d’affirmer péremptoirement qu’actuellement une cinquantaine de projets acceptés font entrevoir des lendemains meilleurs pour le Trésor public.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:19

17 décembre 2009
RTBF



UE: K. De Gucht provoque une nouvelle tension avec le Congo

Le commissaire européen belge, Karel De Gucht, a participé mercredi à un débat au parlement européen sur la République Démocratique du Congo et il n'a pas pu s'empêcher de critiquer les dirigeants congolais.

En tant que ministre belge des Affaires Etrangères, Karel De Gucht avait provoqué plusieurs incidents avec Kinshasa. Il avait, entre autres, estimé que les dirigeants congolais n'étaient pas à la hauteur. Mercredi, il a remis ça mais, cette fois, en tant que commissaire européen à l'aide au développement. Voici ce qu'a dit mercredi Karel De Gucht, en anglais, devant le parlement à Strasbourg.

"La Commission européenne fait beaucoup pour l'aide humanitaire et pour les programmes de rétablissement de l'Etat de droit. Nous parlons de dizaines et même de plus de cent millions d'euros par an. Le problème, c'est : quelle est l'efficacité de tout ça si vous n'avez pas un interlocuteur approprié dans l'arène politique ?"

Le porte-parole du gouvernement congolais a réagi sèchement. Lambert Mende a estimé que Karel De Gucht "se prend pour un donateur divin du monde". Il a espéré que le commissaire belge n'irait pas, à présent, perturber les bonnes relations entre l'Europe et le Congo comme il l'a fait pour la Belgique.

Plus largement, Lambert Mende a rejeté les critiques injustifiées, selon lui, de l'Union européenne. La présidence suédoise a exhorté le président Joseph Kabila à faire davantage pour mettre fin aux violences contre les civils dans l'est du Congo.

Le Congo aussi au menu du conseil de sécurité des Nations-Unies

La situation en République démocratique du Congo était également en débat mercredi soir à New York, devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Le représentant de l'ONU en RDC a estimé que l'opération militaire en cours a réussi à désorganiser les rebelles hutus rwandais. Le Conseil de sécurité doit décider en principe lundi de reconduire le mandat de la Force des Nations unies en RDC, la Monuc.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:15

17 décembre 2009
Le Potentiel


Au moment où s’organise à Kinshasa un séminaire sur la corruption, les Congolais attendent encore du chef de l’Etat la nomination promise d’un « conseiller spécial » en la matière.

« Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, annonce un remaniement de son cabinet avant le mois de juin, avec la nomination d’un conseiller spécial en charge de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruptions », a rapporté « Le Soir » au mois de mai 2009. « Le nouveau conseiller spécial, qu’il va nommer, fera partie du groupe de 15 nouveaux collaborateurs dont il a besoin +pour transformer+ son pays », a-t-il indiqué au journal belge.

En procédant, dès le 15 juillet 2009, à la révocation de hauts magistrats et responsables de l’administration publique, le président Joseph Kabila pensait-il avoir fait l’essentiel, jugeant la nomination du fameux « conseiller spécial » superflue ? Il est seul à le savoir.

Entre-temps, l’ONG Transparency International juge « endémique » la corruption en RDC dans son rapport de novembre dernier sur l’« indice de perception de la corruption » observé dans plusieurs pays africains en 2009.

« D’après une échelle de valeur établie par cette ONG, de 1,7 point en 2008, la RDC est passée à 1,9 point, gagnant ainsi 0,2 point dans la lutte contre la corruption. Une avancée insignifiante, selon Transparency International. Entre 0 et 2 points, la corruption est perçue comme endémique, c’est-à-dire très répandue. C’est la situation actuelle de la RDC », selon radiookapi.net citant ledit rapport.

« Entre 3 et 5 points, la corruption est considérée comme un grave problème dans la société. Au-delà de 5 points, la lutte contre la corruption dans un Etat présente des signes d’espoir pour une amélioration de la situation », a noté la radio onusienne.

L’appréciation de cette ONG rejoint celle, antérieure, de la Conférence épiscopale nationale du Congo selon laquelle « la corruption est devenue le cadre général de vie et d’action sociopolitique en RDC ». Et exhortant les « politiciens catholiques impliqués dans la mauvaise gestion de la chose publique à démissionner ou à se convertir ».

Plus tard, la CENCO a constaté que « plusieurs fidèles catholiques exerçant de hautes fonctions n’ont malheureusement pas été performants », péchant « par omission » et cautionnant une « corruption consommée » pour ne l’avoir « pas dénoncée ». L’Eglise catholique en conclut que « cela suppose de la complaisance, un renoncement à la bonne moralité ».

Et c’est bien de « complaisance » qu’il s’agit lorsque des acteurs politiques, au nom de la « discipline du groupe », s’abstiennent de sanctionner des « hommes au pouvoir » et des « hommes du pouvoir » dont les méfaits sont avérés.

Les nombreuses recommandations et résolutions tant des parlementaires que de leurs rapports d’enquêtes, auxquelles les pouvoirs exécutif et judiciaire accordent généralement peu d’attention, en font foi.

D’où, le Pouvoir doit commencer à sanctionner sévèrement les malfaiteurs dits « intouchables ».

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:11
17 décembre 2009
Xinhuanet




Le président de la République démocratique du Congo(RDC), Joseph Kabila a démenti mercredi à partir de Bukavu où il séjournait, les rumeurs selon lesquelles la RDC se prête à une éventuelle balkanisation, à cause de l'insécurité récurrente dans sa partie est.

Il a rassuré aux notables de la province du Sud-Kivu qu'il veille sur l'intégrité du territoire national comme il protège son propre oeil.

L'amélioration de la situation sécuritaire au Sud-Kivu, selon lui, est de la responsabilité de tous les fils et filles de cette province et du pays, fustigeant par la même occasion le comportement de certains fils et filles de la province qui coalisent avec les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) qui disposent des bases dans cette partie du pays.

Le président réaffirme son engagement à combattre l'insécurité sous toutes ses formes dans cette province.

Les Forces armées de la RDC (FARDC), avec l'appui logistique de la Mission de l'ONU en RDC (MONUC), pourchassent les FDLR dans le cadre de l'opération Kimia II.

Plusieurs de leurs poches ont été démentélées et ces ex-génocidaires opèrent maintenant sous forme de la guerilla.
Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:04

16 décembre 2009
J.-P. Mbelu
Congolite
 


La guerre d’agression et d’usure à laquelle plusieurs d’entre nous résistent depuis plus décennie risque de nous jouer des tours si nous lâchons mentalement, spirituellement et intellectuellement. D’où l’urgence de revenir constamment sur enjeux qu’elle sert et la persévérance de ses commanditaires. Mais aussi sur des erreurs naissant d’une lecture biaisée de notre histoire immédiate et consécutives à l’usure.

Pour rappel, la guerre d’agression qui nous est livrée depuis 1996 est un moyen dont se servent plus d’une transnationales pour avoir accès à nos matières premières du sol et du sous-sol en jouissant d’une protection juridique dans l’un des pays occidentaux au passé non-colonial, le Canada. (Dans un entretien accordé à Renaud Vivien de Cadtm, ce mardi 15 décembre 2009, Delphine Abadie, co-auteure de Noir Canada est suffisamment explicite sur cet enjeu. Pour l’approfondir lire Noir Canada et l’entretien intitulé Pillage, corruption et criminalité en Afrique. « Au Canada, la démocratie est en danger ! ») Le Canada, « paradis juridique » des transnationales, participerait à la mort de l’Afrique en se déclarant Ami de l’Afrique.

Disons que derrière les grosses fortunes des transnationales, il y a des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes juridiques, des crimes sociaux et des crimes économiques. Ce n’est pas tout. Derrière ces grosses fortunes, il y a aussi la criminalisation de toute forme de résistance au crime et de tous les efforts déployés pour les esprits citoyens et indépendants de verser au débat public les stratégies criminelles des entreprises transnationales.

En plus de cet enjeu transnational, nous résistons à la balkanisation de notre pays au profit de l’un de nos voisins, le Rwanda. Depuis plus de quatre mois, Paul Kagame et ses escadrons de la mort tiennent à l’aboutissement de ce plan de balkanisation en déversant sur notre territoire des masses des populations rwandaises. Un rapport très bien documenté traite de cette question. Il est intitulé Rapport sur l’infiltration clandestine rwandaise au Nord-Kivu. Il peut être lu sur le site Internet de Benilubero. L’infiltration dont traite ce rapport est facilitée par les militaires du CNDP qui transportent leurs compatriotes à bord des bus apprêtés à cet effet.

Les stratégies facilitant la réalisation de ces deux enjeux majeurs et permanents sont : un processus électoral biaisé concocté par « petites mains des transnationales », sans recensement, sans débat sur les projets de société défendus par des candidats à la présidentielle, etc., une infiltration des élites politiques et militaires compradors dans toutes les institutions issues de cette mascarade électorale, une corruption endémique, un clientélisme et un népotisme dignes d’un non-Etat, les contrats léonins négociés sur le dos du peuple, etc. Pire, des accords secrets conclus entre certaines de ces élites et Paul Kagame, fer de lance du nouveau désordre africain au cœur de notre continent.

Dès que l’on perd de vue ces deux enjeux majeurs et les stratégies facilitant leur accomplissement, les choses se compliquent intellectuellement et spirituellement. D’où nos cercles vicieux de toutes ces dernières années. Nous allons appeler à notre secours de bourreaux introduits par effraction dans le processus électoral pour nous massacrer. Nous allons appeler gouvernants des mercenaires commis à la facilitation du pillage de nos richesses du sol et du sous-sol. Nous allons nommer « jeune démocratie » l’institution d’une dérive autoritaire. A ce point nommé, nous prenons notre (rêve ou) désir de démocratie pour un fait accompli sans questionner nos moyens réels de conversion de ce désir en réalité démocratique. Nous semblons croire que « les élites politiques compradors » vont finir par se convertir, comme par enchantement, en hommes d’Etat et nous offrir la démocratie sur un plat doré. Mus par ce rêve, nous faisons le jeu des criminels blanchis en victimes en nous attaquant à toute forme de résistance qui n’est pas avalisée par « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent ».

Il y a comme une urgence de recadrer notre lecture de notre histoire immédiate en ayant toujours présents à l’esprit les stratagèmes auxquels les bourreaux de notre commune humanité recourent pour nous anéantir : la criminalisation de toute forme de résistance, la logique corporatiste, les intimidations judiciaires pour les esprits citoyens et indépendants, la propagande de la pensée unique à travers les médias dominants et apparentés, la corruption des cœurs et des esprits, etc. Certains apprentis démocrates congolais semblent devenir de plus en plus des proies faciles des «cosmoctrates ». Ils reproduisent le discours des « maîtres » et font de l’amnésie leur amie préférée. Ce faisant, ils croient servir la cause de la rupture et de la refondation d’un autre Congo. Non. La rupture mentale, intellectuelle et spirituelle avec la promotion du marché sous le couvert de la rhétorique démocratisante est un premier pas indispensable à l’émancipation de la mentalité servile. Elle est exigeante. Elle est peut-être le fait « des initiés ».

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article
18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 23:08

18 novembre 2009
Le Potentiel



Les pays de l’Amérique et de l’Europe, sont convaincus d’une chose : la menace ne viendra pas de leurs propres pays, de leurs continents. Elle viendra de l’extérieur. D’où la décision de procéder à la restructuration de leurs armées, mais aussi d’aider les armées des pays du sud, particulièrement de l’Afrique à être performantes. C’est l’une des raisons principales de la création du Commandement militaire africain des Etats-Unis, AFRICOM. L’Europe dispose déjà de l’EUROCORPS. Désormais, leur terrain de prédictions est l’Afrique. Particulièrement la République démocratique du Congo, pays stratégiquement important pour la sécurité de l’Europe et de l’Amérique. Avec le retrait de la MONUC, l’AFRICOM et l’Union européenne ont exprimé leur disponibilité pour restructurer les Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC, afin de préserver le Congo de toute autre nouvelle aventure militaire.

La restructuration des armées occidentales est désormais une question d’actualité. Elle est à l’ordre du jour en Belgique où le ministre belge de la Défense défend son projet de restructuration de l’armée belge depuis le début de cette semaine. « La menace contre la Belgique ne viendra pas de l’intérieur du pays ni de l’Europe, mais de l’extérieur. Voilà pourquoi l’armée belge pourrait participer à plusieurs missions de paix à travers le monde, à l’image de celle de l’Afghanistan pour être plus aguerrie ». C’est quasiment en ces termes que le ministre belge de la Défense répondait à une des questions de ses compatriotes sur la restructuration de l’armée belge. Une restructuration qui introduit un recrutement « volontaire » et pourrait amener à la fermeture de plus ou moins une vingtaine de sites militaires.

Les Belges ne sont pas les seuls à s’inquiéter de cette « menace extérieure ». Les Etats-Unis disposent d’une « Stratégie de sécurité nationale » qui vise à contrer toute menace contre le peuple américain et l’Amérique. Aussi, ont-ils décidé de la création d’un Commandement militaire pour l’Afrique, AFRICOM. Objectif : aider les pays africains à se doter des armées performantes pour combattre la pauvreté, favoriser le développement et surtout lutter contre le terrorisme international. L’AFRICOM est désormais opérationnel en Afrique. Ce commandement militaire a déjà procédé à des manœuvres militaires conjointes avec quelques unités des armées africaines. La dernière est celle qui s’est déroulée en Ouganda pour prévenir et gérer les calamités ou catastrophes naturelles. C’est selon.

RESTRUCTURATION DES FARDC

Depuis qu’il est acquis que la fin du mandat de la Monuc est incontournable, la restructuration des FARDC s’impose comme la priorité des priorités. C’est dans ce sens qu’il faudra saluer le projet de loi de réforme de l’armée déposé à l’Assemblée nationale par le ministre de la Défense, notamment en ce qui concerne le « Statut du personnel militaire des FARDC ».

Entre-temps, les différentes personnalités américaines qui s’intéressent à toutes les réformes décidées par les autorités congolaises ont exprimé la volonté de leur gouvernement d’aider à la restructuration des forces armées congolaises. Pour souligner cette volonté, le Commandant de l’AFRICOM a effectué personnellement le déplacement de Kinshasa en vue de s’entretenir avec les autorités congolaises. Le général William E. Ward a été formel en précisant que la RDC a besoin d’une armée des professionnels et performante. Joignant l’acte à la parole, des sessions de formation, dans différents domaines sont envisagées pour atteindre cet objectif.

De son côté, l’Union européenne exprime les mêmes préoccupations. En effet, l’ambassadeur de Suède en RDC, pays qui accèdera prochainement à la présidence rotative de l’Union européenne a abondé dans le même sens que le commandant de l’ARICOM pour faire des FARDC une armée performante. « Il s’agit là de l’une des priorités de l’Union européenne », a-t-il souligné.

Dans le cadre bilatéral, la Belgique ne demeure pas en reste. Elle vient de rendre opérationnel le premier bataillon de la Brigade d’intervention rapide, basée à Kindu. Pour mieux marquer cette volonté, le chef d’Etat major général de l’armée belge a effectué le déplacement dans le but de renforcer cette coopération militaire.

On ne saurait passer sous silence la dernière concertation en date des chefs des renseignements militaires de la SADC pour sous-tendre tout effort susceptible de créer réellement un espace de paix, de sécurité dans la région des Grands Lacs soumise à des conflits armés à répétition.


Sécurité pour tous

Cette menace extérieure « multiforme » ne concerne pas seulement les pays d’outremer, notamment les Etats-Unis et l’Europe, mais également l’Afrique, en particulier la RDC. Les guerres d’agression imposées au Congo ont été commanditées de l’extérieur pour le contrôle des richesses congolaises, la balkanisation programmée de ce pays pour servir les intérêts des étrangers. Des guerres économiques pour satisfaire des ambitions politiques.

D’autre part, le terrorisme international trouve ses appuis dans le « terrorisme d’Etat ». C’est dire qu’aucune nation au monde n’est à l’abri de cette « menace extérieure ». Par voie de conséquence, devant cette priorité de réorganisation des FARDC, l’initiative doit être une inspiration interne pour mieux apprécier la contribution et la disponibilité des partenaires extérieurs. Elle a cet avantage de tirer les leçons utiles de l’histoire depuis la Force publique aux FARDC en passant par l’ANC, les FAZ et les FAC, sans oublier le brassage et le mixage.

Quelle armée pour la République démocratique du Congo ? Pourquoi, depuis la transition, le Congo n’a pas encore une « armée nationale », alors que le Dialogue intercongolais en faisait une priorité ? Les préoccupations sécuritaires des pays occidentaux sont-elles les mêmes que celles du Congo ? Les FARDC subiraient-elles l’influence des partenaires extérieurs au risque d’inquiéter le pouvoir congolais ? C’est quoi une armée républicaine ? Quels types de moyens faut-il pour une armée dissuasive ? Quelles sont ses missions ?

Au moment où la Monuc s’apprête à partir, ces interrogations doivent faire l’objet d’un débat national. S’il est vrai qu’il faille laisser aux experts le côté technique de la réforme de l’armée, les aspects politiques, sociologiques, administratives liées à la réforme de l’armée incitent à ce que les institutions nationales s’approprient cette question pour élaborer une vraie « Stratégie de sécurité nationale », avec comme point d’appui une armée réellement nationale, républicaine et socle des institutions nationales. C’est aux Congolais de définir ce qu’ils entendent par cet instrument de sécurité et de défense qu’est l’armée, comme l’a si bien souligné une fois le Professeur Tshiyembe Mwayila, Directeur de l’Institut géopolitique panafricain.

Aujourd’hui plus que jamais, la sécurité est devenue une affaire de tous.

Repost 0
Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
commenter cet article

Textes De Juliette