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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 14:39

10 octobre 2013
Source: Tchadanthropus

 

Un magistrat français raconte la galère des tchadiens au quotidien.
(Inondations, barrières, rackets, assassinats, impunités, injustices, violations des droits de l’homme)

Pa
r Patrice de Charette, magistrat français, président de la chambre sociale à la Cour d’appel de Toulouse et porte-parole du Syndicat de la magistrature jusqu’en avril 2010. Il est depuis cette date conseiller technique principal, chef de mission de l’assistance technique au Programme d’appui à la justice au Tchad (PRAJUST) mis en place par l’Union européenne.

Les dames balai de la municipalité n’arrivent plus à évacuer le sable apporté par le vent sur les grandes avenues de la capitale. L’automobiliste et le motard ayant une tendance naturelle à rouler sur le goudron plutôt que sur le sable, celui-ci s’accumule sur la partie droite des chaussées, ou sur la totalité pour celles qui ne connaissent pas le balai. Les pluies bouleversent la surface du sable, y créant bosses et ravinements et transformant progressivement les avenues en pistes sahariennes.

L’arrivée de la pluie en juin est un moment magique. Avec l’ami Christian, venu travailler sur le casier judiciaire, nous nous sommes retrouvés sur la terrasse pendant de longues minutes à regarder la première pluie tomber. De puissantes odeurs montent de la terre mouillée, la température chute tout à coup de 10°, ce qui donne l’impression de revivre après plusieurs mois entre 45° et 50°, un petit vent frais arrive par le travers. Les crapauds sortent et se mettent à chanter ; leur chant est à dire vrai modérément mélodieux, puisqu’il tient plutôt de l’aboiement rauque, mais on l’entend avec plaisir car il est le signe de la fraîcheur retrouvée.



Notre comptable, cerné par les eaux

Walia Inondations 1

Pour les habitants des quartiers bas de la capitale, nulle magie ni plaisir, mais au contraire une calamité, avec des inondations considérables en raison de l’absence ou du mauvais fonctionnement du réseau d’évacuation des eaux pluviales. Notre comptable, cerné par les eaux, ne peut plus utiliser sa moto et nous devons l’extraire de son habitation avec l’un de nos solides 4×4, qui revient crotté jusqu’au toit.

Alors que la pluie revient chaque année avec une régularité d’horloge, la municipalité semble frappée de stupeur par le phénomène. Elle attend donc le milieu de la saison pour s’aviser de la nécessité de curer les canaux d’évacuation des eaux. Elle fait alors avec un souci de division du travail qui force l’admiration : une première équipe mécanisée vient enlever les grosses dalles de béton qui recouvrent les canaux, une seconde vient enlever les boues et détritus et les laisse au bord des canaux et une troisième arrive plusieurs semaines plus tard pour les évacuer. Dans l’intervalle, la pluie a dispersé la pestilence dans tout le voisinage, rendant malades des centaines d’habitants.

Des (faux) policiers rackettent la population

Il y a quelques semaines, émoi au commissariat central : de faux policiers sévissent aux abords du bâtiment et rackettent la population. Ainsi que le relève un journal, comme les vrais policiers font la même chose, cette activité n’est pas un signe distinctif. L’enquête repose donc sur la connaissance qu’ont les vrais policiers du visage de leurs collègues et permet d’en arrêter successivement huit, dont un faux commissaire.

Un journal titre : les rues de N’Djamena sont vidées par le OK. Tout automobiliste de la capitale sait de quoi il retourne, mais la chose mérite d’être racontée. Le code de la route prévoit qu’un automobiliste doit être muni des pièces administratives en règle et est tenu de les présenter à toute demande de l’autorité policière. Rien que de plus normal. Mais le Tchad va sensiblement plus loin en créant par arrêté interministériel une commission multipartite de vérification des pièces de véhicules. Chaque automobiliste est donc tenu de comparaître devant la commission et de lui présenter le véhicule et les documents. Le membre policier de la commission inflige à l’automobiliste une amende forfaitaire pour défauts, lesquels ne sont pas autrement précisés. Le membre gendarme inflige une autre amende pour d’autres défauts, sans davantage de précision. L’automobiliste se croit tiré d’affaire mais le plus dur est à venir car il comparait alors devant le membre douanier de la commission. Le douanier estime invariablement que la valeur en douane lors de l’entrée du véhicule sur le territoire, pourtant fixée par l’administration, est insuffisante, fixe lui-même une nouvelle valeur et applique le redressement correspondant, qui peut être copieux.

L’automobiliste, après avoir payé, obtient toutes les signatures sur son bordereau et l’autocollant « OK ». Il se présente à la sortie où il se heurte alors à une chaîne. Il faut payer un droit de sortie, fait savoir le factionnaire. Pourquoi, et où est le reçu ? se hasarde un usager. Tu vas payer le droit de sortie, répond le factionnaire, menaçant. L’automobiliste n’a pas le choix et doit sortir une nouvelle somme de sa poche.

Mon véhicule et mon chauffeur, gardés un jour

Nos véhicules, achetés par l’Union européenne pour le compte de l’État tchadien, revêtus des deux drapeaux et de la mention PRAJUST, ne sont pas soumis à cette commission. Ceci n’empêche pas que tous ont été arrêtés les uns après les autres, parfois à plusieurs reprises, et souvent retenus pendant plusieurs heures voire une journée entière sur le terrain le siège la commission. Après divers contacts et démarches, je suis allé sur place avec deux collègues pour libérer mon propre véhicule séquestré depuis la veille. Le spectacle ne manque pas d’intérêt : devant un immense terrain clos de murs rempli de centaines de véhicules se trouvent sur le trottoir plusieurs personnes assises sur des chaises en plastique : ce sont les membres de la commission, environnés d’une multitude de policiers et militaires. Tous affichent la décontraction satisfaite que donne le pouvoir absolu. Après les politesses d’usage, le président de la commission nous fait savoir que « bien entendu » nos véhicules ne sont pas concernés, moyennant quoi il a conservé le mien avec le chauffeur pendant toute la journée avant de prétendre nous appliquer une copieuse amende forfaitaire par véhicule, ce que nous avons catégoriquement refusé. Je peux finalement repartir au volant de ma voiture, après avoir eu l’assurance que des instructions seraient données pour nous épargner tout contrôle à l’avenir.


80 prisonniers dans une cellule de 20 m²

amNESTY-PRISONNIERS-TCHAD-J’ai raconté précédemment les mésaventures d’un ministre, démis de ses fonctions puis incarcéré sous l’accusation de détournement de fonds publics sur décision d’un juge d’instruction du tribunal de première instance, alors pourtant que des faits de cette nature sont de la compétence de la Haute Cour de justice composée de parlementaires élus. Saisie d’un pourvoi en cassation, la Cour suprême a annulé toute la procédure, à l’exception toutefois, de façon singulière, du mandat de dépôt du juge d’instruction, et a ordonné la transmission du dossier à la Haute Cour de justice.

Elle s’est attirée en retour de la part de celle-ci une leçon de droit, puisque la Haute Cour a rappelé qu’elle ne pouvait être saisie que par une résolution de mise en accusation votée par l’Assemblée nationale à la demande du gouvernement. L’appréciation de l’affaire par les autorités ayant changé, il se trouve que le gouvernement n’a pas souhaité saisir l’Assemblée nationale d’une demande de mise en accusation à l’encontre de l’ex ministre.

Problème, car celui-ci s’est retrouvé sans juge apte à se prononcer sur sa demande de mise en liberté. Les avocats ont multiplié les protestations et démarches, mais rien n’y a fait et les mois ont passé. Jusqu’à ce que, tout à coup, on apprenne par un entrefilet dans la presse que la mise en liberté avait été ordonnée par le procureur de la République. Il n’est pas sûr que celui-ci ait eu la possibilité de le faire, mais personne n’y a rien trouvé à redire et surtout pas l’ancien ministre. Celui-ci a pu en tout cas découvrir de l’intérieur la situation pénitentiaire dans le local provisoire qui sert de maison d’arrêt à N’Djamena. Il y a deux ans, l’ancienne maison d’arrêt a été détruite en urgence, avec un délai de prévenance de 15 jours, alors qu’elle hébergeait 1400 détenus, et ceci sans aucune solution de remplacement. L’urgence était d’ailleurs relative puisque, plus de deux ans après la destruction, le site destiné à une fastueuse cité des congrès est toujours envahi d’herbes folles.

Après avoir tant bien que mal réparti les détenus existants, l’administration pénitentiaire a obtenu une douzaine de cellules dans un local de gendarmerie pour y loger les nouveaux détenus incarcérés par les magistrats de N’Djamena. Au fil des mois, les effectifs ont gonflé pour dépasser maintenant 1 100 personnes. Conformément à l’habitude locale, les détenus sont dans la cour pendant la journée mais sont incarcérés dans les cellules collectives de 17 h à 6 h le lendemain. Aucun mobilier dans les cellules, les détenus dorment sur le béton ou sur une natte pour les plus fortunés. Compte tenu des effectifs, ils sont maintenant 80 dans une cellule de 20 m² sans eau ni toilettes et avec une aération minimale. Quatre sont morts le mois dernier,vraisemblablement de suffocation, mais on n’en saura pas plus car l’autopsie a été estimée inutile.

Je ne devrais pas, bien sûr, mais j’en viens à lire avec un certain détachement un article comme celui du journal Le Monde il y a quelques semaines décrivant avec indignation la situation de trois détenus enfermés dans une cellule prévue pour une personne dans une maison d’arrêt française.

Les passants ont couru après les assassins

Le mois dernier, une nouvelle a frappé de stupeur le monde judiciaire : un huissier de justice a été tué par balles par deux personnes à moto, dans le centre-ville en milieu de journée. La nouvelle m’a beaucoup attristé, car cet huissier, vice président de la Chambre nationale, était notre partenaire habituel dans nos séminaires et ateliers de relecture de projets de loi.

Les passants, qui n’ont pas froid aux yeux, ont couru après les assassins et en ont attrapé un. Il se dit qu’il y aurait eu erreur sur la personne, car les tueurs visaient le président de la Chambre nationale des huissiers après une expulsion difficile que celui-ci avait réalisée. Un journal de la presse privée, comme on dit ici (presse d’opposition), affirme que le commanditaire est un retraité de la gendarmerie, dont il donne le nom, et indique que la fuite de l’intéressé, recherché par la police judiciaire, a été facilitée par de hauts dignitaires de la gendarmerie.

Voici donc que l’on fait maintenant un contrat sur la personne d’un huissier dont le seul tort a été de mettre à exécution une décision de justice. Une conception assez spécifique de l’État de droit.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 17:21

9 octobre 2013
source: Makaila

 

Quand le masque d’Idriss Déby tombe

 

Pour Abdallah Chidi Djorkodei, il ne fait aucun doute que le régime de N'Djamena est à l'origine des malheurs actuels du peuple centrafricain.

«Nous pouvons livrer des noms de soldats de l'armée nationale tchadienne qui font actuellement partie des effectifs de la Seleka», déclare cet opposant tchadien installé aux USA depuis deux ans, après un exil de cinq ans au Maroc. Il était le 27 septembre dernier à la tête d'un groupe de compatriotes décidés à faire un sit-in devant l'hôtel Westin qui hébergeait Idriss Déby, venu prendre part à la 68e Assemblée Générale de l'ONU à New-York. A en croire des sources diplomatiques, Idriss Déby eut vent du projet de Abdallah Chidi Djorkodei et des siens. Aussi le président tchadien préféra plier bagages et retourner dans son pays plus tôt que prévu. En réalité, les opposants tchadiens avaient depuis longtemps marqué des points contre Idriss Déby.

A la veille de l'ouverture des travaux de L'Assemblée Générale, Abdallah Chidi Djorkodei était à la tête d'un groupe d'opposants lancés dans une manifestation devant le QG de l'ONU à New-York. «Nous demandons le retrait des troupes tchadiennes du Mali et de la RCA. Le Tchad a ses propres problèmes comme la pénurie de l'eau, le manque d'électricité, la crise alimentaire, etc.» L'ironie veut qu’au moment où les dérives de son pouvoir étaient exhibées dans la rue à New-York, le président tchadien prenait part à une réunion convoquée, en marge des travaux de l'ONU, par le représentant de la Francophonie auprès de l'ONU. Réunion au cours de laquelle tout le monde fut d'accord pour dire que ça ne va pas en RCA et qu''il faut faire quelque chose pour ce pays.

Et si les représentants des autres pays de la zone CEMAC se montraient très préoccupés par la tournure des événements à Bangui depuis le putsch contre François Bozize, Idriss Déby était plutôt un homme triomphal. Il faisait étalage de la force de frappe de son armée tant au Mali qu'en RCA. Le président tchadien était d'autant plus zélé, car assuré, selon de sources sûres, du lobbying de la France, pour l'assurer d'un siège de membre non permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU dans les prochains mois.

L'on peut alors comprendre pourquoi, pour la toute première fois depuis près de décennies qu''il règne sur le Tchad, Idriss Déby a mis les moyens pour un accueil à grand pompe par la communauté tchadienne de New-York. Abdallah Chidi Djorkodei affirme que des émissaires ont été dépêchés par Déby pour le dissuader  de déclencher son mouvement de protestation. « Brandissant une enveloppe à bout de bras, les émissaires du Guide du MPS m'ont proposé trois postes à prendre au choix: Ambassadeur du Tchad au Congo Brazzaville, Directeur de l'INSTA d'Abeche, Ambassadeur du Tchad au Niger», déclare Abdallah Chidi à Djorkodei qui dit avoir repoussé toutes ces offres. 

Et comme le malheur ne vient jamais seul, Idriss Déby était pris en tenaille par les nombreux intervenants à l'initiative du petit déjeuner sur la situation humanitaire en RCA.  Ils signifient tous à Déby qu''ils avaient démasqué son jeu pour bousiller la RCA et partant toute la sous - région. Et c'est un homme désarmé, perdu et désillusions, qu’il sorti de la salle pour retourner à N'Djamena. Non sans promettre de stopper son gangstérisme en RCA.

Un pas fait si Déby pouvait, pour une fois tenir parole.  

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 10:26

1er octobre 2013
Singa ti Oubangui

 

deby625

La contestation silencieuse à N’Djamena ne cesse de grandir contre le président putschiste Idriss Déby. Ne pas protester en public, on risque de ‘disparaître’ sans laisser de traces.

“Quand il pleut à N’Djamena, la ville devient une piscine. Au lieu de gaspiller l’argent du pétrole pour son armée et sa gloire personnelle, il ferait mieux de construire le pays. Nous sommes pauvres et lui qui vit bien avec sa famille s’en fout !”.

Il suffit de faire du radio trottoir dans la capitale tchadienne pour entendre des protestations de ce genre.

A Bangui, 400 soldats tchadiens lourdement armés sont arrivés en appui (??) de la junte au pouvoir. C’est en dehors des forces de la FOMAC. Une décision unilatérale de d’Idriss DEBY.

Deby à la croisée des chemins. Ses agitations militaires dans la sous région et même au delà, au Mali par exemple pour se construire une image de “Sage africain” comme l’autre criminel burkinabé Blaise Campaoré ne payent pas.

La France le regarde avec suspicion (??). Condamnant même sa vision très autocratique de la démocratie dans son pays, où toute opposition doit être violemment combattue. Une seule tête doit émerger, la sienne.

A Bamako Jeudi dernier, pour se refaire la cerise, il avait publiquement piégé le président français sur la situation centrafricaine que lui-même contribue à la destabiliser. Hollande en urgence a fait une mini réunion sur la RCA, pour ne rien dire. Des ‘peut être, peut être’ pour couper court aux injonctions de Déby, mais pas de décisions concrètes.

Le Centrafrique n'est pas dans le collimateur de Déby de manière désintéressée. Sa grande peur c’est de voit ce pays servir de base arrière à ses opposants armés.

Le Centrafrique a toujours été son terrain de jeu depuis feu le président Patassé, y agissant selon les courbes de ses intérêts personnels.

Aujourd’hui, Déby a tout intérêt à vite voir les Séléka désarmés (??), la plupart sont ses opposants (??). Et les laisser armés et sans contrôle, c’est risquer de les voir se regrouper et ‘monter’ au Tchad. C’est sa crainte du moment.

Qui finance ces troupes tchadiennes en RCA ? Le parlement tchadien n’a même pas été interrogée à cet effet.

Et surtout, les centrafricains excédés par les exactions des guerriers tchadiens dans le pays n’en veulent plus.

Qu’en pense Michel Djotodia ?

 

Commentaire de Juliette:

Se mettre à croire que les séléka récalcitrants tchadiens en RCA sont des opposants de Deby relève de la diversion. Ils sont au contraire en parfaite ligne avec le plan de Deby qui est de prouver à tout le monde que le désordre en RCA est tel qu'il justifie une invasion militaire en bonne et due forme. L'agitation de Seleka est planifiée par Deby depuis le premier jour.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 19:17
27 septembre 2013
Tchadanthropus
Le Président  des militants du MPS de New York,  un vieil agent spécial de l’ANS depuis 1993, illettré intégral et fatigué,  avait préparé un petit groupuscule composé de certains aigris – certainement même pas africains -  payés à 15 dollars l’heure dans l’intention de donner l’impression d’un comité d’accueil censé applaudir le dictateur tchadien à son arrivée.  C’était juste pour faire croire aux américains que les tchadiens résidant au pays de l’Oncle Sam attendaient leur président.

Malheureusement, la publication du communiqué de la protestation avait fait comprendre à toute la ville ainsi qu’à tous les services de sécurité que le dictateur des tropiques ne pouvait en aucune manière être attendu par ses concitoyens.
 
 
La mascarade avait tourné casaque, et, vert de rage, le général Sultan s’est mis à traiter ses hommes de New York d’idiots et d’incompétents. C’est ainsi qu’il a décidé sur un ton ferme qu’il ne recevra personne de la communauté tchadienne des Etats-Unis et du Canada.  Cela explique que nous n’avons pu décompter – dans la diffusion du journal télévisé - que la présence  de cinq femmes et six hommes, tous des militants du MPS dans le hall de son hôtel.

Après cette première petite victoire remportée contre l’illusion de popularité qu’il avait voulu offrir aux américains,  la communauté tchadienne  - la vraie – s’était activement préparée pour la protestation du jour suivant.

Informés et paniqués par la nouvelle, les services du protocole du tyran ont dépêché une délégation dans la nuit du 22 septembre 2013 pour jeter les bases d’une éventuelle négociation avec les manifestants provenant en majorité de la ville de Jersey City. Cette délégation avait souhaité rencontrer en privé le président du comité d’organisation. Nous les rencontrâmes.


Après 15 minutes de conversation, et  pendant qu’ils brandissaient à bout de bras une enveloppe pleine d’argent, les émissaires du Guide du MPS m’ont proposé trois postes à prendre au choix si je consentais à annuler la protestation : Ambassadeur du Tchad au Congo Brazzaville,  Directeur de l’IUSTA d’Abéché, ou ambassadeur du Tchad au Niger. 


Ma réponse fut sèche et sans ambiguïté : je ne demandais que le départ d’Idriss Deby du pouvoir. Point final.
Une heure avant la protestation, la même délégation s’est rendue dans ma ville pour me convaincre de changer d’idée. Je suis resté inflexible et  catégorique.

C’est sur cet échec de corruption que la protestation a eu lieu au grand dam du dictateur qui n'avait aucun moyen de l'empêcher.


Elle a connu un succès phénoménal.  Le nombre des manifestants,  comme on peut le constater sur les photos jointes, a été important.


Sous la pression des manifestants de la diaspora tchadienne des Etats-Unis et du Canada motivés à faire entendre leur voix à la communauté internationale sur les dérives dictatoriales du régime MPS - ont prévu ce Vendredi 27 Septembre 2013 un sit-in devant l’hôtel Westin New York City où est  hébergé le dictateur tchadien, Idriss Deby - ses conseillers lui ont déconseillé toute rencontre avec la colonie tchadienne ; c’est ainsi qu’il a pris la poudre escampette cet après-midi 17h(heure locale) sans qu’ il  ait le moindre courage de laisser des consignes.

Nous avons réussi à passer notre message à travers cette historique journée. Un message que le peuple américain a pu lire et comprendre, à savoir notre protestation contre le régime MPS et le Gouvernement incompétents d’Idriss Deby, contre sa gestion clanique de l’État et sa diplomatie corruptrice qui ternissent l’image et l’honneur du Tchad sur le plan international.

Notre satisfaction a été totale, et nous marquerons à tout jamais cette journée d’une belle pierre blanche, car elle restera celle historique de la contestation absolue contre la dictature, la corruption, les tortures et les éliminations physiques au Tchad.
 

Le président du comité d’organisation
 
Abdallah Chidi DJORKODEI 
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 09:38

27 septembre 2013
Relu pour vous.
Pressafrique

 

Idriss Déby, un criminel contre l'humanité soutenu par la France : Repères.

Le Tchad est un pays d'Afrique du Nord créé de toutes pièces par la France à l'issu d'une véritable conquête militaire. Le régime d'Idriss Déby a été installé fin 1990 par la France, son armée et ses services secrets, sur fond d'enjeu pétrolier avec le soutien du régime soudanais. Il s'est depuis signalé par la systématisation de la terreur, la banalisation de la torture et du viol, la répétition des nettoyages et massacres ethniques - des crimes contre l'humanité avec la mansuétude
des autorités politiques françaises.

 

Né en 1952 à Fada (nord-est du Tchad) d'un père berger, Idriss Déby est un musulman de l' ethnie Zaghawa, une branche du groupe Gorane que l'on trouve des deux côtés de la frontière tchadosoudanaise. Après avoir passé son baccalauréat, il a fait l'école d'officiers de N'Djaména, puis a obtenu en 1976 une licence de pilote professionnel en France.

 

De retour au Tchad, il collabore avec le rebelle Hissène Habre qui chasse du pouvoir en 1982 Goukouni Weddeye , appuyé alors par la Libye. Hissène Habre le nomme commandant en chef de l'armée tchadienne.

 

En 1985, il suit les cours de l'Ecole de Guerre à Paris et obtient, à son retour, le poste de conseiller militaire du président Habre.

 

En 1989, rien ne va plus entre les deux hommes. En avril, accusés de complot, et craignant d'être arrêtés, Idriss Deby, son cousin Hassan Djamous qui l'a remplacé au poste de commandant en chef, et son demi-frère Ibrahim Itno, ministre de l'Intérieur, s'enfuient de la capitale. Djamous est tué mais Deby réussit à gagner la Libye, puis le Soudan, où il créée une armée, le Mouvement patriotique de Salut (MPS).

 

1er décembre 1990. Le tyran et criminel contre l'humanité Hissène Habré est chassé du pouvoir par la France officiellement en raison de son refus de mettre en place un multipartisme préconisé par François Mitterrand au sommet de la Baule. Officieusement parce qu'il a voulu renégocier les accords dits de coopération signés avec la France depuis la fausse indépendance et fermer toutes les bases de l'armée coloniale française sur le sol national. Pour la France cela est inacceptable et son ex-protégé doit quitter le pouvoir. (Alwihda )

 

Idriss Déby prend donc le pouvoir, soutenu par le régime de Khartoum, avec l'aide de la France qui maintient son dispositif militaire . Accompagné de l'officier de la DGSE Paul Fontbonne, il conquiert N'Djaména sans guère rencontrer de résistance. Hissène Habré s'enfuit avec les liquidités publiques. La Commisson d'enquête sur ses crimes et exactions, présidée par le magistrat Mahamat Hassan Abakar, dénombrera 40 000 personnes tuées ou disparues de 1982 à 1990. Une grande partie des troupes d'Hissène Habré ayant participé au massacre furent dirigées personnellement par l'actuel Président Idriss Déby alors chef d'Etat major des armées. (Dossier Noir de la politique africaine de la France N°13 éd. l'Harmattan, Paris, 1999). Idriss Déby après avoir été, jusqu'en 1989, l'un des piliers du régime de Hissène Habré est porté donc au pouvoir par la France avec l'aide de la DGSE.

 

Février 1991 Idriss Déby est reçu officiellement à Paris.

 

28 février 1991 Promulgation de la Charte Nationale qui accorde tous les pouvoirs au Président Idriss Déby et remet à 30 mois l'instauration du multipartisme

 

Mars 1991 Investi Président Idriss Déby promet la tenue d'une Conférence nationale ayant pour tâche principale l'élaboration d'une nouvelle Constitution

 

1992 Les leaders d'opposition politique et syndicaliste expriment le souhait de voir l'armée française assurer la sécurité de la CNS. La France accorde un don de 220 millions de FF en plus de sa coopération militaire. Elle obtient qu'Elf-Aquitaine puisse participer au consortium pétrolier, à direction américaine, appelé à exploiter le pétrole du Sud tchadien.

 

Février 1992 Assassinat du Vice-Président de la Ligue tchadienne des Droits de l'Homme, Me Joseph Behidi.

 

Juin 1992 Christian Quesnot, chef d'état-major particulier du Président Mitterrand, met 6 conditions au maintien de la présence militaire française (le plan Epervier) : forte réduction des effectifs de l'armée, tenue de la Conférence nationale, puis formation d'un gouvernement de transition, libération des prisonniers politiques, respect des droits de l'homme, reprise en main de l'administration financière de l'Etat. Seul le second point sera convenablement appliqué.

 

Le 18 février 1992, le Nigeria arrête et extrade vers le Tchad 278 opposants tchadiens. Beaucoup d'entre eux étaient du MDD (Mouvement pour la Démocratie et le Développement) que dirigeait Moussa Madela. Au nombre des extradés figuraient également plusieurs dirigeants du MDD: Goukouni Guet, Ahmat Sakhaïr Bidon, Ahmat Hadad Abakar, Oumar Taher et Issa Mahamat Goran. Certains auraient été tués selon l'Amnesty International (Tchad/le cauchemar continue ... Amnesty International).

 

Mi-décembre 1992 Le président Déby signe avec la France une convention instaurant un " dispositif d'appui renforcé aux finances tchadiennes " (impôts, finances, trésor, douanes), incluant le déploiement de coopérants français dotés des mêmes pouvoirs que les hauts fonctionnaires tchadiens. Faute de pouvoir empêcher les malversations, ces coopérants devront être retirés.

 

Janvier 1993. Le gouvernement annule ou allège une grande partie des mesures du plan d'assainissement. Dans la région du Lac et dans le Sud, exactions des forces armées : 246 personnes tuées, 22 villages brûlés et pillés dans le Logone oriental.

 

En avril 1993, 203 personnes égorgées par la garde républicaine à Kouhou Goré.

 

En juin 1993, assassinat de M'bailao Mianbé, Directeur du Secrétariat Permanent à la Réinsertion des militaires déflatés.

 

3 avril 1994. Prolongation d'un an de la période de transition engagée à l'issue de la CNS.

 

Le 6 août 1993, une manifestation fut réprimée à la roquette et à l'arme automatique à N'Djaména, des blessés achevés par les soldats dans les ambulances. Au moins 41 personnes ont trouvé la mort et 150 autres ont été blessées. Les soldats français stationnés au Tchad se sont limités à porter secours aux blessés.

 

Fin 1993, Amnesty International dressait le bilan amer des trois premières années du régime Déby :

 

" La terreur règne toujours. On continue de repêcher des cadavres dans les eaux du Chari, le fleuve qui arrose N'Djaména. Plus de 800 personnes ont été exécutées de façon extra-judiciaire. [...] Quels que soiet ses mots d'ordre, le gouvernement de Idriss Déby utilise aujourd'hui les méthodes de répression dont il disait vouloir débarrasser son pays à l'époque où il luttait contre le régime de Hissène Habré. Les assassins, les tortionnaires, les ravisseurs qui sévissent au Tchad appartiennent aux forces de sécurité de Idriss Déby ".

 

Juin 1994 : Paul Fontbonne s'en va après être resté le " conseiller-Présidence " DGSE de Déby, de décembre 1990 à juin 1994 ; des officiers français " encadrant " la " Garde républicaine " et l'armée.

 

Eté 1994 . La DST rassemble à Paris, pour une " réunion de travail ", un certain nombre d'opposants au régime.

 

Septembre 1994 " Expédition punitive " de la Garde républicaine dans le Logone, au Sud : tueries, pillages, tortures. La Garde républicaine continue d'être impliquée dans des assassinats politiques et des massacres. La Ligue tchadienne des droits de l'homme a ainsi dénoncé, en septembre 1994, " 72 heures d'expédition punitive et de politique de terre brûlée " dans le Logone, au Sud. " Le bilan des atrocités, des tueries, des pillages en règle et des tortures " serait " indicible ".

 

En février 1995, massacres des populations de Goré (Logone oriental) et une commission d'enquête évalue le nombre des victimes à 247 morts et à des dizaines de blessés.

 

Le 1er juin 1995, le journal N'djamena Hebdo est mis à sac, le Directeur de publication et ses journalistes sont battus.

 

En Août 1995, plusieurs morts en détention dans les villages de Kou douhou, Beissa. Le 16 novembre 1995, cinq mouvements d'opposition (l'ANTD - le FNT - les FARF - le CDR - le FAIDT) créent un rassemblement appelé l'ANR (Alliance nationale de la résistance) dirigée par le Colonel Mht Garfa.

 

En juin 1996: élections présidentielles au Tchad. « Début 1996, le lobby français pro-Déby entreprend une magistrale opération de chirurgie esthétique : transformer un assassin invétéré (depuis le lycée) en chef d'état légitime. L'Elysée ne lésine pas sur la logistique électorale. Il dépêche à N'Djamena le meilleur spécialiste du parti gaulliste, celui qui fut l'année précédente une « pièce maîtresse de la campagne présidentielle de Chirac » : Jérôme Grand d'Esnon, suspecté par le juge Desmures d'avoir occupé un emploi fictif à la mairie de Paris. Un haut lieu du dopage électoral. »( Noir Silence , p.166).

 

3 juillet 1996 : Idriss Déby l'emporte au second tour face à Kamougué Wadal Abdelkader. Il a été élu le 3 juillet 1996 avec 69,09% des voix, devançant Abdelkader Wadal Kamougue (30,91%). Il sera investi le 8 août 1996. Selon les organisations Survie et Agir ici, la France aurait largement aidé au truquage des élections de 1996, afin d'éviter un renversement légal du régime.

 

Août 1996, assassinat à N'djamena, de Bichara Digui à N'djamena, le Président tchadien est mis en cause.

 

10 Septembre 1996. Rapport d'Amnesty International sur le Tchad : « Les autorités françaises ne peuvent pas ignorer que les véhicules tout-terrain, le carburant, les moyens de transmission et les menottes livrés au titre de l'AMT [Assistance Militaire Technique] ont été détournés de leur fonction initiale pour exécuter et torturer. Manifestement, dans le cadre de l'AMT, la question des droits de l'homme n'a pas sa place. Cela a été confirmé à la délégation d'Amnesty International à N'Djamena en avril 1996 par les autorités françaises qui ont affirmé que ce sujet n'était pas traité par les instructeurs ».

 

10 Octobre 1996. dans un rapport sur le Tchad, Amnesty International constate la banalisation de la torture et notamment le recours à l'arbatachar.

 

Juillet 1997, Déby reçu officiellement par Lionel Jospin à Matigon et Jacques Chirac à l'Elysée.

 

30 Octobre 1997, Déby envoie ses troupes massacrer les FARF ralliées dans leur coordination de Moundou. Laokein Bardé est seul, ou presque, à pouvoir s'échapper. On assassine des personnalités locales, on moleste l'évèque, on enlève des enfants, on tue les parents. Interdits d'inhumation, des corps sont livrés aux cochons. (Agence Reuters, 01.11.1997).

 

Octobre 1998, Youssouf Togoïmi ex-ministre de la défense s'oppose au Président Idriss Déby, se retire au Tibesti et crée le MDJT (Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad).

 

Juin 2000 : La Banque Mondiale approuve le projet de construction d'un oléoduc long de 1 070 kilomètres pour acheminemer le pétrole de la région de Doba vers le port camerounais de Kibri. Le projet, géré par un consortium comprenant les compagnies américaines Exxon-Mobil et Chevron et la compagnie malaisienne Pétronas, a été piloté par la Banque mondiale (BM) qui en a fait son modèle d'investissement et de développement. De grandes entreprises françaises sont censées obtenir des chantiers lors de la construction de l'oléoduc (Bolloré, Bouygues, Alcatel-Alstom, Spie-Trindel). Pour limiter les coûts d'installation, Déby n'a pas hésité à spolier les paysans expropriés et n'a pas respecté ses engagements en matière de protection de l'environnement.

 

Le 20 mai 2001, Idriss Déby est réélu. Selon plusieurs sources, émanant de certains observateurs nationaux et internationaux, les fraudes ont été systématisées par le pouvoir. La démission de 8 Membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dont son vice-président, pour cause de fraudes et ainsi que leurs déclarations sur Radio France Internationale (RFI) sont assez éloquentes. La Fédération internationale des droits de l'homme a qualifié d'" État d'urgence de fait ", avec l'arrestation de certains opposants ayant dénoncé la fraude ainsi que de leurs directeurs de campagne.

 

 Les 28 février, 6 et 7 mars 2002 se déroulent les audiences du procès intenté par MM. Bongo, Déby et Sassou Nguesso (respectivement présidents du Gabon, du Tchad et du Congo-Brazzaville) à François-Xavier Verschave, président de Survie, et Laurent Beccaria, directeur des Éditions les Arènes, pour "offense à chef d'État étranger" sur la base de passages du livre Noir Silence, qui arrêtera la Françafrique ? Déby reprochant à François-Xavier Verschave de l'avoir qualifié « d'assassin invétéré ».

 

Extraits Noir Silence , p.166: « Le lobby français pro-Déby entreprend une magistrale opération de chirurgie esthétique : de transformer un assassin invétéré (depuis le Lycée) en Chef d'Etat légitime »

 

3 juillet 2002, La Cour d'appel de Paris a débouté le président tchadien Deby, le président congolais Sassou Nguesso et le président gabonais Omar Bongo de leur procès pour "offense envers un chef d'État étranger", intenté aux auteurs et éditeur du livre Noir Silence .François-Xavier Verschave y traitait entre autres Idriss Déby ''d'assassin invétéré''.

 

2002. détournement de 7,4 millions de dollars sur les 21 millions de " bonus " versés à titre d'avance au gouvernement tchadien, constaté récemment par le FMI. Détournement de 4,5 millions de dollars, qui selon certaines sources tchadiennes, auraient servi à l'achat d'hélicoptères par le fils du président.

 

Juillet 2003 : extraction du pétrole dans la région de Doba. À l'issue de cinq ans de travaux, la région est dévastée : destruction de l'environnement, cultures impossibles, fermeture des écoles et des administrations, migration des populations du sud.

 

Juillet-Aout 2003 : hospitalisation de Déby à l'hôpital Américain de Neuilly sur Seine.

 

20 Septembre 2003 : Déby revient en visite officielle à Paris et est reçu par Dominique de Villepin et Jacques Chirac. Il rencontre les patrons du MEDEF-International.

 

Octobre 2003 : acheminement du pétrole au Cameroun par l'oléoduc long de 1075 km.

 

Mai 2004, Déby fait modifier la constitution pour se présenter à nouveau en 2006 à l'élection présidentielle. Le projet de révision, qui porte sur huit articles de la Constitution, a été intégralement adopté, à main levée , par 123 voix pour, 0 contre et une abstention.

 

Les députés de l'opposition ont refusé de voter en quittant l'hémicycle.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 09:21
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Publié le 12 janvier 2012
Zabril Koukougnon
 
 
 
Idriss Déby, président du Tchad, serait aussi à la tête d’un pactole frisant des dizaines de millions de dollars américains.
 
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Alors qu’il est inculpé dans son pays par la justice pour crimes économiques, Laurent Gbagbo a été reconnu indigent par la Cour pénale internationale. Cette décision, la CPI l’a prise après avoir vérifié, cinq semaines durant, que l’homme n’a aucun compte bancaire à l’étranger. S’il est accusé de crimes économiques, on devrait logiquement s’attendre à ce qu’il ait des ‘’biens mal acquis’’. Le Centre national de coopération au développement (CNCD) en Belgique définit ‘’biens mal acquis’’ comme étant ‘’Tout bien meuble ou immeuble, tout avoir ou fonds susceptible d’appropriation privative soustrait illégalement du patrimoine public et qui a pour effet d’appauvrir le patrimoine de l’Etat’’.

Et comme l’écrit Afrique expansion, revue hebdomadaire des affaires et de partenariat Nord-Sud, ‘’ce n’est un secret pour personne que de nombreux chef d’Etat profitent de leurs années de pouvoir pour amasser une fortune colossale qu’ils dissimulent un peu partout dans les paradis fiscaux.’’ Cette accumulation de richesse se fait entre autres, au moyen de détournements de fonds publics, de grosses commissions prélevées sur les gros contrats accordés par l’Etat et par le biais des entreprises contrôlant les secteurs clés de l’économie du pays. Les ressources pétrolières des pays constituent dans plusieurs cas, la source d’enrichissement personnel. Selon la Banque mondiale, ces fonds ainsi détournés représentent entre 20 à 40 milliards par an.

Omar Bongo et Sassou N’Guesso

On trouve ces pilleurs en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. Si les cas de certains présidents sont sus et dénoncés par des ONG internationales pendant leur règne, le grand public découvre généralement les cas d’autres chefs d’Etat au moment de leur départ à la suite de révolution, de coup d’Etat ou de guerre civile. Ainsi, le 18 juin 2007, le parquet de Paris annonçait l’ouverture d’une enquête sur le patrimoine immobilier des présidents gabonais Omar Bongo et congolais Denis Sassou N’Guesso suite au dépôt par trois associations, dont Survie, d’une plainte pour ’’recel de détournement de biens publics et complicité’’.

Selon le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Omar Bongo détenait entre autres, un patrimoine immobilier de 39 propriétés luxueuses en France estimés à plus de 150 millions d’Euro et Sassou N’Guesso dispose, lui, de 24 propriétés et 112 comptes bancaires, toujours en France. Le CCFD souligne également que l’ex-président nigérian, Sani Abacha aurait détourné entre 3 et 5 milliards de dollars durant son règne (1993-1998).
Idriss Déby, président du Tchad, serait aussi à la tête d’un pactole frisant des dizaines de millions de dollars américains.

The Gardian, quotidien britannique, a récemment révélé que l’ancien président égyptien Hosni Moubarak aurait amassé entre 40 et 70 milliards de dollars en 30 ans de pouvoir sans partage. Une partie de cette fortune se trouvait à l’étranger, dissimulée dans des banques suisses ou britanniques ou investie dans l’immobilier à Londres, Los Angeles, Dubaï. Ben Ali, l’ex-homme fort de Tunis, aurait, quant à lui, entre 4 et 9 milliards de dollars. ‘’Chaque fois qu’un président africain tombe, on voit qu’il y a des milliards qui se trouvent dans des banques des pays développés’’, constate le Réseau des organisations paysannes et des producteurs de l’Afrique de l’ouest (ROPPA). Le Réseau interpelait le dernier sommet du G8 afin qu’il prenne des mesures en vue de la restitution, aux peuples africains, de ces biens mal acquis.

Aucune ONG ne cite Gbagbo

Les ONG ci-dessus mentionnées ainsi que d’autres comme Transparency international et Freedom house luttent contre la corruption et son corolaire de biens mal acquis dans le monde par les dictateurs en exercice ou en disgrâce. Mais aucun rapport ne cite Laurent Gbagbo que les Occidentaux qualifient pourtant de dictateur. Tant pendant ses années de pouvoir qu’après son départ du pouvoir, aucun des rapports de ces ONG ne cite aucun bien meuble et immeuble dans son pays et à l’étranger, aucun compte bancaire dans aucun paradis fiscal. La convention de l’ONU dite de Merida de 2003 fait du recouvrement et de la restitution des avoirs nés d’activités illégales, un principe de droit international.

On sait l’inimitié de Ban Ki-moon et de ses collaborateurs à l’encontre de Laurent Gbagbo. Donc, s’il y avait de quoi reprocher à Laurent Gbagbo dans ce domaine, il y a longtemps qu’ils auraient mis en branle contre lui ce principe de droit international. A moins qu’ils ne soient encore en train d’investiguer. La troisième directive européenne du 15 décembre 2007 prévoit également des actions contre les biens mal acquis. On sait que Laurent Gbagbo n’est pas un ami de l’Union européenne, loin s’en faut !

Si elle avait des soupçons, elle aurait déjà déclenché une enquête. Elle aurait même vendu la mèche à la presse avant même que ne commence l’enquête. Et les médias occidentaux s’en seraient déjà fait l’écho. En France, dont les autorités constituent les fossoyeurs et destructeurs de Laurent Gbagbo, il existe des mécanismes de lutte contre les enrichissements illicites et l’argent sale. Mais rien n’a encore été brandi contre l’ex-chef d’Etat ivoirien. Les banques françaises ont fait près de 40.000 signalements, à Tracfin, l’organisme français chargé de la lutte contre l’argent sale. Mais Laurent Gbagbo ne figure pas sur leur liste.

Dictateurs, tous amis de la France

Laurent Gbagbo ne fait donc pas partie des présidents pilleurs des ressources de leurs pays. Il a combattu démocratiquement pendant des décennies pour diriger la Côte d’Ivoire dans le but de rendre sa dignité à ce pays, dans le but de faire de ce pays un Etat souverain et œuvrer à ce que les richesses nationales profitent aux Ivoiriens et non à la France. Ce n’était pas pour son enrichissement personnel comme les autres, ses détracteurs.

Raison pour laquelle la CPI, malgré ses investigations depuis son transfèrement ‘’n’a trouvé aucune trace d’avoirs attribuables à l’ex-homme fort d’Abidjan’’, comme l’a écrit le quotidien français le Figaro. On ne sera néanmoins pas étonné demain que les réseaux mafieux de la France fabriquent des preuves d’avoirs à Laurent Gbagbo. Ils ont la suite dans les idées quand il faut inventer des choses contre le fondateur du Front populaire ivoirien.

En attendant, il faut noter que les dictateurs africains qui ont jusqu’à ce jour été épinglé par les ONG internationales comme ayant des biens mal acquis sont les amis de la France. Ils ont acquis ces biens avec la complicité de la France, dans le cadre des réseaux mafieux de la Françafrique. C’est pourquoi, les personnes avisées ne s’étonnent pas de la lenteur judiciaire que connait la plainte de Survie contre Omar Bongo et Sassou N’Guesso. C’est pourquoi, ces observateurs avertis ne sont pas surpris de constater que Laurent Gbagbo n’est pas sur la liste de ces présidents qui ont des biens mal acquis parce qu’il n’est pas «ami» de la France et ne fait pas partie de la Françafrique.

Quels sont ces crimes économiques ?

Laurent Gbagbo n’est pas un «ami» de la France. Il ne joue pas dans le réseau françafricain. Il ne peut donc pas faire partie des gens qui ont des biens mal acquis et qui peuvent bénéficier de la protection de l’Elysée. Aussi est-il autorisé de s’interroger sur la base des soupçons de la justice des vainqueurs en cours en Côte d’Ivoire. Cette justice accuse Laurent Gbagbo de crimes économiques. Quels sont ces crimes ? Il parait qu’il s’agit de l’argent de la Côte d’Ivoire logé à la BCEAO que Laurent Gbagbo avait récupéré, selon une procédure administrative normale, pour payer les fonctionnaires ivoiriens dont les comptes bancaires avaient été abusivement bloqués par les banques françaises.

Qui devrait-on, dans ces conditions, accuser de criminels économiques ? Les banques françaises qui ont spolié abusivement les Ivoiriens ou Laurent Gbagbo qui s’est battu pour leur permettre de vivre ? Au-delà de la BECEAO, les crimes économiques de Laurent Gbagbo sont-ils les réalisations de Yamoussoukro ? Est-ce la poursuite de l’autoroute du Nord ? Sont-ce les grands chantiers de l’électrification villageoise ?

Est-ce l’argent ayant permis à faire fonctionner les Conseils généraux malgré une rébellion qui coupait le pays en deux et pillait les ressources du pays dans les zones sous son contrôle au seul profit des seigneurs de guerre appelés com-Zones ? Ou bien, puisque tout le monde sait que le leader de la Refondation a toujours avoué que son compte est domicilié dans une banque de la place, le pouvoir actuel doit certainement déjà avoir eu le temps de vérifier. Qu’il dise à combien s’élèvent les avoirs de Laurent Gbagbo sur ce compte.

Les biens mal acquis, c’est souvent l’affaire des dictatures qui naissent des pouvoirs mal acquis, lesquels sont souvent accompagnés de dictatures économiques qui accaparent les affaires les plus juteuses du pays sur lesquelles les dirigeants prélèvent d’importantes sommes en toute opacité car contrôlant tout. Les éléments de dictature ne sont-ils pas réunis actuellement en Côte d’Ivoire ?
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 09:15
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8 avril 2013
Mohamadou HOUMFA

Tchad : Idriss Déby, nouveau patron de l’Afrique Centrale ?
Depuis la mort de l’ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, la sous-région Afrique Centrale se cherche toujours un leader. Mais, il apparait de plus en que le président tchadien, Idriss Déby Itno, est en train d’endosser le costume du feu Omar. C’est du moins l’impression qui se dégage des récents événements en République Centrafricaine. En effet, pendant les négociations entre la Séléka et l’ancien gouvernement de François Bozizé, le Tchad a joué un rôle de premier plan.

Selon des indiscrétions, l’influence de Déby aura été décisive pour convaincre Bozizé de faire des concessions. Par exemple, de renoncer à un nouveau mandat en 2016. En outre, il faut bien dire que les hommes de François Djotodia ne seraient probablement pas entrés dans la capitale du pays si les soldats tchadiens et, plus largement, ceux de la FOMAC s’y étaient fermement opposés. Selon RFI, « Quand la Seleka a lancé sa première offensive sur Bangui, en décembre, les militaires tchadiens étaient intervenus. Principe de précaution, Ndjamena soupçonnait Michel Djotodia d'entretenir de bonnes relations avec la rébellion tchadienne. Mais dès janvier, le régime tchadien avait obtenu des chefs de la Seleka l'assurance que Bangui ne deviendrait pas la base arrière des opposants à Idriss Déby.

Ce qui explique aussi pourquoi cette fois, les militaires tchadiens sont restés l'arme au pied ». Qui a donc décidé de lâcher Bozizé ? Certains observateurs, peut-être un peu trop obnubilés par le rôle historique de la France en Afrique, ont tôt fait d’y voir la main des autorités de Paris. Mais, objectivement, qui mieux que Déby, parrain reconnu de Bozizé depuis 2003, aurait pu influencer de façon décisive le cours des événements ? Pas l’Afrique du Sud en tout cas. Les tentations hégémoniques de Jacob Zuma (qui a réussi à imposer son ex-épouse à la présidence de la Commission de l’Union Africaine) et le déploiement des troupes sud-africaines à Bangui, n’a rien fait d’autre que d’irriter Déby et certains de ses pairs d’Afrique centrale. François Bozizé a commis l’irréparable erreur de croire que l’Afrique du Sud avait bétonné son pouvoir.

Il en sort humilié, Jacob Zuma en sort fragilisé et, c’est Déby qui peut trinquer. En effet, plusieurs analystes politiques de l’Afrique centrale observent que le président tchadien vient de montrer qu’il avait l’étoffe pour assumer le vide laissé par Omar Bongo. En tout cas, voici ce que pense le Camerounais Shanda Tonme, écrivain et éditorialiste. « Je constate que c'est le Tchad qui joue les premiers rôles dans la sous région et qui projette une influence décisive sur les grandes questions. Nous (Cameroun, Ndlr) sommes totalement absents. Non seulement nous ne disposons plus de moyens logistiques conséquents pour un tel rôle, équipements militaires, troupes entraînés et bien équipés, stratèges conséquents, mais plus grave, la volonté humaine et psychologique est absente ». De fait, il faut dire que tout cela n’est pas pour déplaire aux grandes puissances. Au moment où les Etats s’émancipent de plus en plus, les grandes puissances ont besoin des blocs régionaux qui soient assez fédérateurs et représentatifs.

Quand ils y trouvent des interlocuteurs, il leur est plus facile d’agir discrètement. Sans heurter les sensibilités nationalistes qui peuvent se manifester ça et là. Un schéma parfait pour les autorités françaises qui n’ont plus d’autre choix que d’afficher – ne sait-que par convenance – leur volonté d’en finir avec la françafrique. Heureuse coïncidence de l’histoire, au-même moment, le Tchad est en train de réaliser des prouesses militaires au Mali. Ce qui ne fait rien d’autre que renforcer son prestige diplomatique. Déby peut-il en être fier ? Oui évidemment ! Le Tchad s’affirme de plus en plus comme une puissance en Afrique. Et améliore son image, laissant derrière lui les tristes souvenirs d’un pays chroniquement en guerre, avec son cortège de morts.

D’un point de vue personnel, Déby devient sans aucun doute un interlocuteur privilégié des grandes puissances en Afrique centrale. A l’image de Blaise Compaoré en Afrique de l’Ouest. Le président tchadien peut donc envisager le fait que son pouvoir sera plus stable. Mais, pour cela, il faudra aussi qu’il serve lui-même d’exemple car, c’est tout le monde qui va désormais l’observer. Tout un challenge !
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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 08:49

27 septembre 2013
Abakar ASSILECK HALATA
Acteur politique tchadien

 


Deby, dictateur endurci, mais aussi manipulateur aguerri

 
" Face à la politique de la peur, la politique de la raison"


Nous remarquons ce dernier temps que le despote tchadien Idriss Deby vient de découvrir la vertu de la lutte contre le terrorisme. Partant de son intervention opportuniste au Mali , monsieur Deby pense qu’il est devenu le nouveau leader de la sous région, avec son slogan de "ayez peur, je vous protège".

Le tyran tchadien a la mémoire très courte, ignorant son rôle sur le terrorisme d’Etat en Libye et dans la sous région. Par son ingérence et son élan hégémonique, il a exposé nos compatriotes aux dangers des xénophobes de tout bord. 

De la Libye, où jusqu’aujourd’hui croupissent des milliers de Tchadiens dans des prisons et où l’étiquette de mercenaire est collée à la peau de ces derniers. 

Au Nigeria où des villages entier sont rasés et des Tchadiens expulsés, accusés d’être partisans de Boko Haram; vu la proximité du despote tchadien avec l’ex-gouverneur de Maiduguri M. Ali Shérif, les présumés co-auteurs de la marque de fabrique Boko Haram.

De son rôle déstabilisateur au Darfour, qui a pour conséquence des milliers des morts et des déplacés.

Le voilà Deby au Mali en donneur des leçons, lui qui ignore les droits les plus élémentaires de ses concitoyens, et nous parle de la réconciliation et de la bonne gouvernance!

Nous pensons que c’est une blague: le Tchad de Deby veut être membre permanent au Conseil de sécurité, pour faire quoi ?

Lui qui n’arrive même à sécuriser ses propres concitoyens: la preuve, au moment ou le lobbying est engagé à sillonner le mond, un huissier Maitre ABBAYE était abattu en plein jour et un ancien directeur de la BEAC traqué et exécuté en Malaisie.

En chassant le naturel il revient au galop, voilà que sa milice commet des viols et des actes de vandalisme au Mali. Comment ose-t-on accepter la demande d’un régime voyou comme celui de Deby comme membre permanent au conseil de sécurité?

Cherchant à rallier l’occident à sa cause, le dictateur n’a pas manqué de qualifier la Libye comme étant un pays qui fabrique les terroristes et la Centrafrique comme un pays abritant les forces du mal et "sanctuaire de terroristes". 23 ans au pouvoir s’imposant par la force et la terreur, Deby a prouvé qu’il est un homme de pouvoir, mais pas un homme d’Etat, puisqu’il s’adapte au jour le jour, pour conserver son pouvoir, vaille que vaille.

En trahissant ses amis ; Gadhafi, Khalil Ibrahim (MJE), Bozizé etc., Deby ne lutte pas pour les principes et les valeurs des droits humains, mais pour son pouvoir et seulement son pouvoir.

Nous espérons que la communauté internationale ne va pas mordre à l’hameçon une fois encore, mais bien cerner le problématique et emmener des solutions adéquates. Nous devons encourager la lutte contre le terrorisme, mais que celle-ci ne serve pas aux dictateurs à étouffer toute voie protestataire ou créer le subterfuge pour pérenniser leur pouvoir.

Rappelons -nous de la folie terroriste des années 1990 qui a couté la vie à 150.000 algériens, il a fallu les lois sur la concorde civile (1999) et la réconciliation nationale qui ont permis de faire descendre du maquis bon nombre de djihadistes.

Tout ne se résout pas par la force; il faudra des Etats crédibles, démocratiques, respectant les droits de l’Hommes et acceptant l’alternance et la bonne gouvernance, appliquant une politique socialement juste, créant l’école, la formation, l’emploi , pour ne pas léser sa jeunesse à la merci des potentiels égarés. Rappelons aussi que la lutte contre le terrorisme a limité les libertés individuelles, Bush fils ne nous démentira pas.

Galvanisé par cette accalmie et cet état d’absence de guerre qui n’est pas forcement la paix et par l’absence d’une réelle opposition forte, capable d’inverser le rapport de force, Deby n’a d’autre choix que d’attiser la peur pour offrir son service et ainsi pérenniser son pouvoir sans partage.

Jamais il n’acceptera de quitter le pouvoir dans le cadre d’une alternance politique démocratique et pacifique. Pour ceux qui ont accepté la déshonneur et ont cédé à la facilité, attiré par l’appât de gain facile, nous leur disons que jamais dans l’histoire du monde, une dictature ne s’est autodétruite.

Nous devons surmonter la peur et prendre nos responsabilités, nous départir de ce syndrome de Stockholm (Deby), "oublier la vertu du courage, c’est accepter de disparaitre ".

Le système Deby a détruit nos valeurs, notre vivre ensemble, a détruit l’administration et bien évidement l’autorité de l’Etat et nous a exposé à la vindicte des xénophobes.

Nous exigeons le départ de Deby du pouvoir, au nom de la sécurité nationale et de la stabilité sous-régionale.

Constants et fidèles à nos engagements, nous défendons la laïcité de l’Etat, l’intégrité territoriale, l’unité nationale, la démocratie, le respect des libertés fondamentales , la légalité de tous devant la loi et la promotion de la paix dans le monde.

Vive le peuple tchadien digne et fier.

Vive le Tchad en paix avec ses voisins.

" A CŒUR VAILLANT RIEN D’IMPOSSIBLE"

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 08:45

27 septembre 2013
APA

 

termitieres 1Le gouvernement tchadien a promis de lancer un ambitieux projet visant à éradiquer l’instabilité alimentaire dans ce pays menacé de famine, avec un tiers de ses enfants souffrant de malnutrition chronique. Dans un communiqué publié lundi, après le lancement par le Tchad de son vaste projet de sécurité alimentaire, sous la présidence du Premier ministre Joseph Djimrangar Dadnadji, l’administrateur du PNUD, Helen Clark, a déclaré que les dirigeants tchadiens avaient également exprimé leur confiance de voir ce lancement donner un coup de fouet aux efforts visant à l’atteinte des OMD.

Le projet d’un coût estimé à un milliard de dollars pour une durée de trois ans, mettra en synergie des officiels gouvernementaux et des acteurs locaux et internationaux du développement pour identifier les goulots d’étranglement et les solutions pratiques pour résoudre graduellement le problème de l’insécurité alimentaire au Tchad.

L’objectif de ce projet est de réduire de moitié, le taux de malnutrition dans le pays et ramener la proportion de la population souffrant de faim chronique à moins de 21% à l’horizon 2015.

Ces efforts qui s’inscrivent dans le cadre du Plan National de Développement du Tchad devraient réduire davantage la pauvreté et accélérer la réalisation des autres objectifs de développement, notamment ceux relatifs à la santé maternelle et à la mortalité infantile.

Le programme sera essentiellement axé sur le développement de la petite irrigation, de même que l’accès aux semences, aux engrais et aux équipements pour les petits producteurs, avec un accent particulier sur les femmes.

Il s’évertuera également à diversifier les cultures et à former les paysans aux techniques d’adaptation aux changements climatiques.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 08:38

27 septembre 2013
Beafrica Sango

 

 

 Fort de son soutien aux missions onusiennes, le Tchad annonce sa candidature à un siège au Conseil de sécurité

 

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Le Président du Tchad, Idriss Déby Itno, a affirmé mercredi lors du débat général de l’Assemblée générale que son pays avait fait le choix « stratégique » de contribuer à l’établissement de la sécurité, de la paix et de la stabilité « partout où cela est nécessaire ».

 

 « Cette orientation fondamentale est la motivation essentielle de notre candidature à un poste de membre non permanent du Conseil de Sécurité pour la période 2014-2015 », a annoncé le Président tchadien, en rappelant que son pays a fourni le plus important contingent militaire au Mali, avec plus de 2.000 hommes, et pas moins de 900 en République centrafricaine.

 

 Près de 1.800 soldats tchadiens vont intégrer les effectifs de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Le Tchad a également envoyé des troupes dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU en Côte d’Ivoire, en République Démocratique du Congo (RDC) et en Haïti.

 

 S’agissant de la République centrafricaine, le Président Déby a appelé le Conseil de sécurité à adopter une résolution vigoureuse prévoyant des modalités d’appui logistique et financier à la Mission internationale de soutien (MISCA). Il a également demandé à la communauté internationale de maintenir l’assistance humanitaire aux réfugiés et déplacés du Darfour, alors que les tensions politiques et ethniques.

 

« Notre intime conviction est que la solution à toutes ces crises ne saurait être militaire. Une solution durable et définitive à ces maux qui retardent considérablement le développement de l’Afrique passe nécessairement par une lutte constante contre la pauvreté, la marginalisation et le chômage des jeunes », a plaidé le Président tchadien.

 

Son pays, a-t-il dit, qui a définitivement tourné la page douloureuse des guerres et des divisions, se consacre désormais à son développement, notamment en exploitant ses ressources minières et énergétiques. 

 

"Au niveau politique, nous privilégions la formule du dialogue. À cet effet, nous avons mis en place le cadre permanent de dialogue politique (CPDN) regroupant majorité et opposition et qui a pour compétence de créer des structures pour l’organisation des é1ections », a expliqué le Président.

 

« Avec le concours des partenaires du Tchad, les Nations Unies en particulier, nous avons pris les mesures nécessaires pour faire cesser et prévenir le recrutement et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés », a-t-il ajouté.

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