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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:05

21 janvier 2010


Devant l’intransigeance du régime autocratique et anarchiste de Deby au Tchad, de faire décamper la MINURCAT de son sol et la réaction immédiate  du porte-parole du Secrétaire Général de l’ONU à traves les médias internationaux, il y a lieu à parier que les deux partenaires s’acheminent indubitablement vers un clash inévitable dans les jours à venir.

En effet, selon le porte-parole de l’ONU, le mandat de la MINURCAT obéit  à une décision du Conseil de Sécurité contrairement aux souhaits exprimés par  le Gouvernement tchadien.

Aussi, ajoute le porte-parole de l’institution onusienne que la situation humanitaire et sécuritaire à l’est du Tchad, requiert un appui international pour aider les autorités en place qui ne peuvent seules relever  ces défis auxquels elles font face.

L’ONU qui espère que le Gouvernement tchadien reconsidère sa position actuelle, envisage d’envoyer sur place une délégation pour discuter avec les autorités locales.

Mais connaissant parfaitement les œuvres du régime de Ndjaména, le scepticisme fait planer une impasse quant à l’issue meilleure pour un consensus avec l’ONU d’où les risques réels d’un clash se pointent à l’horizon.

A suivre de prés ce dossier.

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:53

13 janvier 2010
Afrik.com

Les députés saisis par la Cour Suprême

Les députés tchadiens ont été saisis par la Cour Suprême, lundi, d’une demande de mise en accusation de six ministres en exercice. Le ministre des Finances et du Budget, Gata Ngoulou, et le ministre de l’Education, Abderamane Koko, font partie des ministres visés.

La mise en accusation de ces personnalités est réclamée "pour les mêmes motifs" ayant valu l’inculpation et l’incarcération pour corruption du secrétaire général de la présidence de l’époque, rapporte Romandie.

Cette affaire serait liée à l’attribution d’un marché public pour l’achat de livres scolaires en octobre 2009. L’Assemblée nationale a entamé lundi une session extraordinaire au cours de laquelle elle doit décider de la poursuite en justice de certains membres du gouvernement.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 21:48

12 janvier 2010
Source: ANR


Plus de la moitié des neuf millions d’habitants du Tchad habitent à proximité de sites potentiellement contaminés par des munitions non explosées (UXO en anglais) ou des mines terrestres, d’après le Centre national de déminage.Selon le gouvernement, plus de 100 personnes sont tuées ou blessées chaque année par des mines terrestres ou des UXO ; les organisations
humanitaires couvrent l’essentiel des soins médicaux et des programmes de réhabilitation des victimes des mines, d’après l’ONG Handicap international.

Le Centre national de déminage (CND) du Tchad élabore actuellement un plan d’assistance aux victimes des mines, mais ce projet est freiné par un manque de financements, d’après Assane Nguedoum, conseiller technique du CND.

Le CND, dont la mission consiste à assister les victimes des mines et UXO, est confronté à un manque d’expérience, de financements et de capacités, d’après un
rapport réalisé en 2009 par Handicap international, à partir d’une enquête sur la réhabilitation des survivants de guerre.

Sur les 58 personnes ayant répondu à l’enquête, 43 pour cent ont dit que les services de réhabilitation physique s’étaient améliorés depuis 2005, et 41 pour cent ont indiqué que le gouvernement augmentait les financements alloués à de tels services. En revanche, 74 pour cent ont dit que les survivants ne recevaient « jamais » l’aide à la réinsertion économique dont ils avaient besoin, et 42 pour cent pensaient que le suivi économique assuré par le gouvernement avait stagné ou s’était détérioré depuis 2005. Les résultats étaient similaires en ce qui concerne le soutien psychologique.

M. Nguedoum a dit à IRIN que le gouvernement avait pris un certain nombre de mesures, dont l’adoption, en mai 2007, d’une loi visant à protéger les victimes des mines, la mise en place de soins médicaux et de services de réhabilitation gratuits, et la distribution de 20 tricycles financés par le Fonds des Nations Unies pour l’enfance.

Qui paie ?

D’après le rapport de Handicap international, le fardeau financier de l’aide aux victimes des mines pèse sur les organisations humanitaires internationales, qui supportent le coût du transport, des interventions chirurgicales et du suivi médical, dont les prothèses.

« La Croix-Rouge a payé pour ma prothèse de jambe », a dit François Chegue, qui a dit à IRIN qu’il avait été blessé dans une explosion de mine dans le nord du Tchad en 1996. Après avoir été amputé de la jambe droite, M. Chegue a reçu une prothèse au Centre d'appareillage et de rééducation (CARK) à
N’djamena, la capitale, un des deux centres de réhabilitation du Tchad financés par des ONG.

En 2008 et 2009, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a alloué près de 60 000 dollars par an, à l’échelle nationale, au financement de prothèses pour les personnes blessées dans le conflit. Au CARK, les coûts vont de quatre dollars pour une consultation d’un patient à plus de 400 dollars pour un tricycle.

En 2009, le gouvernement avait prévu un budget de 1,7 million de dollars pour les coûts de fonctionnement, et la même somme pour la rémunération du personnel, d’après un rapport du CND daté de février dernier.

Bouba Martin, qui dirige les soins orthopédiques du CARK, a dit à IRIN qu’il faisait partie de la dizaine de kinésithérapeutes tchadiens qui étaient revenus travailler au Tchad après avoir été formés dans d’autres pays. « Nous commençons à 240 dollars, et pouvons gagner jusqu’à 400 dollars par mois si nous avons un bon poste. Mais même si davantage de personnes étaient formées, où travailleraient-elles ? Le gouvernement n’emploie pas de kinésithérapeutes. Ce sont les catholiques qui nous paient ».

Le CARK est financé par le CICR et le Secours catholique pour le développement, une organisation catholique connue sous le nom de SECADEV.

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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 23:41

7 janvier 2010
Mahamat Abbo Sileck


Le Tchad vit la plus grande tragédie de son histoire et il convient de comprendre comment Deby, attaqué, vilipendé de partout peut se maintenir au pouvoir. Il faut analyser et décortiquer le système et la méthode Deby afin de dénoncer et ensuite d’enrayer la mécanique qui soutient le monstre. Nous allons essayer de le faire à travers une série d’articles, mais pour l’heure, nous allons commencer par souligner deux aspects très efficaces de la communication « debyque ». Le premier élément de toute guerre psychologique consiste à déconsidérer son opposition.

Deby.jpgAvec les opposants/businessmen dont la bêtise, la cupidité et l’inefficacité sont effarants, Deby n’a pas eu beaucoup de difficultés à faire assimiler toute son opposition à ces malfaiteurs. Depuis l’origine le monstre a, hélas, réussi à faire un amalgame, de sorte que tous les opposants sincères sont associés à la caravane hétéroclite qui accumule trahisons après défaites.

Dans toute la presse nationale ou internationale,  on passe sous silence les vrais opposants et on ne parle que de ces cellules cancéreuses que sont les opposants/businessmen.

C'est déjà bien joué pour lui mais Deby a réussi un coup de maitre en faisant croire que la rébellion est aux mains des fondamentalistes. Il a ainsi beau jeu de clamer qu’il est le seul rempart contre le fanatisme. Au moment du FUC, les Français brandissaient les documents trouvés dans les bagages d’Al Jinedi pour prouver que les rebelles voulaient instaurer la Charia. Curieusement Al Jinedi s’est trouvé blanchi de tout soupçon dés qu’il a rallié Deby! 

Cependant l’accusation d’islamiste étant toujours efficace, même Obama s’y laisse prendre après les tentatives d’attentats aériens, Deby continue sur sa lancée. Il est puissamment aidé par la stupidité des opposants/businessmen, rappelons nous l’ineffable Nouri déclarant à Al Jazzera que «  le Tchad est un Etat islamique ».  Pour enfoncer le clou, Deby est l’inspirateur occulte d’un soi disant «  Front Islamique du Tchad », qui a publié un article  qui assimile carrément l'UFR à la légion islamique, pour le plus grand mal de l'UFR. Cet article a été abondamment distribué à toutes les chancelleries occidentales et il était d’autant plus facile de faire le lien entre l’opposition et la charia que tous les sites des opposants/businessmen, fidèles à leur aveuglement débile, l’ont publié avec ardeur !


Trouver un ennemi et le diaboliser

Deby a bénéficié d’une chance inouïe avec le drame du Darfour qu’il a su utiliser avec maestria à son profit. En armant les zaghawas qui ont chassé toutes les populations autochtones du Tchad au Darfour, Deby a envenimé gravement les tensions entre ethnies. En favorisant l’idée funeste d’un Etat transfrontalier, le Zaghawa al Kobra, qui regrouperait les zaghawas tant au Tchad qu’au Soudan, Deby a internationalisé un conflit local. Mais en armant et en finançant le MJE, Deby a fait passer le drame au niveau industriel.


Les Soudanais ont leurs intérêts propres qui ne sont pas nécessairement ceux des Tchadiens mais, en l’occurrence, ils ont été agressés par Deby. Celui-ci a bénéficié d’un concours de circonstances et d’une chance insolente. Au moment où il commettait ses exactions, les Américains ont défini l’éclatement du Soudan comme axe stratégique dans la région. Trouvant en Deby un exécutant ayant la méchanceté et le vice nécessaire, ils ont diabolisé Béchir et ont soigneusement occulté les crimes de Deby.
 

Darfour.jpg

Hollywood s’est mis à populariser le « génocide » du Darfour, tous les atlantistes comme Kouchner se sont mis à dénoncer « l’enfer », la plus grande opération de l’ONU depuis sa création a même été implantée au Darfour avec une inefficacité sans précédent.


Tous les torts étaient curieusement mis sur le dos des Soudanais et Deby, génocidaire sans scrupules, le plus grand trafiquant de fausses devises du XXème siècle (voir l’affaire des faux dinars de Bahreïn), un homme qui utilise l’avion présidentiel, ses Ambassades, ses ex épouses et maitresses pour passer de la drogue est toujours exempt de toutes critiques. 


La manipulation a assez duré et on doit la dénoncer : Deby est la cause principale du drame du Darfour, c’est clair et cela doit être dit. D’ailleurs le peuple soudanais le sent bien. Béchir, quelque soient les critiques du peuple à son égard, est mieux accueilli à El Fascher ou Nyala que Deby l’est lorsqu’il se déplace au Tchad.
 

Par tous les moyens il faut que la vérité se fasse jour au sujet des agissements de Deby. Cet individu cause le malheur de son pays et il exporte sa méchanceté partout. On a oublié ou occulté le rôle de Deby en RDC, en Centre Afrique et aujourd’hui même, il sévit sur le territoire du Cameroun ou il tente de s’emparer d’une partie du territoire pour le donner à ses favoris. Le gouvernement du Cameroun vient de rendre à Deby les corps de soldats de l’ANT qui se déguisaient en rebelles camerounais !


C’est un monstre abominable qui dirige le Tchad. Dénonçons son système et les complicités dont il dispose. La vérité est une arme puissante, utilisons la !
 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 02:03

1er janvier 2010
Blog de l'ANR


Le constructeur de blindés légers cherche à grossir et à se renforcer à l'international. Pour y arriver, il milite pour un rapprochement avec Nexter, ex-Giat Industries.

Les Français parviendront-ils à atteindre une taille critique dans les blindés légers ? C'est ce qu'espère le groupe Panhard en tentant un rapprochement avec le groupe public Nexter (ex-Giat). La consolidation va bon train en Europe, menée par les Anglo-Saxons.

Au nord, le britannique BAE Systems n'a cessé de se renforcer, avec notamment le rachat du suédois Hagglunds, et affiche désormais 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Au sud, l'américain General Dynamics a fait main basse sur l'espagnol Santa Barbara. Les français Nexter et Panhard, qui réalisent respectivement un chiffre d'affaires de 579 millions d'euros et d'une centaine de millions, font figure de Petit Poucet. Un rapprochement à trois avec Renault Trucks Defense, une filiale de Volvo Trucks, a aussi été évoqué.

D'où l'idée du patron de Panhard, Christian Mons, d'initier un rapprochement avec Nexter. D'autant que le principal actionnaire du groupe, avec 75 % du capital, Georges Cohen, avait un temps envisagé de se séparer de cet actif. N'ayant nullement envie de devenir une sous-filiale d'un groupe étranger, Panhard cherche donc à croître, avec une préférence pour une solution franco-française. Des entretiens avec les représentants de la direction générale de l'armement (DGA) - qui préside à l'avenir de Nexter - ont déjà eu lieu et la proposition aurait reçu un accueil plutôt favorable.


Franchir plusieurs écueils

Côté Panhard, on n'hésite pas à voir grand. L'entreprise imagine déjà qu'après avoir racheté Nexter elle pourrait entamer des négociations avec ses concurrents allemands Rheinmetall et KMW, eux aussi à la recherche d'opérations de croissance externe pour atteindre une taille critique. De telles discussions donneraient le coup d'envoi à un l'équivalent d'un EADS des blindés.

Avant d'en arriver là, il reste à Panhard à franchir plusieurs écueils. Seule la division blindés de Nexter et son fleuron, les chars Leclerc, intéresse Panhard. Elle réalise à elle seule 450 millions d'euros de chiffre d'affaires. Le groupe dirigé par Christian Mons ne cache pas être beaucoup moins enclin à acquérir les activités d'artillerie et les systèmes d'information et de commandement.

Même s'il est encore trop tôt pour qu'un schéma se dessine, achat d'une partie seulement de Nexter ou du total avant une cession des actifs non stratégiques, il faudrait ensuite savoir comment organiser une forme de privatisation de l'ex-Giat. Enfin, si Thales ne semble pas être candidat à un rapprochement avec Nexter, Renault Trucks Defense avait déjà manifesté son intérêt pour Nexter en 2008. La filiale du groupe suédois avait d'ailleurs tendu une main à Panhard, qui avait alors préféré décliner la proposition.

 

 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 01:35

2 janvier 2010
Jeune Afrique


Du petit commerçant à l’ingénieur en passant par le médecin traditionnel, les Chinois s’installent, toujours plus nombreux, dans la capitale. Sans pour autant s’intégrer.

« Ici on entre fatigué, on ressort détendu. » La ­patronne du bar-massage Dong Fang est fière du bien-être ­qu’elle et ses quatre masseuses professionnelles procurent à ses clients. Celle que ses employés surnomment « Mme Aïcha » exhibe ses diplômes de l’université du Liaoning (nord-est de la Chine). « Ici, on n’est pas chez des charlatans », insiste-t-elle, s’indignant des pratiques des « faux masseurs » chinois qui pullulent à N’Djamena… et qui ne sont souvent que des maisons closes déguisées.

Dans leurs boutiques de la capitale, sur les chantiers pétroliers ou du BTP, les ressortissants chinois sont partout. Originaires de régions et de milieux sociaux différents, ils seraient environ 2 100, selon les autorités ­tchadiennes. Leur nombre est en constante augmentation, notamment depuis 2006 et la signature de contrats pétroliers.

Il y a parmi eux beaucoup de petits commerçants. Entrepreneurs aventuriers, ils ont bourlingué avant de réussir leur installation. Au Grand Magasin chinois, dans le marché de mil de N’Djamena, on travaille en famille. Installé au comptoir de ce bazar qui vend aussi bien des parfums que des stylos made in China, Qu Weiguang, 38 ans, associé à ses cousins, fait des affaires. La boutique, qui ne désemplit pas, vend gadgets et autres « chinoiseries ». « Mon oncle a monté des boutiques en ­Centrafrique et au Congo avant de se lancer au Tchad. C’est lui qui m’a fait venir ici », ­explique ce Cantonais.

Un peu plus loin dans le marché, Ma Lizhao, qui a déjà monté un hôtel, tient un magasin de ­portes et ­fenêtres. Après quatorze ans de Tchad, ce quarantenaire jovial ­compte sur la frénésie de construction qui touche N’Djamena depuis l’arrivée des pétrodollars. Il a fait venir cinq membres de sa famille pour faire tourner son hôtel et se concentrer sur son nouveau business.

La boutique de chaussures qui jouxte celle de Ma est aussi tenue par des Chinois, natifs du Zhejiang (près de Shanghai). Le vendeur, Allen Chen, 24 ans, arrive tout juste du Ghana où il gérait aussi un magasin. « Nous testons le marché quelques mois. Si la clientèle ne vient pas, nous ferons autre chose », explique-t-il, pragmatique. Le jeune Chinois et son oncle Nai envisagent aussi de construire une usine de tubes en plastique, des produits qui manquent au Tchad.


Sens des affaires

Un sens aigu des affaires permet à ces Chinois issus de milieux ­modestes de s’en sortir mieux qu’au pays. « Avec l’argent gagné ici, je me fais construire une maison en Chine », explique Mme Aïcha. Pour les petits commerçants, le lien avec la terre natale est très fort. D’abord, il y a la famille qu’ils ont laissée derrière eux, ensuite il y a la relation avec les fournisseurs chinois qu’il faut renforcer. Mme Aïcha fait plusieurs voyages chaque année pour s’approvisionner en lotions traditionnelles. Ma Lizhao visite régulièrement les usines chinoises pour choisir les fenêtres les plus adaptées au marché tchadien.

Ces petits boutiquiers ne ­fréquentent que des Chinois, si possible de la même région qu’eux. La langue reste une barrière difficile à franchir. M. Chen a essayé sans succès de se mettre au français. « Trop difficile », dit-il. Les plus jeunes parlent un peu anglais, mais il est peu utile ici. Leur vie sociale est donc des plus réduites. « Nous sommes là pour le travail, pas pour nous faire des amis », justifie Mme Aïcha. Même s’ils restent plusieurs années loin de chez eux, tous disent vouloir revenir en Chine pour leurs vieux jours, quitte à laisser leur affaire à d’autres Chinois.


Communiquer par signes

Pour la vie quotidienne, ils sont assistés par des Tchadiens qui communiquent avec eux par des gestes et dans un français rudimentaire. Difficile dans ces conditions d’approfondir les liens. Se marier avec un Tchadien ? « C’est inenvisageable », explique le jeune Allen Chen, qui compte épouser une de ses compatriotes quand ses affaires auront prospéré.

Avec la reprise des relations avec la Chine sont arrivés les employés des grandes compagnies. Fan, 38 ans, est chef comptable à la China National Petroleum Company (CNPC), qui explore la zone pétrolière de Bongor (Sud-Ouest). Il a d’abord travaillé en Mongolie puis au Vietnam avant d’arriver ici. Il vit avec une quarantaine de compatriotes dans une des « maisonnées » chinoises du quartier aisé du canal Saint-Martin, installées par les compagnies pétrolières CNPC et Great Wall, la compagnie de BTP Long River Investment Chad (LRIC) ou encore celui de la téléphonie ZTE. Ce Pékinois regrette le climat frais de sa ville et se consacre avant tout à son travail. Marié en Chine, Fan vient d’avoir un bébé et confesse que son épouse et son enfant lui ­manquent, mais les grandes compagnies chinoises n’ont pas l’habitude de déplacer les familles des expatriés.

Les relations avec les Tchadiens sont souvent tendues : « Ils sont paresseux, distraits et revendicatifs », lâche Fan. Et ceux qui collaborent avec les Chinois se plaignent aussi. Jean-Marie, ancien gestionnaire sur une base vie de la CNPC dans le Sud, s’insurge contre le management à la chinoise. « Ils préfèrent rester entre eux. Dans le travail, les cadres n’hésitent pas à nous insulter et à nous menacer. Ils ont même refusé de payer les heures supplémentaires », s’insurge-t-il.

Pour Ouyang Ziqi, traducteur à la mission agricole, ces tensions peuvent s’aplanir par une meilleure communication. « Chacun doit faire un effort, nos ­cultures sont aux antipodes. Nous devons ­apprendre le français et la culture locale, mais les Tchadiens doivent aussi se montrer plus ouverts. » Un conseil que s’est appliqué ce jeune Chinois qui s’est lié d’amitié avec des Tchadiens, l’un des seuls Chinois à l’aise dans l’ambiance des maquis de N’Djamena.

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 22:16

26 décembre 2009
Source: Blog de Makaila



M. Mohamed Saleh Ibni Oumar

MSIOMS-1-.jpg



Mes chers amis,


Je m’appelle Ibni Oumar Mohammed Saleh et je suis le fils au Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh, Secrétaire Général du Parti pour les Libertés et le Développement et Porte-parole de l’opposition démocratique tchadienne, enlevé à Ndjamena le 3 février 2008 et dont nous avons perdu la trace depuis lors. Ainsi, c’est avec émotion que je m’adresse à vous à l’occasion des fêtes de fin d’année, au nom du comité de soutien au Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh et en mon nom propre. Cette émotion, ce n’est pas l’ivresse fugace de l’écrivain à succès qui prend sa plume pour écrire un énième roman superficiel, cette émotion, tout d’abord, c’est la gravité que se doit de ressentir tout fils qui perdit un père dans des circonstances aussi tragiques et humiliantes que celles que j’eus à connaître lors de la disparition de mon propre père le 3 février 2008.


Mes chers amis,


Cette date du 3 février 2008 restera à jamais pour moi et ma famille comme une marque imprimée au fer rouge au plus profond de notre chaire, au plus près de notre cœur.  Ce jour-là, pendant que des colonnes rebelles brisaient les écueils tendus par ce qui restait de la soldatesque de Deby dans la capitale tchadienne Ndjamena, après un repliement des résistants, la porte de notre domicile était enfoncée par des membres de la garde présidentielle de Deby. Le crépuscule se peinturlurait d’un rouge sang pendant que mon père, le Professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh, par ailleurs opposant démocratique au régime d’Idriss Déby, était emmené sous les yeux de sa femme, ma mère, du dernier de mes frères et du reste de ma famille. Plus personnes, jamais ne le revit. A l’heure qu’il est, mon père a peut-être rejoint le cortège d’ombres de ces martyrs, ceux qui, depuis des décennies, périssent torturés dans les caves hideuses des prisons de par le monde, ceux qui par la folie sanguinaire de quelques hommes ont sombrés bien malgré eux dans le royaume des ténèbres, ceux, anonymes ou non, qui subirent tous le même sort que mon père et à qui il convient de rendre hommage avec déférence.


Aujourd’hui encore je me questionne : quel fut le crime de mon père ? Avait-il fomenté une quelconque rébellion, s’était-il rendu coupable de crimes de guerre, avait-il lancé un appel à l’insurrection armée ? Non, et deux fois non plutôt qu’une, je puis répondre tout de go, rien de tout cela. Il n’avait fait que croire en ses rêves, il n’avait fait que lutter toute sa vie au sein de son parti d’opposition démocratique pour plus de justice et de démocratie en son pays, il n’avait fait que tenter de rallumer les étoiles de l’espérance et de la prospérité dans les yeux d’un peuple rongé par la famine et le chaos. Il est des hommes qui regardent les choses qui sont et qui se demandent pourquoi elles sont si injustes. Mon père, lui, s’attardait plutôt  sur l’impossible, les utopies, les rêves, les chimères, et se disait toujours : pourquoi pas ?


Alors, chers amis, à l’aune des enseignements de mon père, je voudrais vous délivrer un message : ne perdez jamais espoir. Car même au plus noir de la nuit, au plus profond de la caverne la plus ténébreuse, une lumière luit toujours, persistante et tenace : cette lumière, c’est celle de la justice. Cette lumière, un jour ou l’autre, je le crois avec force, détruira ceux qui veulent l’empêcher d’éclater au grand jour. Je sais que ce jour viendra, je suis persuadé que ce jour viendra, il ne peut pas ne pas venir car vous savez tous avec moi quelle  sommité de monstruosité il y a dans le fait d’arrêter arbitrairement un homme, de le priver de sa dignité et peut-être même de sa vie, sans raison, sans foi, sans loi, sauf évidemment celle de vouloir satisfaire des considérations politiques primaires et hideuses.


Et tous ensemble, nous allons contribuer à ce que ce jour vienne enfin, pour mon père et pour tous ceux qui ont été victime de la tyrannie et de l’annihilation des droits de l’homme les plus fondamentaux. Oui, car il y a une autre émotion qui m’étreint en ce jour, cette émotion, c’est celle de constater, à la lumière du chemin que nous, membres du comité de soutien au Professeur Ibni, avons parcouru ensemble depuis la disparation de mon père,  que toute ma vie, je me suis trompé dans ma conception du rapport à l’autre.


Mes chers amis,


Longtemps j’ai cru qu’en ce bas-monde, nous ne cessions de nous toucher, de nous parler, parfois même il arrivait que nous nous aimions au lieu de nous haïr, prétentieusement, je croyais toujours connaître celui qui me faisait face. Mais en fin de compte, j’étais persuadé que nous n’étions que des étrangers venant de contrées si éloignées les unes des autres que nous ne pouvons qu’être murer dans notre propre silence, un peu comme des ombres éthérées assises dans des barques, qui se croisent et se recroisent, sans jamais s’arrêter, sans jamais prendre le temps de s’arrêter, entendant parfois un cri douloureux s’exhalant de l’autre barque mais tellement habitué à en entendre que nous préférons nous boucher les oreilles et baisser les yeux afin de ne pas contempler l’autre se débattre dans la glue poisseuse de sa propre solitude. Aujourd’hui, je n’ai plus envie de le croire. Je ne veux plus le croire. On m’a souvent assené que vivre, c’était être seul. Seul dans ses joies, seul dans ses peines, seul dans ses espérances, seul dans ses amours, seul dans ses rêves.

Mais depuis un an et demi, depuis que j’ai constaté l’immense communion qui s’est indigné contre la disparition humiliante de mon père, je peux dire que tout cela n’est que balivernes. Oui, nous venons de contrées différentes, oui nous avons des parcours de vie bien divers, des aspirations, des espoirs parfois assez éloignés les uns des autres mais il y a un rêve qui nous a rassemblé et nous rassemble toujours, un rêve de justice, un rêve de dignité, et ce rêve c’est de retrouver mon père vivant et de lui rendre les années de vie que des sbires à la solde de l’arbitraire lui ont injustement volées ! Ainsi, il me faut à présent dire merci, merci au peuple tchadien qui nous soutient dans notre lutte pour que plus jamais de pareils actes ne se reproduisent, merci à la communauté internationale qui compatit à notre sort, merci aux ONG telles que Amnesty Internationale, Survie, Humann Right dont le soutien à notre combat, technique ou idéologique, est incommensurable, merci à la communauté tchadienne de France, merci enfin à tous ceux qui se sont unis à nous dans cette bataille pour les droits de l’homme et qui luttent à nos côtés par le truchement de conférences ou de manifestations, qui luttent avec acharnement dans un combat pour confondre la beauté et la vérité, un combat pour unir la justice et la beauté, un combat titanesque qui rassemblera tous ceux qui croient en des idéaux et qui, j’en suis sûr, conduira à l’éclatement de la vérité dans la disparition du professeur Ibni! Merci, du fond du cœur, merci ! Grâce à vous, je sais que je ne suis plus seul ! Merci !


Mes chers amis,


Le bon sens commun proclame que le bourreau tue toujours deux fois, la première fois par la hache, la seconde fois par l’oubli. C’est pourquoi le 3 février prochain, à l’occasion de la célébration des deux ans de la disparation tragique de mon père, une grande journée du souvenir  sera organisée à Paris pour que jamais, ô grand jamais, la mémoire de mon père et tous les disparus ne connaissent l’oubli et l’indifférence, pour que lors d’un 3 février que nous espérons tous proches, il se tienne à côté de nous, fier et libre, pour demander la libération de tous ceux qui ont été injustement enfermés par des pouvoirs autoritaires de par le monde. Et je vous convie tous à cette journée de souvenir, que ce soit tous ceux qui nous ont déjà accompagnés dans notre difficile lutte ou tous ceux qui voudront se joindre nouvellement à notre juste cause. Sans vous, rien ne sera possible. Sans vous, aucune justice, aucune vérité, aucune réconciliation ne pourra avoir lieu et le passé sera à jamais entaché de nos larmes, des larmes de honte, d’obscurité et de souffrance. S ans vous, ceux qui ont enlevés mon père ne subiront jamais le glaive impartial de la justice internationale. Sans vous, le temps effacera toute trace de la mémoire et de l’humanité de mon père et nous ne connaîtrons jamais le sort qu’il lui a été réservé. Alors, chers frères,  lorsque vous célébrerez les fêtes de fin d’année avec votre famille ou vos amis, ayez une pensée, même furtive, pour mon père et tous ceux qui ne pourront fêter cette année encore Noël dans la dignité et la liberté. Que cela n’altère pas vos réjouissances mais ayez juste une pensée, une simple pensée afin qu’ensemble, tous ensemble, nous fassions que l’humanité ne sombre plus jamais dans les ténèbres de l’infamie et de la haine.


Je vous remercie.

 

Mohamed Saleh

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 01:12

22 décembre 2009
APPF


On m'a bousculé, j'ai reçu des coups de poings sur les côtes. Ils (les kidnappeurs, NDLR) m'ont soumis à un interrogatoire musclé", a expliqué Innocent Ebodé, joint par téléphone depuis la ville camerounaise de Kousséri, frontalière du Tchad.

Dimanche, "au moment où je sortais de chez moi (à N'Djamena) avec un collègue, une voiture (...) s'est arrêtée brusquement devant nous et un monsieur en costume et lunettes noires" en est sorti "et m'a poussé" dans le véhicule où se trouvait un autre homme, a expliqué le journaliste.

"On est arrivé dans un endroit désert, une espèce de no man's land. Il y avait plusieurs carcasses de voitures. Quatre autres personnes habillées en costumes et lunettes noires sont sorties de nulle part derrière nous", a expliqué Innoncent Ebodé. "On m'a introduit dans une pièce sombre, sur la table il y avait des pistolets en évidence. (...) On m'a demandé qui est le propriétaire du journal, qui le finance, si le financement vient de l'extérieur", a-t-il précisé. "On m'a dicté un texte qui dit en substance que je ne dois plus mettre les pieds au Tchad, texte que j'ai signé sous la menace", a ajouté le journaliste camerounais.

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 12:35

21 décembre 2009
Makaila Nguebla


Depuis plusieurs années, les partenaires étrangers du Tchad et la France en particulier, ont mis à contribution leurs apports, en faveur des  régimes autocratiques totalement tribaux qui oppriment et répriment sans distinction des femmes, enfants et vieillards dans un total règne d’impunité sans commune mesure.


Paris ne doit avoir comme partenaire des groupes ethniques sanguinaires  dont le  modus operandi  se résume à la violence armée et à la barbarie contre d’autres Tchadiens, dont le seul tort est d’avoir une  culture  et de tradition de coexistence pacifique à la base.
En soutenant un tel cas de figure politique, la communauté internationale et la France, encouragent la pérennité d’un régime despotique, vecteur d’une instabilité endémique  au Tchad et dans une sous-région, criminalisée, devenue nid des conflits armés transfrontaliers.

L’enlisement de cette situation,  se justifie par des insurrections militaires dans tout le pays, avec ses corollaires de misère, des réfugiés et déplacés de guerre, des enfants errants, des femmes violées et des ressources naturelles de la nation gérées et confisquées par une minorité insignifiante.


Aujourd’hui, la coupe est bien pleine, la résignation d’une partie de Tchadiens, restée au pays, traduit un esprit de  fatalisme,  une autre tranche plus  réfractaire a pris les armes, se trouve en brousse et lutte pour sa survie et pour défendre les libertés, d’autres citoyens, qui ne peuvent faire  face au régime ni s’associer à la voie armée, ont opté pour l’exil.


Si aujourd’hui, nous sommes parvenus aux constats, selon lesquels, l’option militaire, reste d’actualité, cela veut dire que toutes les voies de recours au dialogue et au règlement politique de nos problèmes, sont épuisées face aux discours méprisants d’un groupe de Tchadiens contre d’autres.
 

Les rebelles eux-mêmes, le disent : « nous ne pouvons vivre encore une double situation des peines ».

Les tenants du pouvoir, ne peuvent continuellement espérer sur un soutien international,  qu’ils considèrent comme un acquis de façon indéterminée, ils doivent cesser de rêver, car, au cours des différents ateliers, séminaires, des forums internationaux, le problème qui se pose souvent revient dans les débats, demeure, la lutte contre l’impunité, la mal gouvernance, le processus démocratique effectif, qui sont des  exigences et des conditionnalités pour un ordre mondial équilibré et de justice.


C’est pourquoi, il nous est permis, encore d’espérer que le régime Deby et avec lui ses soutiens locaux et étrangers, doivent déchanter, car,  la machine de traquer  les auteurs des crimes les plus odieux , est mise en marche de manière irréversible et inébranlable.
La peur va changer de camp et les bourreaux d’aujourd’hui, ne sauront où mettre la tête demain.

La France singulièrement est invitée à reconsidérer sa politique étrangère, au lieu d’être l’alliée d’un pouvoir communautarisé, il vaut mieux qu’elle devienne  partenaire d’un peuple voire d’une nation : la nation tchadienne !
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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 11:47

 

20 décembre 2009
Source: ANR

Tchad: le rédacteur en chef du journal La Voix enlevé dimanche à N'Djamena

Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire privé tchadien La Voix, Innocent Ebodé, de nationalité camerounaise, a été enlevé dimanche matin à son domicile à N'Djamena par des hommes non identifiés, ont affirmé à l'AFP son entourage et un avocat du journal.

M. Ebodé avait été expulsé du Tchad mi-octobre, officiellement pour séjour irrégulier. Il "est revenu à N'Djamena il y a à peu près deux semaines", a précisé l'avocat, Me Jean-Bernard Padaré.
Le journaliste a été enlevé dimanche vers 10H00 locales (09H00 GMT). "Des messieurs sont venus le chercher à la maison. Au niveau du portail, une voiture rouge a garé (...). On ne sait même pas où ils l'ont emmené", a dit l'épouse de M. Ebodé, en pleurs.

Un employé de La Voix qui s'apprêtait à le conduire à la rédaction a précisé avoir vu trois hommes, en civil, dans la voiture lorsqu'elle s'est "immobilisée devant le portail" de M. Ebodé, dans le quartier de Moursal.
"Un homme est venu (le) saluer. Il ne s'est pas présenté, il a fait comme s'il (le) connaissait. Il l'a tiré à l'intérieur. La voiture est partie (...) en direction du commissariat central", a expliqué Amadou Bouba Gong-Daba, comptable du journal.Me Padaré a précisé que le véhicule utilisé avait "une fausse plaque d'immatriculation". Il a indiqué n'avoir aucune indication sur sa destination et sur son sort.

"Si Innocent Ebodé a commis une infraction, qu'on le convoque régulièrement", a-t-il ajouté, dénonçant une méthode "absolument illégale et irrégulière" pour faire taire le journal.

Le 3 décembre, la justice tchadienne a ordonné la saisie de toutes les publications de La Voix, estimant que le journal n'était pas en règle sur le plan administratif. Selon des autorités, cette décision était motivée par l'absence de directeur de publication, en l'occurence M. Ebodé.
D'après Me Padaré, l'"enlèvement" d'Innocent Ebodé vise à l'empêcher d'assister à une audience prévue la semaine prochaine, qui aurait permis de constater que la décision de saisie de La Voix "est devenue caduque".

Lancé au mois de mai, l'hebdomadaire qui emploie une dizaine de personnes tire à 2.000 exemplaires, un nombre important pour le Tchad.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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