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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 02:59

Lu pour vous le 26 avril 2013
Pressafrique

 

Le Tchad est un pays d'Afrique du Nord créé de toutes pièces par la France à l'issu d'une véritable conquête militaire. Le régime d'Idriss Déby a été installé fin 1990 par la France, son armée et ses services secrets, sur fond d'enjeu pétrolier avec le soutien du régime soudanais. Il s'est depuis signalé par la systématisation de la terreur, la banalisation de la torture et du viol, la répétition des nettoyages et massacres ethniques - des crimes contre l'humanité avec la mansuétude 
des autorités politiques françaises.

 

- Né en 1952 à Fada (nord-est du Tchad) d'un père berger, Idriss Déby est un musulman de l' ethnie Zaghawa, une branche du groupe Gorane que l'on trouve des deux côtés de la frontière tchadosoudanaise. Après avoir passé son baccalauréat, il a fait l'école d'officiers de N'Djaména, puis a obtenu en 1976 une licence de pilote professionnel en France.

- De retour au Tchad, il collabore avec le rebelle Hissène Habre qui chasse du pouvoir en 1982 Goukouni Weddeye , appuyé alors par la Libye. Hissène Habre le nomme commandant en chef de l'armée tchadienne.

- En 1985, il suit les cours de l'Ecole de Guerre à Paris et obtient, à son retour, le poste de conseiller militaire du président Habre.

- En 1989, rien ne va plus entre les deux hommes. En avril, accusés de complot, et craignant d'être arrêtés, Idriss Deby, son cousin Hassan Djamous qui l'a remplacé au poste de commandant en chef, et son demi-frère Ibrahim Itno, ministre de l'Intérieur, s'enfuient de la capitale. Djamous est tué mais Deby réussit à gagner la Libye, puis le Soudan, où il créée une armée, le Mouvement patriotique de Salut (MPS).

- 1er décembre 1990. Le tyran et criminel contre l'humanité Hissène Habré est chassé du pouvoir par la France officiellement en raison de son refus de mettre en place un multipartisme préconisé par François Mitterrand au sommet de la Baule. Officieusement parce qu'il a voulu renégocier les accords dits de coopération signés avec la France depuis la fausse indépendance et fermer toutes les bases de l'armée coloniale française sur le sol national. Pour la France cela est inacceptable et son ex-protégé doit quitter le pouvoir.( Alwihda )

Idriss Déby prend donc le pouvoir, soutenu par le régime de Khartoum, avec l'aide de la France qui maintient son dispositif militaire . Accompagné de l'officier de la DGSE Paul Fontbonne, il conquiert N'Djaména sans guère rencontrer de résistance. Hissène Habré s'enfuit avec les liquidités publiques.La Commisson d'enquête sur ses crimes et exactions, présidée par le magistrat Mahamat Hassan Abakar, dénombrera 40 000 personnes tuées ou disparues de 1982 à 1990. Une grande partie des troupes d'Hissène Habré ayant participé au massacre furent dirigées personnellement par l'actuel Président Idriss Déby alors chef d'Etat major des armées.(Dossier Noir de la politique africaine de la France N°13 éd. l'Harmattan, Paris, 1999). Idriss Déby après avoir été, jusqu'en 1989, l'un des piliers du régime de Hissène Habré est porté donc au pouvoir par la France avec l'aide de la DGSE.

Février 1991 Idriss Déby est reçu officiellement à Paris.

- 28 février 1991 Promulgation de la Charte Nationale qui accorde tous les pouvoirs au Président Idriss Déby et remet à 30 mois l'instauration du multipartisme

- Mars 1991 Investi Président Idriss Déby promet la tenue d'une Conférence nationale ayant pour tâche principale l'élaboration d'une nouvelle Constitution

- 1992 Les leaders d'opposition politique et syndicaliste expriment le souhait de voir l'armée française assurer la sécurité de la CNS. La France accorde un don de 220 millions de FF en plus de sa coopération militaire. Elle obtient qu'Elf-Aquitaine puisse participer au consortium pétrolier, à direction américaine, appelé à exploiter le pétrole du Sud tchadien.

- Février 1992 Assassinat du Vice-Président de la Ligue tchadienne des Droits de l'Homme, Me Joseph Behidi.

- Juin 1992 Christian Quesnot, chef d'état-major particulier du Président Mitterrand, met 6 conditions au maintien de la présence militaire française (le plan Epervier) : forte réduction des effectifs de l'armée, tenue de la Conférence nationale, puis formation d'un gouvernement de transition, libération des prisonniers politiques, respect des droits de l'homme, reprise en main de l'administration financière de l'Etat. Seul le second point sera convenablement appliqué.

- Le 18 février 1992, le Nigeria arrête et extrade vers le Tchad 278 opposants tchadiens. Beaucoup d'entre eux étaient du MDD (Mouvement pour la Démocratie et le Développement) que dirigeait Moussa Madela. Au nombre des extradés figuraient également plusieurs dirigeants du MDD: Goukouni Guet, Ahmat Sakhaïr Bidon, Ahmat Hadad Abakar, Oumar Taher et Issa Mahamat Goran. Certains auraient été tués selon l'Amnesty International (Tchad/le cauchemar continue ... Amnesty International).

- Mi-décembre 1992 Le président Déby signe avec la France une convention instaurant un " dispositif d'appui renforcé aux finances tchadiennes " (impôts, finances, trésor, douanes), incluant le déploiement de coopérants français dotés des mêmes pouvoirs que les hauts fonctionnaires tchadiens.Faute de pouvoir empêcher les malversations, ces coopérants devront être retirés.

- Janvier 1993. Le gouvernement annule ou allège une grande partie des mesures du plan d'assainissement. Dans la région du Lac et dans le Sud, exactions des forces armées : 246 personnes tuées, 22 villages brûlés et pillés dans le Logone oriental.

- En avril 1993, 203 personnes égorgées par la garde républicaine à Kouhou Goré.

- En juin 1993, assassinat de M'bailao Mianbé, Directeur du Secrétariat Permanent à la Réinsertion des militaires déflatés.

- 3 avril 1994. Prolongation d'un an de la période de transition engagée à l'issue de la CNS.

- Le 6 août 1993, une manifestation fut réprimée à la roquette et à l'arme automatique à N'Djaména, des blessés achevés par les soldats dans les ambulances. Au moins 41 personnes ont trouvé la mort et 150 autres ont été blessées. Les soldats français stationnés au Tchad se sont limités à porter secours aux blessés.

- Fin 1993, Amnesty International dressait le bilan amer des trois premières années du régime Déby :

" La terreur règne toujours. On continue de repêcher des cadavres dans les eaux du Chari, le fleuve qui arrose N'Djaména. Plus de 800 personnes ont été exécutées de façon extra-judiciaire. [...] Quels que soient ses mots d'ordre, le gouvernement de Idriss Déby utilise aujourd'hui les méthodes de répression dont il disait vouloir débarrasser son pays à l'époque où il luttait contre le régime de Hissène Habré. Les assassins, les tortionnaires, les ravisseurs qui sévissent au Tchad appartiennent aux forces de sécurité de Idriss Déby ".

- Juin 1994 : Paul Fontbonne s'en va après être resté le " conseiller-Présidence " DGSE de Déby, de décembre 1990 à juin 1994 ;des officiers français " encadrant " la " Garde républicaine " et l'armée.

- Eté 1994 . La DST rassemble à Paris, pour une " réunion de travail ", un certain nombre d'opposants au régime.

- Septembre 1994 " Expédition punitive " de la Garde républicaine dans le Logone, au Sud : tueries, pillages, tortures. La Garde républicaine continue d'être impliquée dans des assassinats politiques et des massacres. La Ligue tchadienne des droits de l'homme a ainsi dénoncé, en septembre 1994, " 72 heures d'expédition punitive et de politique de terre brûlée " dans le Logone, au Sud. " Le bilan des atrocités, des tueries, des pillages en règle et des tortures " serait " indicible ".

- En février 1995, massacres des populations de Goré (Logone oriental) et une commission d'enquête évalue le nombre des victimes à 247 morts et à des dizaines de blessés.

- Le 1er juin 1995, le journal N'djamena Hebdo est mis à sac, le Directeur de publication et ses journalistes sont battus.

- En Août 1995, plusieurs morts en détention dans les villages de Kou douhou, Beissa. Le 16 novembre 1995, cinq mouvements d'opposition (l'ANTD - le FNT - les FARF - le CDR - le FAIDT) créent un rassemblement appelé l'ANR (Alliance nationale de la résistance) dirigée par le Colonel Mht Garfa.

- En juin 1996: élections présidentielles au Tchad. « Début 1996, le lobby français pro-Déby entreprend une magistrale opération de chirurgie esthétique : transformer un assassin invétéré (depuis le lycée) en chef d'état légitime. L'Elysée ne lésine pas sur la logistique électorale. Il dépêche à N'Djamena le meilleur spécialiste du parti gaulliste, celui qui fut l'année précédente une « pièce maîtresse de la campagne présidentielle de Chirac » : Jérôme Grand d'Esnon, suspecté par le juge Desmures d'avoir occupé un emploi fictif à la mairie de Paris. Un haut lieu du dopage électoral. »( Noir Silence , p.166).

- 3 juillet 1996 : Idriss Déby l'emporte au second tour face à Kamougué Wadal Abdelkader. Il a été élu le 3 juillet 1996 avec 69,09% des voix, devançant Abdelkader Wadal Kamougue (30,91%). Il sera investi le 8 août 1996. Selon les organisations Survie et Agir ici, la France aurait largement aidé au truquage des élections de 1996, afin d'éviter un renversement légal du régime.

- Août 1996, asassinat à N'djamena, de Bichara Digui à N'djamena, le Président tchadien est mis en cause.

- 10 Septembre 1996. Rapport d'Amnesty International sur le Tchad : « Les autorités françaises ne peuvent pas ignorer que les véhicules tout-terrain, le carburant, les moyens de transmission et les menottes livrés au titre de l'AMT [Assistance Militaire Technique] ont été détournés de leur fonction initiale pour exécuter et tortuter.Manifestement, dans le cadre de l'AMT, la question des droits de l'homme n'a pas sa place. Cela a été confirmé à la délégation d'Amnesty International à N'Djamena en avril 1996 par les autorités françaises qui ont affirmé que ce sujet n'était pas traité par les instructeurs ».

- 10 Octobre 1996. dans un rapport sur le Tchad, Amnesty International constate la banalisation de la torture et notamment le recours à l'arbatachar.

- Juillet 1997, Déby reçu officiellement par Lionel Jospin à Matigon et Jacques Chirac à l'Elysée.

- 30 Octobre 1997, Déby envoie ses troupes massacrer les FARF ralliées dans leur coordination de Moundou. Laokein Bardé est seul, ou presque, à pouvoir s'échapper. On assassine des personnalités locales, on moleste l'évèque, on enlève des enfants, on tue les parents. Interdits d'inhumation, des corps sont livrés aux cochons. (Agence Reuters, 01.11.1997).

- Octobre 1998, Youssouf Togoïmi ex-ministre de la défense s'oppose au Président Idriss Déby, se retire au Tibesti et crée le MDJT (Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad).

- Juin 2000 : La Banque Mondiale approuve le projet de construction d'un oléoduc long de 1 070 kilomètres pour acheminemer le pétrole de la région de Doba vers le port camerounais de Kibri. Le projet, géré par un consortium comprenant les compagnies américaines Exxon-Mobil et Chevron et la compagnie malaisienne Pétronas, a été piloté par la Banque mondiale (BM) qui en a fait son modèle d'investissement et de développement. De grandes entreprises françaises sont censées obtenir des chantiers lors de la construction de l'oléoduc (Bolloré, Bouygues, Alcatel-Alstom, Spie-Trindel). Pour limiter les coûts d'installation, Déby n'a pas hésité à spolier les paysans expropriés et n'a pas respecté ses engagements en matière de protection de l'environnement.

- Le 20 mai 2001, Idriss Déby est réélu. Selon plusieurs sources, émanant de certains observateurs nationaux et internationaux, les fraudes ont été systématisées par le pouvoir. La démission de 8 Membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) dont son vice-président, pour cause de fraudes et ainsi que leurs déclarations sur Radio France Internationale (RFI) sont assez éloquentes. La Fédération internationale des droits de l'homme a qualifié d'" État d'urgence de fait ", avec l'arrestation de certains opposants ayant dénoncé la fraude ainsi que de leurs directeurs de campagne.

Le régime d'Idris Déby a favorisé le vote d'enfants dans certaines régions (cf. photo).

                                                     
                                                      Elections Présidentielles au Tchad mai 2001 
                                                                   (cliquez sur la photo)

- Les 28 février, 6 et 7 mars 2002 se déroulent les audiences du procès intenté par MM. Bongo, Déby et Sassou Nguesso (respectivement présidents du Gabon, du Tchad et du Congo-Brazzaville) à François-Xavier Verschave, président de Survie, et Laurent Beccaria, directeur des Éditions les Arènes, pour "offense à chef d'État étranger" sur la base de passages du livre Noir Silence, qui arrêtera la Françafrique ? Déby reprochant à François-Xavier Verschave de l'avoir qualifié « d'assassin invétéré ».

Extraits Noir Silence , p.166: « Le lobby français pro-Déby entreprend une magistrale opération de chirurgie esthétique : de transformer un assassin invétéré (depuis le Lycée) en Chef d'Etat légitime »

- 3 juillet 2002, La Cour d'appel de Paris a débouté le président tchadien Deby, le président congolais Sassou Nguesso et le président gabonais Omar Bongo de leur procès pour "offense envers un chef d'État étranger", intenté aux auteurs et éditeur du livre Noir Silence .François-Xavier Verschave y traitait entre autres Idriss Déby ''d'assassin invétéré''.

- 2002. détournement de 7,4 millions de dollars sur les 21 millions de " bonus " versés à titre d'avance au gouvernement tchadien, constaté récemment par le FMI. Détournement de 4,5 millions de dollars, qui selon certaines sources tchadiennes, auraient servi à l'achat d'hélicoptères par le fils du président.

- Juillet 2003 : extraction du pétrole dans la région de Doba. À l'issue de cinq ans de travaux, la région est dévastée : destruction de l'environnement, cultures impossibles, fermeture des écoles et des administrations, migration des populations du sud.

- Juillet-Aout 2003 : hospitalisation de Déby à l'hôpital Américain de Neuilly sur seine.

- 20 Septembre 2003 : Déby revient en visite officielle à Paris et est reçu par Dominique de Villepin et Jacques Chirac. Il rencontre les patrons du MEDEF-International.

- Octobre 2003 : acheminement du pétrole au Cameroun par l'oléoduc long de 1075 km.

- Mai 2004, Déby fait modifier la constitution pour se présenter à nouveau en 2006 à l'élection présidentielle. Le projet de révision, qui porte sur huit articles de la Constitution, a été intégralement adopté , à main levée , par 123 voix pour, 0 contre et une abstention. Les députés de l'opposition ont refusé de voter en quittant l'hémicycle.


REFERENCES :

Noir Silence , François-Xavier Verschave, Edition Les Arènes.

Tchad La visite à Paris d'Idriss Déby Paris bénit Déby  , l'Humanité par Camille Bauer, 20.09.2003 

Tchad La malédiction du pétrolel'Humanité, ibid.

Le Tchad est déjà vendu , Réseau Voltaire, 19.09.03

Elections présidentielles au Tchad en 2001 (photos).Afrique-Express.

N'Djaména : Déby, entre Mobutu et tchador . Survie.

Tchad : quelques repères chronologiques . Survie.

La véritable nature du pouvoir d'Idriss Déby de 1990 à 2004.  Récit d'un pouvoir corrompu, clanique, autoritaire, responsable de la mort de 25.000 personnes en treize ans de règne. Alwihda .

Dérives au Tchad , Réseau Voltaire.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 20:21
22 avril 2013
DakarActu

http://www.rmc.fr/images/article/2012-12-05T173717Z_1_APAE8B41CY900_RTROPTP_3_OFRTP-FRANCE-TCHAD-ENFANTS-20121205.JPGLa Coordination Internationale des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique), attire l’attention des organisations humanitaires en général, de l’opinion publique nationale et internationale sur la détérioration inquiétante de la situation des droits de l’homme au Tchad.

En effet, depuis l’intervention des troupes tchadiennes au Mali, tous les regards sont rivés vers le rôle que jouent celles-ci, dans la lutte contre le terrorisme au Sahel au mépris du sort des populations tchadiennes soumises à des rudes épreuves d’une inadmissible et terrible tyrannie sans égale en Afrique.

La coordination Internationale des Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique), porte à la connaissance de la communauté internationale l’épineuse question de violations massives des droits humains qui se commettent dans le pays sous silence quasi-unanime de l’opinion publique totalement insouciante.

Grâce à nos relais locaux au Tchad, nous avons été saisis de nombreuses arrestations arbitraires et détentions illégales des citoyens tchadiens. Par ailleurs, des opposants tchadiens au régime d’Idriss Deby, sont arrêtés et extradés vers le Tchad avec la complicité des pays limitrophes.

Nous interpellons les autorités tchadiennes sur ces cas différents cas ci-après :

Ø  Le 22 mars dernier, M. Jean Laokolé, écrivain et humanitaire tchadien, a été kidnappé  par les agents des services de renseignements enturbannés sur la base d’une dénonciation fallacieuse. Il reste gardé au secret dans une  caserne réputée triste  de l’armée tchadienne appelée Amsinéné. On lui reproche d’être auteur des articles dénonciateurs à l’encontre du ministre Jean Bernard Padaré.

Ø  Le 24 mars 2013, 17 personnes originaires du canton Assala, ont été arbitrairement arrêtées dans la région du Salamat sur ordre de Mahamat Zène Ali Fadel, ministre de l’intérieur. Leur tort : elles sont accusées de réclamer un canton dans ladite localité de Salamat.

Ø  Le 16 avril 2013, M. Ismail Idriss, ancien ministre et opposant au régime tchadien, a été interpellé à Bangui (RCA) par les responsables de l’Agence Nationale pour la Sécurité (ANS), puissante police politique du pouvoir d’Idriss Deby qui opère à l’intérieur et à l’extérieur pour traquer les membres de l’opposition tchadienne en exil. Détenu discrètement à Bangui, M.Ismail Idriss a été livré  ce samedi 20 avril 2013 au régime tchadien par les nouvelles autorités centrafricaines. Sa vie est désormais en danger.
 
Ø  Le 19 avril 2013, plusieurs ressortissants tchadiens vivants au Congo Brazzaville, ont été interpellés dans leurs domiciles à Oyo, région natale du Président Sassou Nguesso. Ils risquent d’être extradés vers le Tchad à la demande des autorités tchadiennes.
 
Ø  Depuis le 20 août 2011, M.Djibrine Assali, ancien secrétaire général, de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), est toujours en détention arbitraire au Soudan. Tous les efforts déployés par sa famille pour le localisé,  ont été infructueux. Des lourds soupçons pèsent sur son extradition vers le Tchad avec la complicité des autorités soudanaises.

Ø  En avril 2011, le colonel Adoum Hassaballah, Président de l’Union des Forces pour le Changement Démocratique (UFCD) et 1er Vice-président de l’Union des Forces de la Résistance (UFR), il a été arrêté à Adis Abeba en Ethiopie. Depuis lors, il n’a pas réapparu.
 
Ø  Le 03 février 2008, le Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, leader du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), opposant pacifique au régime tchadien, a été enlevé  chez lui devant sa famille par la garde prétorienne d’Idriss Deby. Il a été  torturé puis tué par les forces tchadiennes. Malgré un mouvement de mobilisation et de protestation internationale, Idriss Deby s’obstine de répondre aux nombreuses préoccupations des organisations de défense des droits de l’homme au niveau national et international.

Tous ces faits mentionnés se passent dans une indifférence générale, comme si les Tchadiens ne méritent pas la moindre attention de la part des institutions sous-régionales et internationales en charge du respect des droits de l’homme. Autant, la lutte contre le terrorisme dans le sahel, est une source d’inquiétude pour la communauté internationale, autant la situation des violations massives et récurrentes des droits de l’homme au Tchad sous d’Idriss Deby, doit interpeller la conscience internationale.

Face à cette dégradation spectaculaire des droits humains au Tchad, nous :
 
- Dénonçons et condamnons avec la dernière détermination ces arrestations individuelles et collectives des tchadiens qui croupissent dans les prisons insalubres au Tchad;

- Protestons contre  l’extradition vers le Tchad de l’opposant Ismaïl Idriss livré par le régime de Michel Djotodia;
 
- Exigeons la libération immédiate et sans délai de toutes les personnes incarcérées arbitrairement au Tchad et à l’étranger;

- Rejetons la politique compromettante et cynique des autorités françaises avec le régime tchadien;

- Demandons à la communauté africaine et internationale de cesser de cautionner les dérives autocratiques et tyranniques d’Idriss Deby au Tchad;

- Appelons le peuple tchadien à prendre en main sa responsabilité et son destin, pour se libérer de cette tyrannie inadmissible du  régime d’Idriss Deby qui n’épargne personne au Tchad.

Fait à Dakar, le 21 avril 2013
Les Forces Vives Tchadiennes en Exil (Pôle d’Afrique)
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:42

15 décembre 2012
Sélections de © Tchadoscopie


Il n’est un secret pour personne que les gouvernements qui se sont succédé sont composés en grande majorité des ministres notoirement incultes, semi-analphabètes, voire complètement analphabètes. Personne n’a jamais compris dans quel but inavoué ces incompétents ont été choisis pour occuper les plus hautes fonctions politiques alors même que notre pays n’accuse aucun déficit en matière grise.

Dans son ouvrage  Et demain le Tchad – Verbatim, Ali Abdel-Rahmane Haggar, qui a eu à les côtoyer de plus près, ne passe pas par quatre chemins pour dire tout le bien qu’il pense de ces phénomènes sortis tout droit d’un film de série B.

 

Tchadoscopie a lu pour vous


Extrait

"Je dois aussi dire sincèrement que la plupart des ministres tchadiens sont des bonhommes sans envergure politique, ni charisme humain. Ce sont des êtres assez ordinaires, ne brillant pas toujours par la maîtrise des dossiers, ni la densité de leur matière grise. La plupart a été choisie dans le tas, exactement comme on le fait des badauds appelés à porter des sacs de sable. Certains n’ont jamais rêvé d’être ministres et puis subitement, parce que « Dieu n’est pas avare », les voilà embarqués dans la responsabilité la plus en vue dans une République et dans l’Etat. Heureusement pour eux-mêmes et pour le pays surtout, que leur longévité politique est aussi éphémère que leur ascension a été brusque. Mais quels dégâts dans la gestion des ministères et de leurs ressources humaines. Des ministères transformés en villages où la langue officielle est la langue maternelle du ministre. Je n’exagère pas.

Au Tchad, nombreux sont les ministres qui n’ont pas réussi à intégrer la dimension de la fonction ministérielle. Souvent, ils participent aux conseils des ministres sans prendre l’avis de leurs cadres. Pour la plupart d’entre eux, un conseil des ministres, c’est une réunion ordinaire de discussion à bon rompu. Juste pour être vu par le « patron ».

Ali Abdel-Rahmane Haggar, Et demain le Tchad : Page 98

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 23:16
7 décembre 2012
Belemgoto Macaoura


C'est une lapalissade. Idriss Déby Itno ne quittera le pouvoir pa la voie des urnes. L'explication est très simplehttp://www.rfi.fr/radiofr/images/098/Deby432.jpg : le pouvoir est considéré comme un butin de guerre par Idriss Déby. Profitant du vent de la démocratie en 1990, il est parvenu à chasser Habré, allergique à l'époque à tout processus démocratique, alors que tous les dictateurs du continent, y compris son ami Mobutu, avaient accepté d'aller dans le sens du discours de La Baule prononcé par François Mitterand. Hissein Habré était un dictateur sanguinaire qui ne pouvait en aucun cas accepter un discours contradictoire, prêt à couper la tête à tout individu qui est seulement soupçonné d' être opposant à son régime. Déby a donc profité du contexte de La Baule pour obtenir un appui de la France pour renverser Hissein Habré.

Mais Déby reste un fils du Frolinat : l'objectif du Frolinat est de renverser et de confisquer à jamais le pouvoir. Déby ne fait qu'appliquer les règles tracées par le Frolinat. Aujourd'hui, le Frolinat a pratiquement dévoré tous ses enfants pour faire la place à Idriss Déby qui règne en maître absolu à N'djaména. Mais la logique de ce mouvement politico-militaire continue : confisquer le pouvoir et opprimer le peuple. Ibni Oumar Mahmat Saleh est une victime du Frolinat, mouvement dont il a été militant actif.

Devant la situation dans laquelle Déby nous a plongés : une seule solution : le soulèvement populaire. Pourquoi ? Parce que une nouvelle guerre n'est pas la bien venue. Une nouvelle guerre viendra encore du nord, avec le risque de voir de fils ou petits-fils du Frolinat à l'oeuvre. Et la conséquence sera une fois de plus, la confiscation du pouvoir.

Il est nécessaire à l'heure actuelle, de mobiliser le peuple tchadien, de la nécessité de renverser Déby par un soulèvement populaire. Si tout le monde sort dans les rues à la fois, Déby ne pourra rien faire. Il prendra les jambes à son cou. Mais le soulèvement populaire reste un leurre à cause du problème nord sud. Qui sortira dans les rues de N'djaména pour chasser Déby ? Les nordistes ? Les sudistes ? Merci à celui qui me donnera la réponse à cette question.
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 00:31

23 novembre 2012
Source: Reporters sans Frontières

 

Assassinat de la presse indépendante

Un projet de révision de la loi sur la presse, en discussion depuis le mois d'octobre 2012 à Ndjaména, menace de tuer la presse indépendante au Tchad, estime Reporters sans frontières qui a obtenu une copie de ce texte avant qu'il ne soit rendu public. 


L'organisation exprime sa vive préoccupation face à ce texte liberticide, élaboré au terme d'un processus marqué par la plus grande opacité et qui signerait l'arrêt de mort des journaux indépendants. RSF demande au président de la République, Idriss Déby Itno, de tout faire pour qu'il ne soit pas adopté. 

"Au prétexte d'assainir le paysage médiatique et de renforcer la responsabilité des journalistes, les rédacteurs de ce projet de loi ont introduit des dispositions répressives qui étoufferaient la presse indépendante. Comment ne pas voir dans cette manœuvre le zèle d'une partie du gouvernement pour neutraliser la presse et éviter à l'avenir les problèmes que celle-ci lui pose aujourd'hui?", s'est interrogée Reporters sans frontières. 


"L'objectif caché des autorités est d'obtenir la fermeture de plusieurs titres comme le journal d'opposition Ndjaména Bi-hebdo et le bimensuel Abba Garde, dernier né des journaux tchadiens et actuellement le plus lu de la capitale", a ajouté l'organisation. 

Le projet de révision de la loi 017/PR/2010 relative au régime de la presse au Tchad a été rédigé en catimini à l'initiative du gouvernement tchadien. Selon plusieurs sources locales consultées par Reporters sans frontières, les artisans de cette réforme pourraient être le Premier ministre, le ministre de la Communication, son collègue de la Justice et enfin le ministre secrétaire général du gouvernement. 

Le texte prévoit, à l'article 9, que tout journaliste devra "justifier d'un diplôme supérieur délivré par une école professionnelle de journalisme" ou à défaut, d'un diplôme de l'enseignement supérieur "assorti d'une formation professionnelle dispensée dans une école de journalisme agréée par l'Etat". Reporters sans frontières voit dans cette définition restrictive du statut du journaliste professionnel la volonté déguisée des autorités d'exclure de cette profession les responsables de plusieurs journaux influents de la place, comme Ndjaména Bi-hebdo, Notre Temps, Le Potentiel, etc. 

L'article 17 prévoit que le siège des imprimeurs se situe "obligatoirement sur le territoire national". Sans le dire, cette mesure vise les journaux de Ndjaména qui, aujourd'hui, impriment dans des villes du nord du Cameroun, pour des raisons économiques. C'est le cas par exemple de Abba Garde qui imprime à Garoua.

Deux exemplaires d'une parution doivent être déposés auprès du parquet d'instance, deux au Haut Conseil de la Communication et deux aux archives nationales du Tchad la veille du jour de la mise en distribution (article 19). Cette nouvelle disposition entraîne un risque de censure préalable. 

Les peines prévues sont considérablement durcies et l'idée de dépénaliser les délits de presse est abandonnée. Au contraire, le texte prévoit des peines de prison pour les journalistes, comprises entre cinq mois et dix ans, les amendes sont sensiblement augmentées, les suspensions passent de trois à douze mois, et le tribunal peut désormais prononcer une interdiction définitive de parution. 

Reporters sans frontières rappelle que Ndjaména Bi-hebdo est en ce moment sous le coup d'une suspension de trois mois. Les responsables de ce journal ont fait appel de cette condamnation et, bien que l'appel soit suspensif, les autorités empêchent le journal de paraître. Plusieurs exemplaires ont récemment été saisis. 

Les sections 7 (Des incitations aux crimes et délits) et 8 (Des délits contre les personnes) sont modifiées dans un sens répressif et prévoient une extension du domaine des outrages. La liste des individus et institutions protégées est élargie et le délit d'offense au Président de la République est ajouté (article 68). 

"S'il était adopté, ce projet de loi entérinerait un recul de 40 ans pour la liberté de la presse au Tchad. Il ne serait plus possible de traiter l'information et de pratiquer le journalisme dans ce pays tel que c'est le cas aujourd'hui", a conclu Reporters sans frontières. 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 18:40

9 octobre 2012
Zoomtchad

 

 

http://tchadinfos.com/wp-content/uploads/2012/04/IDI1.pngL'annulation en dernière minute du rendez-vous a été mal digérée à Ndjamena ! Il faut rappeler que François HOLLANDE a tout fait pour éviter le premier des ITNO, exactement comme le choléra. Depuis son accession au pouvoir en Mai 2012, il a reçu tour à tour Macky SALL, Ali BONGO, OUATTARA, ELLEN JOHNSON SEARLEF, Blaise COMPAORE, ALPHA CONDÉ, DIOCOUNDA TRAORE, SASSOU, JACOB ZUMA, ISSOUFOU, YAHY BONI, etc.

Non seulement, il a évité soigneusement le président - sultan mais ses services diplomatiques ont résisté aux demandes pressantes, et au lobbying de tous les missi dominici grassement payés pour décrocher le précieux sésame. Le lobby militaire a rappelé que le "mercenaire" Deby pouvait être encore utile, au Mali par exemple. Il a, déjà, à ses propres frais, ou plutôt, sur le dos du pauvre contribuable tchadien, rassembler des hommes à Moussoro, verser des primes motivantes pour qu’ils soient prêts à mourir pour la lutte contre le terrorisme.

L'agenda surchargé du chef de l’Etat Français a servi de prétexte pour repousser la poignée de main. Sans se démonter, DEBY lance ses troupes pour un rendez-vous en marge du Sommet des Nations Unies, Hollande refuse à nouveau. Idriss DEBY enrage et décide de ne pas se rendre aux Nations Unies, histoire d'éviter un second camouflet ! Le ministre des Affaires Etrangères M. FAKI y va et rentre, lui aussi, bredouille et très amer sur l’avenir des relations franco–tchadiennes. De retour à Ndjamena, le chef de la diplomatie tchadienne, sur les plateaux de la télévision nationale, fait une sortie, quelque peu alambiquée, sur l'engagement des troupes tchadiennes au Mali ! Plus rien n’est sur. Le ton est en retrait pour des responsables qui avaient déjà attaché leurs dolo-dolos en direction du Nord Mali.

Il y a 48h, l'Ambassadeur de France au Tchad transmet, par son canal un courrier relatif au "report" du rendez-vous entre DEBY et HOLLANDE, avec l'assurance que la « rencontre ratée » aurait bien lieu, au Sommet de la Francophonie à Kinshasa, au milieu du charivari général autrement dit.

Ce fut le clou au milieu de la tête de DEBY. Il convoqua le Secrétaire Général des Affaires Etrangères, en l'absence du ministre et lui demande dare-dare de répondre au président Français qu’il n’est pas demandeur d’une rencontre avec lui et c’est pour cela qu’il boycottera le Sommet de la Francophonie qui commence dans 2 jours. 

Exécution.

La rupture dans la Françafrique commencera t-elle avec le régime Deby ? Possible.

De nombreux dossiers polluent l’atmosphère entre Deby et Hollande. Il semble même qu’ils ne se soient jamais entretenus en tête à tête. Pendant l’entre - deux tours de l’élection présidentielle française, Idriss Deby a essayé de prendre contact avec des élus socialistes lors de sa visite pour le Sommet de l’Eau à Marseille, mais c’était l’ancienne garde mitterrandienne, aujourd’hui, à la retraite et sans aucun relai efficace.

Le bilan chaotique et le désastre économique, dans lequel, est plongé le Tchad sous la coupe de Deby est une grosse béquille qu’il ne fait pas bon exposer quand on est socialiste puisque c’est un certain François Mitterrand qui organisa le coup d’Etat de Deby et le parraina jusqu’aux portes du palais.

Il devait instaurer un régime démocratique avec comme corollaire, la liberté d’expression, la liberté de créer des partis politiques, des élections libres et transparentes et de pratiquer une bonne et vertueuse gouvernance. Au lieu du respect de cet engagement pris entre Mitterrand, le patron de la DGSE et lui même, Idriss Deby, on assista à l’installation d’un Exécuteur, comme l’a si bien décrit feu VERCHAVE, dirigeant de l’Association SURVIE, à la tête de l’Etat Tchadien. Les opposants furent broyés à la kalachnikov, à la mine télécommandée, enlevés, livrés et exécutés et ce pendant plus de 22 ans dans l’indifférence générale des représentations diplomatiques mais aussi des ONG largement intéressées par un régime devenu sur-liquide après l’exploitation du pétrole et qui pouvait, à coups d’euros, s’acheter des plumes serviles (Jeune Afrique) et organiser sa légende. (Voir notre dossier « Zoom sur le régime Deby »).

Le désastre économique, le gaspillage, la fuite des capitaux et l’organisation sophistiquée du pompage des revenus pétroliers par une Cour venue de tous les coins d’Afrique, ont contribué à un détournement massif des deniers publics. Discours lèche bottes, attributions de prix débiles, changement de nom, changement de Titre bref, la spirale du Fou. Pendant ce temps, le peuple tchadien assit sur une mare de pétrole fait la queue au Cameroun pour se soigner, cherche à partir au Soudan, en Tunisie, au Caire, pour des soins plus importants. Dans la ville, il n’y a pas d’eau ni d’électricité et les rationnements sont de plus en plus importants et déséquilibrés.

Les contestations légitimes des travailleurs sont étouffées, écrasées, matées avec arrogance. L’élite politique, administrative et compradore a baissé les bras depuis longtemps, elle a entrepris une vaste OPA sur l’Etat tchadien : faux marchés, surfacturations incroyables, faux militaires, faux fonctionnaires, faux diplômes. Des trafics inimaginables, barrières douanières crées de facto, services de douanes et de fret parallèles, trafics de passeports diplomatiques, vente de postes internationaux à des non tchadiens, vols d’entrepôts et de voitures, braquages quasi quotidiens de citoyens, etc.

Cette offensive sur l’Etat et ses démembrements a été la solution trouvée pour éviter que les Rapaces ne dévorent tout. Les Rapaces étant les membres du clan d’Idriss Deby. C’est ainsi que des Ndjaménois nous expliquent qu’il n’y a aucune autre solution, il s’agit si l’on peut, de s’organiser pour leur arracher quelque chose, de prendre notre part de ce pétrole ! Ce type est un Vampire, il a pris le pouvoir pour sucer notre sang et les Français le soutiennent. Quotidiennement, on te suit, on t’écoute, on te lit, on te menace, on corrompt tes parents pour te trahir.

La seule chose qui peut lui échapper, ce sont nos fausses factures !

A cette déliquescence économique et la queue du peloton conservée jalousement par notre pays au baromètre des principaux indices de développement, il faut ajouter d’autres gros grains de sable dans la bouillie de Deby. Il s’agit de ses relations exécrables avec le nouveau pouvoir en Libye, le Nigéria se plaint de l’inertie envers Boko Haram, en fait, Lagos estime que les proches de Deby considèrent la secte terroriste comme une assurance vie pour leur régime d'où les nombreuses connexions et le laissez faire.

Dans notre dossier sur le Nord Mali, « Deby alias Bob DENARD », nous avons fait cas des réserves des responsables de la CEDEAO sur la participation tchadienne à la guerre au Nord Mali. A t-on réellement besoin de lui ? (Bientôt un autre dossier sur le Nord Mali). Le largage de Hollande vient de l'analyse qu'on n'aurait, finalement pas, tant besoin de lui que le laissaient entendre les spécialistes de l'armée française. Surtout si les drones américains sont annoncés.

Les Tchadiens ont eu la honte de leur vie, en entendant des responsables de l’Afrique de l’Ouest proposés que les troupes de Deby soient dissimulées avec les troupes du Niger pour faciliter leur acceptation par les Maliens et autres qui ne veulent pas du Deby à la ronde ! Que sommes-nous devenus !

Ceci pour dire que les clignotants sont rouges partout dans la sous région. Le Soudan joue un double jeu savant et fin et ne ratera pas une bonne occasion de lui planter un second clou sur la tête. (Ne ratez surtout pas les révélations de la bombe A comme Amani Deby Itno dans quelques jours..).

Sans compter que le procès annoncé de l’ancien président Tchadien HH suscite beaucoup d’interrogations et l’examen des projets régissant le statut du Tribunal présente un détail intéressant concernant Idriss Deby puisqu’il est fait allusion « à un Chef de l’Etat en exercice qui ne peut se prévaloir de son immunité…. ni du fait qu’étant un soldat, il aurait obéit à des ordres d’un supérieur hiérarchique ! » Nous y reviendrons en détail très prochainement.

L’affaire Ibni Oumar et l’action des députés socialistes Gaetan et Gorce ont dû peser, dans la balance, d'où cette politique de grand écart à l’égard de Deby. Soulignons que ces députés se sont sentis outrés par la démarche du Ministre de la justice du Tchad leur écrivant une lettre pour dénoncer leurs ingérences dans les « affaires intérieures tchadiennes ». Leur intense et discret lobbying est totalement passé inaperçu et a eu raison des ronronnants services diplomatiques tchadiens en France. La gifle a été retentissante, rue des belles feuilles, attention au cendrier ou au décret !

Alors, ira t-il ou n’ira t-il pas au Sommet de la Francophonie ?

C’est simple, on peut être sur que, déjà, des rabatteurs ont proposé leurs services avec un discours d’enfer. Tenez, par exemple, quelques lignes dans Jeune Afrique pour dire que Deby a été l’homme du Sommet, que de nombreux responsables l’ont consulté, sollicité... Cela s’appelle les mesures d’accompagnement indispensables pour faire passer une pilule bien amère. Une Khoudé, comme on dirait au Tchad.

Alors le Président sultan des Itno va t-il baisser la tête, et aller à Canossa ? Il l’a, tant de fois, fait, un de plus, ne changera rien, commente t- on dans les allées du pouvoir.

On imagine que si l’ambassadeur de France a balancé la lettre au président Français, à Kinshasa, Deby aura du pain sur la planche car les spécialistes de la politique française présentent François HOLLANDE comme un homme extrêmement rancunier !

Ca promet !

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 03:59

30 juin 2012
Talha Mahamat Allim 

 

http://www.afrique-express.com/afrique/tchad/images/Ibni-big.jpgLe Haut Commissariat Des Nations Unies Aux Droits De L’homme Dont Le Siège Est À Genève, La Fédération Internationale Des Ligues Des Droits De L'homme (FIDH) ; Amnesty International Et Plusieurs Autres ONG Tchadiennes Et Internationales Réclament De Plus En Plus De Clarifications Sur Le Cas De L’opposant Politique, Le Professeur IBNI OUMAR Mahamat Saleh Enlevé À Son Domicile De N’Djamena Le 3 Février 2008 Et Disparu Depuis Lors.Le dossier Ibni Oumar continue de susciter une vague de protestations et de pressions à Genève. Les ONG et divers supports médiatiques ont souligné récemment à Genève que l’impunité plombe le pays de Toumaï et qu’il est urgent que les auteurs des violations des droits de l’homme répondent de leurs actes. Ils ont insisté sur le fait que certaines autorités tchadiennes utilisent leur fonction et leur poste pour rester à l’abri des poursuites. Le Haut Commissariat et son Conseil des droits de l’homme avaient qualifié de problème urgent l’impunité judiciaire qui prévaut au Tchad, notamment dans le cas de la disparition du professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh.

 

Les différentes instances des droits de l’homme à Genève se sont insurgées contre l’absence de réponse du Tchad face aux différentes interpellations. Depuis septembre 2009 jusqu’à la présente session 2012 du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le Tchad est toujours interpellé sur ce dossier et les autorités tchadiennes ne répondent toujours pas alors qu’il a une représentation diplomatique présente à Genève. Cette situation discrédite de plus en plus le pouvoir tchadien. L’ambassadeur Bamanga ne sachant quoi faire préfère plus s’éclipser que de défendre la position de son gouvernement. Or, par respect aux valeurs qui lient le Tchad aux institutions des droits de l’homme et à ses différents partenaires, le pouvoir en place ou son représentant diplomatique, devrait au moins exprimer et défendre la position du Tchad vis-à-vis de ce dossier.  

 

Le fait de refuser ou d’avoir peur de s’exprimer, avec des arguments juridiquement fondés et en accord avec le respect des droits de l’homme, devant les instances onusiennes et internationales alors qu’on y représente officiellement son pays, revient à fuir ses responsabilités ou du moins à ne pas assumer la responsabilité des actes commis par le pouvoir qu’on représente. Cela ne fait que mettre actuellement le Tchad dans une situation délicate tout en écornant son image aux yeux du monde ! De nombreux cris d’alarmes fusent de partout, mais les autorités tchadiennes persévèrent dans leur silence assourdissant. Pour autant, les ONG à Genève n’abandonnent pas. Pour elles, il faut continuer à apporter un éclairage juste de la situation globale des droits de l’homme au Tchad en vue de son amélioration, même si en face, c’est-à-dire du côté du gouvernement tchadien ou de son représentant à Genève, il n’y a pas de répondant. 

 

A l’évidence, l’affaire de la disparition de l’opposant IBNI OUMAR Mahamat Saleh continue par mobiliser la diaspora tchadienne, des personnalités politiques européennes, des ONG et dans le monde médiatique en Europe pour que la vérité finisse par triompher. Derrière cette affaire, c’est le sort de tous les disparus des événements de 2008 qui est en filigrane. Cet élan de solidarité démontre aussi la prise de conscience des personnalités européennes attendues ce jour à Genève et qui pourront contribuer à faire évoluer ce dossier. C’est aussi, peut-être, le début d’un signal lumineux envoyé par la nouvelle équipe au pouvoir en France. Rien n’arrêtera la dénonciation et la médiatisation de cette disparition jusqu’à ce que lumière soit faite, confie un membre d’une ONG à Genève. Gageons que ce cela le cas, et un début d’un véritable changement au Tchad.

 

Talha Mahamat Allim 

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 01:14

24 juin 2012
Source: Tchadonline

Amnesty International, rapport 2012 sur le Tchad

 

Les arrestations arbitraires se sont multipliées, tout comme les détentions illégales, les actes de torture et les agressions contre des défenseurs des droits humains, des journalistes et des syndicalistes. Les viols et les autres formes de violences infligées aux femmes et aux filles étaient courants. Les expulsions forcées se sont poursuivies dans la capitale, N’Djamena. Des membres des forces de sécurité tchadiennes et de groupes armés responsables d’atteintes aux droits fondamentaux n’ont pas été tenus de rendre compte de ces actes, tandis que les victimes étaient abandonnées à leur sort.http://www.mediapart.fr/files/Fran%C3%A7ois%20Bonnet/Idriss_Deby.jpg

 

Contexte

 
Des élections législatives et présidentielle ont eu lieu respectivement en février et en avril. Le scrutin présidentiel a été boycotté par l’opposition. Le président sortant, Idriss Déby, a été réélu et a formé un nouveau gouvernement en août.

 
Plusieurs milliers de Tchadiens sont rentrés de Libye en raison de l’escalade de la violence dans ce pays. Plus de 280 000 réfugiés soudanais du Darfour et environ 130 000 Tchadiens déplacés vivaient toujours dans des camps dans l’est du Tchad. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a examiné avec le Tchad et le Soudan la possibilité d’organiser un retour volontaire des réfugiés soudanais. Au moins 68 000 réfugiés, des Centrafricains pour la plupart, vivaient toujours dans des camps situés dans le sud du Tchad.
Plusieurs milliers de soldats tchadiens demeuraient déployés près de Goré, ville à la frontière de la République centrafricaine, où ils étaient stationnés depuis décembre 2010.

 

Violences faites aux femmes et aux filles

 

Cette année encore, les viols et les autres formes de violence contre les femmes et les filles demeuraient très courants dans différentes régions du Tchad. Au nombre des victimes figuraient des Tchadiennes déplacées, des réfugiées mais aussi des habitantes locales et quelques enfants. Par crainte de représailles de la part des auteurs des violences, qui appartenaient souvent à la communauté de la victime, aux groupes armés ou aux forces de sécurité, certaines victimes ne signalaient pas les sévices subis. Dans la plupart des cas, les responsables agissaient en toute impunité.

 
Une jeune fille de 15 ans a été enlevée au domicile d’un employé d’une organisation humanitaire. Elle a été violée à plusieurs reprises par au moins trois hommes en tenue militaire dans la nuit du 4 au 5 mars, au cours d’une perquisition ayant pour objet la recherche d’armes, dans la ville de Goz Beïda (est du Tchad). Bien que la famille de la victime ait porté plainte, les autorités n’avaient pris aucune mesure à la fin de l’année.

 
En juillet, une femme et sa fille de 13 ans ont été violées par des hommes en tenue militaire à Goré, dans le sud du pays. L’adolescente est morte des suites de ses blessures en septembre. À la connaissance d’Amnesty International, aucune enquête n’avait encore été ouverte à la fin de l’année.

 
Le 25 décembre, trois jeunes filles et une femme réfugiées du Darfour qui ramassaient du bois ont été violées près du camp de réfugiés de Gaga, dans l’est du Tchad, par quatre hommes armés. Des travailleurs humanitaires ont été informés que la police avait arrêté trois suspects.


Enfants soldats


Le 15 juin, le gouvernement tchadien et les Nations unies ont signé un plan d’action pour mettre fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants par les forces de sécurité et les groupes armés. Fin 2011, on ignorait si la mise en œuvre de ce plan d’action avait commencé.


Conditions carcérales


Les conditions de détention étaient très éprouvantes et s’apparentaient à une forme de traitement cruel, inhumain ou dégradant. Les établissements pénitentiaires étaient surpeuplés et, bien souvent, les détenus n’avaient pas accès aux services médicaux ni à d’autres services essentiels. De nombreux prisonniers étaient malades et sous-alimentés.


Morts en détention


Le 17 septembre, neuf hommes sont morts asphyxiés quatre heures après avoir été placés en détention dans les locaux de la gendarmerie nationale de Léré, une ville de la région du Mayo-Kebbi Ouest (sud du Tchad). Certains avaient été maltraités au moment de leur arrestation. À la suite de ces décès, les détenus qui se trouvaient encore à la gendarmerie ont été transférés à la prison centrale de N’Djamena, où un autre homme – Bouba Hamane – est mort ultérieurement. À la connaissance d’Amnesty International, aucune enquête n’avait été ouverte sur ces 10 décès à la fin 2011.


Torture et autres mauvais traitements


Régulièrement, des policiers, des gendarmes ou des membres de l’Agence nationale de sécurité (ANS) torturaient les suspects, parfois avec la complicité des autorités administratives locales.


Le 20 septembre, Guintar Abel, un fonctionnaire de la sous-préfecture de Ngondong, dans le département du Lac Wey (sud du pays), est mort à l’hôpital trois semaines après avoir été battu par un sous-préfet et ses gardes du corps. Aucune mesure ne semblait avoir été prise à la fin de l’année.


Arrestations et détentions arbitraires


Cette année encore, des agents de l’ANS ont placé des personnes en détention sans inculpation. Certains détenus n’ont pas été autorisés à recevoir la visite de leurs proches ni à consulter un médecin ou un avocat. D’autres personnes ont été arrêtées par la police ou la gendarmerie dans le cadre d’affaires civiles, en violation de certaines dispositions de la Constitution et du droit tchadiens.


Deux étudiants, Bebkika Passoua Alexis et Nedoumbayel Nekaou, ont été interpellés le 7 mai dans une gare routière de N’Djamena, au motif qu’ils détenaient des documents appelant les Tchadiens à organiser des manifestations. Les deux hommes ont, dans un premier temps, été détenus au secret par l’ANS avant d’être transférés dans la prison centrale de N’Djamena. Ils ont été condamnés à huit mois d’emprisonnement avec sursis et ont recouvré la liberté le 22 septembre.


Défenseurs des droits humains


Comme les années précédentes, des défenseurs des droits humains ont fait l’objet de manœuvres d’intimidation et de harcèlement de la part de représentants de l’État, en particulier dans les régions isolées de l’est et du sud du pays.


Le 19 septembre, à la suite d’une manifestation dénonçant le renvoi d’un sous-préfet, la présidente locale de la Cellule de liaison et d’information des Associations féminines (une organisation nationale de défense des droits des femmes), Kedigui Taroun Grace, a été arrêtée par des policiers en même temps que cinq autres femmes, à Sarh, dans le sud du pays. Les six femmes ont été libérées plus tard dans la même journée, mais Kedigui Taroun Grace a été de nouveau interpellée le 29 septembre. Cette fois encore, elle a été remise en liberté le jour même. Elle n’a fait l’objet d’aucune inculpation mais les autorités locales l’ont prévenue qu’elle était considérée comme « politisée ».


Le 19 décembre, Daniel Deuzoumbe Passalet, président de l’organisation tchadienne Droits de l’homme sans frontières, a été arrêté à N’Djamena. Au cours d’une interview qu’il avait donnée la veille à Radio France Internationale (RFI) il s’était déclaré préoccupé par l’impunité entourant la mort en septembre, à Léré, de 10 hommes qui se trouvaient aux mains de la Gendarmerie nationale. Daniel Deuzoumbe Passalet a été remis en liberté le 30 décembre, la haute cour de N’Djamena siégeant à Moussoro ayant conclu en l’absence de preuves suffisantes pour l’inculper.


Liberté d’association et de réunion


Plusieurs milliers de personnes, dont des magistrats, des enseignants et des professionnels de santé, ont manifesté de façon pacifique à N’Djamena, en octobre et en novembre, pour dénoncer le bas niveau des salaires et la hausse du prix des denrées alimentaires et du carburant. À la suite de ces mouvements de protestation, des personnes ont été arrêtées et battues et d’autres ont été placées en détention.


Liberté d’expression – syndicalistes


Des syndicalistes ont été la cible de manœuvres de harcèlement ; certains ont été arrêtés de façon arbitraire.
Boukar Barka, un homme de 61 ans secrétaire général de la Confédération syndicale du Tchad (CST), a été arrêté le 4 novembre à son domicile, à N’Djamena, par des membres des services de sécurité. Les autorités ont affirmé que cette interpellation était liée à la condamnation pour détournement de fonds dont Boukar Barka avait fait l’objet par le passé. Libéré le 11 novembre, il a de nouveau été arrêté le 13 novembre et détenu au poste de police de Moursal, avant d’être transféré à la prison centrale de N’Djamena le 14 novembre. Il a, par la suite, été inculpé de « provocation directement liée à une manifestation non armée ». L’arrestation de Boukar Barka et son placement en détention faisaient suite au soutien que son syndicat et lui avaient accordé aux anciens employés de Tchad Cameroon Contractor, un sous-traitant d’Esso impliqué dans le projet d’aménagement de l’oléoduc Tchad-Cameroun.

 

Expulsions forcées


Initiée en 2008, la campagne d’expulsions forcées s’est poursuivie à N’Djamena, lésant plusieurs centaines de personnes dont les habitations ont été détruites. Ces expulsions se faisaient en dehors de toute procédure régulière et sans que les intéressés aient été consultés ni avertis selon des modalités satisfaisantes. Ceux qui ont perdu leur foyer n’ont pas bénéficié de solution de relogement ni d’autres formes d’indemnisation, alors que des décisions de justice avaient été prononcées dans ce sens. La plupart des sites dont les habitants avaient été expulsés demeuraient inoccupés à la fin de l’année. Les autorités municipales de N’Djamena ont annoncé de nouveaux projets d’expulsions, qui concerneraient plus particulièrement les quartiers de Sabangali et de Gassi 3 et 4 dans la capitale.


Justice internationale – Hissène Habré


Bien que l’Union africaine (UA) ait déclaré en 2006 que l’ancien président tchadien Hissène Habré devait être jugé au Sénégal « au nom de l’Afrique », ce procès n’avait toujours pas eu lieu. En juillet, la Commission de l’UA a estimé que le Rwanda était le pays le mieux indiqué pour se voir confier le procès d’Hissène Habré. Cette déclaration faisait suite à la session de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, qui demandait instamment au Sénégal de juger rapidement Hissène Habré ou de l’extrader vers tout autre pays disposé à le juger. Des organisations de défense des droits humains, ainsi que des victimes tchadiennes et leurs avocats, ont indiqué préférer que le procès se déroule en Belgique. Les autorités belges ont en effet enquêté sur l’affaire, inculpé Hissène Habré de graves atteintes au droit international humanitaire et relatif aux droits humains, et déposé en 2005 auprès du Sénégal une demande d’extradition, qui a été réitérée en novembre. Le gouvernement tchadien a publiquement approuvé cette option. En novembre, le Comité contre la torture [ONU] a exhorté le Sénégal à prendre toutes les mesures nécessaires pour juger Hissène Habré ou, à défaut, à accepter la demande d’extradition.


Impunité


Des fonctionnaires tchadiens et des membres de groupes armés responsables de graves violations des droits humains, dont des homicides illégaux, des viols et d’autres actes de torture, ont continué d’agir dans l’impunité.


Le 10 janvier, le chef de l’État a signé une ordonnance accordant l’amnistie pour les crimes commis par les membres de groupes armés. Certaines des personnes amnistiées étaient soupçonnées de crimes relevant du droit international.


D’importantes recommandations de la commission chargée d’enquêter sur les événements survenus au Tchad entre le 28 janvier et le 8 février 2008 n’avaient toujours pas été mises en œuvre à la fin de l’année, malgré l’adoption, le 23 mai, d’un décret présidentiel instaurant un comité de suivi. Au nombre de ces recommandations figurait l’ouverture d’une enquête sur le sort réservé au dirigeant de l’opposition Ibni Oumar Mahamat Saleh. Arrêté le 3 février 2008 à son domicile, à N’Djamena, par des membres des services de sécurité, celui-ci avait ensuite été victime de disparition forcée.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 22:28

12 juin 2012
Blog de Makaila



"Contre l’Oubli et le Fait accompli" est le nom d’une nouvelle association de défense des prisonniers politiques de Deby. Créée par des parents, des amis et des militants des droits de l’homme, la nouvelle association a pour but de défendre les intérêts moraux et physiques des prisonniers politiques vivants ou disparus. Le siège de l’Association est à N’Djamena.

Soutenue par des hautes personnalités et de premier plan en France et aux USA où l’Association mettra en place très bientôt des représentations.

La situation des prisonniers politiques au Tchad est quasi méconnue. On sait  que certaines personnes sont arrêtées, d’autres kidnappées devant leurs familles, parce que leaders de l’opposition démocratique ou parfois tout simplement parents des opposants en exile. Ils croupissent et gisent en prison ou tout simplement déclarés disparus forcés. D’autres encore ont été faits prisonniers, lors de différentes batailles entre la rébellion et l’armée de Deby. Plus nombreux sont des innocents qui ont été raflés dans les différents coins du Pays à chaque fois qu’il y a eu un bruit des bottes quelque part au Tchad. Sans oublier les prisonniers personnels de Deby, des personnalités politiques arrêtées pour des raisons politiques, sous couverts des détournements.

Les premières démarches de la nouvelle Association seront donc de :
  • Dresser une liste exhaustive des prisonniers politiques de Deby,
  • Localiser leurs lieux de détentions s’ils sont encore en vie,
  • S’enquérir de leur état physique et mental et
  • Porter leurs cas devant les juridictions nationales et internationales.


Les textes organiques de l’Association seront affichés très bientôt sur le web. Pour des raisons évidentes de securité, toute correspondance sera adressée au webmaster du blog de Makaila: nmakaila@yahoo.fr

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 20:42

 

Relu pour vous...
Communiqué conjoint du FPR  et du PJD-FARCA
Création du PJD-FARCA


Lors de  son dernier  entretien téléphonique avec la cellule de  communication du Front Pour le Redressement (FPR ), basée à l'étranger, le Général Baba Laddé a émis le souhait de créer un mouvement centrafricain pour lutter contre la dictature de François  Bozizé en RCA.

Les sympathisants et amis Centrafricains du Front Populaire pour le Redressement et d'autres citoyens de la République Centrafricaine (RCA), viennent, ainsi de créer le Parti pour la Justice et le Développement (PJD) qui luttera pour la démocratie dans leur pays.
 
Le mouvement aura une aile militaire, les Forces Armées Révolutionnaires de Centrafrique (FARCA).
 
Les militants pourront cumuler leur appartenance au FPR et au PJD-FARCA.
 
Le bureau politique du PJD-FARCA sera dévoilé ultérieurement pour raison de sécurité.
 
Le Parti pour la Justice et le Développement (PJD) est déjà entré en négociation avec la CPJP, l'UFDR et l'APRD pour créer une alliance afin de  renverser la dictature.
 
Le PJD-FARCA collaborera aussi avec tous les mouvements politico-militaires du Tchad et du Soudan. Nous appelons tous les militaires centrafricains à déserter et à rejoindre les FARCA.
 
A l'annonce de la création du PJD-FARCA de nombreux messages de  félicitations et d’encouragements, nous sont parvenus de citoyens du Soudan, de la  RD Congo, du Cameroun, de Libye, du Nigeria, du Niger, du Mali, du Sénégal, de Mauritanie, de Guinée, de Djibouti...

Le combattant nigéro-libyen Barka Wardougou a souhaité que l'Afrique sub-saharienne connaisse le même développement démocratique que le monde arabe.


Vive la Centrafrique libre et démocratique    
Fait le 26 janvier 2012
 
Cellule de Communication du Front Populaire pour le Redressement (FPR)
Mouvement d'opposition politico-militaire du Tchad.

 

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Textes De Juliette