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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 13:22
05/03/08

Alistair Thomson - Le Point

 

Le gouvernement tchadien se montre évasif au sujet de la tranchée de trois mètres de profondeur qu'il fait creuser autour de N'Djamena afin de prévenir un assaut comme celui du mois dernier, marqué par l'irruption de camions chargés de rebelles dans la capitale.

"Cela relève d'un secret militaire. Cela fait partie de notre stratégie et je ne peux pas vous le dire", a déclaré le ministre de l'Intérieur Ahmat Mahamat Bachir à Reuters, qui l'interrogeait sur le but précis de la tranchée.

 

Le secret qui entoure ces travaux entamés depuis deux semaines entretient une atmosphère de nervosité dans la ville, où a été prolongé la semaine dernière l'état d'urgence décrété après le "rezzou" rebelle des 2 et 3 février.

 

Selon certains habitants et militants des droits de l'homme, l'état d'urgence a servi de prétexte à des confiscations de biens et à l'arrestation de personnes soupçonnées de s'opposer au gouvernement du président Idriss Déby.

 

"Faites attention, l'armée patrouille par ici et vous risquez d'être arrêté", a lancé un jeune motocycliste à un journaliste de Reuters dans le quartier périphérique de Diguel, que la tranchée coupe en deux.

 

Le fossé entourera pratiquement la capitale en scindant quelques secteurs, en isolant des pistes de terre et en obligeant les véhicules à passer par l'une ou l'autre des portes fortifiées, déclare-t-on de source proche de la sécurité.

 

ÉDIFICES ENDOMMAGÉS, ARBRES ABATTUS

 

L'attaque de février est la plus sérieuse d'une rébellion armée contre le président Déby depuis plusieurs années. L'insurrection a pour terreau principal l'est du pays, proche de la frontière avec la province soudanaise ravagée du Darfour.

 

Après une progression d'une semaine à travers l'intérieur aride du Tchad, une colonne rebelle de 200 à 300 véhicules avait affronté l'armée gouvernementale hors de N'Djamena avant de pénétrer dans la ville, où les combats ont causé la mort d'au moins 400 civils selon Déby.

 

La crainte d'un regroupement et d'une nouvelle offensive des rebelles s'était bientôt dissipée, mais le risque d'une attaque demeurait et le creusement de la tranchée a débuté dans la seconde quinzaine de février.

 

En prolongeant l'état d'urgence, qui confère au chef de l'État des pouvoirs d'exception, le gouvernement a invoqué la nécessité d'achever des travaux urgents de remise en état de plusieurs édifices publics incendiés ou endommagés pendant les combats et les violents pillages qui s'en étaient suivis.

 

Des tirs de grenades et d'obus ont fracassé des arbres alignés sur les avenues du centre de la capitale, dont le plan urbain remonte à l'époque coloniale française.

Même ceux qui ont échappé aux affrontements armés sont abattus à leur tour: les rebelles, expliquent des habitants, s'étaient servis d'arbres tombés pour barrer des rues au cours des combats.

 

"Nous allons perdre l'ombre", commente Hawa, vendeuse de cacahuètes sur les boulevards. "Peut-être que le gouvernement va faire autre chose pour nous, mais je ne crois pas", ajoute-t-elle, protégée du soleil par un foulard.

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 13:06
05/03/08
Adoum Djibrine Haroun

 


François Fillon promet l’asile politique à Yorongar et Bernard Kouchner au chevet d’Idriss Deby !
 

 

Invité d’Europe1 à l’émission « les chroniques de l’info » animée par Jean-Pierre Elkabbach, François Fillon promet « l'asile politique » à l'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar. Le gouvernement tchadien avait officiellement qualifié de prisonniers de guerre les trois opposants kidnappés par la garde présidentielle de Deby à l’issue de l’attaque des forces de la résistance nationale.

 

Monsieur Fillon reconnaît que « la question qui est posée » à son pays, qui par ailleurs participe à la désolation du peuple tchadien en soutenant ouvertement la dictature de Deby, « est de savoir où sont passés les opposants qui ont disparu ».

 

Sur cette question, le peuple tchadien attend la mise sur pied d’une véritable commission d’enquête sous tutelle  de la communauté internationale pour élucider l’ensemble des crimes commis  pendant les 18 années de règne d’Idriss Deby. La famille de Bichara Digui, du Colonel Bachar, du Colonel Abderamane Youssouf, de Adil Ousmane, de Adam Ahmat, de Abbas Koty, de Issa Gourane, de Maldoum Bada Abbas, de Youssouf Togoïmi, de Abdramane Dadi, de Ahmat Lamine, du Maître Behedi, de Bisso Mamadou et de bien d’anonymes attendent que justice soit rendue sur la disparition de leurs proches.

 

Pendant l'attaque des forces  du MDD, le régime d’Idriss Deby avait aussi procédé avec les mêmes méthodes à l’arrestation de quelques notables originaires du Kanem. Lors de cette opération de chasse aux sorciers, le défunt Bisso Mamadou avait été assassiné à son domicile par la garde présidentielle de Deby. Visés par cette funeste opération, Messiers Lol Mahamat Choua et Seïtchi Abbas, tous deux originaires du Kanem, se sont échappés en se réfugiant à l’ambassade de France.

 

Eu égard aux crimes et disparitions politiques injustes, on est en droit de savoir où sont passés tous les opposants du régime de Deby et  pourquoi les personnes susmentionnées ont été liquidées. S’il est admis pour Fillon que Monsieur Sarkozy est courageux, il doit cesser de soutenir Idriss Deby qui est absolument insoutenable et indéfendable. Aller au Tchad et demander à un dictateur la création d’une telle commission d’enquête internationale est une désinvolture et une insulte grossière aux Tchadiens. Cela ne s’appelle aucunement une rupture mais plutôt du mépris pur et simple à l’endroit d’un peuple  endeuillé et qui n’a encore fini de vivre la désolation.

 

La France et l’Europe, deux acteurs majeurs dans les conflits tchadiens, feraient mieux d’écouter le peuple tchadien en le soutenant réellement dans une approche globale pour trouver les contions de la création d’un véritable Etat de droit qui garantirait le respect des libertés fondamentales : droits de l’Homme, libertés d’expression et de pensée, libertés syndicale et associative. La création de cet État de droit, c’est-à-dire un régime politique où le droit est respecté et où la puissance publique s’efforce de respecter ses fonctions régaliennes constitue la seule alternative.

 

Il est absolument illusoire de croire que l’accord du 13 août 2007 et la nomination annoncée d’une personnalité de la CPDC au poste de Premier ministre, au sens de la politique de spectacle, puissent permettre une gouvernance démocratique propice à la stabilité politique et sociale du pays. A ce sujet, il serait bon que les citoyens tchadiens s’interrogent sur l’utilité de certaines formations  politiques de l’intérieure en terme de progrès du supposé processus démocratique sur la base des recommandations de la conférence nationale souveraine. Car nous assistons aujourd’hui à deux réalités : la marginalisation et la fustigation des formations politiques se réclamant de l’opposition et la cooptation de bien des formations politiques par le parti au pouvoir. Les fonctions des partis politiques dans un Etat où les libertés fondamentales sont quasiment ignorées méritent d’être clarifiées. Les citoyens que nous sommes doivent avoir le courage de dire qu’il n’existe nullement un espace démocratique dans ce pays.

 

Il mérite de rappeler que le respect des droits de l’Homme, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et le népotisme, la participation de la société civile à toutes les questions sociétales, la promotion des genres,  constituent manifestement une préoccupation majeure de l’opposition en lutte contre la tyrannie d’Idriss Deby.

 

Promouvoir des solutions durables pensées et proposées par des Tchadiens doit être le seul axe de travail du médiateur. L’Etat de droit réclamé par les Tchadiens ne se décrètent point et ne se résume guère par la participation d’une composante des formations politiques de l’intérieure à la gestion de la chose publique et n’est pas tributaire de la volonté d’une composante politique. Un Etat de droit  où les libertés fondamentales sont garanties se manifeste dans les conditions d’existence quotidienne des citoyens qui doivent pouvoir exercer effectivement leurs droits, remplir leurs devoirs et exiger des comptes aux pouvoirs publics.

 

Adoum54@hotmail.fr

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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 09:58
Fillon: la France accordera "l'asile politique" à l'opposant tchadien Yorongar

PARIS (AFP) - 04/03/2008 08h40

 

 

La France accordera "l'asile politique" à l'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, a déclaré le Premier ministre français François Fillon mardi sur Europe 1.

 

"La France a une tradition d'asile que chacun connaît bien et l'asile politique sera accordé", a déclaré M. Fillon à propos de cette figure de l'opposition non armée au régime d'Idriss Deby, qui a refait surface dimanche à Yaoundé (Cameroun) alors qu'il était porté disparu depuis le 3 février.

 

"Mais la question qui est posée pour nous au Tchad, c'est la question de savoir où sont passés les opposants qui ont disparu" pendant et après l'attaque de forces rebelles sur la capitale N'Djamena début février, a ajouté M. Fillon.

 

Le Premier ministre a par ailleurs estimé que le président Nicolas Sarkozy avait été "très courageux en allant au Tchad la semaine dernière et en exigeant du président tchadien qu'il y ait une commission d'enquête internationale qui soit mise en place pour retrouver la trace de ces opposants".

 

"Je pense que c'est une vraie rupture avec la politique qui était conduite traditionnellement par la France", a-t-il dit.

 

Trois responsables de l'opposition non armée avaient disparu début février lorsque les forces rebelles étaient entrées dans N'Djamena, arrêtés selon leurs proches par les forces loyales au président Deby.

 

Outre M. Yorongar, il s'agit de l'ancien président Lol Mahamat Choua, que les autorités ont reconnu détenir après l'avoir nié et qui a été libéré le 28 février, et du porte-parole de la principale coalition de l'opposition Ibni Oumar Mahamat Saleh, dont on est toujours sans nouvelles.

 

Le député tchadien Ngarlejy Yorongar avait confirmé lundi à l'AFP être "encore en vie" au Cameroun, tandis que N'Djamena a créé une commission d'enquête, déjà contestée, portant notamment sur le sort d'un autre opposant dont on est sans nouvelles.

 

"Ma santé n'est pas bonne, mais je suis encore en vie pour témoigner", a affirmé l'opposant irréductible au président Idriss Deby Itno, joint au téléphone dans la capitale camerounaise depuis Libreville.

 

"Il y a un pays qui m'accueille et je dois respecter un devoir de réserve", a-t-il ajouté, tout en assurant que son "transit" au Cameroun ne durerait encore que "48 heures au maximum".

 

"Ensuite, je m'en irai certainement. Je ne sais pas encore où, il y a des démarches qui sont faites un peu partout, je prendrai la meilleure solution pour ma sécurité et ma santé", a-t-il ajouté.

 

Son fils aîné Rokoulmian Yorongar a précisé à l'AFP qu'il se sentait "très mal", notamment "à cause des tortures endurées pendant sa détention".

 

L'arrivée dimanche soir à Yaoundé de Ngarlejy Yorongar en provenance de Maroua, dans l'extrême nord du Cameroun, a levé une partie des doutes sur son sort, sans pour autant fournir tous les éléments de sa disparition et de sa réapparition.

 

L'opposant dit avoir été arrêté par les services de sécurité tchadiens le 3 février, à la fin de la bataille de N'Djamena au cours de laquelle les rebelles tchadiens ont échoué à prendre le pouvoir. Cette version a été confirmée par plusieurs témoins.

 

Dans des témoignages, M. Yorongar dit avoir ensuite réussi à fuir au Cameroun, où il a réapparu ce week-end dans des conditions restant à éclaircir.

 

© 2008 AFP

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 16:45

Yorongar vivant, le mystère demeure  sur le sort de Ibn Oumar Mahamat Saleh

 

Suite aux informations faisant état  que le député fédéraliste et opposant Tchadien est en vie, La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO)  exprime son profond soulagement.

 

Porté disparu depuis les événements militaires survenus à  Ndjaména dans la nuit du 02 au 03 février  2008, Ngarlejy Yorongar se trouve présentement à Yaoundé      (Cameroun).

 

Le député Ngarlejy Yorongar est arrivé dans un  état de santé déplorable  suite aux tortures et mauvais traitements dont il a été victime.

 

Cependant, on reste sans nouvelles de M. Ibn Oumar Mahamat Saleh, leader du  PLD et porte-parole de la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la  Constitution (CPDC).

 

La Rencontre Africaine pour la défense des Droits de l’Homme (RADDHO) :

 

- Exige l’ouverture d’une  enquête internationale sur les graves événements qui ont bouleversé le Tchad afin de traduire en justice tous  les présumés  auteurs de tortures et des traitements cruels et inhumains ;

 

- Exprime sa grave préoccupation sur le mystère épais qui continue à planer sur la disparition de Ibn Oumar Mahamat Saleh, porte-parole de la CPDC.

 

Fait à Dakar, le 03 Mars 2008

La Présidence de la RADDHO

 
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 15:03
02/03/08

AFP – Dakar

 

Le président sénégalais Abdoulaye Wade a annoncé dimanche à Dakar qu'il recevra ses homologues du Tchad et du Soudan à la veille du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), le 12 mars, dans le cadre d'une médiation pour la paix entre ces deux pays.

 

M. Wade, cité dans la nuit de dimanche à lundi par la télévision publique RTS, s'exprimait lors d'une visite dimanche après-midi des chantiers en cours d'exécution à Dakar en vue du 11e sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), prévu les 13 et 14 mars.

Le mini sommet de la paix est prévu «à la veille du sommet de l'OCI», le 12 mars, a-t-il dit.

Selon lui, outre les présidents tchadien Idriss Deby et soudanais Omar El Béchir, devraient y prendre part les président gabonais Omar Bongo Ondimba, l'ex-président de la Commission de l'Union africaine (UA) Alpha Oumar Konaré, et le président en exercice de l'UA, le Tanzanien Jakaya Kikwete.

«Le secrétaire général des Nations unies est en train de voir son agenda pour pouvoir être présent. Nous espérons que ce sommet va apporter la paix définitive dans cette région d'Afrique qui, malheureusement, est très profondément affectée depuis des années», a ajouté M. Wade.

Le Tchad et le Soudan, pays voisins à la frontière poreuse, ont des relations très tendues et s'accusent mutuellement de déstabilisation par groupes armés interposés.

À son retour vendredi soir à Dakar d'une tournée dans quatre pays, le président sénégalais avait affirmé avoir reçu le soutien de l'Égypte et de la Libye pour conduire la médiation entre le Tchad et le Soudan.

Il avait expliqué à l'antenne de la RTS avoir saisi l'Égypte pour ses «relations très étroites avec le Soudan», et la Libye «sans l'implication (de laquelle) il ne peut pas y avoir de paix entre (le Tchad et le Soudan) et même dans la région».

Il avait précisé avoir accepté de conduire cette médiation à la demande d'Idriss Deby Itno.

Samedi soir, la Raddho, une ONG basée à Dakar a annoncé qu'il avait accepté de recevoir l'opposition armée tchadienne pour faciliter «un dialogue inter-tchadien» impliquant opposants armés et toutes les composantes du pays.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 14:57
N'Djamena crée une commission d'enquête

© 2008 AFP

N'DJAMENA (AFP) - 03/03/2008 13h00

 

Le mystère sur l'opposant tchadien Ngarlejy Yorongar, disparu depuis le 3 février, s'est en partie dissipé avec son arrivée à Yaoundé, alors que N'Djamena a créé lundi une commission d'enquête internationale sur l'attaque rebelle ratée et le sort des opposants.

 

Confirmée de source diplomatique, l'arrivée dimanche soir dans la capitale camerounaise de l'opposant irréductible au président Idriss Deby Itno a levé une partie des doutes sur son sort, sans pour autant fournir tous les éléments de sa disparition et de sa réapparition.

 

On reste toujours sans nouvelles du deuxième opposant disparu, le porte-parole de la principale coalition de l'opposition tchadienne, Ibni Oumar Mahamat Saleh.

 

Parallèlement et comme promis au président français Nicolas Sarkozy, mercredi lors de son escale éclair au Tchad, qui se rendait en Afrique du Sud, N'Djamena a annoncé lundi la création d'une commission d'enquête internationale composée notamment de représentants de la France, de l'Union européenne (UE), de l'Union africaine (UA) et de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF).

 

"La commission doit mener des investigations à l'étranger et/ou au Tchad, plus particulièrement dans les localités ayant fortement subi l'action des forces d'agression", souligne le texte, qui précise que l'enquête porte sur "l'agression soudanaise du 28 janvier au 8 février".

 

Elle dispose d'un délai de trois mois pour déposer son rapport final, selon le décret gouvernemental et devra éclaircir entre autres le parcours des trois opposants arrêtés le 3 février à l'issue de l'attaque rebelle.

 

Partis le 28 janvier de leurs bases arrière au Soudan, les rebelles avaient traversé le Tchad d'est en ouest, en quelques jours et sans encombres, pour tenter de renverser le président Deby.

 

Ils avaient notamment occupé N'Djamena le 2 et 3 février, assiégeant le palais présidentiel avant de battre en retraite à court de munitions.

 

L'ancien président Lol Mahamat Choua, arrêté le 3 février et que les autorités ont reconnu détenir après l'avoir nié, a retrouvé jeudi la liberté.

 

Le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar, que le gouvernement nie avoir arrêté, est réapparu ce week-end au Cameroun dans des conditions restant encore à éclaircir.

 

Le député avait quitté dimanche la ville de Maroua, dans l'extrême nord du Cameroun limitrophe du Tchad, dans un avion à destination de la capitale camerounaise, selon une source proche de l'opposition tchadienne.

 

Après un passage dans les locaux de la Police de l'air et des frontières (PAF) de l'aéroport de Yaoundé, "il est reparti libre", selon une source policière camerounaise.

 

Une source diplomatique dans la capitale camerounaise a indiqué à l'AFP que "les autorités camerounaises (avaient) accepté de l'accueillir", mais que l'opposant avait fait savoir qu'il souhaitait de préférence se rendre en France.

 

Alors que son entourage et des organisations de défense des droits de l'Homme nourrissaient "les plus vives inquiétudes" sur son sort, la réapparition du député fédéraliste donne lieu à de nombreuses conjectures, en particulier sur les modalités de sa détention et les conditions de sa libération.

 

Il avait été arrêté dans des conditions similaires à celles de MM. Lol et Ibni, ce que le gouvernement nie, laissant entendre qu'il se cachait.

 

Dimanche soir, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner s'est en tout cas "réjoui" que M. Yorongar soit "vivant", alors que lundi l'entourage de M. Ibni, à N'Djamena, a confirmé à l'AFP qu'il était toujours sans nouvelle de cet opposant.

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 17:05
APA N’Djamena (Tchad) L’épouse de l’opposant tchadien Mahamat Saleh Ibni Oumar, leader de la coalition des partis politiques pour la défense de la constitution (CPDC), a refusé de rencontrer le président tchadien Idriss Deby Itno, a appris APA des sources proches de la famille.

 

Au cours de sa visite éclair mercredi à N’Djamena, le président français Nicolas Sarkozy a demandé à son homologue tchadien de recevoir ce jeudi l’épouse de l’opposant dont ont est sans nouvelles depuis le 3 février.

 

Le chef de l’Etat français et son épouse se sont entretenus mercredi pendant 45 minutes avec Mme Ibni Oumar, a-t-on appris de sources concordantes.

 

A l’issue de sa rencontre avec le président français, le chef de l’Etat tchadien a annoncé la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les disparitions d’opposants depuis le raid rebelle raté sur la capitale tchadienne.

 

Cette commission sera présidée par le président de l’Assemblée nationale, Nassour Ouaidou, un fidèle lieutenant du général Idriss Deby Itno.

 

Le président tchadien a déclaré tout ignorer sur le sort des opposants, notamment le député fédéraliste Yorongar et le Dr Ibni Oumar, enlevés dans la confusion qui a régné à N’Djamena lors du raid rebelle.

 

L’ONG américaine Human Rights Watch a accusé la garde présidentielle tchadienne d’avoir enlevé les opposants tchadiens.

 

Dans son rapport, l’organisation indique qu’à la date du 11 février, la France connaissait exactement leur lieu de détention.

 

Seul l’ancien président Lol Choua a été retrouvé. Il a été placé en résidence surveillée par les autorités de N’Djamena.

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 16:48
1/03/08

Makaila Nguebla - Tribunecoum

 

Lors d’une audience accordée à M. Alioune Tine, Président  de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), le Président Sénégalais, Me Abdoulaye Wade, qui a déjà récu la semaine dernière, une délégation composée de Adoum Younousmi et du colonel Oki Dagache envoyée par Idriss Deby, souhaite par ailleurs recevoir toute l’opposition tchadienne armée et en exil pour explorer les voies et moyens de règlement pacifique de la crise tchadienne.

 

Rappelons que le Président Sénégalais, Me Abdoulaye Wade est le seul dirigeant africain qui se lève et prend les risques de vouloir arbitrer dans le conflit armé qui oppose  le pouvoir tchadien aux mouvements d’opposition qui lui sont hostiles depuis plusieurs années.

 

Si aujourd’hui, Me Wade manifeste une volonté d’aider les Tchadiens à résoudre pacifiquement  leur  différend, il revient tout de même aux leaders de la rébellion armée  tchadienne de faire preuve oun non de disponibilité d’accepter  sa médiation.

 

A cet effet, les responsables de toute l’opposition armée et en exil tchadienne sont invités à entrer en contact avec les autorités sénégalaises compétentes pour voir les possibilités relatives aux démarches inhérentes une initiative de paix inter-tchadienne.

 

Pour un conflit de type  aussi complexe comme celui du Tchad, on s’interroge si Me Abdoulaye Wade serait-t-il à mesure d’assumer pleinement le rôle d’un médiateur à la hauteur et aux attentes des acteurs politiques Tchadiens ?

 

La rébellion et l’opposition tchadienne en exil accepteront-elles  l’invitation et la médiation du Président Sénégalais et de répondre à l’appel de Dakar ?

 

A suivre……

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 16:28

Dialogue politique: La CPDC a obtenu la garantie de la communauté internationale!



Coordination des Partis politiques

pour la Défense de la Constitution

                 (CPDC)

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 07/CPDC/08

 

La CPDC a eu deux rencontres avec la suite du Président de la République Française, au siège de la mission de l’Union européenne, sans la mouvance présidentielle et le Comité de Suivi et d’Appui de l’Accord du 13 août 2007.

 

Lors de la rencontre avec M. Kouchner, Ministre français des affaires étrangères et européennes, le Président Abdou Diouf Secrétaire Général de l’OIF et M. Louis Michel Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, la CPDC a fait part de ses préoccupations de la situation grave dans laquelle les Tchadiens et le Tchad se trouvent du fait de la dérive dictatoriale du pouvoir.

 

Elle a rappelé le combat patriotique qu’elle ne cesse de mener pour le renforcement de la démocratie et la construction d’un véritable Etat de droit. Elle a indiqué, dans une Adresse, qu’en tant que co-partenaire de l’Accord du 13 août 2007, elle demande la libération sans délai et sans condition des Chefs de partis politiques kidnappés par la Garde présidentielle, que les personnes menacées contraintes à l’exil ou à la clandestinité puissent regagner leurs domiciles en toute sécurité et que   l’état d’urgence soit levée.

 

Ces conditions réunies, la CPDC est disposée à contribuer à la sortie de crise, dans le cadre d’un forum de dialogue inter - tchadien regroupant les partis politiques, les mouvements armés, l’opposition en exil, la société civile, sous les auspices de l’ONU, de l’Union Africaine, l’Union européenne et de l’OIF.

 

Au cours de la rencontre du 28 février avec le Ministre Kouchner, cette approche a été confirmée.

 

La CPDC exprime ses remerciements à ces hautes personnalités qui sont venues témoigner de leurs préoccupations devant cette situation chaotique  et pour la grande attention qu’elles ont accordée aux propos de ses représentants.

 

Elle attend du gouvernement tchadien que les personnalités enlevées soient libérées, la sécurité des personnes et des biens soit assurée, les libertés publiques rétablies, le cessez-le-feu soit proclamé pour que ce forum de dialogue inter – tchadien, dont la nécessité est aujourd’hui admise par la communauté internationale, se tienne dans les meilleurs délais en dehors du Tchad.

 

                                         Fait à N’Djamena, le 29 février 2008

 

                                                Le Porte parole Adjoint,

 

 

 

                                              HAMIT MAHAMAT DAHALOB

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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 13:09
28/02/2008


Tchad: Nicolas Sarkozy sur le lieu des crimes!

Par Makaila Nguebla - Tribunecoum


Le Président Français Nicolas Sarkozy semble souffrir des comportements troublants à travers ses réactions qui suscitent autant d’interrogations chez bon nombre de personnes. Beaucoup pensent que Sarkozy ignore  réellement le rôle qui lui est assigné en tant  que Président de la République d'une grande nation comme la France.

Son déplacement au Tchad renforce totalement les divers soupçons qui pèsent sur sa crédibilité et remettent en cause son statut de Chef d'Etat garant des valeurs démocratiques défendues par son peuple et son pays.

Il est arrivé à Ndjaména pour rencontrer Idriss Deby, un dirigeant compromis publiquement  dans les graves  crimes contre l'humanité, les malversations financières, les atteintes aux droits de l'homme, les manquements aux règles élémentaires de la démocratie universelle, bref un homme infréquentable!

Aujourd'hui, de l'hexagone, au Tchad qu'en Afrique, les réprobations de l'opinion publique sont unanimes contre le régime tchadien, responsables de séquestrations, disparitions puis liquidations physiques de nombreux citoyens dont deux personnalités marquantes de la vie politique tchadienne.

C'est dans cette atmosphère nauséabonde, dépréciée et suspecte entourée par des exactions massives que le Président Sarkozy s'est rendu serré la main de son homologue tchadien dans les contradictions les plus absolues.

Pour un opposant Tchadien en exil, joint par la rédaction de Tribunecoum, au sujet de la visite au Tchad du Président Français, il interprète comme suit:" Cette visite atteste que le pouvoir français est bien loin de rompre avec ses anciens réflexes de soutenir des régimes totalitaires n'en déplaise aux démocrates" a-t-il dit.

En dépit des déclarations d'intentions d'ouvrir une enquête internationale sur la disparition et l'exécution de Ngarléjy Yorongar et de Ibn Oumar Mahamat Saleh, il va sans dire de constater que le Président Sarkozy a laissé tout le monde pantois sur son incapacité de faire pression sur le régime de Ndjaména. Il n'a pas convaincu l'opposition tchadienne qui attendait plutôt une position ferme que complaisante de la France contre le pouvoir de Ndjaména.

Pour une large opinion publique Nicolas Sarkozy a effectué une visite sur le lieu des crimes pour  confirmer bien  la la responsabilité engagée de la France  dans cette série de violations des droits de l'homme les plus récentes au Tchad.

Sarkozy dit ne pas regretter sa visite au Tchad, estimant avoir obtenu d'Idriss Deby  une commission d'enquête internationale sur le sort de Ngarléy et de Ibn,  minimisant la portée et la gravité de l'exécution sommaire, barbare et cruelle commise  par un régime anti-démocratique et militaire sur des citoyens paisibles à mains vides et désarmés.

 

 

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