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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 22:11

7 décembre 2010

 

Intervention de M. Acheick Ibn-Oumar à la Conférence internationale du Prix Moumié le 13 novembre 2010 à Genève.

 

I-LES TRAJECTOIRES HISTORIQUES CONVERGENTES, PUIS DIVERGENTES DES PAYS AFRICAINS

 

C’est une évidence maintes fois répétée : l’Afrique centrale souffre d’un retard politique frappant par rapport aux autres régions du continent.

 

Pour ce qui est des pays membres de la CEMAC, ce qu’on a convenu d’appeler " le vent de la démocratie", est très vite retombé, sinon transformé en vent contraire.

L’évolution politique des pays francophones d’Afrique noire, depuis le début de la conquête coloniale, relève de trajectoires similaires, car façonnées par des facteurs socio-historiques communs. Après avoir connu des évolutions semblables sous l’administration coloniale et sous les régimes monopartites des trois premières décennies de l’indépendance, nos pays étaient sensés prendre,  ensemble, le virage de la démocratisation, virage inauguré par les Conférences nationales, au début des années 1990.

 

Or, il semble, à première vue, que cette similarité dans l’évolution politique qui avait prévalu depuis la conquête coloniale jusqu’aux années 90, est remise en cause avec l’engagement dans les transitions démocratiques, et que les parcours de ces pays ont commencé à connaître des trajectoires de plus en plus divergentes. Les uns paraissent être engagés dans la logique de l'alternance démocratique au pouvoir, avec des partis assez bien implantés et organisés, malgré quelques accrocs plus ou moins sérieux, débouchant parfois sur l'intervention de l'armée ou de la communauté internationale, mais ne remettant pas en cause l'évolution générale; par contre, les autres, en particulier nos pays d'Afrique centrale, semblent décrocher de cette marche, avec des variantes locales, mais répondant à un schéma d’ensemble appelé parfois « autoritarisme électoral ».

 

II-ENTRE LA DÉMOCRATIE ET LE MONOPARTISME : L’AUTORITARISME ÉLECTORAL : RALENTISSEMENT DE LA DÉMOCRATISATION OU RÉGRESSION ?

 

Ce système (l’autoritarisme électoral) se caractérise, d'un côté, par le remplacement des anciennes Constitutions monopartites par de nouvelles lois fondamentales qui consacrent l'Etat de droit et les règles communément admises de la démocratie, par un pluralisme réel au niveau des partis, des associations et de la presse et, de l'autre côté, par une impossibilité pratique de l'alternance démocratique, le résultat des élections étant connu d'avance.

 

La question qui se pose est la suivante : est-ce que cette situation relève d'une sorte de troisième voie, un système hybride entre le monopartisme d'antan et le pluralisme authentique réclamé par tout le monde, ou s'agit-il d'une reproduction pure et simple de l'ancien système de parti unique, sous des nouvelles formes nouvelles, pour tenir compte de la nouvelle donne liée à l’évolution des revendications populaires et les conditionnalités d’aides extérieures ?

 

En d'autres termes, s'agit-il d'un simple retard dans le rythme d'une évolution démocratique inexorable, qui serait dans son essence la même qu'ailleurs, mais souffrant d'un rythme de développement plus lent, ou s'agit-il d'une impasse totale ? A-t-on affaire à un blocage systématique de la démocratisation qui ne laisse aucune chance d’un progrès futur sinon une reproduction à l’infini du statu quo, ou bien s’agit-il seulement de lenteurs qui exigent plus de temps qu'ailleurs ?

 

Le terme « déficit démocratique », choisi comme thèmes général de cette série de conférences, même s'il paraît prosaïque, a l'avantage d'être assez neutre et ne préjuge pas de la caractérisation essentielle qu'on peut faire de cette situation. Car un déficit peut-être conjoncturel ou au contraire chronique.

 

Il important de savoir si on a affaire à de simples lenteurs dues à diverses pesanteurs, ou bien s'il y a là une dénaturation essentielle du processus de démocratisation, qui n'ouvre aucune perspective d'avenir, même de façon lointaine. Car pour les différents acteurs concernés par la transformation sociale dans nos pays, l'une ou l'autre appréciation conduit à des conséquences différentes pour les actions à développer, les types d'organisations à mettre en place et les tactiques politiques à suivre.

 

Il est frappant de constater que les représentants de ceux qu'on appelle parfois de façon impropre les « bailleurs de fonds », sont les tenants de cette thèse de la lenteur du processus; cette version est évidemment celle qui arrange le mieux les régimes en place car elle a pour corollaire de demander qu’on laisse plus de temps aux pouvoirs en place, afin qu'ils surmontent progressivement tous les obstacles et mettent en place des réformes démocratiques à petites doses, dans des contextes très difficiles. Dans cette perspective gradualiste d'un processus, qui serait imparfait mais qui ne remet pas fondamentalement en cause l'objectif final de l'instauration d'une démocratie mûrie, il est vivement conseillé aux forces qui aspirent au changement, de faire preuve de patience, de se contenter de la marge de manœuvre permise par les tenants du pouvoir, et élargir progressivement les espaces de liberté, avec l'aide de la communauté internationale, sous la forme d'envoi d'observateurs, de fourniture de matériels informatiques, de financement d’ateliers de formation, de subventions à la presse indépendante, etc.

 

De même, dans cette logique, les partenaires extérieurs doivent se garder de pressions trop fortes sur les pouvoirs, lesquels doivent gérer des héritages complexes, et surtout ne pas recourir aux sanctions, mais accompagner et encourager les ouvertures progressives.

 

 

Sur le plan intérieur, cette thèse gradualiste est assimilée par beaucoup de partis d'opposition, mais sous la pression des évènements et sans planification stratégique, se trouvant amenés à participer à des élections dénaturées, avec comme seuls choix la protestation plus ou moins téméraire contre les pratiques qui faussent le jeu électoral, les jours pairs, et l'acceptation de strapontins ministériels, les jours impairs.

 

Personnellement, je pense que la thèse des ouvertures démocratiques progressives dans des Etats où les institutions sont fragiles, les masses peu conscientisées et les partis politiques souffrant de beaucoup de faiblesses, en termes de moyens matériels, de structures organisationnelles, d'implantation populaire et même de réflexion théorique, cette thèse gradualiste donc, n'est pas à rejeter dans son principe, parce que rien ne dit que le radicalisme automatique est toujours la meilleure ligne politique, dans une perspective de transformation qui se voudrait réformiste ou révolutionnaire, qu’importe. Il faut une analyse approfondie, en entrant dans la logique des promoteurs de cette thèse, pour en montrer l'opérabilité ou la non-opérabilité.

 

Si nous aboutissons, au bout de cet effort d'analyse dépassionnée, à la conclusion inverse : à savoir que nous ne sommes pas en présence d'une démocratisation imparfaite, d'un retard démocratique, mais qu'il s'agit plutôt d'un blocage irrémissible, d'une régression systématique, les conclusions à en tirer devraient être radicalement différentes. Car on ne s’organise pas de la même manière si on est dans un système potentiellement favorable à l’alternance démocratique, ou au contraire dans un système définitivement fermé de confiscation du pouvoir. Le type de structures, le choix de cadres dirigeants, les thèmes de mobilisation, la gestion des alliances, les tactiques électorales, les priorités du programme politique etc, ne se déclinent pas de la même façon, selon qu’on se trouve dans le premier cas de figure ou dans le second.

 

A mon avis, sans prétendre épuiser le débat sur cette question, le Tchad et le Cameroun relèvent plutôt du cas de confiscation irréversible du pourvoir ; et donc, en conséquence, les deux options immédiates qui s’offrent sont, soit un accompagnement du pouvoir dans des élections au résultat annoncé, soit une rupture violente par l’action militaire ou les soulèvements populaires. Mais entre ces deux extrêmes, il y a de la place pour une variété de stratégies, en fonction des faiblesses structurelles des systèmes, du degré de conscientisation des masses populaires, des interférences diplomatiques, etc.

 

Faute d'avoir pris le temps de débattre de ces questions de façon organisée, préférant se lancer tête baissée dans l'action, sous l'effet d'un enthousiasme mal maîtrisé, bien que compréhensible au vu des frustrations accumulées depuis l'indépendance, les partis d'opposition au Tchad, ont payé un très lourd tribut, contribué à aggraver la situation et se sont trouvés piégés entre une option radicale pour laquelle ils ne s'étaient pas préparés, et une option réformiste qui se traduit par un phagocytage par le pouvoir.

 

Je crois que dans d'autre pays aussi, les divergences nées de ce débat ont souvent produit des divisions au sein des partis démocratiques naissants, conduisant à des scissions ou à des ralliements peu glorieux.

 

Souvent quand on parle de déficit démocratique dans nos pays, on pense aux manquements ou aux manœuvres malhonnêtes du pouvoir, mais il faut aussi y inclure l'immaturité politique, la faiblesse organisationnelle et l’inconsistance idéologique des partis d'opposition.

 

Du point de vue du ratage, temporaire ou définitif (laissons la question ouverte), de la transition démocratique en Afrique centrale, ce que le Tchad et le Cameroun ont en commun, ils le partagent aussi avec les autres pays de la sous-région.

 

III-TRAITS COMMUNS AU CAMEROUN ET AU TCHAD : BILINGUISME, LUTTE ARMÉE, COMPLEXE DE LÉGITIMITÉ

 

Cependant, ces deux pays ont des traits communs qui les distinguent des autres pays, en particulier : le bilinguisme, l'histoire marqué par des mouvements de lutte armée (l'UPC et le FROLINAT), et le complexe de légitimité des leurs chefs d'Etat.

 

 

III-A) La question du bilinguisme :  la revendication des anglophones au Cameroun et des arabophones au Tchad, ajoutent une difficulté supplémentaire à la construction nationale et au débat politique.

 

Au Cameroun, le problème se pose en termes d'une communauté minoritaire, ayant un territoire et une identité, et qui se sent menacée de marginalisation sinon de disparition. L'histoire de la double colonisation française et britannique, du partage entre le Cameroun et le Nigéria, et de l'unification à marche forcée par feu le président Ahidjo est connue.

 

Pour ce qui est du Tchad, le problème linguistique se pose en termes différents.

 

L'arabe tchadien, bien qu'ayant comme foyer historique le Centre et l'Est du pays, et malgré l’existence de communautés d’origine arabe, n'est pas perçu comme la langue d'une communauté régionale ou ethnique, mais s'est imposé progressivement comme une langue véhiculaire, avec beaucoup de variantes locales, dans presque tout le pays. En ce sens, contrairement à l'anglais au Cameroun, il n’y a pas de communauté tchadienne qui a le sentiment d'être niée dans son identité, du fait de l'usage quasi exclusive du français dans la sphère publique. La revendication est surtout pour ceux qui ont fait leurs études supérieures en arabe, à l’extérieur et de plus en plus à l’intérieur du Tchad, d’avoir accès à tous les emplois sur le même pied d’égalité que leurs collègues francophones. A cela s’ajoute un facteur historique, dans la mesure où l’école française était perçue dans certaines régions comme étant l’école du colonisateur, mécréant de surcroît. Le problème est que cet arabe tchadien est en fait une variante dialectale qui s'est développée, sous une forme plus ou moins pidginisée, en rupture avec l'arabe écrit, lequel était resté confiné dans les écoles et les institutions religieuses. Du fait de la colonisation, la seule langue écrite en usage dans l'administration et l'enseignement moderne était et reste encore largement le français. Donc le débat autour de la langue arabe au Tchad, concerne l'arabe écrit, par ailleurs appelé arabe littéraire.

Le problème n'est pas perçu comme seulement linguistique mais politique et civilisationnel. Les uns pensent qu'on ne peut mettre une muraille de Chine entre un dialecte parlé et sa matrice littéraire ; les autres pensent que cet arabe littéraire n'est pas seulement une langue mais un instrument pour marquer l'ancrage du Tchad dans le monde arabe voisin d'une part, et aussi un manteau dont se drapent des groupes occultes pour imposer une version radicale de l'Islam, dite intégriste, d’autre part. Le fait est que si tous les musulmans ne sont pas des arabophones (NB. : au Tchad, le terme « arabophone » ne désigne pas celui qui parle l’arabe, mais qui est diplômé en arabe), par contre, tous les arabophones sont des musulmans. Et comme le pays connait une dichotomie culturelle entre un Nord où domine l'Islam et un Sud où dominent les religions traditionnelles et le christianisme, la charge passionnelle qui plombe ce débat devient facile à comprendre. Le plus grave, c'est l'instrumentalisation politique de cette question par le pouvoir, soufflant le chaud et le froid, au gré des échéances électorales et des manœuvres diplomatiques.

 

III-B) Le legs historique de la lutte armée :  La lutte de l'UPC a été enrayée à travers les campagnes de répression sous l'époque coloniale et sous le pouvoir Ahidjo, répression qui est à la base de notre cérémonie de ce jour ; dans la mesure où, à travers l’attribution du prix Roland Félix MOUMIÉ, nous commémorons l'assassinat du martyr de la cause africaine. Permettez-moi, d’associer à cet hommage mon compatriote le Dr Outel BONO, assassiné à Paris, en 1973, par un agent secret français. Cependant, la disparition physique de l'UPC n'a pas effacé son empreinte sur la vie politique nationale, la preuve : la difficulté, pour ne pas dire la peur, du pouvoir à en parler jusqu’aujourd’hui, ne serait-ce que pour l'inscrire dans la mémoire collective, un peu à l'exemple du tabou qui, en France, entoure la guerre d'Algérie.

 

Pour ce qui est du Tchad, le groupe à l'origine de la lutte armée s'était constitué, à la fin des années 50, dans la même perspective de l'indépendance véritable que l'UPC ; cependant le mouvement révolutionnaire, ne s'est constitué qu'après l'indépendance, en 1966, avec la création du FROLINAT par Ibrahim ABATCHA. A la différence de l'UPC, le FROLINAT n'a pas été éliminé par la répression, il a même réussi à prendre le pouvoir, au tournant des années 80, mais il a été démantelé de l'intérieur par des scissions à répétition et la naissance d'une multitude de ce qu'on nous appelons les mouvements politico-militaires. Cela a eu pour conséquence, et c'est une des spécificités du Tchad, une militarisation permanente du débat politique, jusqu'aujourd'hui où la forme la plus naturelle de contestation politique est le recours à la lutte armée ; bien que le fameux vent de la démocratie des années 90, et l'instauration du multipartisme, avaient laissé espérer une rupture définitive avec la lutte armée comme forme d'opposition.

 

 

III-C) Le complexe de légitimité des chefs d'Etat.  Le régime camerounais, dès l'indépendance, était au fond de lui-même complexé : il se présentait comme le bâtisseur de l’Indépendance tout en étant conscient du fait qu’il avait liquidé le parti qui avait le plus de légitimité dans la lutte anticoloniale, l'UPC. Ce complexe systémique s'est doublé d'un autre complexe personnel au niveau du président  Paul Biya ; dans la mesure où ce dernier devait son ascension, non pas à une lutte politique qu'il aurait menée à la tête de son parti, mais à une promotion discrétionnaire de son prédécesseur, devenu rapidement son rival. Or en Afrique, tout chef d'Etat veut être perçu en tant que père fondateur et non pas en tant qu'héritier, encore moins en tant qu’héritier illégitime. Arrivé au pouvoir par le bon vouloir de son ancien patron, le président Biya s'est trouvé coincé entre le devoir de continuité du système et la nécessité de répondre à la demande pressante de changement de la part de la masse, d'où la fameuse "politique du renouveau" et ses contradictions insolubles.

 

De même au Tchad, le président Idriss Déby Itno souffre d'un complexe similaire. Il devait sa carrière militaire à son prédécesseur le président Hissène Habré qui le hissa aux postes de Commandant en chef des forces armées et de responsable des armées et de la sécurité dans le parti unique. C'est à son chef historique, auquel il devait tout, qu'il a succédé. Il ne peut justifier son ascension politique en tant que chef militaire, sans indirectement rendre hommage à son mentor ; alors que la condamnation et le rejet total de la politique de ce dernier est une condition pour qu'il s'affirme en tant que père fondateur, et en tant que promoteur de la démocratie. Il fut hissé à la tête de l'Etat pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec la démocratie, raisons qui seraient trop longues à développer ici, mais qu'on peut résumer, sur le plan extérieur, par la rupture du pacte entre la France et le président Habré et, sur le plan intérieur, par la rupture du pacte entre l'élite politique et militaire Zaghawa (l'ethnie du président Déby Itno) et ce même président Habré.

 

Comme le président Biya s'est trouvé dans l'obligation de faire au moins semblant de répondre aux aspirations des Camerounais, le président Déby Itno aussi s'est trouvé dans l'obligation de faire croire aux Tchadiens que son arrivée au pouvoir avait pour seule et unique motivation l'instauration de la démocratie. Cette distorsion entre l'origine, les causes et les intérêts réels de l'accession au pouvoir de l'un et l'autre d'une part, et l'obligation de répondre à la demande démocratique très pressante des masses d'autre part, a mis ces régimes dans une posture très délicate, les amenant à des contorsions de chauve-souris : "je suis oiseau, voyez mes ailes… je suis souris : vive les rats"! et qui explique beaucoup de leurs zigzags en politique intérieure et extérieure.

 

IV -DIFFÉRENCES POLITIQUES ENTRE LE CAMEROUN ET LE TCHAD

 

Enfin, il y a des aspects politiques de nos deux pays qui sont très différents. A titre d’exemples, sur le plan diplomatique et militaire.

 

IV-A) Sur le plan diplomatique :  le Cameroun se caractérise par une certaine neutralité par rapport aux conflits de la région, et des relations équilibrées avec tous les pays. Cela peut passer à première vue pour de la modération ou un souci d’équilibre, mais en pratique, cela se traduit par un immobilisme très déplorable, dans la mesure où le Cameroun se prive ainsi d’un rôle diplomatique plus actif, en rapport avec son poids économique et la grande qualité de son élite intellectuelle, immobilisme qui devient un frein manifeste à l’adoption de politiques régionales communes. Ce qui explique, en partie, le retard de l’intégration régionale au sein de la CEMAC en comparaison avec la CEDEAO. La politique régionale du régime camerounais, ou plutôt son absence, constitue une grande force d'inertie dans le resserrement des relations économiques entre les Etats de la région.

 

Au Tchad au contraire, c’est le travers inverse. La politique intérieure est trop liée à l’évolution des relations avec nos voisins (surtout le Soudan et la Libye) et avec la France. Tous les mouvements armés s’étaient adossés à la frontière libyenne ou soudanaise. L’arrivée au pouvoir du Président Deby Itno lui-même s’est faite grâce à une milice tribale, formée au Soudan, armée par le Soudan, la Libye et la France, et surtout, composée en bonne partie de Soudanais, issus du même groupe ethnique. Le régime Déby Itno est directement à l’origine de la guerre civile au Dar Four. Les troupes du JEM (Justice and Equality Movement) étaient imbriquées avec l’armée tchadienne. Puis, du jour au lendemain, il lâche ce même JEM, dans le cadre d’un marché avec les autorités de Khartoum, lesquelles avaient, en contrepartie procédé au désarmement des troupes de l’opposition tchadienne opérant à la frontière entre les deux pays. La présence des troupes françaises au Tchad, de façon presque ininterrompue et leur implication directe dans le soutien au régime Deby Itno dans sa lutte contre ses opposants est connue. Si la Libye n’est plus impliquée directement dans des confrontations militaires au Tchad, les relations entre N’Djamena et Tripoli, sont empreintes d’une grande opacité et d’une négation permanente de la souveraineté de l’Etat, moyennant des aides militaires et financières consistantes.

 

Ces relations malsaines avec nos partenaires sont éloquemment illustrées, par la disparition mystérieuse, en Libye, en 2002, du ministre Youssouf Togoïmi, qui avait fondé un mouvement armé dans la région frontalière du Tibesti (MDJT : Mouvement pour la Démocratie et la Justice au Tchad), et l’enlèvement extrajudiciaire, à Ndjamena, en février 2008, du coordinateur de l’opposition légale, le professeur Ibni Oumar Mahamat Saleh, au vu et au su des officiers françaiss qui appuyaient directement les forces du président Déby Itno pour repousser l’offensive de l’opposition armée sur la capitale.

 

IV-B) sur le plan militaire :  Si je vous disais qu’au Tchad, la particularité des forces armées et de sécurité, c’est qu'elles sont politisées et sont loin de répondre aux critères d’une force républicaine, vous me diriez que ce n'est pas une exception et que c’est le cas de beaucoup de pays africains, comme le Cameroun.

 

Néanmoins la politisation des forces armées et de sécurité au Tchad a quelque chose d’unique, une sorte de particularité dans la particularité.

 

Il est vrai que dans les autres pays aussi,  on trouve les mêmes maladies telles que la corruption, l’instrumentalisation par le pouvoir politique, les violations des droits de l’homme à travers la torture et les rackets. Cependant au Cameroun ou ailleurs, la forme est respectée : le passage obligatoire par les écoles d’officiers et de sous-officiers, le respect de la hiérarchie, la gestion des carrières par des systèmes réguliers d’avancement, la tenue de fichiers individuels, un minimum de technicité dans la gestion des soldes, des matériels et des transmissions, l’existence de corps d’armes bien marqués,  la délimitation des compétences entre l’armée, la police et la gendarmerie, des méthodes de recrutements par concours ou par sélection sur une base nationale, etc.

 

Au Tchad, rien de tel : les forces armées et de sécurité sont un amalgame hétéroclite de soldats et officiers de carrière, d’anciens maquisards, de rebelles soudanais, d’ex-"libérateurs" centrafricains, de civils en chômage, d’anciens coupeurs de routes, de miliciens villageois, etc.

La Douane, la Police, la Garde nationale et Nomade, les rébellions soudanaises du Darfour, tchadiennes et centrafricaines, le grand banditisme armé, les groupes de braconniers transfrontaliers… tout ce beau monde constitue une nébuleuse unique, sans délimitation précise, le même individu pouvant passer d’un ensemble à un autre, suivant les bénéfices personnels attendus par tel choix et tel autre. Pour tenir le tout et éviter que cette confusion ne provoque une anarchie totalement incontrôlable, le régime n’a d’autre choix que de confier les postes-clés et les matériels sensibles à des individus qui appartiennent au clan du président, sans tenir compte de leur qualification ou expérience, auxquels s’ajoutent quelques petits chefs de guerre issus d’autres groupes, chacun devant gérer non pas des unités organisées, mais un réseau de parents, de fidèles ou de clients, pouvant  être mobilisés pour les opérations de répression ou de contre-insurrection. La mobilisation pour ces opérations, donne lieu à de rudes marchandages avec ces chefs de réseaux qui exigent, non seulement des moyens financiers et matériels pour eux-mêmes et leurs hommes, mais aussi des grades fantaisistes, des investissements dans leur région, ainsi que des postes dans l’administration, les ambassades, les « projets » etc. pour leurs « parents intellectuels » , la création de nouveaux cantons ou sous-préfectures pour leur communauté d’origine, le règlement de diyas anciennes, etc.

 

A part certaines unités de la gendarmerie qui avaient été directement formées et équipées par la France, il est souvent difficile pour les voyageurs qui tombent sur des individus armés, de savoir de quel corps ou de quelle unité ils relèvent, et même s’ils sont Tchadiens ou Soudanais, gouvernementaux, rebelles, miliciens, ou coupeurs de route. Le seul critère est linguistique, dans la mesure où l’accent permet souvent de deviner l’origine ethnique ou la nationalité de ces personnages, et savoir si on affaire à des individus appartenant à des clans dits supérieurs, moyens ou inférieurs, suivant une hiérarchisation subtile que la population est obligée d'assimiler, pour des nécessités de survie. Le niveau de marchandage pour le racket s'opérant suivant cette hiérarchie.

 

Au début des années 90, cette situation était compréhensible, mais après vingt ans de règne sans partage, les Tchadiens sont arrivés à la conclusion que cette situation ubuesque, n’est pas un héritage du passé du pays, mais une stratégie délibérée.

 

V-CONCLUSION : MOUVEMENT DÉMOCRATIQUE, DES « FORCES » BIEN FAIBLES 

 

En conclusion de ce petit aperçu, qui n’a pas la prétention d’épuiser la réflexion sur le déficit démocratique au Cameroun et au Tchad, mais simplement d’indiquer quelques pistes de réflexion, il me semble important d’évoquer la question de l’action des forces qui militent pour le changement démocratique.

Constatons tout d’abord qu’il ya un déséquilibre effrayant entre les pouvoirs en place et les forces démocratiques, partis comme société civile. Le premier obstacle des forces militantes c’est leur faiblesse, illustrée par l’émiettement, les pesanteurs communautaires et l’absence de leadership national reconnu comme tel par les masses, ainsi que l’incapacité à lire correctement la carte géopolitique régionale et internationale. La faiblesse n’est pas un handicap insurmontable, dans la mesure où tout organisme connaît une phase de gestation et d’enfance, avant d’atteindre la maturité ; sauf que certaines maladies d’enfance peuvent causer des handicaps pour la vie entière ou provoquer une mort précoce.

 

Notre problème à nous Africains, c’est d’abord le manque de confiance en soi.

 

Pour ce qui est de la construction démocratique, les chefs de partis comptent sur l’intervention des partenaires extérieurs et les pressions diplomatiques sur les régimes en place, plutôt que sur leur capacité de mobilisation des masses opprimées.

 

Les militants quant à eux, tout en déplorant la faiblesse de leurs chefs, oublient que cette faiblesse a pour cause première l’incapacité de ces mêmes militants à financer leurs partis ou associations par des cotisations et autres activités.

 

La paresse intellectuelle est une autre tare : les textes et les programmes sont du copier-coller et, souvent, il est difficile de faire la différence entre les Statuts et les programmes des partis au pouvoir et ceux de l’opposition. Rares sont les partis politiques, les mouvements, les syndicats, les associations…qui ont des organes de communication réguliers, comme les bulletins intérieurs et les journaux et, à ma connaissance, aucun parti ne publie une revue d’analyse et de réflexion de niveau.

 

Last but not least, la rupture avec la jeunesse.

 

Alors que les jeunes sont les premières victimes de la mauvaise gestion et du monolithisme politique, à travers l’inégalité dans l’accès à l’enseignement supérieur et le chômage des diplômés (poussant de plus en plus vers l’émigration hasardeuse en direction les pays développés), ces mêmes jeunes sont très peu attirés par les partis politiques, qu’ils soient de l’opposition ou du pouvoir. Ils ont la perception que les luttes entre ces deux camps sont des luttes d’intérêts particuliers et de partage de gâteau et non pas des divergences autour des projets d’avenir. Nous sommes perçus par nos jeunes comme des politiciens et non comme des hommes d’État, suivant la distinction faite par James Freeman Clarke: «La différence entre l'homme politique et l'homme d'Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération».

 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 21:55

8 décembre 2010

Souleiman Habib

 

 

Si le régime de IDRISS DEBY ITNO bat le record de la médiocrité par la nomination des personnes incompétentes ou analphabètes à presque tous les postes de responsabilité, il y a un autre critère important pour prétendre arriver à certains postes.

 

Soit vous êtes Zaghawa ou assimilé ou de la famille de HINDA. Ou vous êtes un ancien garde du corps ou chauffeur. Le système Nicolae CAUCESCU de Roumanie. Il y a des psotes qu'aucun autre tchadien ne peut même rêver espérer occuper.

 

En parcourant les différents postes, vous avez l'impression d'être au Gondouana.

Relisez plusieurs fois cette liste et commentez.

 

-         DG ANS Mahamat Ismaêl Chaibo, Zaghawa 

-         DG des impôts OUMAR ARDJA, Zaghawa

-         DG Gendarmerie ABAKAR KARANKAINO, Zaghawa

-         DG BNF, OUSMAN, Zaghawa

-         DG OTRT, HAGGAR Zaghawa Kobé

-         Tresorier Payeur Général, IDRISS MAHAMAT B. ITNO, Zaghawa Bideyat

-         DG ONASA, ALI A DJOROU, Zaghawa

-         DG  DG Sécurité du P. R, OUMAR DEBY ITNO

-         Directeur de cabinet Militaire MAHAMAT AHAMT FADOUL, ZAGHAWA Kobé (beau fils du PR)

-         DG Sécurité du pétrole, ABBAKAR HAGGAR, Zaghawa Kobé

-         75% des DAF des ministères sont Zaghawa

-         DAF Présidence, ISSAKHA ARDJA, Zaghawa

-         80% des SAF des Forces armées sont Zaghawa

-         Tout service qui fait entrer de l'argent a toujours comme chef un Zaghawa.

-         Coodonnateur PNSA ISSA HAGGAR, Zaghawa Kobé

-         PDG TOUMAÏ AIR TCHAD, ZAKARIA IDRISS DEBY, Fils du Président.

-         DG Adjoint OTRT ACYL  ABDERAHIM  Frère HINADA

-         DG Societé Pétrole KHAZALI ACYL Frère HINDA

-         DG Adjoint Novotel ACYL Frère HINDA

-         DAF Min. Education ACYL Frère HINDA (a assassiné un marabout à qui il ademandé de falsifier des billets de banque et de tout faire pour empêcher au Président de se marier)

-         DG GNNT Zaghawa

-         Commandant de l'armée de Terre ZAGHAWA

-         DG Intendance militaire ZAGHWA (Beau Fils du Président).

 

Peut-on développer un pays de cette manière ?

Peut-on se faire aimer lorsque ce système existe ?

Dans quel autre pays africain, ce système existe t il ?

 

Même dans les pays où les fils ont remplacé les pères (RDC, TOGO, SYRIE), ce phenomène n'existe pas.

 

 

C'est ça le Tchad de IDRISS DEBY ITNO

De grâce, arrêtez   

 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 21:47

8 décembre 2010

Dr Ali Gaddaye  

Blog de Makaila

 

A l’occasion de la célébration du 20e anniversaire de son accession au pouvoir, Deby a annoncé la fin de la République bananière. Celle-ci a vécu dit-il. Une nouvelle ère commence avec une nouvelle date. Ce sera l’an I de l’Etat de droit au Tchad. Dopé par les youyous des belles et irrésistibles filles du Batha, il a confessé publiquement que les libertés et les droits des tchadiens sont confisqués durant les vingt (20) ans de son précédent règne, il annonce en conséquence devant ce parterre des invités la naissance d’un Etat de droit et en même temps la rupture avec les 20 ans de violence, de terreur, d’intimidation, de famine, de maladie et d’ignorance.

 

Un Etat de droits exige des conditions. Deby peut-il réunir celles-ci et conduire le Tchad vers l’instauration d’un Etat de droit ? Parmi ces conditions il faut une véritable armée républicaine qui se hissera au dessus de la mêlée et jouera le rôle d’arbitre en cas de nécessité. Ce n’est pas le cas et il ne le sera pas nous sommes convaincus sous Deby ; un parlement jouissant d’une marge de manœuvre qui le permet à jouer pleinement son rôle de législateur et surtout de contrôleur de l’action du gouvernement ; un gouvernement au service effectif du peuple et se soumet volontier au contrôle du parlement et une justice indépendante qui dit le droit et rend ses jugements sans aucune entrave. Ces conditions ne seront jamais réunies sous Deby.

 

M. Deby croit-il vraiment que les tchadiens sont dupes à ce point ? Est-il sûr qu’ils ont la mémoire si courte pour oublier la fameuse annonce au lendemain du 1er Décembre 1990 : « je ne vous apporte ni or ni argent mais je vous apporte la liberté ». Une liberté qui s’est transformée en galère que les tchadiens ont supporté pendant ces (20) dernières années. Il invite cette fois dans la place publique et en grande pompe, les tchadiens à oublier tout ce passé douloureux et de commencer avec lui une nouvelle ère.

 

A l’allure où évoluent les choses au Tchad, il n’est pas inexact de penser que Deby n’a aucun respect pour les tchadiens. Ils les prennent pour des moutons de panurge. En conséquence, il croit que le moment est venu pour franchir le rubicon et annoncer l’institution d’un empire au Tchad. Cette idée qui fut au départ un simple rêve, a pris corps avec la molle réaction des tchadiens face au tripatouillage et à la modification de la constitution issue du consensus de la conférence nationale souveraine. Si en 2005 il a réussi un passage en force sans réaction énergique des tchadiens ; il se dit alors que le chemin est balisé pour annoncer sans le moindre risque l’avènement de son empire. Les tchadiens se laisseront-ils faire en essuyant le pire affront de l’histoire de leur pays ?        

    

Pour mieux faire passer la pilule une deuxième annonce non moins spectaculaire a été faite. Elle vise à intimider l’élite tchadienne. Deby annonce en effet, que dans un laps de temps record le budget de fonctionnement de l’Etat, plus précisément la masse salariale des fonctionnaires est passé de 75 millions de CFA à 4 milliards. Cette annonce est destinée à présenter les fonctionnaires tchadiens comme étant la couche gâtée de la société. Par conséquent, toute réaction de leur part ou lamentation ne saurait être justifiées. Elles peuvent faire l’objet des mesures de répression sans ménagement. L’annonce en soit, constitue déjà une espèce d’intimidation adressée à l’endroit des fonctionnaires.

 

Le Tchad, rappelons-le, est aujourd’hui, classé parmi les pays africains producteurs et exportateurs du pétrole. A-t-on fait un effort pour faire une comparaison avec les fonctionnaires des pays africains qui entrent dans cette catégorie ?

 

Les quatre (4) milliards qui servent de prétexte pour permettre à Deby de dire aux fonctionnaires tchadiens, tenez-vous tranquilles mon régime vous a gâtés, résistent-ils face aux dépenses somptueuses engendrées par ses fréquents séjours en France pour de contrôle médical ? Ou bien quel serait le poids de ces fameux 4 milliards face aux frais supportés par le budget de l’Etat en vue d’organiser des sommets dont le seul apport pour le Tchad un quelconque prestige à M. Deby. Par ailleurs il convient de rappeler que ces quatre (4) milliards sont destinés à payer plus de cinquante milles (50000) fonctionnaires civils et militaires.

 

Le tchadien doit faire amende honorable de sa conscience et songer non pas à la place qu’il doit occuper dans la société mais plutôt, aux legs qu’il compte faire hériter à la génération future.

 

Le Tchad de demain doit avoir un visage d’un pays réellement pacifié, humain, uni, fort, choyé et servi loyalement par ses fils. Un Tchad dont la justice et l’égalité de ses fils devant la loi seront des caractéristiques qui forceront l’admiration de tous.

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 23:26

9 octobre 2010

Source : le Tchadanthrope

 

Le népotisme au Tchad. Le dictateur Tchadien Idriss Déby Itno favorise ses parents.

 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CHEF DE L'ETAT

Président de la république : Idriss Deby Itno bientôt Monarque,

 

DECRETE

 

Aide Camp: HISSEIN BRAHIM MAHAMAT ITNO (neveu)

Secrétaire particulière à la présidence : HINDA DEBY ITNO (épouse) Fournisseur à la présidence: AMIRA IDRISS DEBY ITNO (fille)  

Conseiller technique aux affaires économiques, financières et budgétaires à la présidence : ZARA BRAHIM MAHAMAT ITNO (nièce)

Coordonnateur du Bureau de la fiscalité pétrolière : SALEH DEBY ITNO (frère) Trésorier Payeur General: IDRISS BRAHIM MAHAMAT ITNO (neveu)

Directeur général de la DGSSIE : OUMAR DEBY ITNO (frère)

DIRECTEUR GENERAL DE LA DGSSIE 1er ADJOINT : Général de Brigade DAOUD YAYA. (Approche communautaire)

DIRECTEUR GENERAL DE LA DGSSIE 2ème ADJOINT : Général de Brigade OUSMANE BAHAR MAHAMAT ITNO (neveu)

Chef d'Etat-major de l'Armée de Terre : Général de Division TAHIR ERDA (proche parent et frère du beau fils)

Ministère de la santé : DAAFM  HAMID ERDA TEYRO (beau fils)

Directeur général des impôts : OUMAR MAHADJIRIN DAHABAY ITNO (neveu)

CONTROLE FINANCIER: HAMAT ISSAKA DIAR (approche communautaire)

Direction chargée de Dédouanement du Bétail Directeur Adjoint: TAHIR SALEH HERI (approche communautaire)

Gouverneur de l'Ennedi MAHAMAT SALEH BRAHIM (Oncle)

 

Conseillers Chargés de mission à la Présidence de la République:

- Général OUMAR BAHAR (proche parent)

-Général HISSEIN YOUSSOUBO (proche parent) 

-Général HERITYERA (proche parent)

-Général MAHAMAT SALEH BRAHIM (Oncle, cumul de poste avec le gouvernorat de l’Ennedi)

 

Direction Générale de la Police Nationale Directeur Général Adjoint ; TAHER ESSOU (proche parent)

Directeur de la réserve stratégique : SIDDICK TIMAN DEBY (neveu)

Directeur du génie militaire et incendie : HASSAN SANDAL MAHAMAT ITNO (neveu)

Commandant de groupement de blindé: MAHAMAT IDRISS DEBY ITNO (fils)

Directeur General de Toumai Air Tchad : ZACKARIA IDRISS DEBY ITNO (fils)

CEMGA 1er adjoint : HAMADA MAHAMAT YOUSSOUF ITNO (neveu)

Secrétariat général de la BEAC : ABBAS MAHAMAT TOLLI (neveu)

Directeur Général de la BCC : DAOUD HAMIT DOGOU (beau fils)

Gardien Officiel des Chameaux: BOKHITE BARH MAHAMAT ITNO (neveu)

Directeur General de la Société Tchadienne des Hydrocarbures : AHAMAT KHAZALI  ACYL (beau frère)

DAF du ministère de l’éducation : ABDERAHIM MAHAMAT ACYL (beau frère)

Agence Nationale de Sécurité : MAHAMAT ISMAEL CHAIBO (approche communautaire)

Ambassadeur du Tchad en Arabie Saoudite: SOUGOUR YOUSSOUF MAHAMAT ITNO (neveu)

Fournisseur de l'armée nationale Tchadienne: DJOUMA YOUSSOUF MAHAMAT ITNO (neveu)

Ambassadeur du Tchad en Libye : DAOUSSA DEBY ITNO (frère)

Ambassadeur du Tchad aux USA : MAHMOUD ADAM BECHIR (beau fils)

Ambassadeur du Tchad au Soudan : MAHAMAT ABDERAHIM ACYL (beau père)

Marchés Occultes: ABDERAMAN HASSAN MAHAMAT ITNO alias Bedey (neveu)

Sultan d’Amdjaress par décret : TIMAN DEBY ITNO  

 

Les épouses de Déby Itno

 

Hinda Déby Itno ( 500 millions de fond de roulement par mois)

ANDA ALI BOUYE ( 50 millions de fond de roulement par mois)

SOUAD ZACKARIA ABDALLAH ( 50 millions de fond de roulement par mois)

HAOUA TOLDJEI TCHOU ( 50 millions de fond de roulement par mois)

HADJE HALIME DEBY ( 50 millions de fond de roulement par mois)

ACHOUAK OUMAR ( 50 millions de fond de roulement par mois )

Zina Wazina ?

 

Voilà comment le Tchad fonctionne sous l'oubli total et la méconnaissance des tchadiens. Pendant que le peuple souffre sous le poids de la misère, une entité du clan siphonne sans arrêt les mannes du pays. Il n'y a que ceux qui reçoivent des miettes de fécules à leurs côtés pour approuver cela. Mais pour nous autres le choix est clair.  

 

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 13:11

15 juin 2010

 Le tchadanthrope 

Assileck Halata Mahamat

 


Ils sont nombreux à se tutoyer de s'être enrichis avec le bien des contribuables tchadiens. Dieu qu'ils sont nombreux à croupir devant leur cadencier, calculette à la main pour nous faire comprendre qu'ils sont arrivés. Où, comment, de quelle manière, eux sont les seuls à se tailler le melon, se graissant telles des vermines avec le sang et la sueur des autres. Pourtant à côté, juste pas loin de leurs villas, sous les pneus de leurs grosses voitures, non loin des festins de leurs jardins, plusieurs Tchadiens meurent de famine, d'appauvrissement, de sous-développement, parce que le dicktat d'une hiérarchie les soumet aux faits de la nature et aux incongrus de la vie.

On vous voit danser à Paris, d'autres vous ont rencontrés sur les Champs Élysées ou encore entre le méridien et le palais de congrès à porte Maillot. Sinon c'est Le Caire et ses lustres, ou Dubaï et ses mirages. Entre palace et victuailles nagés dans votre inconscience.

Il ne sert à rien de se faire bonne conscience. Même derrière vos sourires hypocrites la mort guette des milliers de Tchadiens. Comptez... Mais vous n'aurez jamais le respect du peuple.

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 21:00

10 juin 2010

Makaila Nguebla

 

 

 Idriss Deby, un homme cynique et désœuvré, sème la désolation dans le pays !

 

La réflexion  éloquente,  inspirée et surtout descriptive de l’impasse sociopolitique au Tchad, soulevée hier  par  M.Ali Gadaye, ancien ministre et aujourd’hui dans l’opposition, relance le débat sur la gestion calamiteuse et mafieuse du pays par Idriss Deby, un homme cynique et désœuvré et toute sa bande clanique.

 

A travers son article, M. Gadaye interpelle toutes les forces vives de la nation à tous les niveaux à prendre  la mesure de la situation locale vécue et endurée quotidiennement par nos populations dans les zones urbaines et rurales.

 

Aujourd’hui, le problème se pose avec plus d’acuité et de complexité et mérite un sacrifice  élevé des uns et des autres pour rompre avec une redoutable tyrannie qui s’impose et pèse sur tout un peuple condamné à supporter l’insoutenable pour de raisons de survie.

 

Notre blog adhère totalement à l’appel à la mobilisation citoyenne et républicaine soutenue et défendue par  M.Gadaye, pour barrer la route au règne de l’arbitraire, de l’impunité et du chaos actuel dont nous vivons de loin ou de prés.

 

Il est inadmissible et révolu qu’au 21ème siècle, un homme, son clan, sa tribu et  toute sa région, mobilise et capitalise les biens de l’Etat pour en faire un patrimoine personnel, jetant dans les rues et plongeant dans une  misère indescriptible et abjecte leurs concitoyens sans qu’une réaction contraire ne leur soit notifiée sur place.

 

C’est dans ce combat individuel et collectif que nous partageons éminemment, l’opinion et la réflexion du Dr Ali Gadaye, opposé par les armes et les idées au régime central d’Idriss Deby.

Notre blog et ses amis continueront à soutenir obligatoirement toutes les forces vives de la nation tchadienne qui militent par des moyens légaux ou illégaux pour apporter le changement politique au Tchad, en dépit de l’adversité et du mépris du pouvoir en place.

Nous qualifions cet état des faits contraires aux valeurs  humaines, car relèvent totalement  de l’obscurantisme  pour la cohésion sociale et le développement du pays.

 

Dans ce cas, l’obligation s’impose à nous tous , de relever à tout les prix, les défis de la mal gouvernance, du népotisme, du favoritisme, du passe-droit, de l’arbitraire, des violations permanentes des droits de l’homme et des libertés fondamentales reconnues par les instruments sous-régionaux et internationaux ratifiés et signés par le gouvernement tchadien qui ne respecte guère ses engagements vis-à-vis de la communauté africaine et internationale.

 

Il est temps de dire halte à Idriss Deby et sa suite qui ensanglante et saigne la nation tchadienne dans son entièreté.

 

Refusons à ce qu’Idriss Deby décide de notre avenir collectif !

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 19:48

11 juin 2010

Interview réalisée par Eric Topona

 

 

Violation graves des droits fondamentaux : Le ministre de droit de l’homme tchadien dément le rapport de « Freedom House »

 

Suite à la publication du rapport de l’ONG américaine Freedom House, dénonçant les violations graves des droits fondamentaux au Tchad, le  ministre  chargé des droits de l’homme et de la promotion des libertés Abderamane Djasnabaille réagit. Selon le ministre, « le rapport ne tient pas compte de l’actualité ».

 
La Voix : Une ONG américaine, dénommée Freedom House, a rendu public récemment un rapport dans lequel le Tchad fait parti de 17 pays les plus répressifs au monde. Quelle est votre réaction ?
 
Abderamane Djasnabaille : Je ne connais même pas cette  ONG, et je me demande si elle est venue un jour au Tchad. Dans la plus part des cas, ce sont des gens qui s’installent dans leur bureau, et rédigent des rapports à distance. Dans ces conditions, un rapport rendu public par
cette ONG ne peut être qu’un rapport fantaisiste et plaisantin.

Freedom House énumère notamment  des cas de violation graves des droits de l’homme, commis suite aux conflits armés que le Tchad a connu. Elle dénonce  également un système judiciaire incompétent.

Lorsqu’il ya conflit armé, il ya forcement violation des droits de l’homme, puisqu’en cette période, ce sont les armes qui circulent. A partir de ce moment là, les droits de l’homme ne pourront pas être respectés. C’est facile de le dire. Le cas des évènements de février 2008, et l’assaut rebelle  est un exemple tangible. Les dossiers y relatifs sont encore en justice. Les auteurs de ces violations sont toujours en train d’être recherché. S’agissant du système judiciaire,  il ne peut pas être incompétent. Quand on parle de système, c’est qu’on indexe toute une panoplie de personnes qui font fonctionner la justice. Le Tchad, et c’est connu de
tous regorge des professionnels de droits dont la compétence est reconnu même à l’étranger. Il ya même des avocats tchadiens qui plaident au niveau de la CPI (Cour Pénale Internationale). Il est vrai,  on peut remarque  qu’il ya des magistrats incompétent, mais nombreux sont au haut du pavé. Dire que le système judiciaire tchadien est incompétent. Les rédacteurs de ce rapport s’assimilent à des individus qui restent  dans  leur bureau et qui écrivent  des  thèses de doctorat sans se rendre sur le terrain.  En   somme, la démarche de Freedom House est  une démarche qui n’est pas fondé.

Le rapport dénonce également l’enrôlement des enfants dans l’armée. Est-ce vrai ?
 
Ce problème a été réglé et une convention a même été signée avec l’UNICEF. Il s’est tenu la semaine dernière ici à N’Djaména, un symposium sur le sujet. Une preuve que le gouvernement  prend cette affaire très au sérieux. En plus, l’enrôlement des enfants est un phénomène régional. Ça ne touche pas uniquement le Tchad.  Ce rapport de Freedom  House ne tient pas compte de l’actualité. Il est écrit par rapport à un contexte donné.
 
Les libertés  d’expression sont bafouées au Tchad, avec l’entrée en vigueur de l’ordonnance 05, jugée liberticide par les journalistes Tchadiens. Freedom House n’a pas raison ?
 
Quand on regarde la presse tchadienne aujourd’hui, on ne peut pas dire qu’elle est muselée. C’est vrai, il ya l’ordonnance 05 qui est dénoncé, y compris par le ministre des droits de l’homme que je suis, mais on ne peut pas dire que le gouvernement n’a rien fait. Le gouvernement a proposé deux projets de lois, qui ont été débattu  à l’Assemblée nationale. D’une manière démocratique, le projet  de loi sur l’Audiovisuel a été adopté, mais l’autre sur le régime de la Presse a été rejeté. Malgré ce rejet, le débat n’est pas fini. Les députés vont certainement revenir sur ce projet en seconde lecture. Le gouvernement a le droit de proposer, et le parlement a aussi le droit d’amender, et de l’enrichir. C’est un débat démocratique. En plus, il n’ya plus d’inquiétudes à se faire, puisque le président de l’assemblée nationale lui-même l’a dit, l’ordonnance 05 n’existe plus. Il  y aura un compromis dans l’intérêt du Tchad, mais aussi dans l’intérêt de la liberté de la presse.
 
Beaucoup pensent que le texte rejeté par les députés  est un couteau à double tranchant..
 
Le texte n’est pas encore adopté. Je ne peux pas me prononcer là-dessus. Il faut le revoir, certes. Mais les députés n’ont pas voulu le faire en procédure d’urgence. Ils  ont préféré avoir u n peu plus de temps avant de l’adopter. Nous voulons une presse libre, mais responsable. Il ya des gens qui écrivent de n’importe quoi sans même vérifier. Moi-même, j’ai été victime plusieurs fois. J’aurai pu ester en justice. Mais j’ai dis non, en tant que  ministre des droits de l’homme, je ne peux pas poursuivre un journaliste. Responsabilité et liberté de la Presse doivent aller de pair.
 
Dans le projet rejeté, l’offense au chef de l’Etat figurait en bonne place. Pensez-vous que ce débat peut avoir lieu au Tchad ?
 
Tout dépend de la responsabilité de chacun.  La fonction du chef de l’Etat n’est pas n’importe quelle fonction. Pourtant, en France, l’offense au chef de l’Etat a été abolie ? Même en France, il n’ya pas longtemps que  cette disposition a été abrogé. Le débat est en tout cas ouvert, et il est d’actualité au Tchad. La fonction de chef de l’Etat n’est pas n’importe  quelle
fonction. Imaginez vous qu’un chef d’Etat étranger, vienne au Tchad et se fasse agresser verbalement. Vous voulez que cet acte  passe en pure perte et profit ? Même lorsque votre ennemi vient chez vous, vous avez l’obligation de taire un  certain nombre de chose à son sujet.
 
Si ce sont des accusations gratuites, il normal que l’on réprime. S’agira t-il d’une sanction pécuniaire ou pénale ?
 
C’est une autre question. Le ministre que je suis, travaille dans ce sens de façon à ce que le journaliste soit libre au Tchad. Il faut arriver à sensibiliser les journalistes sur le fait que le chef de l’Etat n’est pas n’importe quel citoyen. Il est un citoyen exceptionnel. Il faut donc faire attention, lorsqu’on écrit  sur un chef d’Etat.
 
Et où en est-on avec  la question de la dépénalisation des délits de presse ?
 
On a inscrit ce débat lors du forum des droits de l’homme, d’Il ya quelques mois. Il faut aller doucement, même quand on a raison. Estain avait raison, mais comme il était pressé, on du lui  couper la tête. Même si le ministère  souhaite  la dépénalisation, il faut que cela se fasse avec le concours de tout le monde. Nous voulons aller  vers une dépénalisation maitrisée. Si on attaque la vie privée des gens, ils ont le droit de réagir. Les  citoyens doivent être protégés contre les dérives d’une presse irresponsable.
 
Freedom House  dans son rapport, indique qu’au moins 300 maisons ont été démolies, et leurs  propriétaires ne sont pas indemnisés. Quelle est votre réaction ?
 
C’est faux. Une radio  de la place, qui n’est pas réputé proche du pouvoir a  donné la parole à des victimes qui ont affirmé avoir été indemnisés, ne serait-ce qu’en partie. Nous voulons moderniser la ville. C’est une préoccupation nationale. Je me rappelle de Ouagadougou qui à l’époque ressemblait à une ville poubelle. Ils étaient obligés  de tout casser, et aujourd’hui Ouaga est à quel niveau ? Chez nous, même s’il faut faire la même chose, il faut tenir un certain nombre de paramètres : la pauvreté  des gens, le manque des moyens. Tout cela nécessite une réflexion. En tant que ministre, j’ai constaté qu’il ya une certaine précipitation dans l’action de démolir. C’est comme si dans six mois le Tchad doit être prêt à accueillir je
ne sais quoi. Il n’ya pas un horizon qui doit nous pousser à la précipitation. J’avais souhaité qu’on leur donne au moins une année. Il faut  prendre en compte le pouvoir d’achat des  tchadiens. Il y’en a qui ont leur histoire dans leur  maison, et on vient les démolir comme ça. On n’en a pas en tout cas décidé en conseil des ministres. En tant que ministre des droits de l’Homme, ça nous pose un sérieux problème. Je connais les tchadiens, comment ils vivent.

L’insécurité prend de l’ampleur à  N’Djaména, Quel est votre commentaire ?
 
C’est un problème  réel, qui malheureusement existe partout. A Paris, à NewYork. Tout cela repose sur l’épaule du gouvernement. Des décisions pertinentes sont prises. Je  crois  qu’au niveau du ministère de l’intérieur, les choses sont en train de se faire de façon  à empêcher que  les gens de tout bord viennent perturber la sécurité des gens. J’encourage   le ministère de l’intérieur  à traquer les malfrats de tout poil tout en évitant des dérives.
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 17:22

13 juin 2010

Blog de l'ANR

 

Mahmat Abbo Sileck a déposé , il y a quelques temps, une plainte devant la CPI à l’encontre d’Omar El Béchir et différents responsables Soudanais. Cette plainte suit son cours mais notre action ne s’arrête évidemment pas à ce stade. La Commission d’enquête de l’ANR sur des enlèvements, des tortures et des assassinats poursuit ses travaux.

 

 

L’ANR a révélé, dans plusieurs communiqués, qu’elle avait constitué une Commission d’enquête sur diverses atrocités, à la suite de dossiers qui lui ont été communiqué par les proches des victimes. La Commission tient à remercier les nombreux tchadiens et soudanais qui, notamment à El Geneina, lui ont apporté un soutien documenté et sans faille.

 

 La Commission a indiqué que Bachar Abdoulaye ( ex maire de N’Djaména ), Safi Adam, Ahamadaye Yaya, tous membres de l’ANR ont été enlevés, torturés et tués. Sur les dizaines et dizaines de cas signalés, la commission déclare avoir assez de preuves pour affirmer que :

-        le Commandant Abdelhabib Abdelkerim, commandant du 1er groupement de l’ANR a été enlevé, torturé et tué à la frontière soudanaise.

-         Abdelkerim Saraf, a été enlevé et tué au sud de Guéréda.

-         Abderaman Molo, a été enlevé et tué à Guéréda.

-         Yahaya Tchala, a été enlevé et tué à coté d’El Geneina.

 

  

De très nombreux autres cas ont été portés à la connaissance de la Commission. Il s’agit d’exactions qui ont été commises au Soudan, ce qui demande beaucoup d’efforts pour obtenir des informations précises et vérifiables. Car il ne s’agit pas d’accuser, il faut des preuves solides et établies et les tortionnaires savent faire disparaitre les preuves comme les témoins et intimider férocement les familles. Prenons le cas d'Hisseine Habré. On pense qu'il est responsable de la disparition de dizaines de milliers de victimes. Au bout de tant d'années, deux plaignants seulement ont pu lancer la mécanique de l'accusation, c'est maigre. Mais le plus important est que cela a suffi et nous avons bon espoir d'arriver à un meilleur résultat le jour venu.

 

 Les individus mis en cause dans nos dossiers ont été, avec Musa Hilal le tristement célèbre chef Jandjawid, coupables d’actes de barbarie qui touchent sans doute au génocide.

 

 La Commission de l’ANR étant impartiale enquête avec le même sérieux à l’encontre des crimes commis par Deby et son entourage.

Que tous les criminels qui font tant de mal au peuple Tchadien sachent que nous poursuivront inlassablement notre combat jusqu’à ce que la vérité soit révélée et que la justice soit rendue envers toutes ces victimes innocentes.

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 21:29

5 juin 2010

Freedom House

 

 

L’ONG a répertorié 17 pays et trois territoires dont les ressortissants vivent dans un environnement extrêmement répressif, avec des droits fondamentaux constamment bafoués.

 

Le dernier rapport de Freedom House, l’organisation américaine de défense des libertés, cite la Libye, le Soudan, le Tchad, la Guinée Equatoriale et la Somalie parmi les pays où les violations des droits de l’Homme sont les pires au monde.

 

L’ONG a répertorié 17 pays et trois territoires dont les ressortissants vivent dans un environnement extrêmement répressif, avec des droits fondamentaux constamment bafoués.

 

La Corée du Nord, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, la Libye, le Soudan, la Birmanie, la Guinée-Equatoriale et la Somalie figurent sur la liste noire de Freedom House. La Guinée a, pour la première fois, été citée alors que le rapport inclut le Tchad, la Syrie, le Laos, et le Belarus.

 

Pour Paula Schriefer responsable à Freedom House, ce n’est certainement pas un honneur de faire partie de cette liste. « Les huit pays qui figuraient sur notre rapport de l’année dernière sont à nouveau au top de notre liste cette année. L’Erythrée les a rejoints avec un très mauvais résultat en matière des droits politiques et des libertés individuelles. Ce pays déjà des plus répressifs a perdu encore des points dans notre classement en raison de nouvelles campagnes de répression menée par le gouvernement contre les minorités religieuses et le système de justice ».

 

Les auteurs du rapport soulignent que la Chine, Cuba et l’Arabie Saoudite qui figurent dans ce classement sont membres du Conseil des droits de l’Homme des nations Unies. « Ces questions de violations des droits fondamentaux et des libertés individuelles doivent être examinées par les Etats membre du Conseil, mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas. En fait seul les dossiers Birmanie, Guinée, Somalie, Soudan ou Corée du Nord sont discutées au Conseil des droits de l’Homme et nous félicitons les Etats membres pour ces efforts », précise Paula Schrieffer de Freedom House tout en ajoutant qu’une résolution sera soumise au Conseil pour renouveler le mandat très important de l’expert indépendant sur le Soudan.

 

Freedom House a exhorté le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à adopter ce texte pour aider les victimes de viol, violence et répression dans ce pays.

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 12:38

Lu le 29 mai 2010

Témoignage de Bokhit Bakri Dicheli

 

Depuis un certain temps, une des plus hautes institutions de notre cher pays le Tchad, sombre dans le chao, comme l'a précisé un de mes collègues dans son articles "Cour Suprême: autopsie d'une institution" dans tchadactuel.com.

 

 Comme il l'avait bien souligné à quelques détails près, la Cour Suprême (CS) est tout à fait devenue une machine familiale, dont le guide n'est autre qu’Abderahim Brémé Hamid, Président en exercice de la Cour Suprême (PCS), qui dirige la Cour avec main forte, comme si c'était un de ses biens légués héréditairement. 

 

 En effet, ce fervent défenseur de ses soi-disant intérêts, est un diplômé arabophone d'un institut privé soudanais, et parle faussement, le français, a été projeté à ce poste pour son savoir-faire de "lèche-bottes".

 

 Sachant que pour accéder à un poste à la CS il faut avoir une longue expérience dans le domaine de la Justice, par étapes, et ce n'est pas le cas de notre cher badaud. De plus, Me Abdurahim Brémé a parachuté à la CS toute sa maison. Il a embauché les membres désœuvrés de sa famille proche, qui ne viennent jamais à la Cour Suprême, et qui se présentent à la fin du mois pour recevoir des salaires parfois élevés. Un de ses amis, fonctionnaire au ministère de l’Education (recruté certainement à l’époque où Brémé était ministre de l’Education), gagne une énorme bagatelle à la Cour Suprême en même temps qu’un salaire au Ministère de l’Education. 

 

 Le PCS ajoute illicitement des noms et vient retirer leurs salaires. Après la mort du greffier-en-chef Me Banané, le PCS n’a en aucun cas proposé son remplacement car il perçoit le salaire du défunt. Jusqu’à ce jour encore, il n’y a qu’un greffier-en-chef à la CS. Comment peut-on imaginer un président d’une haute Institution comme la CS ayant juré et prêté serment puisse s’enrichir illicitement de la sorte. Rendez vous à la CS pour voir les séquelles d’une institution qui boite, et vous vous étonnerez du nombre de proches de Brémé.

 

 Autre cas, le budget annuel de la CS étant en sa main après l’écoulement de l’exercice budgétaire, il reste au moins une quarantaine de millions dans la caisse de l’institution, qu’il partage avec les conseillers pour qu’ils se taisent. Ni chef greffier, ni greffiers, ni gardes gendarmes, ni plantons, ni chauffeurs, ni  jardiniers ne bénéficient de cet argent. Normalement cet argent doit  servir é l’achat de mobilier manquant dans les différents bureaux du CS, et à l’achat de motocyclettes pour les différents travailleurs. Gardes gendarmes, plantons, chauffeurs, jardiniers et gardiens se déplacent à pied.  N’est proche du PCS qui souffre à la CS !

 

 En plus des huit conseillers, il y a sept conseillers référendaires, qui pour la plupart ne savent où mettre la tête vu le blocage imposé par le PCS à leur égard, pour l’installation de leur bureau. En plus, il ne sont en aucun cas consulté concernant les problèmes de la présidence de la CS. Le PCS étant  dur de cœur, il refuse toute ouverture aux employés qualifiés, et lui seul voyage à tout moment, avec à la clé d’énormes sommes en guise de frais de mission.

 

Ayant recruté un de ses proches au poste d’attaché de presse, ce dernier l’a boudé pour Adoum Hassaballah, jusqu’à aller la rejoindre dans la rébellion à l’Est. Le PCS perçoit le salaire du mercenaire pour son compte. Jusqu’à ce jour il n’y a pas d’attaché de presse à la CS.

 

Monsieur le Président de la République, son Excellence  Idriss Deby Itno,

Comment pouvez-vous nommer de tels gens à la tête d’une aussi haute institution telle que la Cour Suprême ?  Ce poste est pour l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. C’est une honte que Brémé puisse succéder à Ahmad Batchiret, car celui-ci a tout fait pour la Cour Suprême lors de son passage à la tête de cette institution.

 

Autre problème important pour le fonctionnement de la Cour Suprême. Les conseillers ne remplissent pas bien leur mission. Depuis 1998, date de la création de la CS et de leur nomination, ils ne font que de se promener et de contrôler les gens pour former des mensonges à leur encontre. Les conseillers de la Chambre judiciaire ne sont là que pour entretenir la corruption. Voici les paroles d’un des leurs : « Prêter serment ça s’achète, sans argent votre audience est reportée ! » Tous les travaux qui leur incombent sont traités par les greffiers, qui d’ailleurs effectuent le 80% du travail à la Cour Suprême. 

 

Les conseillers de la Chambre des comptes ne font que la moitié de leur travail car certains d’entre eux sont compétents et travaillent, alors que d’autres ne sont là que pour formuler des mensonges.

 

Voici donc en quelques mots comment fonctionne une très haute institution telle que la Cour Suprême au Tchad. Si mes propos sont mensongers, allez donc faire un audit sur place et vous m’en direz plus.

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Published by Juliette Abandokwe - dans Tchad
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