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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:19

29 novembre 2011
Juliette Abandokwe

 

 

L'art et la manière de réécrire l’Histoire autrement que comme elle est, n'est pas un scoop pour les médias occidentaux. Les Eclairés le savent depuis longtemps.

 

Le quotidien français Le Monde, et ses collègues du grand cirque des médias en Occident, dans un esprit de monopolisation de l’actualité, africaine notamment, parlent abondamment de "grande confusion" depuis le lendemain des élections du 28 novembre 2011 en RDC. Nous sommes d’abord tenté de faire le rapprochement entre cette affirmation et les violences péri-électorales tout azimut constatées effectivement sur le terrain. Mais en y réfléchissant une deuxième fois, nous réalisons que le concept de confusion est appliqué de manière très subtile.

 

Nous savons déjà que ces médias n’en sont pas à une falsification près. C'est ainsi que nous apprenions il y a à peine deux ou trois jours sur France24, TV5, Le Figaro, slate.fr et les autres, que Joseph Kabila était le "grand favori" de ces élections. Encore fallait-il savoir de qui exactement il est le favori, sachant qu’on ne peut l’être que de ceux pour qui il est un candidat. Dans le sens démocratique du terme, le droit de vote et donc le droit de décision, est accordé au peuple Congolais seul, et non à des forces obscurantistes extérieures, qui prennent leurs désirs pour des réalités, appuyées par des médias complices et corrompus. Encore faudrait-il définir la palette de nuances constituant la notion de démocratie, tropicalisée à souhait selon le besoin des plus forts.

 

Retournons donc sur le terrain, là où circule la dynamique intrinsèque de prise de décision, dans le cœur et l'esprit des Congolais. Or après une courte analyse, force est de constater qu’il n’y a absolument aucune confusion du genre de celle qui nous est servie avec éclat par des médias traditionnellement très crédibles aux yeux d’un lectorat complaisant, ainsi que de ceux qui gobent ce dont on les gave sans réfléchir et surtout sans questionner.  

 

Le favori du peuple en termes de tendance, sur le terrain, n’est pourtant pas celui que les gens mal intentionnés cherchent à fabriquer de toutes pièces. En revanche, Etienne Tshisekedi, en vertu de la législation du vote à un tour que Kabila avait instauré en pensant qu'il en serait le seul bénéficiaire, est semble-t-il de toute évidence, le vainqueur de cette élection, en terme de choix du peuple. Les chiffres en faveur de ce favori du peuple varient grossièrement entre 55 et 80%; Kabila, contrairement aux assertions fantaisistes des médias révisionnistes auxquels nous avons affaire, n’a plus de crédibilité aux yeux des Congolais, et n’en a en tout cas pas suffisamment pour être le « grand favori », ni même le petit, des électeurs congolais. Selon les sondages et les estimations aux mains des nombreux témoins de la société civile, et observateurs, nationaux et internationaux présents dans tous les coins du pays, quelque soit les manigances d'intimidation, Kabila serait en bien piètre position pour un favori.

 

Il n'y a donc aucune confusion, sauf celle que le pouvoir sortant et ses souteneurs extérieurs cherchent à balancer sur le terrain, comme de la poudre aux yeux, pour embrouiller un maximum de gens. Nous sommes aujourd’hui en plein dans un cauchemar, en présence d’un groupe d’apprentis « gendarmes du monde » qui cherchent par tous les moyens à gagner du temps. Ces fabricants de « confusion » et casseurs de rêves sont en train, à l’heure où vous lisez ces lignes, de finaliser une magouille visant à proclamer une victoire cambriolée par effraction, et de mettre à exécution le plan B honni par tant d’Africains en cette première année du deuxième cinquantenaire des « indépendances », celui qui cherche à confisquer le droit à l'autodétermination et le libre choix du peuple congolais.

 

Après le Cameroun, le Tchad, la Côte d'Ivoire, la République Centrafricaine, le Congo Brazzaville, le Togo et les autres, voici une nation soi-disant souveraine et indépendante de plus, la République Démocratique du Congo, dans les filets d’une prédation en chape de plomb, le viol d’un peuple à qui l’ont essaie de faire croire avec de plus en plus d’insistance qu’il n’a pas le moindre pouvoir.

 

Son pouvoir pourtant est en réalité titanesque. Ses détracteurs le savent et en ont secrètement peur, malgré tout ce qu’ils prétendent.  A vrai dire la brèche est là, quelque part. Il ne suffit que de l’identifier, de la démasquer, et de s’engouffrer dedans, massivement.

 

Nous sommes accessoirement en présence d’une insulte monumentale, où une bande de prédateurs-receleurs, aussi puissants soit-ils, essaient de faire croire à l’opinion publique internationale que Joseph Kabila, en tant que prochain président, est le fruit du choix libre et conscient des citoyens congolais. Et pourtant,  Hyppolite Kananbe alias Joseph Kabila, est largement connu comme étant d’origine rwandaise et surtout grand « ami » du président rwandais Kagame, qui constitue à son tour un des acteurs principaux dans le malheur de millions de Congolais de l’Est du pays. A croire que les plus de six millions de morts et les plus de 90% des femmes violées dans la partie orientale de la RDC seraient déjà tombés dans les oubliettes de la mémoire collective des Congolais. Il s’agit ni plus ni moins que d’une manière de prouver éhontément aux Congolais d’abord, et au monde ensuite, qu’ils ne sont pas capables de retenir et de maitriser, ni leur passé ni leur avenir. Un véritable génocide de la mémoire.

 

Le Congolais, et par extension le Tchadien, le Camerounais, le Centrafricain, le Gabonais, et les autres, n’est pas si petit que ça. Il se croit petit parce que c’est ce qu’on lui fait croire, et se comporte par conséquent comme un petit. Mais sa croissance spirituelle n’a été arrêtée que pour un temps. Son Histoire est là, il n’a qu’à en reprendre possession et à la revendiquer dans toute sa splendeur.

 

Ensuite, la révolution du Temps ne sera plus très loin. 

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Published by Juliette Abandokwe - dans Articles de Juliette
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commentaires

Bennoui Hassen 26/04/2012 14:35

Je suis algérien et chez moi on connait les Occidentaux: des lâches, des pervers, des assassins, des violeurs...
Il ne faut pas attendre de se développer, d'avoir des armes pour se défendre, il faut utiliser des armes que nous avons déjà et que les Occidentaux n'ont pas: le courage, la ruse, le sacrifice, la
foi en l'au-delà. Nous avons essayé en Algérie et ça a marché, et nous le referons. Bon courage.

Zémak 30/11/2011 15:56

Le temps a sonné pour la réappropriation du destin par le peuple congolais. Car, tous les impérialistes représentés par leurs multinationales et leurs médias ne jurent que par leurs intérêts qui
comme au temps de Tippo Tip sont protegés par des suppots locaux du type de Shamba Bolangongo(cas de la RDC). Le peuple souverain a décidé pour deux raisons:
1. 2006 était tout près de la sorie de la guerre et le peuple voulait donner sa chance à celui qui était présenté comme celui qui a mit fin à cette dernière et qui en plus a fait bcp des promesses
électorales.
2. Le niveau de vie s'étant sauvagement dégradé, les promesses électorales non tenues à 90%, le manque de prise en compte des besoins sociaux de la population, l'arrogance des cadres politiques de
la majorité au puvoir et le changement opéré dans certains pays d'Afrique où l'opposition a gagnée des élections ont certainement inspiré le peuple congolais qui désormais use de son droit de
souverain primaire. Dorénavant, la classe politique doit se tenir sur ses gardes car le peuple a pris conscience de son pouvoir. C'est ici que l'on peut parler de l'alternance démocratique.
Attention!!!!

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