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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 01:28

23 septembre 2013
Blog "Torre di Babel"

 

Un génocide passé sous silence et scandale géologique

 

A l’ombre de la crise malienne et syrienne se déroule un conflit moins médiatisé, celui de la République Démocratique du Congo. Depuis 1996, plus de 6 millions de personnes  ont été massacrées dans l’anonymat le plus total, la raison ? La R.D.C détient en son sein une grande zone minière que se disputent les grandes entreprises mondiales.

Vous n’y avez certainement pas échappé, la communauté internationale se mobilise actuellement pour résoudre la crise syrienne. En France, il est même question du Mali. Présence française obligatoire depuis l’intervention militaire en Janvier 2013, François Hollande était à Bamako jeudi dernier pour l’investiture du nouveau président Ibrahim Boubacar Keïta. Le président Français s’est essayé à un long discours félicitant la victoire de son homologue et de la France. Puis, il a énoncé cette phrase :

« c’est quand le droit est bafoué, quand des femmes et des enfants sont massacrés, c’est à ce moment-là que la communauté internationale doit se lever et assurer la solidarité pour le droit et pour la reconnaissance des peuples, voilà la leçon du Mali et le message de Bamako »

Le président français a pris le temps de justifier à nouveau les raisons de l’intervention militaire française. Si le but était tout à la fois de sensibiliser l’opinion publique et d’adresser un message aux opposants russes, iraniens dans le cadre du dossier syrien ; il paraît regrettable que notre cher chef d’Etat n’est pas profité de l’aubaine pour faire une simple allusion sur ce qui se déroule en ce moment  en République Démocratique du Congo. 

Diamant et Coltan, le prix du silence 

Depuis 1996, la communauté internationale garde sous silence son inefficacité à régler la crise que traverse la République Démocratique du Congo (RDC). En 15 ans, ce conflit a fait plus de 6 millions de morts, principalement des femmes et enfants comme le montre ce rapport de l’ONU datant d’octobre 2003. Dans l’indifférence quasi-totale, le génocide au Congo s’avère le plus meurtrier depuis la Seconde Guerre Mondiale. Les populations des mines sont la proie de rebelles du Rwanda (Armée patriotique rwandaise), de l’Ouganda et du Burundi qui veulent leur départ de cette zone stratégique pour enrichir des dictateurs et des entreprises étrangères.

Les outrages, les assassinats, les épidémies sont devenus le quotidien des ces populations. Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (H.C.R) annonçait qu’au cours du premier trimestre 2010, mille deux cent quarante-quatre femmes ont été violées, soit une moyenne de 14 agressions par jour. Ces viols de masse ont contribué à répandre le virus du sida. Le Programme national de lutte contre le sida en R.D.C estime que le taux d’infection a déjà atteint plus 20 % dans les provinces de l’est. Le virus du VIH pourrait menacer plus de la moitié de la population de la R.D.C dans les années à venir.

Les zones minières sont particulièrement convoitées par les multinationales étrangères, on les localise au nord et au sud-est du pays (la région du Kivu) dans une vaste cuvette sédimentaire. La République Démocratique du Congo dispose de nombreuses ressources minières comme l’or, l’étain, les diamants, le gaz, le pétrole, l’uranium et surtout le Coltan (la R.D.C détient entre 60 et 80 %  des réserves mondiales). Le Coltan est un minerai qu’on utilise pour la fabrication de composants électroniques qu’on retrouve dans nos télévisions, ordinateurs, téléphones portables mais aussi missiles et armes. Depuis 1990 et l’explosion des marchés liée aux nouvelles technologies, les minerais de la R.D.C sont devenus un enjeu pour la plupart des pays du globe. En 2008, un Consortium d’entreprises chinoises ont signé un accord avec le gouvernement congolais pour développer des projets dans les mines du Kivu.

Rwanda, Burundi, Ouganda condamnés pour crime contre l’Humanité

Le rapport des experts présenté à l’ONU en 2001 dénonçait les accords entre les grands groupes multinationaux, les armées ougandaises et rwandaises et du Burundi dans l’extraction illégale des minerais dans la région du Kivu et les dérives qui en découlent. L’ONU a condamné ces pays pour crime contre l’humanité et génocide. Pourtant, les Etats-Unis ont continué de financer à hauteur d’un milliard de dollars le Rwanda. Le sénateur (peu connu à l’époque) à l’origine de cette loi n’est autre que Barak Obama.

Chaque année, les exportations de minerais de la R.D.C s’élèvent à plus de trois cents milliards de dollars. Ces dernières ont pour principales destinations les Etats-Unis, la Chine et l’Europe. Le bois est aussi devenu un enjeu et les déforestations abusives se multiplient dans le pays au profit, une nouvelle fois, de grandes entreprises internationales. Pour mémoire, la R.D.C détient la deuxième plus grande forêt tropicale au monde.  

Pour conclure, je vous remémore la phrase du président François Hollande, il y a quelques jours à Bamako :

« c’est quand le droit est bafoué, quand des femmes et des enfants sont massacrés, c’est à ce moment-là que la communauté internationale doit se lever et assurer la solidarité pour le droit et pour la reconnaissance des peuples, voilà la leçon du Mali et le message de Bamako »

Bamako, se situe à seulement 5000 km de Kinshasa : la capitale de la République Démocratique du Congo soit, un peu plus que la distance qui sépare Paris de Damas (4200 km). Le sort des populations du Congo n’a t-il aucune valeur face aux intérêts économiques mondiaux ? 

L’avenir nous le dira.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 01:34

21 juillet 2013
Christophe Rigaud - Afrikarabia


L'armée congolaise a lancé une importante offensive contre les rebelles du M23 autour de la ville de Goma à l'Est de la République démocratique du Congo. Après une semaine de combats, le conflit peut-il se généraliser ?


http://www.lexpress.fr/medias/153/congo-rebelle-nkunda-kivu_311.jpgLa trêve entre M23 et gouvernement congolais aura été de courte durée. Après plusieurs mois d'atermoiements aux négociations de paix de Kampala, les armes ont de nouveau parlé dans les Kivus. Les hostilités ont repris dimanche 14 juillet à l'initiative de l'armée régulière congolaise (FARDC). Objectif : déloger les rebelles de Mutaho, une colline à une dizaine de kilomètres au Nord de Goma. Ce point stratégique situé sur les hauteurs permet à la rébellion de garder un oeil sur la ville et de l'attaquer, comme ce fut le cas en novembre 2012. Pendant une dizaine de jours, le M23 s'était alors emparé de la ville, sans résistance, devant une armée congolaise fantôme, avant de la libérer après avoir obtenu des négociations avec Kinshasa. Mais depuis plusieurs mois les pourparlers de paix de Kampala piétinent. Et la reprise des combats la semaine dernière n'est que le résultat de ce rendez-vous manqué.

Les affrontements entre l'armée congolaise et le M13 tombent à un moment clé du conflit. Le gouvernement de Kinshasa ne sait plus comment sortir des négociations de paix de Kampala, où il est bien décidé à ne faire aucun compris avec la rébellion. Et le M23 s'inquiète de l'arrivée prochaine de la fameuse Brigade d'intervention de l'ONU (FIB), un corps de 3.000 hommes, censé neutraliser les groupes armés dans les Kivus, par la force. Dans ce contexte de tensions, on pourrait donc penser que les deux belligérants ont intérêt à faire parler les armes.

C'est vrai pour le gouvernement congolais. Kinshasa veut faire oublier l'humiliation de la prise de Goma de novembre 2012 et ne veut pas céder devant la rébellion. La guerre contre le M23 est populaire en RDC et Joseph Kabila a la volonté de regagner un peu de légitimité après sa réélection contestée en 2011. Les FARDC se sont renforcés pendant les longs mois du "dialogue de sourds" de Kampala et l'Etat major a concentré ses meilleurs éléments (et également décidé de les payer en temps et en heure !). Le déclenchement des hostilités par Kinshasa avait donc pour but de s'attaquer frontalement au M23 avec de nouvelles troupes et un nouveau matériel plus performant. Mais l'autre objectif de Kinshasa était de précipiter l'ONU et sa Brigade dans le conflit le plus rapidement possible. Car les autorités congolaises comptent beaucoup sur la Brigade pour les sortir du cycle infernal : rébellion/accords de paix/nouvelle rébellion/nouveaux accord de paix… Pour le moment, si militairement les "succès" des FARDC sont limités, l'armée congolaise a réussi mettre la pression sur la rébellion en tentant une stratégie d'encerclement autour des ses positions. L'ONU, elle aussi, se retrouve sous pression, avec le double inconvénient d'être désormais critiquée par le M23 (car soutenant les FARDC) et par l'armée congolaise qui l'accuse de l'empêcher d'affronter les rebelles.

Côté M23, la situation est différente. Coincés par Kampala, dont l'issu demeure plus qu'incertaine, les rebelles redoutent l'arrivée de la Brigade d'intervention de l'ONU. Ce contingent de 3.000 hommes peut fortement déstabiliser le M23, qui ne compte qu'au maximum 2.500 soldats, certains analystes parlant même de seulement 1.500. Attaquer Goma une nouvelle fois aurait pu être une stratégie intéressante pour les rebelles. Jusqu'à fin mai, début juin, la ville était "reprenable" et une nouvelle chute de Goma aurait considérablement changé la donne à Kampala. Mais le M23 n'a pas bougé. Son parrain Rwandais, longuement sermonné par la communauté internationale pour son assistance aux rebelles congolais, se tient désormais en retrait. Kigali siège maintenant au Conseil de sécurité et tous les regards sont fixés sur le Rwanda et la situation au Nord-Kivu. Impossible pour le président Kagame d'apparaître comme le fauteur de trouble. La seule stratégie possible pour le M23 est donc l'attente et la conservation de ses positions autour de Goma en espérant que la Brigade "offensive" de l'ONU soit aussi inefficace que sa cousine la Monusco.

Le conflit peut-il se généraliser ? Ou même se régionaliser comme certains le craignent ? Pour les rebelles du M23, cette hypothèse serait sans doute la seule solution militaire possible pour de nouveau s'imposer sur l'échiquier congolais. Pour cela, il suffirait de plusieurs incidents sérieux avec les pays voisins de la RDC : le Rwanda, l'Ouganda ou le Burundi. Le Rwanda est d'ailleurs rapidement monté au créneau la semaine dernière dénonçant la chute de 2 obus congolais en territoire rwandais.  Alors seulement, ces pays pourraient entrer dans le conflit ou prêter main forte de manière plus visible au M23. Le pari serait risqué. Le risque d'embrasement est donc pour l'instant peu probable.

L'évolution de la situation sécuritaire dans les Kivus se trouve en fait entre les mains de la communauté internationale et de l'ONU tout particulièrement. Si les FARDC se sont montrés plus offensifs ces derniers jours qu'en novembre dernier, il paraît difficile de penser que l'armée congolaise viennent seule à bout du M23. Pour cela, il faudra l'intervention et le soutien actif de la Monusco et de la Brigade d'intervention. Pour l'instant, la Monusco n'est pas intervenu et la Brigade n'est pas prête. Les FARDC sont donc peut-être allés un peu vite en besogne puisque la Brigade ne sera finalement pas complètement opérationnelle avant… début septembre. Un laps de temps ou tout est encore possible.


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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 01:24

20 juillet 2013
Kongo Times

 

Le drame de l’Est de la République démocratique du Congo s’est désormais déporté sur les grands médias internationaux. Le monde s’est finalement souvenu de six millions de morts de l’Est de la RDC.

http://www.ingeta.com/wp-content/uploads/2012/12/RDC-Guerre-Kivu.jpgLe célèbre site français d’investigation, Mediapart, a consacré toute une enquête sur le « conflit oublié » de la RDC et ses « millions de morts ». Comme d’autres voix qui ont eu à condamner ce désastre, Mediapart pense que le conflit de l’Est est piloté par des « multinationales anglo-saxonnes et belges » qui n’ont pour seul objectif que l’exploitation illégale et illicite des ressources naturelles de la RDC. Mediapart, qui cite l’International Rescue Committee, est d’avis que le conflit de la RDC a battu tous les records en termes de nombre de victimes qui s’élèvent à des millions. 

« Ce conflit serait le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale », soutient-il. Au-delà de la guerre récurrente qui ronge cette partie de la RDC, Mediapart y voit également l’ombre de la « balkanisation lente voulue par les grandes puissances au travers d’une politique de chaos sciemment organisée », et ce, « sous les yeux impuissants de l’ONU accusée d’être complice ». 

Le site français est convaincu que tout a été mis en place au  niveau international pour affaiblir davantage la RDC et ne pas lui permettre d’administrer correctement son territoire. « Un Etat fort, démocratique qui contrôle ses matières premières et influe sur les prix du marché est devenu la hantise de celles-ci », rappelle-t-il. Ce qui confirme noir sur blanc la thèse de la conspiration internationale dont est victime la RDC. 

Pendant longtemps, Le Potentiel a relayé cette thèse, s’attirant par moments la foudre de certains milieux, nationaux et internationaux, impliqués directement ou indirectement dans le projet de démantèlement de la RDC. Aujourd’hui, c’est en Occident que se passe le débat.  Ainsi sonne le glas d’un complot, voué désormais à l’échec.

Voici l’intégralité de l’article repris dans le site de Mediapart.fr

(voir article sur ce blog intitulé "RDC: des millions de morts, un conflit oublié!")

Cinq étapes pour comprendre ce conflit

1. L’armée française, après les avoir soutenus, exfiltre les génocidaires rwandais en juillet 1994 en RDC sous le gouvernement du dictateur Mobutu acquis à l’époque à l’autorité française et lâché par les Etats-Unis. Les forces génocidaires rwandaises continuent à massacrer les populations au Rwanda.

 

2. Le Rwanda prend ce prétexte pour envahir le Congo avec le soutien des Etats-Unis et des Britanniques. Il est épaulé par l’Ouganda grand allié du Rwanda et soutenu par les Etats-Unis. Sur leur passage les forces rwandaises massacrent les populations qui ont fui le Rwanda et sont prises en otage par les anciens forces génocidaires rwandaises en RDC et prennent la direction de Kinshasa. Le 8 octobre 1997, Human Rights Watch et la Fédération internationale des droits de l’homme affirment détenir « la preuve matérielle irréfutable » de massacres perpétrés dans l’est de l’ex-Zaïre par l’AFDL de Kabila et le FPR-APR, alliés rwandais. Les troupes rwandaises finissent par imposer à la tête du pays : Laurent Désiré Kabila (alias le Mzee) en 1997.

 

3. En 1998, le Mzee se retourne contre ses anciens alliés rwandais et s’appuie sur une coalition hétéroclite soutenue par la France (Angola, Zimbabwe,...) contre une coalition rwandaise et ougandaise anglo-saxonne (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Belgique : Pourquoi les Occidentaux soutiennent le Rwanda et l’Ouganda). Cette guerre terrible de libération de la RDC entre 1998 à 2003 aurait fait plus de 4 millions de morts. 

 

4. En 2001, le Mzee est assassiné dans des circonstances non encore élucidées et est remplacé par son fils qui a combattu avec les forces rwandaises. Il s’ensuit une poursuite du pillage de l’Est de la RDC par rebelles interposés qui sont dirigés par les pays frontaliers (Rwanda, Ouganda, Burundi).

 

5. Depuis 2005, la guerre soutenue par les grandes puissances et leurs multinationales se poursuit à l’Est pour le contrôle des richesses minières faramineuses (or, Coltan, Diamants, ...). Les rebelles pullulent, armés par le Rwanda et l’Ouganda qui profitent du chaos dans la sous-région tandis que le régime en place à Kinshasa est accusé de laisser faire en étant le vassal du Rwanda et l’Ouganda. Les forces loyalistes sont accusées tout autant de recourir aux viols et massacres que les rebelles soutenus ou combattus par le Rwanda ou l’Ouganda ».

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 00:21

15 juillet 2013
Médiapart


Dans le silence médiatique le plus scandaleux, la population d'un pays nommé RDC en Afrique est livrée aux pires exactions. La population civile est la cible d'exterminateurs chargés de nettoyer le terrain pour le compte de multinationales à majorité anglosaxonnes et belges selon un rapport de l'ONU de 2003.

Ces sociétés qui pillent la République Démocratique du Congo ; La guerre du coltan en RDC - Infoguerre ;Les métaux contenus dans les téléphones mobiles servent á  financer une guerre d'une grande brutalité au Congo ; Congo : Banque mondiale et multinationales ont organisé le super-pillage des matières premières ; et aussi The Lutundula Report (December 2005) ; Rights and Accountability in Development (RAID): The Unanswered Questions: Companies, Conflict and the Democratic Republic of the Congo (May 2004)).

Il s'agit ni plus ni moins que de faire fuir les populations dans les zones minières convoitées par des multinationales. Les armes utilisées sont le viol des femmes organisé par les rebelles en provenance du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi (
Funding a Women’s Movement Against Sexual Violence in the Democratic Republic of Congo: 2004-2009) mais aussi par les forces loyalistes (Le Figaro RDC : les soldats armés qui sont porteurs du Sida sont payés deux fois plus cher pour violer ) quand il ne s'agit pas tout simplement de l'extermination pure et simple des populations vivants dans les villages situés au sein de régions minières convoitées. Le bilan s'élève à des millions de morts (Caritas). Selon l'International Rescue Committee ce conflit serait le plus meurtrier depuis la seconde guerre mondiale. 

Et la guerre semble reprendre devant une ONU accusée d'être complice d'une balkanisation lente voulue par les grandes puissances au travers d'une politique de chaos sciemment organisée. Un Etat fort, démocratique qui contrôle ses matières premières et influe sur les prix du marché est devenue la hantise de celles-ci Pour se faire une idée du chaos actuel qui règne à l'Est de la RDC, il suffit de prendre l'actualité du jour au 14 et 15 juillet 2013 : 

RDC: plus de 55.000 Congolais se sont réfugiés en Ouganda en deux jours (985) 
Nord-Kivu: la localité de Kikingi sous contrôle des rebelles ougandais de l’ADF Nalu
Nord-Kivu : l’ADF/Nalu occupe Kikingi et 7 000 personnes fuient des exactions des rebelles
Nord-Kivu: les ADF Nalu ont tué 10 personnes à Kikingi et Kamango en une semaine
-RDC : les FARDC affrontent aussi les islamistes ougandais et shebab somaliens au Nord-Kivu ...

Cependant, le groupe de réflexion jugeait que l'existence d'une coopération directe entre les shebab et les ADF restait « une hypothèse, d'autant plus que le gouvernement ougandais instrumentalise la menace terroriste à des fins intérieures et extérieures ». Dans un rapport daté du 20 juin, des experts de l'ONU sur la RDC écrivaient: « deux anciens combattants de l'ADF et les services de renseignement ougandais affirment que l'ADF a reçu des virements en provenance de Londres, du Kenya et de l'Ouganda, rassemblés par des intermédiaires congolais à Beni et Butembo », au Nord-Kivu... (ajout du 17.07.13)

RDC: la Monusco “profondément préoccupée” par l’attaque du M23 à Mutaho
- Nord-Kivu: des combats entre FARDC et M23 à Mutaho, « paralysent des activités à Sake »

- RDC: 120 rebelles du M23 et plus de 10 militaires tués à Mutaho, selon Lambert Mende
Nord-Kivu : deux groupes armés occupent deux secteurs du territoire de Walikale (2195)

Sud-Kivu : 3 combattants capturés après un échange de tirs entre Maï-Maï et FARDC
Nord-Kivu: des ménages se réfugient à l’hôpital, après combats entre FARDC et Maï-Maï à Nyamilima


RDC : la MONUSCO appelle à « la retenue afin d’éviter une escalade de la situation autour de Goma »
RDC: la ministre française de la Francophonie dénonce les « escadrons de porteurs du Sida » (2451)  

 


 

Plusieurs étapes pour comprendre ce conflit (cf. le film ci-dessus) : 

1. L'armée française, après les avoir soutenus, exfiltre les génocidaires rwandais en juillet 1994 en RDC sous le gouvernement du dictateur Mobutu acquis à l'époque à l'autorité française et lâché par les USA. Les forces génocidaires rwandaises continuent à massacrer les populations au Rwanda à partir de la RDC. 

2. Le Rwanda prend ce prétexte pour envahir le Congo avec le soutien des Etats-Unis et des britanniques. Il est épaulé par l'Ouganda son grand allié et lui-même soutenu par les USA. Sur leur passage les forces rwandaises et ougandaises massacrent les populations qui ont fui le Rwanda prises en otage par les anciennes forces génocidaires rwandaises en RDC puis prennent la direction de la capitale : Kinshasa.  Elles en profitent aussi pour s'installer dans les régions riches en ressources minières de l'Est de la RDC où elles se livrent aux pires exactions. Le 8 octobre 1997, Human Rights Watch et la Fédération internationale des droits de l'hommeaffirment détenir « la preuve matérielle irréfutable » de massacres perpétrés dans l'est de l'ex-Zaïre par l'AFDL de Kabila et le FPR-APR, alliés rwandais. Les troupes rwandaises finissent par imposer à la tête du pays : Laurent Désiré Kabila (alias le Mzee) en 1997. 

3. En 1998 : le Mzee se retourne contre ses anciens alliés rwandais et s'appuie sur une coalition hétéroclite soutenue par la France ( Angola, Zimbabwe,...) contre une coalition rwandaise et ougandaise anglo-saxonne (USA, Grande-Bretagne, Belgique : Pourquoi les Occidentaux soutiennent le Rwanda et l’Ouganda). Cette guerre terrible de libération de la RDC entre 1998 à 2003 aurait fait plus de 4 millions de morts.   

4. En 2001, le Mzee est assassiné dans des circonstances mal élucidées et dont les commanditaires n'ont pas été retrouvées faute de réelle intention judiciaire et politique. Le Mzee est remplacé par son fils qui a combattu avec les forces rwandaises. Il s'ensuit une poursuite du pillage de l'Est de la RDC par rebelles interposés soutenus ou prétendument combattus par les pays frontaliers (Rwanda, Ouganda, Burundi). 

5. Depuis 2005, la guerre soutenue par les grandes puissances et leurs multinationales se poursuit à l'Est pour le contrôle des richesses minières faramineuses (or, Coltan, Diamants, ...). Les rebelles pullulent armés par le Rwanda, l'Ouganda qui profitent du chaos dans la sous-région tandis que le régime en place à Kinshasa est accusé de laisser faire en étant le vassal du Rwanda et de l'Ouganda. Les forces loyalistes sont accusées tout autant que les rebelles soutenus ou combattus par le Rwanda ou l'Ouganda de recourir aux viols et aux massacres contre les populations locales.

A voir aussi :

Un mode de pillage des forêts par les multinationales européennes en RDC (Greenpeace).
Cf le rapport de l'ONG Global Witness 
L’art de l’exploitation industrielle au Congo : comment les compagnies forestières abusent des permis artisanaux pour piller les forêts de la République Démocratique du Congo

 

 

A lire aussi: 


ONU 
Rapport du Groupe d'experts sur l'exploitation illégale des richesses en RDC (2003)
Rapport Mapping (PDF)2010

Rapport du Projet Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo.

RDC: des bébés victimes de viol, selon un rapport de l'ONU. Le document décrit l'horreur vécue par des femmes et des enfants en Somalie et en République démocratique du Congo.

Réponses au rapport :

 

Rapport du Parlement de RDC
- The Lutundula Report (December 2005)

Global Witness
Les métaux contenus dans les téléphones mobiles servent á  financer une guerre d'une grande brutalité au Congo Les métaux contenus dans des appareils électroniques utilisés au quotidien, tels que les téléphones mobiles et les ordinateurs, sont exploités illégalement en République démocratique du Congo (RDC) et financent un conflit responsable de millions de morts, a déclaré Global Witness le jour de l'ouverture du Congrès mondial de la téléphonie mondiale qui se tient à Barcelone. Malgré toute une série de rapports de haut niveau publiés par les Nations Unies qui renseignent sur les liens entre les minerais et le conflit, les entreprises qui réalisent des bénéfices colossaux grâce à la vente de téléphones mobiles et d'autres appareils électroniques ne font pratiquement rien pour s'assurer que les composants de leurs produits ne proviennent pas de régions contrôlées par des groupes armés.

Des victimes congolaises déposent un recours collectif contre une compagnie minière canadienne 
Des victimes congolaises du massacre de Kilwa réclament justice à la Cour suprême du Canada 
L’Association canadienne contre l'impunité (ACCI), a exprimé sa profonde déception suite à la décision prise la semaine dernière par la Cour d'appel du Québec rejetant la décision de la Cour Supérieure du Québec dans la cause qui l’opposait à Anvil Mining. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par les victimes dans leur tentative pour obtenir justice, la Cour d’appel a statué que le Québec ne disposait pas de la législation nécessaire pour entendre leur cause.

- La guerre et la militarisation du secteur minier dans l'Est du Congo

De nouvelles recherches de Global Witness révèlent l’implication de militaires de haut rang dans le commerce de l’or dans l’est du Congo
La loi sur les hydrocarbures devant le parlement de la RD Congo n’est pas en mesure d’arrêter la corruption ou les dommages environnementaux – Global Witness
L’art de l’exploitation industrielle au Congo : comment les compagnies forestières abusent des permis artisanaux pour piller les forêts de la République Démocratique du Congo
-  Les actionnaires d’ENRC devraient rejeter un marché de 550 millions de dollars au Congo


Human Rights Watch
La meurtrière force rebelle du Rwanda
RD Congo : Des crimes de guerre ont été perpétrés par le M23 et par l'armée congolaise

Des rebelles du M23 et des militaires de l'armée congolaise ont violé des dizaines de femmes et ont commis d'autres crimes de guerre pendant l'occupation par les rebelles de la ville de Goma, située dans l'est de la République démocratique du Congo à la fin de l'année 2012. Les pourparlers en cours entre les parties au conflit, les pays de la région et les Nations Unies doivent faire en sorte d'aboutir à un accord prévoyant que les responsables de crimes soient poursuivis en justice et que les commandants rebelles ayant des antécédents d'abus ne servent pas dans l'armée congolaise.

RD Congo: La longue série d’atrocités commises par Bosco Ntaganda se termine devant la CPI
Témoignages: violences sexuelles en RD Congo

 

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:29

3 juillet 2013
Le Congolais

 

Balkanisation, la décentralisation ou l’ombre de l’implosion de la RDC


L’échafaudage des théories erronées se multiplie en Occident sur l’avenir de la République démocratique du Congo comme Etat dans ses 2.345.000 km². Chacun y va de son analyse, changeant constamment d’approche, en y ajoutant des subtiles améliorations en vue d’aboutir à une seule finalité : l’implosion de la RDC. Le processus d’une décentralisation soutenue à bras-le-corps par des partenaires au développement rentre dans cette stratégie. Les pièges étant tendus de partout, une vigilance tous azimuts s’impose ! Seul le peuple, mobilisé et déterminé, peut déjouer ces pièges du malin.

La théorie visant le dépeçage de la République démocratique du Congo en plusieurs Etats-nains a pris du chemin. La résistance de l’opinion congolaise face à cette poussée a découragé les initiateurs de cette théorie. Désormais, ils battent en brèche, recherchant à obtenir les mêmes résultats avec de nouvelles subtilités. Déjà, les mêmes personnes déclarent, urbi et orbi, que « Nous devons admettre que la République démocratique du Congo n’existe plus ».

La thèse, longtemps véhiculée dans les milieux scientifiques occidentaux, ne porte plus. Le somnifère administré par l’Occident visant l’implosion de la RDC a perdu de son efficacité.

La pression de l’opinion publique congolaise a eu raison des prédictions des think tank occidentaux qui travaillent encore sur le sujet. Mais, ce n’est pas pour autant que les tenants de cette thèse ont désarmé. Bien au contraire, ils ont redoublé d’ardeur en imaginant d’autres concepts. La nouvelle trouvaille s’appelle la décentralisation ; concept défini dans la Constitution taillée sur mesure de 2006.

Au départ, il était prévu que la RDC passe, avec les élections générales de 2006, de 11 à 26 provinces. Les scenarii étaient clairement imaginés dans les boites à idées de l’Occident pour réussir cette mutation. Mais, c’était sans compter avec les réalités du terrain. « Chassez le naturel, il revient au galop », rappelle un adage. Finalement, le naturel a pris le dessus sur ce projet qui n’avait pour seul objectif que le démantèlement de la RDC.

Aujourd’hui, le projet paraît plus que chimérique. Même si à Kinshasa, on y croit encore. Pourtant, des analyses et des études bien documentées sont arrivées à la conclusion qu’il était impossible dans la situation actuelle de la RDC de passer à la décentralisation, alors que l’Etat congolais peine à asseoir son autorité sur l’ensemble du pays. « Comment concevoir une décentralisation en présence d’un vide étatique », a fait remarquer un politologue.

LA THEORIE DE J. PETER PHAM

J. Peter Pham, chroniqueur dans New-York Times, est de ceux qui pensent que la solution pour sauver la RDC est d’en précipiter l’implosion. Dans un forum publié dans le célèbre journal américain sous le titre : « To save Congo, Let it Fall Apart (Pour sauver la RDC, implosons-la) », l’Américain développe sa pensée qui a fini par trouver écho dans certains milieux occidentaux.

L’un des thèmes constamment vantés par les auteurs de ces théories, à l’instar de J. Peter Pham, est que le Congo est trop grand et que les dirigeants congolais sont trop incompétents pour gouverner le pays. Dans le même temps, ces auteurs imaginent que les dirigeants congolais ne veulent pas appliquer les règles de gouvernance appropriées. Comme Pham, ils suggèrent que briser le pays en morceaux est un moyen d’alléger la charge pesant sur les Nations unies et la communauté internationale qui tentent d’éveiller cet « éléphant ivre ».

Certains auteurs se sont donc saisis de cette théorie en développant une ligne de pensées où transparaît une inversion complète de la théorie typique de la science politique. Ils suggèrent une chose plus que fondamentale pour eux : la décentralisation de la RDC doit se passer maintenant, à un moment où l’Etat a du mal à garantir son autorité sur l’ensemble du pays. Dans le cas actuel de la RDC, il n’existe pas de forces de défense, aucune administration sérieuse est présente dans l’ensemble du pays. Une telle proposition revient à plaider pour la théorie de l’implosion ; seule voie idéale, pour l’Occident, de « sauver le Congo ».

Stigmatisant justement l’incompétence et l’irresponsabilité du gouvernement à garantir le fonctionnement normal de l’Etat congolais, la création d’un Congo décentralisé est tout simplement hypocrite. Car, un Etat décentralisé, efficace, nécessite par conséquent l’appui d’un gouvernement central efficace, une force de défense forte et une police bien organisée. Le gouvernement efficace est le postulat pour une décentralisation réussie, tous les autres sont des corollaires.

Essayer de faire autrement, comme c’est le cas de la décentralisation prématurée prônée par l’Occident, c’est condamner l’ensemble du pays à la perdition. C’est l’objectif visé par ceux qui soutiennent depuis 2006 la thèse de la décentralisation. La décentralisation n’est qu’un objectif apparent. Le but ultime est l’implosion de la RDC – la décentralisation n’étant qu’une des étapes de ce processus.

La décentralisation ne doit pas devenir le nouvel avatar pour « sauver le Congo », comme le fait croire la Communauté internationale. Avec la décentralisation, l’Occident crée malheureusement un autre scénario où le peuple congolais sera une fois de plus le seul à être blâmé lorsque les conséquences d’un plan mal conçu se matérialiseront.

La RDC existe par la volonté du peuple du Congo. Il est assez probable que la voie de la décentralisation proposée par la communauté internationale puisse créer une structure étatique plus coûteuse et dangereuse que celle existant actuellement. Le peuple doit donc se mobiliser pour barrer la route à ce projet, hautement suicidaire pour la RDC dans le format hérité de la colonisation.

La communauté internationale a intérêt à se démarquer de ses clichés négatifs qu’elle s’est fait sur la RDC. La seule solution au problème de la RDC est d’accepter de changer de cap et d’écouter les voix de la raison du peuple congolais. Les Congolais connaissent mieux les solutions aux problèmes auxquels ils sont confrontés et ils ont besoin d’une véritable aide de la communauté internationale. Et non d’une solution qui n’apporte que malheur et désolation.

Contrairement à la théorie développée par J. Peter Pham, Jeffrey Herbst, Greg Mills et d’autres théoriciens de la théorie de condamnation de la RDC et relayée par une couche d’intellectuels africains de la race de ceux réunis au sein de Pole Institute, le démantèlement de la RDC apporterait des ravages dans tout le continent. La catastrophe sociologique qui s’ensuivrait est presque marginalisée. La rupture de l’équilibre que suscite la RDC dans la région et le continent générerait des vagues de pandémonium partout sur le continent ; ce qui serait très difficile à contrôler par la suite.

UNE STRATEGIE QUI NE PASSERA JAMAIS

C’est dans cette foulée que s’inscrit, en effet, la trame principale des réflexions qui ont guidé le Colloque international autour du thème « Conflits, frontières et rôle des organisations régionales en Afrique subsaharienne : cas du Mali, de la Centrafrique et de la RDC » que Pole Institute a organisé à Goma, du 24 au 28 juin 2013. Il ne faut pas être devin pour comprendre dès le départ le but poursuivi par Pole Institute en organisant cet assemblage, de mauvais goût d’ailleurs, de telles réflexions qui ne visent en fait qu’une seule chose : chercher à obtenir, à tout prix, la balkanisation de la RDC.

Malheureusement pour ce genre d’officines qui font des pieds et des mains pour arriver à la balkanisation de la RDC, jamais ils ne viendront à bout de la farouche détermination des Congolais qui tiennent à leur pays comme à la prunelle de leurs yeux. Tout ce que ces apprentis-sorciers font comme entourloupettes est voué à l’échec. C’est à ce même sort qu’est destiné un groupuscule comme Pole Institute dont les frémissements n’iront pas plus loin qu’un coup d’épée dans l’eau.

Aujourd’hui, il est vrai que les ennemis de la RDC ont trouvé une nouvelle parade à travers le concept de la décentralisation. Ils veulent se servir de ce prétexte pour imposer aux Congolais et à leur beau pays une décentralisation adaptée à leur goût. Uniquement pour servir leurs sordides intérêts. « Le Congo n’a jamais été trop grand » pour qu’ils le balkanisent. Les Congolais n’ont jamais été incompétents pour que ces ennemis puissent, en retour, s’approprier leur pays et en faire ce que ces hideux ennemis de notre Grand Congo voudront ». En tout cas, c’est le message que le peuple congolais leur assène tous les jours et de tout temps.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:06
14 décembre 2012
Le Phare


Les troupes du Rwanda, de l’Ouganda, de la Tanzanie et du Zimbabwe annoncées sur le sol congolais.

http://www.france24.com/fr/files_fr/imagecache/france24_ct_player_thumbnail/story/20090121-congo-rwanda-m.jpgLa République Démocratique du Congo va-t-elle être, une fois de plus, le théâtre d’une nouvelle «guerre africaine», selon l’expression consacrée en 1998? A l’époque, on avait compté la présence, sur le sol congolais, des armées de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, rangées derrière les rebelles congolais du MLC (Mouvement de Libération du Congo), du RCD (Rassemblement Congolais pour la Démocratie), du RCD/K/ML (Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Kisangani/Mouvement de Libération), du RCD/N (Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Nationalistes) d’une part, et, d’autre par celles du Zimbabwe, de la Namibie et de l’Angola, venues au secours du régime de M’Zee Laurent Désiré Kabila.

En effet, pendant qu’à Kampala, les délégués du gouvernement congolais et de ceux du M23 sont attendus ce vendredi à la table de la facilitation ougandaise pour présenter leurs amendements aux projets d’ordre du jour et du calendrier de travaux, les bruits de bottes se font de lus en plus s’entendre dans la province du Nord-Kivu. Entre-temps, la Tanzanie d’abord et le Zimbabwe ensuite viennent de se signaler comme pays contributeurs en troupes dans l’optique du déploiement, d’ici fin décembre 2012, de la Force Internationale Neutre dans l’Est du Congo. D’autres Etats de la SADC, tels l’Angola et le Congo/Brazzaville, seraient prêts à faire autant. Que pourrait-il se passer si les troupes « non invitées » de l’Ouganda et du Rwanda se positionnent en territoire congolais en même temps que l troupes « invitées » dans le cadre de la Conférence Internationale des Grands Lacs. Le décor d’une nouvelle guerre africaine ne serait-il pas parfaitement planté?

ADF/Nalu, LRA, FDLR : fonds de commerce de Museveni et Kagame

A en croire la Société civile ainsi que des autochtones du Nord-Kivu, il s’observe depuis plusieurs jours des mouvements des troupes de l’Ouganda le long de la frontière commune, plus précisément dans le couloir allant de Kasindi à Bunagana. Tandis que des éléments de l’armée rwandaise sont aperçus dans le territoire de Nyiragongo, où ils auraient déjà occupé plusieurs localités.

Tout se passe comme si, à l’imagé de ce qui s’était produit en 1996 et 1998, le plan d’une nouvelle invasion militaire de la partie Est de la République Démocratique du Congo par les armées ougandaises et rwandaises serait déjà en chantier Quel message Kampala et Kigali chercheraient-ils à envoyer en direction de Kinshasa, après avoir réussi à démolir, au niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies et de la Conférence Internationale pour la Région de Grands Lacs (CIRGL), la thèse de leur participation à l’agression de la RDC, sous le couvert du M23?

Du côté tant de Kampala que de Kigali, on laisse entendre que les « forces négatives » étrangères hébergées par le Congo Démocratique (ADF/Nalu, LRA et FDLR) auraient repris leurs activités déstabilisatrices des régimes de Yoweri Museveni et Paul Kagame. D’où, la mobilisation des troupes de l’Ouganda et du Rwanda, voire leurs incursions à l’intérieur des terres congolaises seraient justifiées par l’impératif de la prévention des attaques des rebelles ougandais et rwandais.

A dire vrai, le fond de commerce attitré’ de Museveni et Kagame pour « légaliser » leurs safaris militaires en RDC est réactivé. Comment expliquer la présence des rebelles de l’ADF/Nalu, de la LRA et des FDLR dans des territoires contrôlés paradoxalement par le M23 ? Les autorités rwandaises et ougandaises sont les seules capables d’expliquer une situation aussi cocasse.

Ce qui intrigue, dans les allégations ougando-rwandaises contre le régime de Kinshasa, c’est le choix du corridor où campent, depuis le mois d’avril 2012, leurs protégés du M23. Les observateurs pensent que l’Ouganda et le Rwanda sont en train d’exécuter un agenda caché, consistant à apporter de nouveaux renforts en hommes, armes, munitions et logistique à ce mouvement rebelle, pendant que les négociations congolo-congolaises de Kampala piétinent. Il n’est pas exclu que le M23, leur cheval de Troie à l’africaine, ne prenne prétexte de la mauvaise foi de Kinshasa dans les discussions autour de l’ordre du jour et du calendrier des travaux pour quitter définitivement la table des négociations.

La Force Internationale Neutre va-elle-elle affronter les armées de l’Ouganda et du Rwanda ?

Si le projet de mise en place de la Force Internationale Neutre, qui semble quitter le domaine du rêve pour celui de la réalité depuis le Sommet du 8 décembre 2012 à Dar es-Salaam ne connaît pas de couac, près de 15.000 hommes de troupes devraient, dans les semaines à venir, prendre position Je long de la frontière congolo-ougando-rwandaise. Leur mission serait de combattre toutes les forces négatives, internes comme externes, y compris le M23.

La grande interrogation consiste â savoir si ces troupes appelées â agir avec la bénédiction de la CIRGL (Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs), de l’Union Africaine et des Nations Unies serait prêtes à désarmés les rebelles congolais et, donc à affronter leurs alliés rwandais et ougandais, comme cela est arrivé avec la Monusco à Sake, Kibumba et Goma. Un tel scénario plongerait la RDC dans un nouveau cycle de violences dont il est interdit d’imaginer l’issue. Au regard des positions armées rwandaises et ougandaises sur le front de l’Est, le rendez-vous de Kampala s’apparente de plus en plus à une comédie de mauvais goût.
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 08:45

15 décembre 2012 
Africa Info

 

Arrestation arbitraire et Torture morale perpétrées par la police Ougandaise à l’endroit de Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusha, exilés de la République Démocratique du Congo en Uganda (Kampala).

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) vient d’apprendre l’arrestation arbitraire et torture morale de Monsieur David Shabani ( membre du Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI) et de Me Christian Lukusha (membre de justice plus) à l’hôtel Munyonyo ou se tiennent présentement les pourparlers entre le Gouvernement et le Groupe rebelle du M23 ainsi que certains membres de la société civile et de l’Opposition Politique de la République Démocratique du Congo.

 

En apprenant la présence de certains membres de la société Civile aux assises  de Kampala dont celle de Madame Elodie  Ntamuzinda de la société civile du Sud-Kivu, David Shabani et Me Christian Lukusha ont pris l’initiative d’aller à leur rencontre en vue de les saluer et de leur faire part de l’intention de certains  membres de la Diaspora et de la société civile Congolaise vivant et œuvrant en Uganda de les rencontrer pour un échange comme leur contribution aux pourparlers de paix.

 

Leur contribution aux pourparlers de portaient sur les points suivants :

 

1. Etat des lieux sur la situation socio – économique de la diaspora congolaise vivant en Uganda en particulier et celle de la toute la sous – région des Grands – Lacs, en général dans le contexte actuel de la guerre à l’Est de la RD Congo;

 

 

 

2. Echange sur les aspirations et attentes profondes de la diaspora congolaise en particulier et du peuple congolais en général dans ce processus de dialogue politique actuellement à Kampala ;

 

 

 

3. L’analyse de fait sur l’ensemble de certaines positions prises par l’ensemble des ONG de la société civile de la RD Congo dont le RENADHOC vis-à-vis de l’actuelle guerre que la délégation de la Société Civile est censé défendre et relayer à ces assises de Kampala.

A leur arrivée à l’Hôtel Munyonyo ils ont été soumis au contrôle habituel de sécurité à l’entrée par des agents de l’Hôtel sans aucune difficulté, une fois dans l’enceinte Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa ont expliqué  le mobile de leur visite devant le service de la police commis à la sécurité, un officier de la police en tenue Civile leur dira : « que tous les  participants n’étant pas sur place, il devaient se renseigner à la réception de l’Hôtel »

Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa se rendant à la réception, seront interpellés par le même officier par l’entremise d’un officier armé qui les conduira au poste de police se trouvant dans l’enceinte de l’Hôtel,  leur faisant croire qu’ils  les aideraient  à entrer en contact avec les personnes qu’ils sont venu chercher.

Dans ce poste de police Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa sont soumis à un long interrogatoire séré et fatigant sur le mobile de leur visite et ça après avoir décliné leur identité.

Sans être signifié sur les faits qui leurs sont reprochés Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa seront arbitrairement arrêtés et embarqué vers un grands poste de police situé à plus de deux kilomètre de l’Hôtel Mun yoyo.

Ils seront ensuite soumis à un nouvel interrogatoire suivi d’un procès verbal dans trois bureaux successifs sur leur identité et le mobile de leur visite à l’Hôtel Munyonyo et ont été retenu toute la journée dans les locaux de police de Kabalagala.

De tout ce qui précède,

 

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

 

  • Condamne fermement cette arrestation arbitraire et la torture morale qu’a fait subir la police à David Shabani et Me Christian Lukusa  alors que leur identité et le mobile de leur visite à l’Hôtel Munyonyo  leur avaient clairement été signifié ;

 

  • S’insurge contre le refus injustifié qui est imposé à Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa  de rencontrer la délégation de la société civile de la République Démocratique du Congo ;

 

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale Demande:

 

Aux Autorités Ougandaises :

 

 

 

-  d’assurer l’intégrité physique morale et psychologique de tous les défenseurs vivant en Ouganda plus particulièrement Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa


 

 

 

A la commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) :

 

 

 

-  D’exiger du gouvernement  d’Ouganda de respecter et de faire respecter le pacte relatif au Droits civils et Politiques.

 

-  D’exiger du Gouvernement d’Ouganda le respect et l’application des conventions et autres instruments des Droits de l’Homme ratifiés pour lui.

 

-  D’exiger des autorités d’Ouganda  le respect des engagements concernant la protection des Défenseurs de Droits de l’Homme tels que stipulé dans la déclaration de Kigali et de Grand Baie.


 

Au conseil  des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations-Unies :

 

 

 

-  De demander aux Autorités Ougandaise  de se conformer à la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, à la disposition des Nations Unies sur la protection des Défenseurs des Droits Humains ratifié par le Gouvernement de l’Ouganda ;

 

-  De faire en sorte que ses assises de Kampala soient une occasion ultime de mettre fin à cette guerre de l’Est en République démocratique du Congo avec tous ce qu’elle apporte comme corollaires dans les souffrances pour la Population Congolaise.

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 19:56

7 octobre 2012
PBL vox

Charles Onana : « La tragédie que vit le peuple Congolais à l’Est est le fait d’une politique délibérée de prédation »

http://2.bp.blogspot.com/-gxMvNBJ_mWY/UHLY7Tzh3NI/AAAAAAAAHY8/aE2_Qx0jvTo/s320/Charles+Onana.jpgAuteur de « Ces tueurs Tutsi. Au cœur de la tragédie congolaise », Charles Onana, journaliste d’enquête et essayiste français, publiera dans les jours qui viennent aux éditions Duboiris un nouveau livre sur la RD Congo intitulé « Europe, crimes et censure au Congo. 


Les documents qui accusent ». En attendant cette parution, qui ne manquera pas de défrayer la chronique, ce spécialiste des Grands Lacs a accepté de répondre aux questions de notre correspondant en France, Robert Kongo, sur la guerre de l’Est du pays.

« Europe, crimes, et censure au Congo. Les documents qui accusent » est le titre de votre prochain livre sur la RD Congo. De quoi s’agit-il ? 

Il s'agit d'une enquête sur le rôle et l'action de l'Union européenne dans les Grands Lacs depuis dix ans, plus précisément depuis l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila.
 

Qu’est-ce qui vous a poussé à l’écrire ?
J'ai simplement constaté qu'il est difficile de parler des victimes congolaises et du pillage de la RDC en Europe malgré les multiples rapports de l'ONU sur ces sujets. Les médias et même les hauts responsables politiques européens traitent la RDC simplement à travers le prisme des FDLR, des Maï-Maï et en ignorant   les véritables forces d'occupation.
Parler par exemple, en détail, du rôle du Rwanda et de son action en RDC est manifestement tabou dans les institutions européennes, y compris pour les organisations chargées des droits humains.
J'ai pensé qu'il y avait là une forme de censure qui ne se justifiait pas. Surtout que l'argent dépensé par l'Union européenne pour l'appui à la « démocratie et les droits de l'Homme » dans les Grands Lacs depuis 2002 mérite un questionnement.
Il faut donc briser cette loi du silence et c'est dans les archives de l'Union européenne, notamment celles de la Commission et du Conseil que je suis allé chercher des explications. 
 

A quand exactement sa parution ?

Très prochainement !
 

Vous qui travaillez beaucoup sur la région des Grands Lacs, quelle analyse faites-vous de la situation dans l’Est de la RD Congo ?

L'Est de la RDC est devenue une zone de non droit où seuls les « rebelles » et divers groupes armés font la loi. C'est aussi le point d'entrée du démembrement du Congo.
Depuis l'assassinat de Mzee Kabila, personne ne veut admettre que la tragédie que vit le peuple congolais à l'Est est le fait d'une politique délibérée de prédation et d'asservissement dans laquelle des grandes puissances, des multinationales et des groupes mafieux jouent un rôle majeur.
Ce n'est d'ailleurs pas le fait du hasard si des efforts constants visent en priorité à museler les journalistes, les organisations des droits humains et la Société civile congolaise. Aucun gouvernement d'un « Etat civilisé » ne peut accepter ce qui se passe à l'Est.
C'est ce que me confiait un diplomate européen choqué par le niveau de criminalité et d'atrocités imposé à cette région. Il faut dire qu'il y a d'une part l'agressivité du Rwanda qui cherche à contrôler les richesses et la démographie de l'Est de la RDC et d'autre part le silence troublant des autorités congolaises devant le calvaire des populations de cette région.
Il semble bien qu'un consensus a été organisé pour entériner la violation de la souveraineté du Congo et taire la terreur infligée à ses populations. Ceci est très inquiétant pour l'avenir, car les Congolais ne pourront pas continuer à supporter indéfiniment la façon dont ils sont traités et finiront par se révolter contre l'injustice dont ils sont victimes. Un jour, il faudra bien les écouter. Je crains qu'il soit déjà tard.
 

Les experts de l’ONU ont clairement désigné le Rwanda comme le principal instigateur de la rébellion dans l’Est de la RD Congo et son soutien au M23 est avéré. Et on peut citer également l’Ouganda. D’après vous, pourquoi les Etats refusent-ils de condamner clairement ces principaux sponsors de l’agression contre la RD Congo ?

J'apporte la réponse à cette question dans le prochain livre. Il faut dire que ceux que vous appelez les « sponsors de l'agression du Congo » sont plutôt des serviteurs d'intérêts très importants.
L'impunité dont ils bénéficient depuis les événements de 1994 au Rwanda finira par trouver un terme. Je pense que l'exaspération des Congolais est désormais plus forte que cette impunité et nul ne sait vraiment comment tout cela va se terminer. 
 

Comment expliquez-vous la passivité de la communauté internationale sur ce dossier ? Ne se complait-elle pas dans cette situation ?

Pour l'instant, les grandes puissances et les acteurs qui tirent les ficelles dans cette région en maintenant cette instabilité au Congo ont gagné beaucoup d'argent. Ils ne voient pas pourquoi il faudrait réfléchir à sortir du statu quo puisqu'il est « rentable » depuis dix ans.
Ils doivent cependant compter avec la volonté de changement au Rwanda et au Congo. Après avoir soutenu des élections truquées dans les deux pays et encouragé la censure et la criminalisation du pouvoir, trouver une autre « recette » ne sera pas chose facile.
Pourtant, les Rwandais comme les Congolais n'ont jamais cessé de proposer des solutions raisonnables pour un retour à la paix, à la stabilité et à la prospérité. Il faut croire que personne, pour l'instant, ne juge utile de les écouter. 
 

Comprenez-vous que le chef du M23, Bosco Ntaganda, soit toujours libre à ce jour, pourtant cet ex-général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) est recherché par la Cour pénal internationale (CPI) pour crimes de guerre ? 

Lorsqu'il a été intégré dans les FARDC, il était déjà un criminel de guerre mais personne n'a estimé nécessaire de l'arrêter ni de le faire juger. Il semble bien qu'il avait son rôle à jouer dans le schéma d'affaiblissement et du pillage du Congo.
L'Union européenne a financé cette intégration et la constitution d'une armée de truands. Je doute que tous les services de renseignement des pays européens qui suivaient les actions de Bosco Ntaganda ou de son chef Laurent Nkunda ignoraient qui ils étaient.
Si la mobilisation pour son arrestation comme d'ailleurs celle du retraité Laurent Nkunda demeure sans effet, c'est qu'il y a bien d'autres raisons non avouables à cette situation. 
 

Pensez-vous que certaines autorités, politiques, civiles ou militaires, de la RD Congo soient de mèche avec celles du Rwanda dans ce dossier de la guerre à l’Est ?

C'est plus que probable. J'en apporterai des preuves dans le prochain livre.
 

Le déploiement d’une force internationale neutre dans l’Est de la RD Congo vous inspire-t-il confiance ? 

Absolument pas, tant que les autorités congolaises ne se montrent pas combatives face aux massacres des populations, au pillage du pays et à l'ingérence rwandaise ! Pourquoi voudrait-on la présence d'une force internationale neutre à l'intérieur d'un Etat souverain ?

Est-ce à dire qu'il y aurait un doute sur la violation de la souveraineté de la RDC où qu'il n'y a pas assez de preuves sur l'occupation du Congo par les troupes étrangères, en l'occurrence celles du Rwanda ?

Après dix ans de présence en RD Congo, la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco) n’a  atteint aucun résultat tangible. Selon vous, les 18 000 Casques bleus basés dans ce pays ont encore un rôle à y jouer ?

Je n'en sais rien mais je sais au moins que lorsque la Monuc avait identifié la présence effective des troupes rwandaises, je parle de l'armée rwandaise, Kigali avait tancé la Monuc et menacé les casques bleus de l'ONU.
Personne n'a exigé la pondération au régime monoethnique du Rwanda. Au contraire, ce sont les Casques bleus qui ont été contraints au silence malgré les preuves qu'ils détenaient.
Je crois qu'avant de reprendre une initiative concernant l'envoi  de 18000 hommes, un bilan objectif de l'action de la Monusco et de la Monuc serait un préalable indispensable.
 

Comme bon nombre d’observateurs, pensez-vous que la balkanisation de la RD Congo est en marche ?

Oui, elle a commencé après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila. Les Congolais ont résisté malgré leurs maigres moyens ; ils continuent de résister face à des prédateurs relativement déterminés et très fortement soutenus.
Cependant, cette situation est réversible, c'est-à-dire que les Congolais sont capables d'empêcher que ce processus de balkanisation aille jusqu'à son terme. 
 

Le problème de la RD Congo ne serait-il pas le manque d’une armée forte et républicaine, une situation voulue et entretenue par les ennemis intérieurs et extérieurs de ce pays tant convoité à cause de ses richesses ?

Oui. Votre question est essentielle car jusqu'à ce jour, malgré le financement colossal apporté par l'Union Européenne à la constitution d'une armée nationale « intégrée », aucun résultat sérieux n'a été obtenu.

Les autorités congolaises éprouvent-elles le besoin de se munir d'une armée forte et patriote ? Ont-elles la capacité et la volonté de bouter les envahisseurs hors de leur territoire ?
Je crois que chaque Congolais peut répondre à ces questions en observant simplement les faits depuis 2001. 
 

Selon vous, comment mettre un terme à cette guerre ? Croyez-vous à la paix dans la région des Grands Lacs ?

Il sera possible de mettre un terme à cette guerre dès lors où les Congolais vont eux-mêmes désigner les coupables et envisager par tous les moyens de les mettre hors d'état de nuire.
La seconde étape est de convaincre ceux qui soutiennent les envahisseurs du Congo que la paix est indispensable pour la stabilité de la région, qu'aucune démocratie ni aucun développement durable ne sont envisageables tant que l'obsession de la déstabilisation du Congo perdure.

Il faut aussi savoir que ceux qui font des affaires en période de guerre et d'instabilité ne rêvent que d'une perpétuation du conflit en RDC. Il s'agit donc d'une bataille féroce entre les partisans du respect du droit international et les tenants de la politique du chaos. 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 19:03

Publié par Jeune Afrique
En janvier 2011

 

Essayant de gagner la province du Kasaï contrôlée par ses partisans fin novembre 1960, Lumumba est capturé. De sa prison, il écrit à sa femme Pauline.

__

 

Ma compagne chérie,

 

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

 

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

 

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres. 

 

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

 

Vive le Congo ! Vive l’Afrique !

 

Patrice Lumumba

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 16:43

28 décembre 2011
Robert Mbelo

 

 

Joseph Kabila a réussi l’une des missions lui confiées : Faire du Congo et des Congolais des proies faciles, sans défense ni sécurité, face au Rwanda et de pérenniser l’occupation de l’Est de la RDC et enfin d’assujettir tout le Congo au détriment de ses parrains rwandais et autres.

 
Joseph Kabila” est l’un de plus grands criminels de l’histoire de l’humanité imposé au Peuple Congolais par le truchement d’une escroquerie et mascarade électorale avérée. Sa vraie place est, non à l’air libre et encore moins au Sommet de l’Etat Congolais, mais en prison après avoir été traduit devant le Tribunal Pénal international pour imposture, esclavagisme, dictature, crime de génocide, viols et violences sexuelles, corruption, trafic illicite d’armes, commerce dangereux d’uranium, blanchiment d’argent sale, violations massives et systématiques des libertés des droits fondamentaux de l’homme, tortures, pillage accéléré et inconsidéré des richesses naturelles de la RD Congo, peines réservées aux esclaves (mutilations, peines de fouet), traitements cruels, inhumains et dégradants, massacres à large échelle, création et entretien des conflits armés, alliances avec les génocidaires, crimes de guerre et crimes contre l’humanité”:

- à exterminer des milliers des soldats ex-FAZ : à Kitona, à Kamina, à Pweto…. ;

- à bloquer la réhabilitation de notre seule Armée officielle, nationale et républicaine : des soldats-ex-FAZ disséminés dans le Monde alors que les politiciens qui leur donnaient des ordres et des instructions, sous le régime de Mobutu où nous avons tous vécu et auquel chacun de nous participé, se trouvent dans les institutions de l’Etat à Kinshasa : c’est la seule Armée capable de protéger les populations, les biens, les institutions démocratiques, les gestionnaires de l’Etat ; de défendre les frontières nationales et l’intégrité de notre territoire, de participer au développement du pays…. ;

- à faire échouer le programme DDR (désarmement des milices congolaises à la solde des seigneurs de guerre, leur démilitarisation, leur internement dans les casernes pour qu’on procède à leur identification individuelle sur base des qualifications individuelles, de l’équilibre régional… ; réinsertion sociale des démobilisés et des retraités volontaires…) ;

- à bloquer le départ ordonné toutes les troupes et milices étrangers du territoire national : il a même scellé des alliances avec des interahamwes génocidaires rwandais hutus ;

- à bloquer la réforme des services de sécurité, de sûreté et des renseignements du Pays : les services opérations jusqu’à ce jour sont hérités de la dictature et sont sous le contrôle des étrangers : DEMIAP, PIR, ANR… ;

- à tromper les Congolais avec le bricolage appelé le “brassage” et le “mixage” des milices (mots qui ne e trouvent nulle part dans les résolutions du Dialogue Intercongolais) : ces milices “brassées” et “mixées” sont les milices périphériques des seigneurs de guerre. Leurs troupes d’élite sont gardées au frais et au vert sur notre Territoire National.

- à faire des milices “brassées” et “mixées” non expérimentées pompeusement appelées “FARDC” des escadrons de la mort, des milices de répression des manifestations populaires pacifiques, des opposants politiques et d’opinion, de toute manifestation de conscience nationale. Ces milices sont même à dessein placées dans conditions déplorables qu’elles se découragent ; se livrent, pour survivre, au rançonnement de la population, au pillage des biens, aux viols et violences sexuelles… Elles sont même placées dans conditions hygiéniques insalubres pour qu’elles soient décimées par des maladies épidémiques et endémiques (choléra, sida) ; aux viols et violences sexuelles pour transmettre aux victimes des maladies comme le sida… ;

- a perpétuer des conflits armés au Pays et dans la Région pour déstabiliser notre Pays : l’instabilité politique et l’insécurité étant l’une des conditions propices au pillage des richesses nationales, à l’extermination des populations, au blocage du développement de notre Pays…. ;

- à entretenir toute une Armée composée d’étrangers (GSSP) : ougandais, tanzaniens, rwandais, burundais : ce sont des escadrons de la mort qui protègent l’imposteur, protègent son pouvoir et son le régime. Ils sont prêts à massacrer des Congolais comme des chèvres et des mouches à chaque manifestation, contestation ;

- Les soi-disant policiers sont en réalité ces militaires, des escadrons de la mort étrangers habillés comme des policiers pour tromper l’opinion ;

- a poursuivre, malgré l’embargo décrété par l’ONU, la circulation et le trafic illicite d’armes au Congo et dans la Région ;a garder les frontières de notre territoire perméables aux troupes et milices étrangères, aux esclavagistes et aux prédateurs pour perpétuer les massacres de nos populations, l’insécurité,

 
- La Conférence de Goma, les opérations Amani I et Amani II, Kimia I et Kimia II ne sont que des subterfuges pour perpétuer l’occupation et l’installation des populations tutsies rwandaises dans les 2 KIVU pour ensuite en un autre Etat comme au Kosovo.

- Aujourd’hui encore, on assiste à une mascarade électorale et des fraudes massives qu’il a mises en place pour sa réélections.

En conclusion, Kabila est au Congo par la volonté du gouvernement rwandais et de Kagamé et non par une quelconque autre volonté, encore moins celle de Dieu…

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Published by Juliette Abandokwe - dans RDCongo
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